Université de Lorraine

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Université de Lorraine
Image illustrative de l'article Université de Lorraine
Devise Faire dialoguer les savoirs, c’est innover[1]
Informations
Fondation (fusion) ; 1572 (bulle fondatrice)
Fondateur Charles III de Lorraine et Charles, cardinal de Lorraine (bulle In supereminenti de Grégoire XIII en 1572)
Type Grand établissement (EPSCP)
Budget 562 000 000 €[2]
Localisation
Coordonnées 48° 41′ 46″ N 6° 10′ 36″ E / 48.696236, 6.17654448° 41′ 46″ Nord 6° 10′ 36″ Est / 48.696236, 6.176544
Ville Nancy et Metz
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Direction
Président Pierre Mutzenhardt
Chiffres clés
Personnel 3 070[2] pour l'année 2013
Enseignants-chercheurs 3 722[2] pour l'année 2013
Étudiants 52 478[2] pour l'année 2013
Premier cycle 23 764[2] pour l'année 2013
Deuxième cycle 9 858[2] pour l'année 2013
Troisième cycle 1 736[2] pour l'année 2013
Diplômés/an 1 686[2] pour l'année 2013
Divers
Affiliation Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Site web http://www.univ-lorraine.fr/

L'université de Lorraine est un grand établissement français issu de la fusion, au , des universités Henri Poincaré - Nancy I, Nancy II, Paul-Verlaine de Metz et de l’Institut national polytechnique de Lorraine (INPL). Le processus de fusion a débuté en 2009 avec la création du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) « Université de Lorraine ».

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'Université en Lorraine[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'Université en Lorraine n'a pas commencé avec l'université de Lorraine, ni même avec ses quatre établissements fondateurs : université Henri Poincaré - Nancy 1, université Nancy 2, université Paul Verlaine - Metz, Institut national polytechnique de Lorraine. Il faut en effet remonter au XVIe siècle, en 1558, à Verdun, pour retrouver la première tentative de création d'une université en Lorraine, même si elle se solde par un échec à peine quelques années plus tard. Avec la création de l'université de Pont-à-Mousson, en 1572, cette histoire débute réellement, sous l'impulsion du duc Charles III de Lorraine et de son cousin, Charles de Lorraine, cardinal de Lorraine-Guise. Ils donnent à la nouvelle université les moyens de leur ambition : rapidement, les effectifs progressent, et l'université de Pont-à-Mousson, forte d'enseignants renommés, commence à attirer des étudiants étrangers.

Le succès est néanmoins de courte durée : la résurgence de la peste (1610, 1621-1625, 1627-1636), associée au fait que la région est un terrain d'opposition entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique, marquent un coup d'arrêt dans le développement de la nouvelle université. De 1630 à 1634, l'enseignement est carrément interrompu.

Nancy, pour sa part, connait un fort développement au début du XVIIIe siècle et se découvre de nouvelles ambitions. La ville souhaiterait devenir le centre universitaire lorrain, et certains sont prêts à y consacrer tous leurs efforts, rumeurs et intrigues comprises. Il faut pourtant attendre la disparition de Stanislas Leszczyński pour que, dans le mouvement du rattachement de la Lorraine à la France, le transfert de l'université de Pont-à-Mousson à Nancy soit officialisé, le 3 août 1768[3]. Il faut encore presque dix ans pour que l'installation soit effective.

Survient alors la Révolution française, laquelle veut faire table rase du passé. La constitution de 1791 annonce la mise en place d'un nouveau système d'instruction public ; fin 1793, la Convention supprime toutes les universités existantes, dont celle de Nancy. Il faut attendre un an pour assister à la création (éphémère) de l'École normale (dite de l'an III), puis, encore un an plus tard, en octobre 1795, à celle des grandes écoles spéciales — l'École centrale des travaux publics, future École polytechnique, le Conservatoire national des arts et métiers, l'École spéciale des langues orientales —.

Avec Napoléon Ier et l'Empire, l'ambition demeure de créer un système éducatif nouveau, mais les moyens diffèrent fondamentalement. Le décret-loi du 10 mai 1806[4], un texte bref (3 articles) et peu précis, instaure l'Université impériale. Instrument au service du pouvoir central[5], cette institution fixe seule les implantations des facultés qui lui sont directement subordonnées : à Metz une faculté des sciences, à Nancy une faculté des lettres. Au rythme des abdications et des retours de Napoléon, en 1814 et 1815, l'Université impériale est supprimée, réinstaurée, puis supprimée à nouveau. L'ordonnance du 15 août 1815 supprime 20 facultés en France, dont celles de Metz et de Nancy : il n'existe alors plus d'institutions d'enseignement supérieur en Lorraine.

L'École préparatoire de médecine et de pharmacie de Nancy, créée par l'ordonnance royale du 17 octobre 1843[6] marque un — timide — redémarrage. Il faut 9 ans (de 1843 à 1952) d'incessants efforts de Prosper Guerrier de Dumast pour que l'université de Nancy soit finalement rétablie. Lorsque survient la guerre de 1870, Nancy abrite une faculté des sciences, une faculté de lettres et une faculté de droit.

La défaite et l'annexion de l'Alsace-Moselle soulèvent la question du transfert d'une partie de l'université de Strasbourg, et, notamment, de la faculté de médecine. Nancy est finalement choisie en mars 1872. De 1892 à 1919, plusieurs Instituts sont créés, qui préfigurent les futures Écoles nationales supérieures, instaurées en 1947[7].

La Première guerre mondiale marque encore un coup d'arrêt, même si les professeurs et les élèves des facultés de médecine et de pharmacie se mobilisent, un engagement récompensé par la citation de la faculté de Médecine de Nancy à l'Ordre de la Nation[8], et par l'attribution à l'université de Nancy de la Croix de Guerre[9] et de la Légion d'honneur[10].

Avec le retour de l'Alsace-Moselle dans le giron de la France, l'université de Nancy retrouve la concurrence de l'université de Strasbourg. Cependant, malgré les inquiétudes, l'université connaît une croissance soutenue dans l'entre-deux-guerres, doublant pratiquement le nombre de ses étudiants, nécessitant de ce fait un important programme immobilier afin d'accueillir tous ces effectifs.

Lors de la Seconde guerre mondiale, alors que certains sont arrêtés, emprisonnés, déportés, d'autres choisissent la Collaboration. Ils en paieront le prix à la Libération. À l'issue du conflit, l'université de Nancy reprend sa marche en avant, jusqu'à Mai 68, dont la conséquence, pour les universités, est la loi Faure, qui, en Lorraine, crée quatre établissements publics à caractère scientifique et culturel, l'Institut national polytechnique de Lorraine, l'université de Metz, l'université Nancy-I et l'université Nancy-II.

À la rentrée 2005, les trois universités nancéiennes créent Nancy-Université[11], avant la création officielle de l'établissement par un décret de mars 2007[12]. En octobre 2009, l'université Paul Verlaine-Metz rejoint le pôle qui prend alors le nom de « PRES de l'université de Lorraine »[13].

Le décret no 2011-1169 du 22 septembre 2011 crée l'université de Lorraine par fusion des quatre établissements au 1er janvier 2012[14].

L'organisation de l'université de Lorraine[modifier | modifier le code]

L'Université de Lorraine : un grand établissement[modifier | modifier le code]

Le statut de grand établissement[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) constitué sous la forme d’un grand établissement au sens de l’article L. 717-1 du code de l’éducation[15] ; son statut a été fixé par le décret no 2011-1169 du 22 septembre 2011 portant création de l’université de Lorraine (décret pris après avis du Conseil d’État). Ce statut conduit l'université de Lorraine à déroger à certains points de « droit commun » concernant l’organisation, la gouvernance, les instances.

Le statut spécifique de l'université de Lorraine permet d’assurer au sein des conseils centraux une représentation des grands secteurs de formation et des sites d’implantation de l’établissement. Il instaure aussi une gouvernance de proximité au travers de 8 collégiums (regroupant des composantes de formation) et 10 pôles scientifiques (regroupant par thématiques les composantes de recherche) qui disposent de compétences propres.

Les principes fondateurs de l'université de Lorraine[modifier | modifier le code]

Ce statut de grand établissement permet également la mise en œuvre de trois principes de fonctionnement institutionnel :

  • la subsidiarité : compétences données aux pôles scientifiques et aux collégiums (modalités de contrôle des connaissances, répartition des moyens financiers et des emplois, approbation des conventions et accords au-dessous d'un certain seuil financier)
  • la territorialité : garantie de représentation des différents sites universitaires lorrains dans les conseils
  • la collégialité : instauration d'un conseil de la vie universitaire, distinct du conseil de la formation, d'un sénat académique, et d'un directoire (regroupant les directeurs de collégiums et de pôles scientifiques)

Les conseils centraux[modifier | modifier le code]

Avec la Loi relative à la liberté et à la responsabilité des universités et la loi du 22 juillet 2013, les universités françaises se définissent, de droit, par quatre instances majeures : le Conseil d'administration, le Conseil scientifique, le Conseil des études et de la vie universitaire et le Conseil académique.

L'université de Lorraine, pour sa part, s'est dotée de cinq conseils centraux : Conseil d'administration, Conseil scientifique, Conseil de la formation, Conseil de la vie universitaire, Sénat académique.

  • Le Conseil d'administration

Organe décisionnel de l'université, le Conseil d'administration approuve le contrat d'établissement, vote le budget, répartit les emplois et les crédits entre les collégiums et les pôles scientifiques.

  • Le Conseil scientifique

Organe consultatif, le Conseil scientifique veille à la qualité et à la cohérence de la politique scientifique de l'établissement, s'assure de la liaison entre l'offre de formation et la politique scientifique. Il est consulté sur la répartition des crédits de recherche, la politique d'emploi des enseignants-chercheurs et chercheurs, les programmes et contrats de recherche proposés par les pôles scientifiques, la création et la suppression de pôles scientifiques.

  • Le Conseil de la formation

Organe consultatif qui veille à la qualité et à la cohérence de l'offre de formation et de sa déclinaison territoriale, le Conseil de la formation contribue à l'élaboration de la politique de formation initiale et continue. Il est consulté sur l'organisation des formations, la politique de développement des infrastructures de formation, la création et la suppression des collégiums.

  • Le Conseil de la vie universitaire

Organe consultatif qui veille à la qualité de la vie universitaire et au respect des droits et libertés des étudiants, le Conseil de la vie universitaire est consulté sur la politique de sites en matière d'activités culturelles, sportives ou associatives, l'action sociale en faveur des étudiants et du personnel ainsi que l'attribution des crédits correspondants, la politique de santé, la gestion du handicap, la politique en faveur de l'engagement des étudiants, les relations avec les partenaires institutionnels de la vie universitaire.

  • Le Sénat académique

Cette instance est composée des seuls membres élus du conseil scientifique, du conseil de la formation et du conseil de la vie universitaire, ainsi que de 6 enseignants et 10 représentants du personnel BIATSS (élus lors d'un scrutin spécifique). Réuni au moins deux fois par an, il est consulté sur le contrat d'établissement, la création et la suppression des collégiums et pôles scientifiques, les prévisions budgétaires pluriannuelles, la politique annuelle d'affectation des ressources humaines, la politique partenariale en matière universitaire, culturelle ou socio-économique.

Les structures de formation[modifier | modifier le code]

Le décret de création de l'université de Lorraine[14] instaure huit collégiums, qui assurent la coordination des activités des instituts, des écoles ou des unités de formation et de recherche (UFR) qui les composent. Ils assurent la représentation des grands secteurs de formation de l'établissement.

Collégium Arts, Lettres et Langues (ALL)[modifier | modifier le code]

Le collégium ALL comprend trois composantes, l'Institut européen du cinéma et de l'audiovisuel (IECA) et les UFR Arts, lettres et langues (ALL) de Metz et de Nancy.

Plus de 6000 étudiants se répartissent entre les 14 mentions de licence ou master.

Collégium Droit, Économie, Gestion (DEG)[modifier | modifier le code]

Faculté de droit, de sciences économiques et de gestion de Nancy.

Le collégium Droit, Économie, Gestion comprend huit composantes, le Centre universitaire européen (CEU), l'Institut de préparation à l'administration générale (IPAG), l'Institut régional du travail (IRT), l'Institut supérieur d'administration et de management (ISAM-IAE), l'UFR Droit, économie administration, l'UFR Faculté de droit, sciences économiques et gestion, l'UFR Études supérieures de management (ESM-IAE), l'UFR Mathématiques et informatique.

Collégium Lorraine-INP (L-INP)[modifier | modifier le code]

Le collégium regroupe dix écoles d'ingénieurs :

L'École nationale d'ingénieurs de Metz, associée depuis le 17 décembre 2014, rejoint le collégium au 1er janvier 2016[16].

Collégium Interface[modifier | modifier le code]

Le collégium Interface regroupe trois composantes, l'Institut supérieur franco-allemand de techniques, d'économie et de sciences (ISFATES), l'École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) et l'UFR LANSAD (formations aux langues étrangères pour les étudiants d'autres disciplines).

L'ESPE regroupe l'ensemble des master Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF) délivrés par l'université de Lorraine.

Collégium Technologie[modifier | modifier le code]

Le collégium Technologie regroupe les huit IUT, couvrant tout le territoire lorrain.

Collégium Santé[modifier | modifier le code]

Le collégium Santé regroupe cinq composantes, l'UFR Faculté de médecine, l'UFR Faculté d'odontologie, l'UFR Faculté de pharmacie, l'UFR Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) et le département de la "Première année commune aux études de santé" (PACES).

Collégium Sciences et Technologies[modifier | modifier le code]

Le collégium Sciences et Technologies est composé de trois composantes, l'UFR Faculté des sciences et technologies, l'UFR Mathématiques, informatique, mécanique et l'UFR Sciences fondamentales et appliquées.

Collégium Sciences Humaines et Sociales (SHS)[modifier | modifier le code]

Le collégium SHS est composé des deux UFR Sciences humaines et sociales de Nancy et de Metz.

Les structures de recherche[modifier | modifier le code]

La recherche est portée au niveau de la Lorraine par l'université et ses partenaires (CNRS, Inria, Inserm, Inra, et CHU), rassemblés au sein du Comité de coordination et d'orientation scientifique lorrain (CCOSL).

La signature de la convention de site entre ces partenaires porte les actions concrètes de gestion des unités mixtes ainsi que des domaines thématiques prioritaires partagés :

  • Connaissance et gestion durable des ressources naturelles ;
  • Énergie et le génie des procédés ;
  • Matériaux et procédés de transformation ;
  • Ingénierie des langues et des connaissances ;
  • Ingénierie pour la santé et vieillissement 
  • Mathématiques et les sciences et techniques de l'information et de la communication
  • Mutation des institutions et des organisations ;
  • Patrimoine, culture et identité.

Le décret de création de l'université de Lorraine[14] prévoit également la création de dix pôles scientifiques. Ces derniers regroupent les soixante laboratoires et huit fédérations de recherche de l'université de Lorraine, qu'il s'agisse d'unités propres (équipes d'accueil) ou d'unités de recherche formées avec d'autres établissements d'enseignement supérieur ou de recherche (unités mixtes de recherche).

Pôle scientifique Agronomie, agroalimentaire, forêt (A2F)[modifier | modifier le code]

Autour de l'institut fédératif de recherche Écosystèmes forestiers, agroressources, bioprocédés et alimentation (EFABA, IFR 110), le pôle A2F rassemble 6 laboratoires, dont 4 unités mixtes de recherche entre l'université et l'Inra - Dynamique des génomes et adaptation microbienne (DynAMic, UMR 1128), Interactions arbres micro-organismes (IAM, UMR 1136), Écologie et écophysiologie forestières (EEF, UMR 1137) et le Laboratoire agronomie et environnement (LAE, UMR 1121) -, et 2 équipes d'accueil - le Laboratoire d'ingénierie des biomolécules (LIBIO, EA 4367) et l'Unité de recherches animal et fonctionnalités des produits animaux (URAFPA, EA 3998).

Le pôle A2F est dirigé par Jean-Pierre Jacquot.

Pôle scientifique Automatique, mathématiques, informatiques et leurs interactions (AM2I)[modifier | modifier le code]

Autour de la fédération de recherche Charles Hermite (FR 3198), structure commune de l'université de Lorraine et du CNRS, le pôle AM2I regroupe 6 laboratoires : 3 unités mixtes de recherche, le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (LORIA, UMR 7503, entre l'université de Lorraine, le CNRS et l'Inria), le Centre de recherche en automatique de Nancy (CRAN, UMR 7039, entre l'université de Lorraine et le CNRS), l'Institut Élie-Cartan de Lorraine (IECL, UMR 7502, entre l'université de Lorraine, le CNRS et l'Inria), et 3 équipes d'accueil, le Laboratoire d'informatique théorique et appliquée (LITA, EA 3097, le Laboratoire de conception, optimisation et modélisation des systèmes (LCOMS, EA 7306) et le Laboratoire de génie industriel, de production et de maintenance (LGIPM, EA 3096, entre l'université de Lorraine et l'ENIM).

Pôle scientifique Biologie, médecine, santé (BMS)[modifier | modifier le code]

Autour de la fédération de recherche Bioingénierie moléculaire, cellulaire et thérapeutique (BMCT, FR 3209), structure commune à l'niversité de Lorraine, au CNRS, à l'Inserm et au CHU de Nancy, le pôle BMS regroupe 11 laboratoires. À ce nombre, on compte 5 unités mixtes de recherche : 4 entres l'université de Lorraine et l'Inserm, Défaillance cardio-vasculaire aigüe et chronique (DCAC, UMR S 1116, Imagerie adaptative diagnostique et interventionelle (IADI, UMR S 947), Interactions gène-environnement en physiopathologie cardio-vasculaire (IGEPCV, UMR S 1122), Nutrition - génétique et exposition aux risques environnementaux (NGERE, UMR S 954), et 1 entre l'université de Lorraine et le CNRS, Ingénierie moléculaire et physiopathologie articulaire (IMoPA, UMR 7365). Font également partie du pôle 6 équipes d'accueil, Cibles thérapeutiques, formulation et expertise pré-clinique du médicament (CITHEFOR, EA 3452), Développement, adaptation et handicap. Régulations cardio-respiratoire et de la motricité (DevAH, EA 3450), Interactions gènes-risques environnementaux et effets sur la santé (INGRES, EA 7298), Maladies chroniques, santé perçue, et processus d'adaptation. Approches épidémiologiques et psychologiques (APEMAC, EA 4360), Pratiques professionnelles : aspects méthodologiques éthiques et juridiques (ETHOS, EA 7299) et Stress, immunité, pathogènes (SImPa, EA 7300).

Pôle scientifique Connaissance, langage, communication, sociétés (CLCS)[modifier | modifier le code]

Autour de la Maison des sciences de l'homme - Lorraine (MSH Lorraine, USR 3261), unité de service et de recherche rattachée à l'université de Lorraine et au CNRS, sont rassemblés 8 laboratoires. 2 sont des unités mixtes de recherche entre l'université de Lorraine et le CNRS, le Laboratoire d'histoire des sciences et de philosophie - Archives Henri Poincaré (LHSP-AHP, UMR 7117), et le laboratoire Analyse et traitement informatique de la langue française (ATILF, UMR 7118). 2 sont des équipes d'accueil rattachées à l'université de Lorraine et à une autre université : le Laboratoire interuniversitaire des sciences de l'éducation et de la communication (LISEC, EA 2310, université de Strasbourg), et le Centre de recherche sur les médiations (CREM, EA 3476, université de Haute-Alsace). Les autres sont des équipes d'accueil de l'université de Lorraine : le Laboratoire lorrain de sciences sociales (2L2S, EA 3478), le Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire (CRULH, EA 3945), le Laboratoire de psychologie de l'interaction et des relations intersubjectives (INTERPSY, EA 4432), Psychologie ergonomique et sociale pour l'expérience utilisateurs (PErSEUs, EA 7312).

Pôle scientifique Chimie et physique moléculaires (CPM)[modifier | modifier le code]

Autour de l'Institut Jean Barriol (IJB, FR 2843), rattaché à l'université de Lorraine et au CNRS, le pôle CPM regroupe 4 laboratoires, 3 unités mixtes de recherche université de Lorraine / CNRS - le Laboratoire cristallographie, résonance magnétique et modélisations (CRM2, UMR 7036), le Laboratoire de chimie physique et microbiologie pour l'environnement (LCPME, UMR 7564) et le Laboratoire structure et réactivité des systèmes moléculaires complexes (LSRSMC, UMR 7565) - et 1 équipe d'accueil, le Laboratoire de chimie et physique - Approche multiéchelle des milieux complexes (LCP-A2MC, EA 4632).

Pôle scientifique Énergie, mécanique, procédés, produits (EMPP)[modifier | modifier le code]

Autour de la Fédération Jacques Villermaux (FR 2863), fédération de recherche rattachée à l'université de Lorraine et au CNRS, sont rassemblés 6 laboratoires. On compte 3 unités mixtes de recherche, entre l'université de Lorraine et le CNRS, le Laboratoire d'énergétique et de mécanique théorique et appliquée (LEMTA, UMR 7563), le Laboratoire de chimie physique macromoléculaire (LCPM, UMR 7568) et le Laboratoire réactions et génie des procédés (LRGP, UMR 7274), et 3 équipes d'accueil, l'Équipe de recherche sur les processus innovatifs (ERPI, EA 3767), le Groupe de recherche en électrotechnique et électronique de Nancy (GREEN, EA 4366) et le Laboratoire d'études et de recherche sur le matériau bois (LERMAB, EA 4370).

Pôle scientifique Matière, matériaux, métallurgie, mécanique (M4)[modifier | modifier le code]

Le pôle M4 s'organise autour de la Fédération génie industriel, mécanique et matériaux (GI2M, FR 15), fédération de recherche rattachée à quatre partenaires, , l'université de Lorraine, Arts et métiers Paris Tech - Metz, l'ENIM et le CNRS. Il regroupe 2 unités mixtes de recherche - l'Institut Jean Lamour (IJL, UMR 7198), entre l'université de Lorraine et le CNRS, et le Laboratoire d'étude des microstructures et de mécanique des matériaux (LEM3, UMR 7239), rattaché à l'université de Lorraine, à Arts et métiers Paris Tech - Metz, à l'ENIM et au CNRS - et 2 équipes d'accueil, le Laboratoire de mécanique biomécanique polymère structures (LaBPS, EA 4632, entre l'université de Lorraine et l'ENIM) et le Laboratoire matériaux optiques, photonique et systèmes (LMOPS, EA 4423, entre l'université de Lorraine et Supélec Metz).

Pôle scientifique Observatoire terre et environnement de Lorraine (OTELo)[modifier | modifier le code]

Autour de l'Observatoire terre et environnement de Lorraine (OTELo, UMS 3562), unité mixte de services de l'université de Lorraine et du CNRS, le pôle rassemble 4 laboratoires, dont 2 sont rattachées à l'université de Lorraine et au CNRS - le Laboratoire interdisciplinaire des environnements continentaux (LIEC, UMR 7358), le Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CRPG, UMR 7538) -, 1 est rattachée à l'université de Lorraine au CNRS et au CREGU - GéoRessources (UMR 7359) -, et 1 est rattachée à l'université de Lorraine et à l'Inra - le Laboratoire sols et environnement (LSE, UMR A 1120).

Pôle scientifique Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG)[modifier | modifier le code]

Le pôle SJPEG rassemble 4 laboratoires, 1 unité mixte de recherche, le Bureau d'économie théorique et appliquée (BETA, UMR 7522) entre l'université de Lorraine et l'université de Strasbourg, et 3 équipes d'accueil, le Centre européen de recherche en économie financière et gestion des entreprises (CEREFIGE, EA 3942), l'Institut François Gény (IFG, EA 7301) et l'Institut de recherches sur l'évolution de la nation et de l'état (IRENEE, EA 7303).

Pôle scientifique Temps, espaces, lettres, langues (TELL)[modifier | modifier le code]

Le pôle TELL regroupe 7 équipes d'accueil, le Centre de recherche sur les cultures et les littératures européennes (CERCLE, EA 4372), Histoire et cultures de l'Antiquité et du Moyen Âge (HISCANT-MA, EA 1132), Théorie et pratiques de l'interdisciplinarité dans les études anglophones (IDEA, EA 2338), Littératures, Imaginaire, Sociétés (LIS, EA 7305), le Centre d'étude et de recherche en géographie de l'aménagement des paysages et de l'environnement (CERGAPE, EA 7304), le Centre d'études germaniques interculturelles de Lorraine (CEGIL, EA 3944) et le Centre lorrain de recherches interdisciplinaires dans les domaines des littératures, des cultures et de la théologie (ECRITURES, EA 3943).

Les structures de la vie universitaire[modifier | modifier le code]

La culture scientifique et technique[modifier | modifier le code]

Mener des actions de culture scientifique et technique (CST) fait désormais partie des missions confiées aux universités.

Comme le précise le rapport au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche[17] :

« Les musées et collections universitaires – parfois très importants – doivent être davantage valorisés et le rôle des universités comme diffuseur de la CST doit se développer notamment dans le cadre des pôles territoriaux en cours de constitution. Le travail engagé pour la constitution d’un « réseau national des musées et collections universitaires » est un signe positif en ce sens. »

On peut citer, parmi les projets de CST menés au sein de l'université de Lorraine, le projet « Construire ensemble une région de la connaissance » (CERCo), et le projet « Nouvelle imagerie pédagogique pour l’invisible » (NIPIB), ainsi que la création de la Maison lorraine pour la science et la technologie au service des professeurs.

À l'occasion de l'édition 2015 de Science & You, la finale nationale du concours "Ma thèse en 180 secondes" (coorganisé par le CNRS et la CPU)[18] couronne Alexandre Artaud[19],[20].

La documentation et l'édition[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine compte actuellement 26 bibliothèques universitaires pour 1,8 millions d'ouvrages. Les bibliothèques sont organisées en une direction opérationnelle, la Direction de la Documentation et de l'Édition.

  • Les anciennes universités de Nancy comptaient plusieurs bibliothèques universitaires représentant 500 000 documents dont plus de 250 000[réf. souhaitée] livres, réparties sur 36 sites ; la première pierre de la bibliothèque de l'ex-Nancy II fut posée par le président de la République Albert Lebrun en 1932.
  • Six bibliothèques dont trois à Metz, une à Thionville-Yutz, une à Sarreguemines et une à Saint-Avold, étaient rattachées à l’université de Metz, représentant environ 280 000 livres, 880 titres de revues papier et 26 650[réf. souhaitée] revues en ligne.

Participation à des grands projets[modifier | modifier le code]

Plan campus : l’opération « campus Lorrain »[modifier | modifier le code]

Le projet « Campus Lorrain » a été labellisé « campus » en 2008 lors de la seconde vague du programme plan campus du Grand emprunt qui visait à financer des projets immobiliers pour faire émerger des pôles universitaires d’excellence. Dès le démarrage, il s'est inscrit dans la dynamique de la construction de l'université de Lorraine[21],[22].

Le budget du projet lorrain s’élève à 148,3 millions d’euros[23]. Ce projet prévoit le financement de cinq opérations immobilières[24],[25].

Création et rénovation de 630 chambres et logements à Nancy et à Metz[modifier | modifier le code]

Deux bâtiments de la cité universitaire de Boudonville (Nancy) ont été totalement rénovés en février 2013. Particularité de ce chantier, les chambres existantes ont été agrandies grâce des « logettes en bois encastrées dans les structures existantes »[26]. Ce chantier a permis la réhabilitation de 324 chambres dans cette cité universitaire.

La cité universitaire de l’île du Saulcy (Metz) a, pour sa part, vu la création de 100 chambres neuves. Fabriqués en Vendée, les différents éléments ont été assemblés sur place. Ce processus a permis de construire ce bâtiment en 9 mois (entre la signature du permis de construire et la livraison du bâtiment en septembre 2014[27]).

Enfin, 206 chambres universitaires de la résidence du Placieux (Nancy) ont été rénovées en 2013[28].

Structuration d'un pôle gestion-management à Nancy[modifier | modifier le code]

La structuration d’un pôle gestion-management à l’horizon 2018 à Nancy passe par deux opérations : la réhabilitation de l’ancienne présidence de l’université Nancy 2 pour la dédier à la recherche en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, et le rassemblement des formations de l’ISAM-IAE dans le bâtiment du pôle lorrain de gestion rendu possible par le déménagement de l’ICN Business School dans les locaux du campus Artem[29].

Le regroupement des facultés de médecine, pharmacie et odontologie sur un campus biologie - santé à Nancy[modifier | modifier le code]

Cette opération immobilière consiste à rassembler les facultés d’odontologie et de pharmacie sur l’actuel campus de la faculté de médecine. Elle s’inscrit dans une logique d’aménagement urbain initiée dans les années 1970. L’hôpital de Nancy-Brabois était inauguré en 1973. Dans le même temps, la faculté de médecine de Nancy jusqu’alors installée en centre-ville déménageait à proximité de ce nouvel hôpital[30]. Les facultés d’odontologie et de pharmacie restaient quant à elles au centre-ville de Nancy. L’opération Campus permettra à ces facultés de se rapprocher sur un même campus au technopôle Nancy-Brabois[31] regroupant les activités universitaires (recherche et formation) dans le domaine de la santé et de la biologie humaine. Ces opérations devraient être terminées en 2018.

Reconstruction de l'UFR de mathématiques et du laboratoire d'étude des microstructures et de mécanique des matériaux à Metz[modifier | modifier le code]

Ce volet de l’opération[32] consiste d’une part à reconstruire l'UFR Mathématiques, informatique, mécanique ainsi que cinq laboratoires qui lui sont associé et d’autre part le laboratoire d'étude des microstructures et de mécanique des matériaux sur le technopôle de Metz dans un bâtiment qui lui sera dédié. Ces deux nouveaux bâtiments, seront ouverts en 2017 (des images des projets sont disponibles sur le site internet de l’université de Lorraine[33]) et seront construits selon une procédure de partenariat public-privé[34],[25].

L’installation d’un institut des sciences de l'homme et de la société à Metz[modifier | modifier le code]

Suite au déménagement de l’école nationale des ingénieurs de Metz sur le technopôle de Metz Grigy, le bâtiment rendu disponible sur l’île du Saulcy est en cours de réhabilitation pour y installer à l’horizon 2016[35] un institut des sciences de l’homme et de la société. Il accueillera un pôle santé (formations paramédicales), le service universitaire de médecine préventive et de la promotion de la santé, le bureau d'aide psychologique pour les étudiants et le centre de planification et d'éducation à la famille.

Le Programme d'investissements d'avenir[modifier | modifier le code]

Mis en place le 1er juin 2010, le Programme d'investissements d'avenir (PIA)[36] est un programme de financement de la recherche française doté, initialement, de 35 milliards d'euro.

L'université de Lorraine participe à l'initiative d'excellence en information scientifique et technique, ISTEX[37] en tant que représentant de la Conférence des présidents d'université au comité de pilotage. Elle porte trois LabEx, ARBRE[38], Ressources 21[39] et DAMAS[40], et dispose de deux EquipEx, ORTOLANG[41] et NANOIMAGESX[42].

L'université de Lorraine fait également partie des consortiums de six Initiatives d'excellence en formations innovantes (IDEFI), ECOTROPHELIA[43], FIGURE[44], IIFR[45], InnovENT-E[46], REMIS[47], uTOP[48].

Elle est aussi partie prenante dans plusieurs projets, financés dans le cadre des investissements d'avenir, visant à créer des structures de transfert de technologie. Elle est ainsi membre fondateur de la Société d’accélération du transfert de technologies (SATT) Grand-Est[49] et de l'Institut de recherche technologique (IRT) M2P[50].

Enfin, elle est partenaire de l'Institut pour la transition énergétique (ITE) GEODENERGIES[51].

L'université de Lorraine dans son environnement[modifier | modifier le code]

Structures dont l'université de Lorraine est membre[modifier | modifier le code]

Outre son implication auprès de ses tutelles (État, collectivités), l’université de Lorraine est impliquée dans son environnement à différents titres.

Universités numériques thématiques[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est membre de trois universités numériques thématiques, l'université numérique francophone des sciences de la santé et du sport[52] (UNF3S), l'université ouverte des humanités[53] (UOH) et l'université numérique de l'Association des universités pour le développement de l'enseignement numérique en économie et gestion[54] (AUNEGE).

Les pôles de compétitivité[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est membre des trois pôles de compétitivité présents sur son territoire : les pôles HYDREOS[55], Matéralia[56] et Fibres-Énergivie[57].

Les établissements de formation[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est investie dans différents organismes de formation. Elle participe au conseil d’administration de l'École nationale d'ingénieurs de Metz (ENIM), qui rejoindra l’université en 2016. Elle est également présente au conseil d’administration de l’ICN Business School et du GIP INSIC (dont elle est membre fondateur).

Institut Carnot[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine est l'une des trois tutelles de l'Institut Carnot Énergie et environnement en Lorraine (ICÉEL), avec le CNRS et le pôle de recherche et de transfert de technologie en Lorraine (PRETT Lorraine).

Transfert de technologie[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine siège au sein de différentes instances dans les structures suivantes : CEA Tech[58],[59] (organe du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives), CRITT Metal 2T, CIRTES, GIP GEMCEA (membre fondateur), GIP METAFENSCH (membre fondateur), GIS friches industrielles (membre fondateur), GIS FABELOR et le GIS INTEROP Grande Région.

Relations internationales[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine compte plus de 7500 étudiants étrangers, de 137 nationalités différentes. Elle entretient des contacts et a signé des conventions avec plusieurs universités étrangères. Elle est également active au sein de plusieurs réseaux académiques internationaux, avec la volonté de développer les partenariats.

L’université franco-allemande (UFA)[modifier | modifier le code]

L'université franco-allemande, héritière du collège franco-allemand pour l'enseignement supérieur, est une institution franco-allemande installée à Sarrebruck, née aux termes de l'accord de Weimar[60] signé entre la France et l'Allemagne le 19 novembre 1997. Résolument binationale, elle offre une structure inédite, organisée comme « une agence de moyens constituée sous forme de réseau d’établissements d’enseignement supérieur »[61]. Tous les ans, ce sont près d'un millier de nouveaux diplômés de l'UFA qui rejoignent le réseau des anciens[62].

L'université de la Grande Région (UniGR)[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine est l'un des membres fondateurs de l'université de la Grande Région[63] (UniGR), un programme européen Interreg qui vise à favoriser la mobilité des étudiants et des chercheurs dans l’espace grande région. Ce réseau transfrontalier compte six universités, avec l'université de Kaiserslautern (de), l'université de Liège, l'université du Luxembourg, l'université de la Sarre et l'université de Trèves. Ce groupement présente un total de plus de 120.000 étudiants.

L'association des universités européennes (AUE)[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine est membre de l'Association des universités européennes. Cette association rassemble les universités européennes et les conférences des recteurs nationaux[64]. Elle intervient à la fois en soutien des universités, tout en étant un interlocuteur des politiques sur les questions d'enseignement, notamment en produisant des rapports et en prenant des positions sur ces sujets[65].

L'Institut Lafayette[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est impliquée dans l’Institut Lafayette[66], une structure visant à favoriser les échanges entre la Lorraine et le Georgia Institute of Technology d’Atlanta.

European Institute of innovation and Technology Raw Materials[modifier | modifier le code]

L’université de Lorraine est membre du European Institute of Innovation and Technology Raw Materials (EIT Raw Materials)[67], consortium de plus de 100 établissements européens (entreprises, centres de recherches et universités) qui a pour ambition de renforcer l’innovation sur toute la chaîne de valeur des matières premières (exploration, extraction, traitement, recyclage et substitution).

Implantations géographiques[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine possède un patrimoine de 832 500 m2 de surface, réparti sur 262 bâtiments à travers toute la Lorraine[68].

Une présence sur l'ensemble du territoire lorrain[modifier | modifier le code]

Détails des implantations[modifier | modifier le code]

L'université de Lorraine dans l'agglomération de Nancy[modifier | modifier le code]

Bibliothèque de la Faculté des sciences et technologies sur le site de Nancy

Plusieurs campus et implantations sont répartis sur l'agglomération nancéienne.

La ville accueille également l'ESSTIN, deux IUT, l'IUT de Nancy-Brabois et l'IUT Nancy-Charlemagne, et l'antenne de Nancy-Maxéville de l'École supérieure du professorat et de l'éducation.

L'université de Lorraine dans l'agglomération de Metz[modifier | modifier le code]

Les composantes de recherche et de formation de l'université de Lorraine dans l'agglomération de Metz sont principalement organisées autour de trois campus.

  • le campus du Saulcy regroupe des unités de formation et de recherche de différentes disciplines, en sciences humaines et sociales (SHS), en arts, lettres et langues (ALL), en droit, économie et administration (DEA), en mathématiques, informatique et mécanique (MIM), ainsi que l'Institut universitaire de technologie de Metz. On y trouve également l'Espace Bernard-Marie Koltès / Théâtre du Saulcy, scène conventionnée par le ministère de la culture.
  • le campus Technopole comprend l'École supérieure de management - Institut d’administration des entreprises (ESM-IAE) et l'Institut supérieur franco-allemand de techniques, d'économie et de sciences (ISFATES), installés dans un même bâtiment. L'École nationale d'ingénieurs de Metz, qui sera associée à l'université de Lorraine à partir de 2016, est également sur le campus Technopôle.
  • le campus Bridoux accueille, pour sa part, l'unité de sciences fondamentales et appliquées (SciFA).

L'École supérieure du professorat et de l'éducation (ÉSPÉ de Lorraine) dispose également d'un site à Montigny-lès-Metz[69]

Le Centre universitaire de théologie catholique (CAEPR), rattaché à l'UFR de sciences humaines et sociales, dispose en 2015 de ses locaux dans le bâtiment du Grand séminaire de Metz[70].

L'université de Lorraine à Épinal[modifier | modifier le code]

On retrouve plusieurs implantations de l'université de Lorraine à Épinal, et notamment :

Autres implantations[modifier | modifier le code]

L'entrée du jardin d'altitude du Haut-Chitelet.

L'université de Lorraine est présente à Bar-le-Duc (site de l'ESPE de Lorraine), à Briey (IUT de Longwy), à Forbach (IUT de Moselle-Est), à Homécourt (le laboratoire d'étude des sols pollués du groupement d'intérêt scientifique sur les friches industrielles (GISFI) est installé sur le site de l'ancienne cokerie), à Laneuvelotte (ferme expérimentale de la Bouzule, destinée à la recherche et à la formation en agronomie et industrie alimentaire).

Elle est également implantée à Cosnes-et-Romain (IUT de Longwy), à Lunéville (IUT Nancy-Brabois), à Saint-Avold (IUT de Moselle-Est), à Saint-Dié-des-Vosges (IUT de Saint-Dié-des-Vosges), à Sarreguemines (une antenne de l'UFR de droit, l'IUT de Moselle-Est et une antenne de l'ESPE de Lorraine), à Yutz (IUT de Thionville-Yutz).

Enfin, l'université de Lorraine est présente à Xonrupt-Longemer, au cœur des Vosges, où elle dispose d'un jardin d'altitude, le Jardin d'altitude du Haut-Chitelet.

Personnalités et faits marquants[modifier | modifier le code]

Sont signalés dans cette partie les événements les plus marquants survenus dans l'histoire académique en Lorraine, et les personnalités ayant participé notablement au rayonnement de la recherche lorraine, quel que soit leur rattachement administratif (EPST, université...).

Médailles et prix scientifiques internationaux[modifier | modifier le code]

Trois scientifiques de l'université de Lorraine ont reçu le prix Humboldt (dans le cadre des accords de coopération franco-allemand, ce prix, depuis 1997, est appelé, lorsqu'il est remis à des chercheurs français, prix Gay-Lussac Humboldt, mais avec les mêmes critères de sélection et les mêmes modalités de fonctionnement que le prix Humboldt). Les trois récipiendaires sont Daniel Tondeur, actuellement professeur émérite à l'université de Lorraine, en 1991 ; Jean-Pierre Jacquot, en 2009 et Nicolas Rouhier, en 2014.

Docteurs Honoris Causa[modifier | modifier le code]

Dès 2009, les quatre universités lorraines avaient décidé de remettre lors d'une cérémonie annuelle conjointe un doctorat honoris causa par établissement.

  • En 2009 :
    • Sir Michael Berry, physique théorique - au titre de l'université Paul Verlaine - Metz
    • Arne Holmgren (en), biochimie - au titre de l'université Nancy-I
    • Henry Widdowson (en), philologie - au titre de l'université Nancy-II
    • An-Pang Tsai, matériaux - au titre de l'Institut national polytechnique de Lorraine
  • En 2010 :
    • Richard Bourhis, psychologie - au titre de l'université Paul Verlaine - Metz
    • Yunfeng Zhou, médecine - au titre de l'université Nancy-I
    • Silvio Gambino, droit - au titre de l'université Nancy-II
    • Charles K. Westbrook, chimie - au titre de l'Institut national polytechnique de Lorraine
  • En 2011 :
    • Jean-Marie Klinkenberg, linguistique et sémiotique - au titre de l'université Paul Verlaine - Metz
    • Éric E. Fullerton, ingénierie électronique et informatique - au titre de l'université Nancy-I
    • Reinhold Kaiser (de), histoire du Moyen Âge - au titre de l'université Nancy-II
    • John Ludden, géologie - au titre de l'Institut national polytechnique de Lorraine

Depuis sa création, l'université de Lorraine a décerné les titres et insignes de docteurs honoris causa aux personnalités suivantes :

  • En 2012 :
    • Panos J. Antsaklis, génie électrique
    • Abdel El-Shaarawi, mathématiques et statistique
    • Martin Exner (de), hygiène et santé publique
    • Ulrich Matern, biologie pharmaceutique
    • Henry Widdowson (en), linguistique et didactique
  • En 2013 :
    • Andrew Kent, physique
    • Kuno Lorenz  (de), philosophie
    • Hartmut Neumann, médecine
  • En 2014 :

Scientométrie[modifier | modifier le code]

Dès sa création en 2011, l’université de Lorraine est classée dans les 300 meilleures universités du monde[73] au classement de Shanghai.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://eureka.lorraine.eu/jahia/Jahia/fr/pid/2612?breve=20078
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Chiffre clés de l'université de Lorraine
  3. Recueil des ordonnances et règlements de Lorraine, tome XI, p. 370.
  4. Le texte du décret est consultable en ligne sur le site du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes.
  5. Jacques-Olivier Boudon, Napoléon organisateur de l'Université, sur le site Napoléon.org. Consultable en ligne.
  6. Bulletin universitaire contenant les ordonnances, règlements et arrêtés relatifs à l'instruction publique, Tome XII, Paris, 1844, p. 184-185. Consultable en ligne.
  7. Aux termes de l'article 1er du décret no 47-204 du 16 janvier 1947 relatifs aux écoles nationales supérieures d’ingénieurs, « Les instituts de faculté ou d'université ainsi que les établissements rattachés à une université qui donnent un enseignement supérieur sanctionné par un diplôme d'ingénieur sont transformés en écoles nationales supérieures d'ingénieurs [...] ».
  8. Journal officiel de la République française, 16 avril 1920, p. 6034. Consultable en ligne.
  9. David Vodisek, Le Recteur Charles Adam, dans l'ouvrage publié à l'occasion du Bicentenaire de la fonction de recteur, 2008, Académie de Nancy-Metz, p. 56. Consultable en ligne.
  10. La Croix du 8 novembre 1932, p. 2. Consultable en ligne.
  11. « Étapes et temps forts », sur www.nancy-universite.fr
  12. Décret no 2007-384 du 21 mars 2007 portant création de l'Établissement public de coopération scientifique (EPCS) « Nancy Université », JORF no 69 du 22 mars 2007, p. 5281, texte no 27, NOR MENS0700639D, sur Légifrance.
  13. Décret no 2009-1316 du 26 octobre 2009 modifiant le décret no 2007-384 du 21 mars 2007 portant création de l'Établissement public de coopération scientifique « Nancy Université » et approuvant les modifications apportées aux statuts de l'Établissement public de coopération scientifique « PRES de l'université de Lorraine », JORF no 251 du 29 octobre 2009, p. 18387, texte no 36, NOR ESRS0920214D, sur Légifrance.
  14. a, b et c Décret no 2011-1169 du 22 septembre 2011 portant création de l’université de Lorraine
  15. L'article L. 717-1 du Code de l'éducation sur Légifrance.
  16. Décret 2014 1529 du 17 décembre 2014, paru au Journal officiel le 19 décembre 2014, portant association de l'ENIM à l'Université de Lorraine. Consultable en ligne sur Légifrance.
  17. Jean-François Cervel, Patrice Bresson, Béatrice Cormier, Roger-François Gauthier, Myriem Mazodier, Rapport no 2012-014, La diffusion de la culture scientifique : bilan et perspectives, janvier 2012. Consultable en ligne.
  18. Le site web du concours Ma thèse en 180 secondes.
  19. Présentation du vainqueur dans Le Monde, le 5 juin 2015.
  20. La finale nationale dans Sciences & Avenir.
  21. Le dossier lorrain dans le cadre du Plan Campus est employé comme exemple dans La recherche et l'innovation en France : Futuris 2011, de Jacques Lesource et Denis Randet, p. 68 - 70.
  22. La plaquette de présentation du projet précise "Le projet « Campus Lorrain » est à l’origine d’un projet global lié à la construction de l’Université de Lorraine".
  23. http://www.univ-lorraine.fr/content/bilan-detape-dans-la-construction-dune-region-campus
  24. http://www.lorraine.pref.gouv.fr/index.php?headingid=195
  25. a et b http://www.lemoniteur.fr/article/le-plan-campus-relance-ou-en-sont-les-projets-23727493
  26. http://correspondanceslorraines.fr/nancy-logettes-en-bois-poussent-les-murs-cite-u-boudonville/
  27. http://factuel.univ-lorraine.fr/node/2212
  28. http://www.univ-lorraine.fr/vie-etudiante
  29. http://www.univ-lorraine.fr/content/structuration-dun-pole-de-gestion-management-nancy
  30. http://www.professeurs-medecine-nancy.fr/breve_histoire_medecine_Nancy.htm
  31. http://factuel.univ-lorraine.fr/node/2210
  32. http://www.lasemaine.fr/2015/03/12/les-particules-complementaires
  33. http://www.univ-lorraine.fr/content/reconstruction-de-lufr-mim-et-du-lem3-sur-le-technopole-de-metz
  34. http://factuel.univ-lorraine.fr/node/2208
  35. http://www.univ-lorraine.fr/content/un-institut-des-sciences-de-lhomme-et-de-la-societe-metz-saulcy
  36. Présentation du PIA sur le site du ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur.
  37. Le site web d'ISTEX
  38. Présentation du LabEx ARBRE.
  39. Présentation du LabEx Ressources 21.
  40. Présentation du LabEx DAMAS.
  41. Présentation de l'EquipEx ORTOLANG.
  42. Présentation de l'EquipEx NANOIMAGESX.
  43. Présentation de l'IDEFI ECOTROPHELIA.
  44. Présentation de l'IDEFI FIGURE.
  45. Présentation de l'IDEFI IIFR sur le site du Ministère.
  46. Présentation de l'IDEFI InnovENT-E.
  47. Présentation de l'IDEFI REMIS.
  48. Présentation de l'IDEFI uTOP.
  49. Présentation de la SATT Grand-Est.
  50. Présentation de l'IRT M2P.
  51. Présentation de l'ITE GEODENERGIES sur le site du ministère, l'appellation ITE ayant remplacé celle d'Institut d'excellence en matière d'énergies décarbonées (IEED).
  52. Le site web de l'UNF3S.
  53. Le site web de l'UOH.
  54. Le site web de l'UNT de l'AUNEGE.
  55. Le site web d'HYDREOS.
  56. Le site web de Matéralia.
  57. Le site web du pôle Fibres (le site web du nouveau pôle est en construction).
  58. Le site web de CEA Tech.
  59. Annonce du déploiement de CEA Tech en Lorraine dans Les Échos, le 5 décembre 2013.
  60. Le texte de l'accord de Weimar sur le site web de l'UFA.
  61. Présentation de l'UFA sur son site web.
  62. Voir à ce sujet l'article consacré à l'UFA paru dans L'Étudiant le 18 mars 2014.
  63. Le site web de l'université de la Grande Région.
  64. Présentation de l'AUE sur le site du Conseil de l'Europe.
  65. Une prise de position sur le sujet de l'autonomie des universités, reprise dans Le Monde, le 30 novembre 2009.
  66. Annonce dans l'Usine nouvelle à l'occasion de l'inauguration de l'Institut Lafayette à Metz, le 26 mai 2014.
  67. La présentation de l'EIT Raw Materials sur le site web de l'EIT.
  68. Les implantations géographiques de l'université de Lorraine sont décrites sur le site de l'université.
  69. « Page web du site de l'ÉSPÉ à Montigny-lès-Metz »
  70. « Adresse et accès », sur Site du CAEPR (consulté le 4 avril 2015)
  71. « site web de l'IUT Épinal Hubert Curien »
  72. « page web du site spinalien de l'ÉSPÉ de Lorraine »
  73. Consulter le classement de Shangaï.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wolfgang Müller (Traduction de Petra Roscheck ; adaptée par Michel Boulangé et Jean-Louis Rivail), « L’Université de Nancy, « mère » des institutions universitaires sarroises et la coopération entre la Sarre et la Lorraine dans le domaine universitaire », Le Pays lorrain,‎ , p. 221-230 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bases de données[modifier | modifier le code]