Val-d'Ornain

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Val-d'Ornain
Val-d'Ornain
Mairie - écoles à Mussey.
Blason de Val-d'Ornain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Bar-le-Duc - Sud Meuse
Maire
Mandat
Jean-Paul Regnier
2020-2026
Code postal 55000
Code commune 55366
Démographie
Gentilé Ornevallois(es)
Population
municipale
986 hab. (2018 en augmentation de 1,65 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 09″ nord, 5° 04′ 10″ est
Altitude Min. 159 m
Max. 249 m
Superficie 24,16 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bar-le-Duc
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Revigny-sur-Ornain
Législatives Première circonscription
Localisation
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Val-d'Ornain
Liens
Site web Site municipal

Val-d'Ornain est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Ses habitants sont les Ornevallois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de huit communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Val-d'Ornain est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-le-Duc, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 86 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,9 %), forêts (36,6 %), prairies (17,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), zones urbanisées (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1850, la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg construisit une gare à Mussey, qui est désormais fermée aux voyageurs mais dont le bâtiment d'origine, de type 5, existe toujours.

La commune résulte de la fusion opérée le de trois villages[8] situés en aval de Fains-Véel :

  • Mussey ;
  • Bussy-la-Côte ;
  • Varney, village dont dépendait les écarts de Rembercourt et de Venise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1938 Émile-Louis-Jean Noll   Maire de Bussy-la-Côte
mars 2001 En cours Jean-Paul Regnier    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2018, la commune comptait 986 habitants[Note 3], en augmentation de 1,65 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
137153163216271280315329377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366356348331332350360369371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
337334312396380402416382417
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
411391647875933897954962964
2017 2018 - - - - - - -
988986-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas de Mussey.

La commune actuelle possède trois édifices protégés aux titre des monuments historiques :

Mémoriaux de guerre[modifier | modifier le code]

  • Tombes de guerre français à Mussey.
  • Tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission à Bussy-la-Côte.
  • Les monuments aux morts de Bussy-la-Côte, de Mussey et de Varney.
  • Mémorial de la bataille de la Marne auprès d'une vieille croix sculptée à Mussey.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-André de Bussy-la Côte, avec un portail décoré d'une mosaïque.
  • L'église Saint-Martin de Varney.
  • L'ancienne Abbaye de Sainte-Hoïlde dont les bâtiments agricoles actuels en sont les vestiges (ferme de sainte-Hoïlde). Le nom ancien est sainte Hould, sœur de sainte Menehould, du nom de la localité meusienne[16],[17]. C'était une abbaye de femmes de l'ordre de Citeaux, fondée vers 1229 par Henri II comte de Bar et Philippe de Dreux, sa femme[18]. Détruite pendant les affrontements avec les français et les suédois vers 1635, elle sera reconstruite. Elle aura de nombreuses possessions par dons et acquisitions. Son finage fût annexé à la commune de Bussy-la-Côte à la Révolution. Il y a un cartulaire de l'abbaye[19], retrouvé vers 1855 et donné aux archives départementales de la Meuse par Victor Servais. Un manuscrit de 1709, retrouvé en 1905 par Eugène Gallois-Roussel de Laheycourt et A. Bister, retrace l'histoire de l'abbaye[16]. A la Révolution, il y a vingt-cinq abbesses. L'inventaire de l'abbaye fût réalisé en 1790. Les appartements sont vastes, avec des chambres d'hôtes luxueusement meublées, tandis que les logements des abbesses sont simples et austères. La bibliothèque renferme 580 volumes. La ferme a un matériel de culture important, charrues, herses, charrettes, harnais, plus les instruments des différents corps de métiers de la ferme : maréchal-ferrant, menuisier, tonnelier… Il y a 30 chevaux et autant de vaches. L'église est richement pourvue : boiseries et stalles (datant de l'époque de Louis XIV, elles se trouvent actuellement dans l'église Saint-Louvent de Rembercourt-Sommaine) , tableaux, tentures et un orgue. La clocher a quatre cloches de 400 livres et une horloge monumentale.. La vente de tous les biens eut lieu à Bussy en 1791 et 1793. Les abbesses reçurent une pension. L'abbaye devient alors une ferme de Bussy-la-Côte.
  • Grotte de Lourdes à Mussey.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Val-d'Ornain Blason
Mi tranché retaillé en chef de sinople à deux rameaux de buis d'or posés en chevron renversé et de gueules à l'aigle d'or accostée de deux cônes d'aulne du même ; au chevron ondé renversé d'argent brochant sur la partition.
Détails
Blason composé par R.A. Louis avec la Commission Héraldique de l'UCGL et adopté par la commune en mars 2017.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=55&codecom=366
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Eglise Saint-Nicolas de Mussey », notice no PA00106593, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Maison seigneuriale de Varney », notice no PA55000011, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Pavillon de chasse à Bussy-la-Côte », notice no PA55000036, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. a et b A. Bister, « Mémoire de la Société des Lettres de Bar-le-Duc », Mémoire de la Société des Lettres de Bar-le-Duc,‎ , p. 47-132 (lire en ligne).
  17. E. Bogenez, « Monographie communale de Bussy-la-Côte (page 32/47) », sur http://archives.meuse.fr/, (consulté le 27 février 2020).
  18. Jacques-Paul Migne, Encyclopédie théologique, Petit-Montrouge, Migne, , 615 p. (lire en ligne), p. 385.
  19. Alfred Jacob, « Cartulaire de l'abbaye de Sainte Hoïlde », Mémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc,‎ , p. XXV- XXVII (lire en ligne).
  20. « Isabelle Nanty se confie à Match : « J’ai raté ma vie mais je l’ai bien ratée » », sur parismatch.com (consulté le 6 décembre 2019).