Étain (Meuse)

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Étain
Étain (Meuse)
L'église Saint-Martin.
Blason de Étain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté de communes du pays d'Étain
(siège)
Maire
Mandat
Rémy Andrin
2020-2026
Code postal 55400
Code commune 55181
Démographie
Gentilé Stainois[1]
Population
municipale
3 543 hab. (2018 en diminution de 4,11 % par rapport à 2013)
Densité 177 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 00″ nord, 5° 38′ 00″ est
Altitude Min. 196 m
Max. 236 m
Superficie 20 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Étain
(ville-centre)
Aire d'attraction Étain
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton d'Étain
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Étain
Liens
Site web ville-etain.fr

Étain est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Stainois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Localisation[modifier | modifier le code]

Étain est située à 20 kilomètres de Verdun et de Jarny. La commune est également située à 10 kilomètres de l'autoroute au péage de Ville-en-Woëvre (Paris - Metz - Strasbourg) et à une heure des grandes villes de Metz et Nancy.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Étain est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Étain, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 3 776 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Étain, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 5 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention connue d'Étain était Villa de Stain en 707, centre d'un ban[Note 3] (bannus) dont les limites étaient : Longeau, Haraigne, Herméville et Warcq.

Les autres mentions furent : Stagnum (IXe siècle) ; Stain (1152) ; Stein (1221 et 1222) ; Estain (1224) ; Estaule (1224) ; Estain (1228) ; Stain (1324) ; Stannum (1642) ; Estaing (1749) ; Etain (1793)[10],[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une importante foire de drapiers s'y tient en 1409.

Avant 1790, il y avait un hôpital et un couvent de Capucins et la ville avait quatre portes et était entourée de murs.

Ancien chef-lieu de prévôté et de bailliage ; Étain fut ensuite chef-lieu de district de 1790 à 1795.

La maîtrise[Note 4] particulière d'Estain avait dans son ressort les grueries[Note 5] d'Arrancy, Étain, Longuyon, Villers-la-Montagne.

De 1953 à 1957, l'USAF occupait la base aérienne d'Étain-Rouvres aujourd'hui occupée par le 3e régiment d'hélicoptères de combat de l'ALAT.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Raoul Rose    
1944 1945 Louis Girard    
1945 1953 Émile Humbert DVG Conseiller général du canton d'Étain (1945-1956)
1953 1965 Roger Audoui Rad. Conseiller général du canton d'Étain (1957-1964)
1965 1983 René Schvartz SE puis UDF Conseiller général du canton d'Étain (1970-1982)
1983 1989 Clément Mahler    
1989 1990 Jean-François Bristhuile    
1990 1990 délégation spéciale nommée par le sous-préfet[réf. nécessaire]
1990 juin 1995 Jean-François Bristhuile    
juin 1995 septembre 2016[13] Jean Picart[14] PCF Instituteur puis professeur de collège, retraité
Conseiller général puis départemental d'Étain (depuis 2001)
Président de la CC du Pays d'Étain (2008-2014)
Démissionnaire
6 septembre 2016 En cours Rémy Andrin[15],[16]
Réélu pour le mandat 2020-2026
ECO-DVG[17] Directeur d'école

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Düppenweiler (Allemagne).

Le Vauclin (Martinique)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2018, la commune comptait 3 543 habitants[Note 6], en diminution de 4,11 % par rapport à 2013 (Meuse : −3,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2532 3672 6852 8133 0342 9342 9613 0062 875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5832 6002 6532 6462 8682 8242 7022 8582 809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8773 0822 9271 4552 8972 5212 3812 1632 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 7642 8103 7733 8073 5773 7093 7063 7803 621
2018 - - - - - - - -
3 543--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agrandissement de l'Écomarché situé route de Longwy, renommé Intermarché. De nombreuses entreprises de tout genre occupent la ville (boulangerie, presse, bar-tabac, banque, artisanat, ...).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

La maison de retraite Lataye.
La Maison des Fusillés de septembre 1914.
Monument aux morts.
  • Fortification : enceinte urbaine construite au Moyen Âge, renforcée en 1629, détruite en 1635 sur ordre de Richelieu. Comportait 13 ou 14 tours dont le moulin à vent, la tour Mohaine, la tour Jean Thierry, la tour des Prêtres et le colombier, détruit en 1777, ainsi que 4 portes, porte à la Vaux, porte en haut, porte en bas, porte à Warcq détruites à la fin du règne de Louis XVI. En 1923, il subsistait un pan de mur soutenant le jardin du presbytère. Occupait l'espace délimité par la rue de Remoiville ou rue des jardiniers, la rue du Docteur-Munier, la place des Grèves, les rues du Ravelin et du petit Ornel et la rivière.
  • Château Paul situé rue Justin-Paul, château construit 2e moitié XIXe siècle pour Justin Paul, négociant en vins et futur banquier, détruit pendant la guerre 1914-1918 à l'exception des deux pavillons encadrant la cour devenus la gendarmerie (à gauche), la perception et le bureau d'enregistrement (à droite), modifiés après 1918.
  • Château de la Fontaine au Rupt situé au 75 avenue du 8e B.C.P, élevé vers 1890 pour M. Hutin, directeur de l'usine la Baleine puis Petitcolin qui fabriquait des baleines de corsets et des peignes en fanons de baleine. Endommagé pendant la guerre 1914-1918, restauré après la guerre.
  • Hôtel de Ville situé place Jean-Baptiste Rouillon, reconstruit de 1780 à 1787 sous l'administration de François Verdun, maire d'Étain (1760, 1789), remplaçant l'ancienne maison commune placée à l'alignement de la rue Nationale. En partie détruit par la Première Guerre mondiale, reconstruit de 1922 à 1926, l'ordonnance originelle de la façade principale a été respectée. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2002[21].
  • L'usine Petitcollin dernière et plus ancienne fabrique de baigneurs et de poupées encore en activité créée en 1860.
Visites guidées permettant de découvrir le moulage des pièces, le montage, l'implantation des cheveux et d'admirer les anciens modèles en celluloïd.
  • La Maison des Fusillés de .

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale Saint-Martin, construite au XIIe siècle, dont il subsiste la tourelle d'escalier sud et les murs contigus ainsi que des vestiges dans la travée droite de chœur. Les 5 premières travées de la nef et des bas-côtés sont construites au XIIIe siècle, après que l'archevêque de Trêves ait eu échangé en 1221, avec la collégiale de la Madeleine à Verdun, la ville d'Étain contre la ville de Mackeren aujourd'hui Kœnigsmacker en Moselle. 6e et 7e travées ajoutées au XIVe siècle. Chœur reconstruit à partir de 1437 aux frais de Guillaume Huin, futur cardinal, originaire d'Étain (décédé en 1456). Six chapelles ajoutées aux bas-côtés nord et sud aux XIVe, XVe et XVIe siècles : à la 5e travée nord, chapelle fondée en 1385 pour Gilles Paixel ; la 2e travée nord, chapelle des fonts du XVe siècle ; aux 4e et 5e travées sud, chapelle du XVe siècle ; à la 7e travée sud, chapelle du Sacré-cœur limite XVe siècle, XVIe siècle ; à la 4e travée nord, chapelle Saint-Joseph fondée en 1519 pour Jean d'Issoncourt ; à la 6e travée nord, chapelle Saint-Nicolas du XVIe siècle. Tour clocher reconstruite entre 1761 et 1771 (date portée avant la guerre 1914-1918). Édifice gravement endommagé en , restauré entre 1920 et 1953, il est classé au titre des monuments historiques depuis 1846[22].
Pieta de l'église Saint-Martin de Ligier Richier à Étain.
Pieta de Ligier Richier à Étain.
  • La pietà de l'église Saint-Martin sculpture attribuée à Ligier Richier, classée monument historique en 1905. La pietà (signifiant pitié en italien) est un épisode de la vie du Christ qui se déroule après la Descente de Croix et la Déploration. Elle se déroule avant la Mise au Tombeau. Marie reçoit le Christ mort dans ses bras. En Lorraine ce thème a connu une grande dévotion et tend à remplacer les Vierges à l'enfant à partir du XVe siècle. Même si le nom de la statue est Vierge de Pitié, ce n'est pas la Vierge qui occupe le premier plan mais le Christ. De sa main gauche la Vierge soutient le bras du Christ. Sa main droite le retient contre elle. La tête de Jésus s'appuie sur l'épaule de sa mère[23].
  • Couvent de Capucins avec chapelle situé derrière l'hôtel de ville, fondé en 1635, avec la permission du prince François de Lorraine, évêque de Verdun ; bâtiments reconstruits dans le courant du XVIIIe siècle, vendus comme bien national le .
  • La chapelle de la Maison de retraite de Lataye.
La synagogue.
  • La synagogue, rue de Morteau remplace celle de 1877 reconstruite en 1926 par Antoine Verneris[24]. À noter qu'il existe à proximité une « rue de la Synagogue ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Étain Blason
De gueules à trois pichets d'argent deux en chef affrontés et un en pointe.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Blason à dessiner
De gueules à trois pots d'argent, les deux du chef ayant les anses contournées[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Bonnabelle, Notice sur la ville d'Étain, C. Lacour, Nîmes, 2004, p. 74-108 (ISBN 2-7504-0776-1) (extrait des Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 1878, fac simile de l'édition de Nancy, Imprimerie G. Crépin-Leblond, 1878)
  • Petit de Baroncourt, Histoire de la ville d'Étain, Meuse : depuis les premiers temps jusqu'à nos jours, C. Lacour, Nîmes, 2006, 140 p. (ISBN 2-7504-1212-9) (fac-simile de l'édition originale de Verdun, Henriot ; Étain, Nicolas, 1835)
  • [PDF] Félix Liénard (1812-19..?). Dictionnaire topographique du département de la Meuse : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, 1872, p. 79-80 Bibliothèque nationale de France-Gallica

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Ban : aire soumise à la justice du seigneur local.
  4. Maîtrise : juridiction supérieure à la gruerie, pouvant en regrouper plusieurs. Jusqu'à une certaine somme, on parlait de maîtrise particulière, au-delà on se référait aux 20 « grandes maîtrises » que comptait la France.
  5. Gruerie : juridiction chargée de réprimer les petits délits commis dans les forêts et de percevoir une partie du prix des coupes et des amendes (braconnage, coupe de bois sauvage, etc.)
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meuse-55
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 d'Étain », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 30 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  10. a et b Félix Liénard, Dictionnaire topographique du département de la Meuse, 1872.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « Les maires de Etain », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 23 juin 2016).
  13. « Étain : Jean Picart annonce sa démission du poste de maire à la cérémonie commémorative de l'Appel du 18 juin », sur le site de L'Est républicain, (consulté le 23 juin 2016).
  14. « Étain : Jean Picart médaillé », sur le site de L'Est républicain, (consulté le 23 juin 2016).
  15. Léa Boschiero, « Rémy Andrin, nouveau maire d'Étain (Meuse) », sur le site de L'Est républicain, (consulté le 14 septembre 2016).
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  17. « Résultats municipales 2020 à Étain », sur lemonde.fr (consulté le 24 juillet 2020).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Hôtel de Ville », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Église Saint-Martin », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Bernard Prud'homme (photogr. François Janvier, Gérard Coing, Olivier Dancy), Ligier Richier, Ars-sur-Moselle, Serge Domini, (ISBN 9782354751104), p. 49-51-52.
  24. Notice no IA00036886, base Mérimée, ministère français de la Culture.