Nadine Morano

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Nadine Morano
Nadine Morano à Belfort en 2014.
Nadine Morano à Belfort en 2014.
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le
(2 ans et 25 jours)
Élection 25 mai 2014
Législature 8e
Groupe politique PPE
Ministre délégué chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle

(1 an 5 mois et 26 jours)
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Nicole Péry (indirectement)
Successeur Thierry Repentin (indirectement)
Secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité

(1 an 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur elle-même (Famille)
Valérie Létard (Solidarité)
Successeur Claude Greff (indirectement)
Secrétaire d'État chargée de la Famille

(1 an 3 mois et 5 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Xavier Bertrand (ministre du Travail, de la Famille, des Relations sociales et de la Solidarité)
Successeur elle-même
Députée de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle

(5 ans et 10 mois)
Élection
Réélection
Législature XIIe et XIIIe
Prédécesseur Nicole Feidt
Successeur Philippe Morenvillier
Biographie
Nom de naissance Nadine Yvonne Pucelle
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Nationalité Drapeau de France Française
Parti politique RPR (jusqu'en 2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Diplômé de Université de Nancy
Profession Responsable de communication

Nadine Morano, née le à Nancy, est une femme politique française, membre du parti Les Républicains (LR).

Ancienne députée de Meurthe-et-Moselle, elle est successivement secrétaire d'État chargée de la Famille (2008-2009), puis de la Famille et de la Solidarité (2009-2010) auprès du ministre du Travail, dans le gouvernement Fillon II, et ministre délégué auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle (2010-2012), dans le gouvernement Fillon III.

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Nadine Morano est la fille de Michel Pucelle (modifié par décret en « Pugelle » en 1975[1]), chauffeur de poids lourds[2], décédé en 2011. Sa mère, Monique Generelli, est standardiste, son père est un maçon né au Piémont. Nadine Morano passe son enfance dans le quartier du Haut-du-Lièvre, à Nancy[1],[3],[4].

Après des études à la faculté de droit de Nancy[5], titulaire d'un DESS d'information, communication et organisation des entreprises, elle est chargée de mission auprès du 1er vice-président du conseil régional de Lorraine entre 1992 et 1997, puis devient responsable de la communication du parc naturel régional de Lorraine entre 2000 et 2002[6].

Mère de trois enfants, elle est divorcée de son mari, Angelo Morano, d'origine calabraise, dont elle a conservé le nom[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Durant ses études, elle s'engage, comme ses parents, au RPR, parti au sein duquel elle occupe les fonctions de déléguée des Jeunes de Meurthe-et-Moselle entre 1986 et 1988[7]. Lors de meetings de jeunes, elle fait la connaissance de Nicolas Sarkozy, qu'elle soutient lors de la fracture de la droite consécutive à l'élection présidentielle française de 1995[5].

Secrétaire nationale de l'UMP[modifier | modifier le code]

Entre 2002 et 2006, elle est secrétaire nationale de l'UMP, chargée des fédérations professionnelles. Elle est ensuite déléguée générale au monde professionnel, jusqu'en 2008.

Entre 2007 et 2008 elle est porte-parole de l'UMP. À partir de cette époque, elle se fait connaître à l'échelle nationale par des attaques médiatiques et les polémiques qu'elle suscite[8]. Celles-ci lui valent d'être écartée de la campagne présidentielle en [9],[10].

Députée et conseillère régionale[modifier | modifier le code]

Élue députée le 19 juin 2002 dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle avec 56,26 % des voix au second tour, face à la députée sortante socialiste Nicole Feidt[11], elle siège à la commission des affaires culturelles et dans plusieurs groupes d'études, occupant la vice présidence du groupe d'études de la Jeunesse, l'intégration et la citoyenneté et celui de la Sécurité intérieure. Durant cette législature, elle présente deux propositions de lois le 4 octobre 2005 : la première portant révision de l'article 25 de la Constitution, la seconde visant à modifier la suppléance en cas de vacance de siège d'un député ou d'un sénateur nommé au gouvernement. Le 8 décembre suivant, elle en dépose une troisième qui vise à protéger les enfants dans les cas de divorces conflictuels[12].

Candidate sur la liste UMP de Meurthe-et-Moselle lors des élections régionales de 2004, elle est élue conseillère régionale de Lorraine, mais sa liste obtient 32,26 % des voix au second tour, contre 52,79 % pour la gauche et 14,95 % pour le Front national[13].

Membre (29 octobre 2004), puis vice-présidente (3 novembre 2004), de la commission spéciale chargée d'examiner la proposition de loi relative aux droits des malades et à l'euthanasie[12], créée à la suite de l'affaire Vincent Humbert, elle propose, en vain, que la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie du prévoie la mise en place d'une commission nationale d'exception d'euthanasie[14]. Elle fait également partie de la mission d'information sur la famille, à partir de décembre 2004.

Le , lors de la discussion de la loi relative à la prévention de la délinquance, elle dépose avec le député Édouard Courtial un amendement pour pénaliser la diffusion de vidéos de « happy slapping » en France, mais il est rejeté en première lecture. Réintroduit en deuxième lecture par la commission des lois du Sénat, il est voté par la Haute Assemblée le 11 janvier 2007[15],[16],[17], avant d'être confirmé par l'Assemblée nationale[18]. Elle défend en 2008 l'instauration de la rétention de sûreté, accusant l'opposition socialiste d'être « clairement du côté des assassins » (Julien Dray rétorque que Nadine Morano « se range du côté de la bêtise »)[19].

Réélue lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007 avec 52,82 % des voix au second tour, face à la socialiste Michèle Pilot[20], elle est nommée, durant cette législature, à la commission de la Défense nationale et des Forces armées le 27 juin 2007, puis à la commission d'enquête sur les conditions de libération des infirmières et du médecin bulgares détenus en Libye et sur les récents accords franco-libyens le 16 octobre suivant[21].

Candidate aux élections municipales des 9 et 16 mars 2008 à Toul, où se présentent trois listes de droite, elle est battue par Nicole Feidt, maire sortante, socialiste, à la tête d'une liste d'union de la gauche. Nadine Morano arrive en troisième position, au second tour, avec 26,26 %, derrière Nicole Feidt (43,69 %) et Jacques Gossot (30,05 %), ancien maire RPR (1971-2001)[22].

Secrétaire d'État chargée de la Famille[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée au poste de secrétaire d'État chargée de la Famille auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, Xavier Bertrand, dans le gouvernement Fillon II ; le 19 avril 2008, son suppléant, Philippe Morenvillier, lui succède à Assemblée nationale[23].

Le , Brice Hortefeux devient son ministre de tutelle.

Le , elle annonce la mise en ligne d'un site Internet destiné à aider les Français à gérer leur budget[note 1].

Secrétaire d'État chargée de la Famille et de la Solidarité[modifier | modifier le code]

Le 23 juin 2009, elle est confirmée dans ses fonctions de secrétaire d'État chargée de la Famille auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville, Xavier Darcos, et obtient en plus le portefeuille ministériel de la Solidarité, où elle succède à Valérie Létard.

Le 16 juillet 2009, à Vichy, en présence de Gilbert Montagné, elle lance le label « handi-vacances », dont le but est de distinguer les communes facilitant leur accès au tourisme aux personnes handicapées[24],[25]. Annette Masson, présidente de l'association Tourisme et handicaps, a relativisé cette annonce en rappelant qu'il existe depuis 2001 un label « Tourisme et handicap »[26]. De son côté, l'Association des paralysés de France s'est inquiétée de la prolifération des labels[27],[28].

Le 16 février 2010, elle lance les « états généraux de l’enfance » annoncés par Nicolas Sarkozy en novembre 2009. Ceux-ci sont censés réunir les associations de la protection de l'enfance, les conseils généraux et les travailleurs sociaux afin de discuter du travail social, des jeux dangereux et violents, des situations de précarité, de la prévention et du soutien à la parentalité, enfin, du traitement de l’information préoccupante. Toutefois, choqués de voir figurer, parmi les quatre objectifs de ces états généraux, l'amélioration de « la transmission de l’information préoccupante prévue par la loi du 5 mars 2007, pour éviter que le nomadisme de certaines familles ne leur permette d’échapper au contrôle et à la surveillance des services sociaux », ATD Quart monde et trois associations professionnelles ont refusé d'y prendre part, reprochant au ministère d'être « resté très silencieux sur [leurs] réactions » et de n'avoir « pas cherché à lever une quelconque ambiguïté sur la place faite au travail social, médico-social et éducatif, dans la protection des enfants et le soutien à la parentalité »[29],[30].

Le 25 février 2010, lors de l'examen de la proposition de loi sur la prévention et la répression des violences faites aux femmes à l'Assemblée, elle présente, au nom du gouvernement, un amendement prévoyant le contrôle du respect d'une décision judiciaire d’éloignement par la mise en place d'un dispositif de bracelet électronique à titre expérimental dans certains départements avant sa généralisation à l’ensemble du territoire d’ici 2013, et un autre relatif à l'aide juridictionnelle pour les femmes étrangères sans condition de résidence bénéficiant d’une ordonnance de protection[31],[32].

Lors des élections régionales de mars 2010, « discrète numéro 2 de la majorité en Meurthe-et-Moselle », elle est réélue, mais la liste sur laquelle elle figure essuie un échec, en obtenant 31,06 % des voix, contre 53,30 % pour la liste d'union de la gauche, conduite par le président du conseil régional sortant, Jean-Pierre Masseret, et 15,64 % pour la liste du Front national[33],[34].

Ministre déléguée chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Nadine Morano à un meeting de Nicolas Sarkozy à Nancy, lors de la campagne présidentielle de 2012.

Nadine Morano est nommée, le , ministre délégué chargée de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle, auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand, dans le gouvernement Fillon III.

En , elle intègre la « cellule de coordination », plus connue sous le nom de « cellule riposte », dirigée par Brice Hortefeux et chargée de « vanter le bilan du président et de riposter aux attaques venues de l'opposition », dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2012[35],[36].

Élections législatives de 2012[modifier | modifier le code]

Candidate dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2012, elle arrive en deuxième position au premier tour avec 34,33 % des voix, contre 39,29 % face à son concurrent socialiste Dominique Potier, et en appelle au vote des électeurs frontistes[37]. Elle n'en est pas moins battue au second tour[38] avec 44,33 % des voix[39] et déclare avoir été piégée par Gérald Dahan se faisant passer pour Louis Aliot, contre lequel elle porte plainte avant d'être déboutée par la justice en pénal; elle poursuit alors la procédure en civil[40].

Le , elle annonce qu'elle soutient Jean-François Copé lors du congrès pour la présidence de l'UMP[41]. Le , tout en restant à l'UMP, elle lance son propre parti, le Rassemblement pour le peuple de France (RPPF), faisant ainsi implicitement référence au RPF du général de Gaulle. D'après ses statuts, ce parti souhaite défendre « les valeurs de la droite républicaine et populaire » et « renforcer l'intérêt des citoyens pour l'action politique ».

En , à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012, elle est nommée avec le filloniste Dominique Bussereau déléguée générale chargée des élections[42], poste qu’elle occupait seule précédemment.

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Nadine Morano aux Journées de Strasbourg organisées par Le Nouvel Observateur, en juin 2013.

Fin janvier 2014, elle est désignée tête de liste pour la circonscription Est pour les élections européennes de la même année[43] et est élue en mai 2014. Nadine Morano est aussi conseillère régionale de Lorraine. Sa liste obtient le meilleur score réalisé par une liste UMP.

Ses détracteurs au sein de l'UMP lui reprochant son « outrance »[44], elle ne se voit pas confier de poste-clé dans le nouvel organigramme de l'UMP après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence. Nadine Morano décide alors de rester en dehors de l'équipe de direction du parti[45]. Par ailleurs, elle quitte l'association des « Amis de Nicolas Sarkozy », dont elle était trésorière[46]. Néanmoins, le 21 janvier 2015, elle est nommée, par Nicolas Sarkozy, vice-présidente de la commission nationale d'investiture, présidée par Christian Estrosi[47].

Élections régionales de 2015[modifier | modifier le code]

Nadine Morano est présentée officiellement le 18 septembre 2015 comme tête de liste des régionales pour la Meurthe-et-Moselle au sein de la liste d’union de la droite et des centristes dans le Grand Est[48].

Utilisation de l'expression « race blanche »[modifier | modifier le code]

Le 26 septembre 2015, dans l'émission On n'est pas couché, elle affirme que « la France est un pays judéo-chrétien, de race blanche », faisant ainsi référence — mais de façon jugée approximative[50] — à un extrait d'une conversation de 1959 entre Charles de Gaulle et Alain Peyrefitte rapportée dans un livre de ce dernier, intitulé C'était de Gaulle[51],[52] ; Nadine Morano ajoute ensuite que, dans ses mémoires, Charles de Gaulle fait également usage de la formulation « race blanche »[53]. Elle provoque alors un vif débat médiatique et politique[54],[55]. Pour les journalistes Alain Duhamel ou Claude Weill, le mot « race » n'avait pas la même connotation en 1959 qu'aujourd'hui[56],[57]. Parmi ses opposants, le Premier ministre, Manuel Valls, déclare à l'Assemblée nationale que « Marianne n'a pas de race, pas de couleur »[58]. Marine Le Pen, après avoir indiqué dans un premier temps « que Nadine Morano avait simplement cité des propos du général de Gaulle », estime que ceux de l’ancienne ministre « peuvent être entendus de manière blessante, notamment par nos compatriotes d’outre-mer »[59]. Jean-Marie Le Pen considère que Nadine Morano est critiquée pour « avoir énoncé une évidence historique multiséculaire »[60]. L'essayiste et journaliste Éric Zemmour, qui affirme que de Gaulle appartenait « à une génération n'ayant pas peur d'employer le mot « race » », cite d'autres propos de ce type attribués au Général et rappelle l'emploi du terme « race » par « tous les grands républicains » et la hiérarchisation que, de plus, ils faisaient entre les races, comme Jules Ferry« Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. […] Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures »[61] — ou Léon Blum[62]. Dans Le Monde du 6 octobre 2015, la généticienne et conseillère de Paris Les Républicains, Dominique Stoppa-Lyonnet, publie un article intitulé « Race » : l’ignorance conduit à la détestation » dans lequel elle considère qu'« en revendiquant l’appartenance des Européens à une race et en sous-entendant la détestation de ceux qui seraient censés appartenir à une autre, Nadine Morano a, comme beaucoup, fait preuve d’ignorance de l’histoire de notre humanité »[63].

Évoquant les insultes proférées par Guy Bedos à l'encontre de Nadine Morano (« conne », « salope », « connasse »[64]), le philosophe Alain Finkielkraut se demande le 8 octobre « si les femmes de droite on peut les piétiner ? » et si, « pour être protégée du sexisme, il fallait être une femme de gauche »[65], et déclare le 9 octobre sur BFM TV que « voir les gaullistes s'acharner à travers elle contre une phrase du général de Gaulle, c'était tout simplement pitoyable »[66].

La LICRA signale à la justice les propos de Nadine Morano et révèle le 4 décembre 2015 que le Parquet juge « qu'ils ne comportent aucune incitation au rejet d'un groupe de personnes déterminé » et a décidé de classer ce signalement sans suite[67].

Retrait de sa candidature[modifier | modifier le code]

Le 7 octobre 2015, après une dizaine de jours de polémiques, et sous la menace de démission des autres têtes de listes de la nouvelle région Est, la Commission nationale d’investiture du parti Les Républicains vote le retrait de l'investiture aux élections régionales de Nadine Morano de la liste présentée dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, dont elle devait mener la liste départementale pour la Meurthe-et-Moselle, et la remplace par Valérie Debord, sur proposition de Nicolas Sarkozy[68]. En revanche, le parti n’a pas l’intention de l'exclure[69].

Avant même qu'elle ne soit retirée de la liste, Nadine Morano avait déclaré dans Le Point, à propos de l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy : « Ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai[70],[71] ! ».

À la suite de son éviction de la liste, Nadine Morano dénonce une « faute politique » de Sarkozy[72]. Par ses propos assumés et répétés, Nadine Morano incarnerait selon certains journalistes et éditorialistes[73],[74] la « dérive droitière » de l'UMP puis des Républicains, influencée par Patrick Buisson sous la présidence Sarkozy afin de « concurrencer le Front national sur son terrain, dans l’espoir de limiter sa progression »[75],[76] et de créer une situation délicate à gérer pour Nicolas Sarkozy[76],[77].

Le 29 octobre, Nadine Morano appelle les électeurs du FN et « ceux qui en ont marre de la gauche et de la droite », dont le maire de Béziers, Robert Ménard, à préférer le « rassemblement Nadine au rassemblement Bleu Marine »[78],[79] .

Le 6 décembre 2015, la liste conduite par le Front National arrive en tête du premier tour de l'élection régionale dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, ce qui « décrédibilise » Nicolas Sarkozy, selon Nadine Morano[80].

Le 10 décembre 2015, quelques jours avant le second tour des élections régionales, Claude Bartolone reprend l'expression de Nadine Morano et fait scandale en déclarant dans un entretien accordé à L'Obs que Valérie Pécresse défend « Versailles, Neuilly et la race blanche »[81].

Primaire présidentielle de la droite de 2016[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 2015, elle se déclare candidate à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[82].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Dans la bande dessinée de François Durpaire et Farid Boudjellal, La Présidente, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2017, Nadine Morano devient ministre de la Famille et de la Natalité[83]. Dans le roman de politique-fiction de Michel Wieviorka, Le séisme. Marine Le Pen présidente (2016), avec un scénario similaire, elle devient ministre de la Jeunesse et des Sports[84].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le même jour, Brice Hortefeux annonce le versement d'une prime exceptionnelle de 150 euros promise le 18 février, lors d'un sommet social, par Nicolas Sarkozy, dans le cadre de son plan de relance et destinée aux trois millions de familles modestes ayant des enfants scolarisés de plus de six ans et bénéficiaires de l'Allocation de rentrée scolaire ; celle-ci représente un coût de 450 millions d'euros pour les caisses d'allocations familiales et de mutualité sociale agricole. Voir « 150 euros de plus pour les familles modestes », sur le site de Libération,‎ .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Les petits secrets de Nadine Morano », sur le site de L'Est républicain,‎ , citant Jean-Louis Beaucarnot, Le tout politique, Éditions de l'Archipel, (ISBN 978-2809805666).
  2. « Nadine Morano, sa spéciale dédicace aux routiers », sur lepoint.fr,‎ .
  3. Élisabeth Chavelet, « Nadine Morano : mon père ce héros », sur le site de Paris Match,‎ .
  4. Soazig Quemener, « Nadine Morano, l'atout peuple », sur le site du Journal du Dimanche,‎ .
  5. a et b « Nadine Morano », sur le site Politique.net.
  6. « Nadine Morano : biographie et actualités sur EducPros », sur letudiant.fr.
  7. « Nadine Morano : Biographie et articles – Le Point », sur lepoint.fr.
  8. Hélène Bekmezian, « Nadine Morano, cinq ans d'offensives médiatiques », sur le site du Monde,‎ .
  9. Christelle Bertrand, « Nadine Morano : La chauffarde de la république », VSD, no 1797,‎ (lire en ligne).
  10. « Sarkozy met Morano en sourdine », sur le site de L'Express,‎ .
  11. « Résultats des élections législatives de 2002 : 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  12. a et b « Nadine Morano : fiche XIIe législature », sur le site de l'Assemblée nationale.
  13. « Résultat des élections régionales de 2004 : Meurthe-et-Moselle », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  14. « Euthanasie : Morano favorable à des exceptions », sur le site de L'Express,‎ .
  15. Philippe Houillon, « Rapport relatif à la prévention de la délinquance », sur le site de l'Assemblée nationale,‎ .
  16. « Le Sénat fait entrer le happy slapping dans le code pénal », sur le site Legalis.net,‎ .
  17. « Le Sénat s'en prend au « happy slapping » », sur le site de Libération,‎ .
  18. « Loi Sarkozy (1/3) : Chronologie », sur le site de la Ligue Odebi,‎ .
  19. « Rétention de sûreté: Morano accuse le PS de se mettre « clairement du côté des assassins », sur Libération.fr,‎ (consulté le 22 avril 2016).
  20. « Résultat des élections législatives de 2007 : 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  21. « Nadine Morano : fiche XIIIe législature », sur le site de l'Assemblée nationale.
  22. « Résultats des élections municipales de 2012 : Toul », sur le site du Figaro.
  23. « Nadine Morano / France Inter », sur franceinter.fr.
  24. « S’adapter à tous types de handicap », sur le site de Libération,‎ .
  25. « Chacun a le droit a de vraies vacances », sur le site de SHF France,‎ .
  26. Michèle Sani, « Label handi-vacances : On ne réinvente pas une offre qui existe déjà ! », sur le site TourMag.com,‎ .
  27. « Handi-Vacances : lorsque trop de labels tue le label ! L’AFM également perplexe ! », sur le site Handimobility,‎ .
  28. « Création du label « Handi-Vacances » : l'APF perplexe quant à sa pertinence au vu des dispositifs existants », sur le site de l'APF,‎ .
  29. Christine Kohut, « Lancement des États Généraux de l’enfance », sur le site du Réseau d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents du Pas-de-Calais,‎ .
  30. « États Généraux de l’enfance : Les organisations professionnelles ne participeront pas », sur le site de l'ANAS,‎ .
  31. « Compte rendu intégral », sur le site de l'Assemblée nationale,‎ .
  32. « Mettons fin au cycle de la violence », sur le site du ministère des Droits des femmes.
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  34. « Résultats des élections régionales 2010 / Régionales / Les résultats / Elections - Ministère de l'Intérieur », sur interieur.gouv.fr.
  35. Solenn de Royer, « L'UMP crée une «cellule riposte» pour contrer le PS », sur le site du Figaro,‎ .
  36. « Brice Hortefeux réunit sa cellule de riposte à la gauche », sur le site du Nouvel Observateur,‎ .
  37. Priscille Lafitte, « À Toul, Nadine Morano drague ouvertement l'électorat frontiste », sur le site de France 24,‎ .
  38. « Nadine Morano battue à Toul », sur le site du Nouvel Observateur,‎ .
  39. « Résultats des élections législatives de 2012 : 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle », sur le site du ministère de l'Intérieur.
  40. « Canular : la plainte de Nadine Morano contre Gérald Dahan classée sans suite », sur leparisien.fr,‎ .
  41. « Morano : « J'ai décidé de soutenir Jean-François Copé », sur lefigaro.fr,‎ .
  42. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », sur ump.blog.lemonde.fr,‎ .
  43. « Européennes : MAM, Morano... l'UMP a désigné ses têtes de listes », sur leparisien.fr,‎ .
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  50. Selon Michel Sapin intervenu sur BFM TV le 1er octobre 2015, Nadine Morano a omis une partie de phrase — La France est un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine — et a remplacé de religion chrétienne par judéo-chrétien[49].
  51. Charles de Gaulle, Propos du 5 mars 1959 (lire sur Wikisource).
  52. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle -Tome I, Fayard, (ISBN 9782213644899, lire en ligne).
  53. Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir : Le renouveau, 1958-1962, Édition Édito-Service, (lire en ligne).
  54. « Laurent Bouvet : ce que révèle l'affaire Nadine Morano », sur Le Figaro,‎ (consulté le 12 novembre 2015).
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  58. « Valls sur les propos de Morano : « Marianne n'a pas de race, pas de couleur », sur MidiLibre.fr,‎ (consulté le 12 novembre 2015).
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  60. « Le Front national partagé sur les propos de Nadine Morano », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
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