Jean-Pierre Masseret

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Jean-Pierre Masseret
Jean-Pierre Masseret en septembre 2015.
Jean-Pierre Masseret en septembre 2015.
Fonctions
Président du Conseil régional de Lorraine

(11 ans 9 mois et 3 jours)
Réélection
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Philippe Richert (fusion des régions Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine)
Sénateur de la Moselle
En fonction depuis le
(1 an 10 mois et 9 jours)
Élection 25 septembre 2011
Prédécesseur Gisèle Printz

(10 ans et 9 jours)
Élection

(13 ans 9 mois et 9 jours)
Élection
Réélection
Secrétaire d'Etat chargé des
Anciens combattants

(4 ans 3 mois et 1 jour)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jospin
Prédécesseur Pierre Pasquini
Successeur Jacques Floch
Maire de Hayange

(1 an 11 mois et 8 jours)
Élection
Prédécesseur Alphonse Bourgasser
Successeur Philippe David
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Cusset (Allier)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Inspecteur principal des impôts
Portrait de Jean-Pierre Masseret.jpeg

Jean-Pierre Masseret, né le à Cusset (Allier), est un homme politique français, membre du Parti socialiste et ancien secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants. Il est président du conseil régional de Lorraine de 2004 à 2015 et sénateur de la Moselle depuis 1983.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Masseret, fils d'un mineur du bassin houiller de Commentry[1], a grandi à Cusset, dans l'Allier, où il a effectué sa scolarité, avant de rejoindre la faculté[Laquelle ?] de Clermont-Ferrand puis l’École nationale des impôts à Paris.

En 1967, il est nommé inspecteur des impôts. Il est ensuite muté en Lorraine, région que lui et son épouse n’ont plus jamais quittée. Ils y ont élevé leurs trois enfants.

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Reçu au concours d’inspecteur principal en 1976, il travaille en Meuse puis en Meurthe-et-Moselle jusqu’en 1983, année de son élection au Sénat. Il est alors le premier sénateur socialiste de la Moselle et un des plus jeunes de France.

Engagement sportif et associatif[modifier | modifier le code]

Coureur de fond et membre du SMEC (Stade Messin Étudiants Club), il fait partie de l’équipe 1re de cross avec laquelle il participe à plusieurs championnats de France. Plusieurs fois champion de Lorraine des 5000m, 10000 m, 20 km, marathon, il remporte également de grands marathons comme celui de Neuf-Brisach et le marathon de Paris (catégorie vétérans)[2].

Un stage national lui permet de faire la connaissance d’un personnage mythique, Alain Mimoun, champion olympique du marathon aux JO de 1956 à Melbourne. Alain Mimoun qu'il retrouvera plusieurs années après dans la cadre de ses fonctions ministérielles lorsqu'il est nommé secrétaire d'État

Ancien président de club (SMEC), ancien président de la Ligue lorraine d’athlétisme, il a été avec quelques autres à l’origine de l’organisation du Marathon de Metz.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Engagement militant[modifier | modifier le code]

Engagé dès ses années de faculté, il prend sa carte à la FGDS (Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste) créée par François Mitterrand et ce jusqu’à la fin en 1968. Il milite alors activement dans son syndicat, le SNADGI, Syndicat CGT des Finances publiques.

Il rejoint le PS après le congrès d’Épinay et intègre la section de Metz. Il devient par la suite, premier secrétaire fédéral. De 1994 à 1996, Il fait partie du conseil et du bureau national, et est secrétaire national chargé des relations extérieures.

Lors du référendum du 29 mai 2005, il vote contre le traité constitutionnel européen[2].

Élu local et parlementaire[modifier | modifier le code]

En 1979, Jean-Pierre Masseret est élu conseiller général dans le canton de Montigny-lès-Metz, puis conseiller municipal d'opposition de Metz en 1983. Il devient dans la même année, le premier sénateur socialiste de la Moselle ; il est réélu en 1992. C'est la première fois dans l'histoire du PS en Moselle que deux sénateurs socialistes sont élus. Il est ensuite réélu une troisième fois en 2001 avec, cette fois, deux autres sénateurs socialistes, encore une première en Moselle.

Il devient vice-président du groupe socialiste au Sénat et vice-président de la commission des finances[Quand ?]. Il préside également un moment la "Fraternelle parlementaire", le groupe des élus francs-maçons[2].

En tant que sénateur, il fait partie de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Il y organise plusieurs colloques, avant de devenir président de l'Union de l'Europe occidentale (UEO), organe de défense du Conseil de l’Europe, et ce de 2005 à 2008.

Secrétaire d'État du gouvernement Jospin[modifier | modifier le code]

Alors maire d'Hayange depuis 1995 et sénateur de Moselle, Jean-Pierre Masseret quitte ses fonctions en 1997, lorsqu'il est appelé par le Premier ministre, Lionel Jospin, à rejoindre le gouvernement en tant que secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants.

Président du conseil régional de Lorraine[modifier | modifier le code]

En 1986, Jean-Pierre Masseret est élu au conseil régional de Lorraine. Il siège dans l’opposition.

Élection et réélection à la présidence de la région[modifier | modifier le code]

Il est élu président du conseil régional de Lorraine le 28 mars 2004 ; la liste PS-PC-Verts dont il est tête de liste au niveau régional a recueilli 48,41% des suffrages. Jean-Pierre Masseret se représente pour un second mandat en 2010 ; lors du deuxième tour de l'élection régionale de mars 2010, sa liste obtient 50,02 % des voix, ce qui lui permet d'être réélu à la présidence du conseil régional.

Campagne régionale de 2015[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre 2015, au soir du premier tour de l'élection régionale en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, la liste qu'il conduit arrive en troisième position, avec 16,1 % des voix, derrière celles du Front national (36,1 %) et de la droite (25,8 %)[3]. Jean-Pierre Masseret dit publiquement qu'il refuse de retirer sa liste[4] alors que plusieurs élus locaux socialistes (Mathieu Klein, Dominique Gros, Roland Ries, Aurélie Filippetti) l'enjoignent publiquement à se désister selon la consigne nationale donnée par Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire du Parti socialiste. Au second tour, il finit en troisième position en totalisant 15.2% des voix[5].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal et maire
Conseiller général
Conseiller régional

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Mandats européens[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • 1986 - 1992 : vice-président du groupe socialiste au Sénat
  • 1994 - 1996 : secrétaire national chargé des relations extérieures au PS
  • 1995 - 1997 : membre du conseil national et du bureau national du PS
  • 2003 - 2005 : président du groupe socialiste à l'Assemblée parlementaire de l'UEO

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]