Saint-Nicolas-de-Port

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Saint-Nicolas-de-Port
Saint-Nicolas-de-Port
Façade de la basilique.
Blason de Saint-Nicolas-de-Port
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Jarville-la-Malgrange
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
Luc Binsinger
2014-2020
Code postal 54210
Code commune 54483
Démographie
Gentilé Portois
Population
municipale
7 618 hab. (2015 en diminution de 1,03 % par rapport à 2010)
Densité 926 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 54″ nord, 6° 18′ 11″ est
Altitude 247 m
Min. 201 m
Max. 292 m
Superficie 8,23 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintnicolasdeport.com/

Saint-Nicolas-de-Port est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Ville-centre de l'unité urbaine de Dombasle-sur-Meurthe, elle appartient à l'aire urbaine de Nancy.

Ses habitants sont les Portois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rive gauche de la Meurthe face à Varangéville. Par la départementale D 400, elle se trouve à 13 km de Nancy et 18 km de Lunéville, mais l'autoroute A33 accueille le flux principal de circulation.

Communes limitrophes de Saint-Nicolas-de-Port
Art-sur-Meurthe Dombasle-sur-Meurthe Dombasle-sur-Meurthe
Art-sur-Meurthe Saint-Nicolas-de-Port Varangéville
Ville-en-Vermois Varangéville Varangéville

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • La commune est appelée « Saint-Nicolas » du fait de sa basilique, elle a pris son nom actuel le 2 avril 1961.
  • Anciennes mentions : Portus (923), Portus Sancti-Nicholai (1234), Le Port (1243), Saint-Nicholai-de-Port (1273), Saint-Nicolai-de-Poirt (1331), Saint-Nicolas (1498), Sainct-Nicolas-du-Port (1503), Sanctus-Nicolaus (1513), Portus quod et Sanctus-Nicholaus (XVIe siècle), Port dict Sainct-Nicolas (1573 et 1574), Saint-Nicolas anciennement Port (1594), Port alias Sainct-Nicolas (1618), Vicus Sancti-Nicolai (1675), Port-sur-Meurthe (nom révolutionnaire), Saint Nicolas (1793), Saint-Nicolas-de-Port (1961)[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque gallo-romaine, elle s'appelait simplement Port, jusqu'à l'édification d'une première église en 1093, destinée à recevoir une relique de saint Nicolas, évêque de Myre (en Lycie). Cette origine toponymique, liée à la situation géographique et à l'activité fluviale, se retrouve tant dans les armoiries de la ville (la nef du blason) que dans sa devise Fluctuo nec mergor (Je flotte mais ne coule pas), très proche de celle de Paris.
Plus tard, en 1193, une seconde église sera construite. C'est dans celle-ci que viendra prier Jeanne d'Arc en 1429.

L'actuelle basilique sera construite pour accomplir le vœu du duc René II lors la bataille de Nancy (5 janvier 1477) par Simon Moycet en 1481 (consacrée en 1560).

Saint-Nicolas fut desservi par l'ancien tramway de Nancy.

Pierre Leclerc du Vivier signa une ordonnance de « Monseigneur le duc de Calabre, Lorraine, Bar, Gueldre, etc., ſur l'établissement de deux foires franches en son bourg de Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine, commençantes, la première au vingtième de juin, et l'autre en pareil jour en décembre 1597 »[3] que Charles III de Lorraine réorganisa.

La cité fut entièrement saccagée et brûlée par les Suédois le .

Le canal de la Marne au Rhin, construit vers le milieu du XIXe siècle, longe la cité.

Elle fut également victime de sévères bombardements en 1940.

On trouvera de nombreuses informations sur l'histoire de la ville dans les ouvrages d'Émile Badel, en particulier dans son dernier livre : Les Grands Jours de Saint-Nicolas-de-Port (édité en 1931)

En 1908, l'on y découvrit l'un des seuls sites de dinosaures et de mammaliaformes (mammifère) en Lorraine, notamment des restes de Plateosaurus. Ils figurent même parmi les plus vieux restes de mammifères au monde[4]. En fait, seules les dents de mammifères ont été identifiées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du 2e tour de la présidentielle à Saint-Nicolas-de-Port, Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 52,66% des suffrages exprimés. En seconde position, Marine Le Pen (FN) obtient quant à elle 47,34% des voix.

On décompte 6,55% de votes blancs et 1,82% de votes nuls parmi les votants[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Joseph Grandemange   Joseph Grandemange, né Érard Joseph Granddemange, 1647-1730, fut amodiateur et receveur du prieuré de Varangéville, prévôt et maître de la prévôté de Saint-Nicolas-de-Port, avocat, conseiller au parlement de Metz de 1706 à 1708, anobli à Lunéville le 25 janvier 1708 par lettres de Léopold Ier de Lorraine[7]
An VIII (1800) 1809 Nicolas Lefevre    
1809 1819 Claude Georges Malter    
1819 1830 Nicolas Marchal    
1830 1832 Joseph André Laruelle   Député de la Meurthe[8] (1821-1823)
1832 1853 Nicolas Jolain    
1853 1853 Joseph Bertrand    
1853 1865 Dieudonné Gustave Marchal    
1865 1871 Ernest Bonnardel[9]    
1871 1882 Armand Legros   Conseiller général (1880-1883)
1882 1884 Alexandre Malter   Conseiller général (1883-1884)
1884 1892 Édouard Brunner    
1892 1911 Ernest Bonnardel   Conseiller général (1904-1910)
1911 1912 Fernand Rémy    
1912 1924 Charles Courtois   Conseiller général (1892-1904 et 1910-1926)
1924 1934 Paul Hanus   Conseiller général (1926-1934)
1934 1942 Gabriel Richard    
1942 1945 Henri Thévenin    
1945 1965 Marcel Wenck    
1965 1977 Edmond Prignet    
1977 1983 Bernard Haagen    
1983 1995 Gilles Aubert RPR Conseiller général du canton de Saint-Nicolas-de-Port (1985-1992)
1995 2001 Mireille Pichereau PS  
2001 en cours Luc Binsinger MoDem puis DVD Conseiller départemental du Canton de Jarville-la-Malgrange depuis 2015

Plusieurs voies de la commune ont été nommées d'après d'anciens maires (rue Laruelle, avenue Jolain, rue Bonnadel, rue Charles Courtois, rue Edmond Prignet) et le docteur Paul Hanus, maire de 1924 à 1934, a donné son nom à un parc public.

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Chef-lieu d'un canton regroupant les communes suivantes : Dombasle-sur-Meurthe, Richardménil, Rosières-aux-Salines, Flavigny-sur-Moselle, Tonnoy, Ville-en-Vermois, Azelot, Lupcourt, Manoncourt-en-Vermois, Ferrières, Coyviller, Burthecourt-aux-Chênes et Saffais.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2013 du concours des villes et villages fleuris[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 7 618 habitants[Note 1], en diminution de 1,03 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 2002 7362 9042 8562 9273 1692 9603 1903 278
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 5913 9043 8934 1195 1175 5445 6545 9405 827
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
5 7325 8535 5715 3425 5545 2625 1115 5645 761
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
7 2797 4907 4827 7067 5057 5877 5977 6087 602
2015 - - - - - - - -
7 618--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La société Vicat dispose d'une unité de production de béton.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Ville de foires du XVIe siècle, il ne subsiste que des vestiges épars, la plupart du temps réemployés.
  • Hôtel de ville, qui a conservé ses fenêtres à croisillons XVIe siècle et, en face, une maison classée a conservé de nombreux bas-reliefs du XVe siècle ; quelques escaliers à vis ont survécu.
  • Ville reconstruite fin du XVIIe siècle et première moitié du XVIIIe siècle : presque toutes les maisons du centre sont du XVIIIe siècle
  • Maisons 1 et 3 rue Charles-Courtois (IMH), 9 place de la République (MH).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Basilique de Saint-Nicolas-de-Port.
  • La basilique de Saint-Nicolas-de-Port, aux allures de cathédrale et de style gothique flamboyant, a des dimensions impressionnantes : une nef de 30 m de haut, des colonnes élancées de 21,50 m de hauteur (les plus hautes de France)[14] et deux tours respectivement de 85 et 87 m. Ses volumes sont harmonieux et la basilique fait preuve d'une étonnante unité de style. Elle a été restaurée à partir de 1983 grâce au legs considérable de Mme Camille Croué-Friedman, une riche Américaine originaire de cette ville. Elle abrite une relique de saint Nicolas, sa phalange « dextre bénissante ».
  • Monastère de Notre-Dame-de-la-Congrégation construit en 1750, les bâtiments viennent d'être restaurés.
  • Couvent des Annonciades, passé ensuite aux rédemptoristes, et dont il reste un grand bâtiment XVIIIe siècle.
  • Chapelle du centre hospitalier.
  • Prieuré des bénédictins, le monastère des bénédictines et le collège des jésuites, ont disparu à jamais.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La tour de brassage du Musée français de la brasserie.
  • Le musée français de la brasserie : dans les bâtiments de l’ancienne brasserie de Saint-Nicolas-de-Port, se trouve un important musée sur le brassage, l’histoire de la brasserie et de la bière. Une dynamique autour du brassage s’est créée, faisant ainsi de Saint-Nicolas-de-Port un pôle incontournable du brassage amateur ou artisanal en France.
  • Le musée du cinéma et de la photographie[15], installé dans les locaux de l'ancien collège Saint-Exupéry.

Saint-Nicolas-de-Port dans les arts[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Andlauer, dit le colonel Andlauer, militaire et homme de service spécial, né en 1876 à Saint-Nicolas-de-Port.
  • Émile Badel, professeur, journaliste et érudit Lorrain, né à Saint-Nicolas-de-Port en 1861.
  • Romain François Bigot, inventeur du bigophone (4 mai 1835 – Saint-Nicolas-de-Port – 16 janvier 1903 – Paris 3e).
  • Chrestienne Leclerc du Vivier est née à Saint-Nicolas-de-Port en 1563. Fondatrice d’un couvent des carmes déchaussés, elle est un membre de la famille Le Clerc et la femme de Charles Bailly du Séjour, chevalier, conseiller du roy en ses conseils d’état et privé, président de la chambre des comptes, député de Paris aux États généraux de 1593 et l’ancêtre de plusieurs personnalités importantes de l’Ancien Régime et de la Révolution. Sa statue est au musée du Louvre
  • Esther Lekain, née Ernestine Nickel (1870-1960) chanteuse, dont les parents tenaient une boutique de nouveautés a passé à Saint-Nicolas sa jeunesse.
  • Marie-Antoinette Lix (1839 - 1909), héroïne franco-polonaise.
  • Mathieu Petit-Didier (né à Saint-Nicolas-de-Port en 1659, mort à Senones en 1728) bénédictin, professeur de théologie et philosophie à l'abbaye de Saint Michel, abbé de Senones de 1715 à 1728, évêque de Macra, auteur de plusieurs ouvrages théologiques[16].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Nicolas-de-Port Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Varangéville est une commune voisine où se trouve le puits vers une importante mine de sel et un prieuré.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Henri Lepage, Le département de la Meurthe : Statistique, historique et administrative, vol. 2, Nancy, éd. Peiffer, , p. 673 [lire en ligne].
  4. mammifères sur pourlascience.fr
  5. « Saint-Nicolas-de-Port (54210) : Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur LExpress.fr (consulté le 8 septembre 2018)
  6. Les maires de Saint-Nicolas-de-Port
  7. Dom Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou Armorial général de la Lorraine et du Barrois, sur Google Books, p. 321
  8. Nécrologe de 1832, Pierre-Charles-Tr Desrochers
  9. Patrimoine : une rue, une âme
  10. Palmarès du concours des Villes et Villages Fleuris : Meurthe-et-Moselle.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Hauteur des voûtes et des colonnes de la basilique
  15. museecinemaphoto.com, site du Musée du cinéma et de la photographie.
  16. Dictionnaire historique des auteurs ecclésiastiques renfermant la vie des pères et des docteurs de l'Église, tome 4, pages 30 et 31, 1767