Saint-Nicolas-de-Port
| Saint-Nicolas-de-Port | |||||
Façade de la basilique. |
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Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Nancy | ||||
| Canton | Jarville-la-Malgrange | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois | ||||
| Maire Mandat |
Luc Binsinger 2014-2020 |
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| Code postal | 54210 | ||||
| Code commune | 54483 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Portois | ||||
| Population municipale |
7 573 hab. (2014) | ||||
| Densité | 920 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 37′ 54″ nord, 6° 18′ 11″ est | ||||
| Altitude | Min. 201 m – Max. 292 m | ||||
| Superficie | 8,23 km2 | ||||
| Localisation | |||||
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Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Saint-Nicolas-de-Port est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Ville-centre de l'unité urbaine de Dombasle-sur-Meurthe, elle appartient à l'aire urbaine de Nancy.
Ses habitants sont les Portois.
Sommaire
Géographie[modifier | modifier le code]
La commune est située sur la rive gauche de la Meurthe face à Varangéville. Par la départementale D 400, elle se trouve à 13 km de Nancy et 18 km de Lunéville, mais l'autoroute A33 accueille le flux principal de circulation.
Toponymie[modifier | modifier le code]
Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Port-sur-Meurthe[1].
Appelée « Saint-Nicolas » du fait de sa basilique, elle a pris son nom actuel le 2 avril 1961.
Commune 54 - 483 - elle s'est appelée Saint Nicolas de Port jusqu'en 1943
Puis elle aurait changé de nom entre 1943 et 1961 - Source INSEE pour redevenir Saint-Nicolas-de-Port en 1961.
Histoire[modifier | modifier le code]
À l'époque gallo-romaine, elle s'appelait simplement Port, jusqu'à l'édification d'une première église en 1093, destinée à recevoir une relique de saint Nicolas, évêque de Myre (en Lycie). Cette origine toponymique, liée à la situation géographique et à l'activité fluviale, se retrouve tant dans les armoiries de la ville (la nef du blason) que dans sa devise Fluctuo nec mergor (Je flotte mais ne coule pas), très proche de celle de Paris.
Plus tard, en 1193, une seconde église sera construite. C'est dans celle-ci que viendra prier Jeanne d'Arc en 1429.
L'actuelle basilique sera construite pour accomplir le vœu du duc René II lors la bataille de Nancy (5 janvier 1477) par Simon Moycet en 1481 (consacrée en 1560).
Pierre Leclerc du Vivier signa une ordonnance de « Monseigneur le duc de Calabre, Lorraine, Bar, Gueldre, etc., ſur l'établissement de deux foires franches en son bourg de Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine, commençantes, la première au vingtième de juin, et l'autre en pareil jour en décembre 1597 »[2] que Charles III de Lorraine réorganisa.
La cité fut entièrement saccagée et brûlée par les Suédois le .
Le canal de la Marne au Rhin, construit vers le milieu du XIXe siècle, longe la cité.
Elle fut également victime de sévères bombardements en 1940.
On trouvera de nombreuses informations sur l'histoire de la ville dans les ouvrages d'Émile Badel, en particulier dans son dernier livre : Les Grands Jours de Saint-Nicolas-de-Port (édité en 1931)
En 1908, l'on y découvrit l'un des seuls sites de dinosaures et de mammaliaformes (mammifère) en Lorraine, notamment des restes de Plateosaurus. Ils figurent même parmi les plus vieux restes de mammifères au monde[3]. En fait, seules les dents de mammifères ont été identifiées.
Politique et administration[modifier | modifier le code]
Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]
Liste des maires[modifier | modifier le code]
Plusieurs voies de la commune ont été nommées d'après d'anciens maires (rue Laruelle, avenue Jolain, rue Bonnadel, rue Charles Courtois, rue Edmond Prignet) et le docteur Paul Hanus, maire de 1924 à 1934, a donné son nom à un parc public.
Situation administrative[modifier | modifier le code]
Chef-lieu d'un canton regroupant les communes suivantes : Dombasle-sur-Meurthe, Richardménil, Rosières-aux-Salines, Flavigny-sur-Moselle, Tonnoy, Ville-en-Vermois, Azelot, Lupcourt, Manoncourt-en-Vermois, Ferrières, Coyviller, Burthecourt-aux-Chênes et Saffais.
Politique environnementale[modifier | modifier le code]
La commune a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2013 du concours des villes et villages fleuris[8].
Population et société[modifier | modifier le code]
Démographie[modifier | modifier le code]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].
En 2014, la commune comptait 7 573 habitants, en diminution de -1,26 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)
Économie[modifier | modifier le code]
La société Vicat dispose d'une unité de production de béton.
Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments[modifier | modifier le code]
Édifices civils[modifier | modifier le code]
- Ville de foires du XVIe siècle, il ne subsiste que des vestiges épars, la plupart du temps réemployés.
- Hôtel de ville, qui a conservé ses fenêtres à croisillons XVIe siècle et, en face, une maison classée a conservé de nombreux bas-reliefs du XVe siècle ; quelques escaliers à vis ont survécu.
- Ville reconstruite fin du XVIIe siècle et première moitié du XVIIIe siècle : presque toutes les maisons du centre sont du XVIIIe siècle
- Maisons 1 et 3 rue Charles-Courtois (IMH), 9 place de la République (MH).
Édifices religieux[modifier | modifier le code]
- La basilique de Saint-Nicolas-de-Port, aux allures de cathédrale et de style gothique flamboyant, a des dimensions impressionnantes : une nef de 30 m de haut, des colonnes élancées de 21,50 m de hauteur (les plus hautes de France)[12] et deux tours respectivement de 85 et 87 m. Ses volumes sont harmonieux et la basilique fait preuve d'une étonnante unité de style. Elle a été restaurée à partir de 1983 grâce au legs considérable de Mme Camille Croué-Friedman, une riche Américaine originaire de cette ville. Elle abrite une relique de saint Nicolas, sa phalange « dextre bénissante ».
- Monastère de Notre-Dame-de-la-Congrégation construit en 1750, les bâtiments viennent d'être restaurés.
- Couvent des Annonciades, passé ensuite aux rédemptoristes, et dont il reste un grand bâtiment XVIIIe siècle.
- Chapelle du centre hospitalier.
- Prieuré des bénédictins, le monastère des bénédictines et le collège des jésuites, ont disparu à jamais.
Équipements culturels[modifier | modifier le code]
- Le musée français de la brasserie : dans les bâtiments de l’ancienne brasserie de Saint-Nicolas-de-Port, se trouve un important musée sur le brassage, l’histoire de la brasserie et de la bière. Une dynamique autour du brassage s’est créée, faisant ainsi de Saint-Nicolas-de-Port un pôle incontournable du brassage amateur ou artisanal en France.
- Le musée du cinéma et de la photographie[13], installé dans les locaux de l'ancien collège Saint-Exupéry.
Saint-Nicolas-de-Port dans les arts[modifier | modifier le code]
- Jochen Gerner dessine Saint-Nicolas-de-Port dans sa bande dessinée documentaire Le Saint Patron, L'Association, coll. Ciboulette, 2004.
Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]
- Louis Andlauer, dit le colonel Andlauer, militaire et homme de service spécial, né en 1876 à Saint-Nicolas-de-Port.
- Émile Badel, professeur, journaliste et érudit Lorrain, né à Saint-Nicolas-de-Port en 1861.
- Romain François Bigot, inventeur du bigophone (4 mai 1835 – Saint-Nicolas-de-Port – 16 janvier 1903 – Paris 3e).
- Chrestienne Leclerc du Vivier est née à Saint-Nicolas-de-Port en 1563. Fondatrice d’un couvent des carmes déchaussés, elle est un membre de la famille Le Clerc et la femme de Charles Bailly du Séjour, chevalier, conseiller du roy en ses conseils d’état et privé, président de la chambre des comptes, député de Paris aux États généraux de 1593 et l’ancêtre de plusieurs personnalités importantes de l’Ancien Régime et de la Révolution. Sa statue est au musée du Louvre
- Esther Lekain, née Ernestine Nickel (1870-1960) chanteuse, dont les parents tenaient une boutique de nouveautés a passé à Saint-Nicolas sa jeunesse.
- Marie-Antoinette Lix (1839 - 1909), héroïne franco-polonaise.
- Mathieu Petit-Didier (né à Saint-Nicolas-de-Port en 1659, mort à Senones en 1728) bénédictin, professeur de théologie et philosophie à l'abbaye de Saint Michel, abbé de Senones de 1715 à 1728, évêque de Macra, auteur de plusieurs ouvrages théologiques[14].
Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]
| Blason | ' | |
|---|---|---|
| Détails |
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
- Varangéville est une commune voisine où se trouve le puits vers une importante mine de sel et un prieuré.
Liens externes[modifier | modifier le code]
- Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation
- Site de la mairie
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
- Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références[modifier | modifier le code]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Henri Lepage, Le département de la Meurthe : Statistique, historique et administrative, vol. 2, Nancy, éd. Peiffer, , p. 673 [lire en ligne].
- mammifères sur pourlascience.fr
- Les maires de Saint-Nicolas-de-Port
- Dom Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou Armorial général de la Lorraine et du Barrois, sur Google Books, p. 321
- Nécrologe de 1832, Pierre-Charles-Tr Desrochers
- Patrimoine : une rue, une âme
- Palmarès du concours des Villes et Villages Fleuris : Meurthe-et-Moselle.
- L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
- Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
- Hauteur des voûtes et des colonnes de la basilique
- museecinemaphoto.com, site du Musée du cinéma et de la photographie.
- Dictionnaire historique des auteurs ecclésiastiques renfermant la vie des pères et des docteurs de l'Église, tome 4, pages 30 et 31, 1767
