Varennes-en-Argonne

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Varennes-en-Argonne
L'Aire à Varennes-en-Argonne.
L'Aire à Varennes-en-Argonne.
Blason de Varennes-en-Argonne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Clermont-en-Argonne
Intercommunalité Communauté de communes de Montfaucon-Varennes-en-Argonne
Maire
Mandat
Jean-Marie Lambert
2014-2020
Code postal 55270
Code commune 55527
Démographie
Population
municipale
663 hab. (2014)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 37″ nord, 5° 02′ 06″ est
Altitude Min. 192 m – Max. 218 m
Superficie 11,81 km2
Localisation

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Varennes-en-Argonne est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Varennes est un chef-lieu de canton du département de la Meuse en Lorraine, vivant d'environ 700 habitants, bordé à l'ouest par la forêt d'Argonne, à la limite des départements des Ardennes et de la Marne. Elle est traversée par l'Aire qui prend sa source dans le Sud meusien et qui se jette dans l'Aisne à hauteur de Senuc (Ardennes).

Les communes limitrophes sont : Montblainville (au nord-ouest), Charpentry (au nord), Cheppy (à l'est), Boureuilles (au sud) et Vienne-le-Château (au sud-ouest, dans la Marne).

Comme beaucoup de communes de la région, elle est jumelée avec une commune allemande, Petershausen, (grande banlieue de Munich, en Bavière).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour de l'horloge avec la plaque commémorant l'arrestation de Louis XVI.
Soldat américain blessé le 26 septembre 1918 à Varennes-en-Argonne.

Le village est connu pour avoir été le lieu de l'arrestation de la famille royale qui tentait de rejoindre clandestinement des troupes restées fidèles à la monarchie à Montmédy, soit de passer la frontière pour gagner les Pays-Bas autrichiens (évasion manquée des 20 et 21 juin 1791). Le roi et sa famille furent arrêtés sur dénonciation de Jean-Baptiste Drouet, maître de poste de Sainte-Menehould. La municipalité de Sainte-Menehould ayant des doutes sur des passagers signalés au relais de poste demanda à Drouet de rattraper la berline qui s'était arrêtée dans son relais de poste une heure auparavant. Il prit, accompagné de Guillaume, la route de l'est et rencontra ses postillons qui l'informèrent de l'itinéraire de cette berline ; soit la direction de Varennes. Il arriva avant la berline et, avec l'aide des autorités locales qu'il avait convaincues de faire contrôler scrupuleusement les passeports des occupants, il organisa un barrage. La famille royale fut confondue. Une plaque, située près de l'actuel beffroi de la ville, indique l'emplacement de l'« auberge du bras d'Or », devant laquelle la route de la famille royale s'est arrêtée[1]. C'est à la suite de cette tentative de fuite de Paris que la destitution du roi et l'idée d'une république prirent corps dans l'esprit de la Nation. À la reine qui croyait abusivement pouvoir compter sur son soutien, la réplique de madame Sauce, épouse de l'aubergiste, montre clairement le changement des mentalités qui s'opérait chez les Français : « Madame, vous vous souciez des intérêts de votre mari, souffrez que je me soucie des intérêts du mien ».

Varennes est occupé par les troupes allemandes au début de la Première Guerre mondiale. Le village se trouva sur ou à proximité de la ligne de front pendant la majeure partie du conflit et fut presque complètement détruit par quatre années de bombardements français. Contrairement à certains villages meusiens qui n'ont jamais retrouvé la vie, Varennes fut entièrement reconstruit.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1833   Augustin Jacquesson   Notaire
1870   Alexandre Bigaut Préfontaine    
1880   François Augustin Alfred Mangin   Négociant
1894   Charles Marie Albert Mathieu   Docteur en médecine
1934   René Dominique Boutaud   Architecte
Conseiller général du canton de Varennes-en-Argonne (1934-1940)[2]
mars 2001 en cours
(au 17 avril 2014)
Jean-Marie Lambert DVD Instituteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 663 habitants, en diminution de -0,75 % par rapport à 2009 (Meuse : -1,29 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 294 1 573 1 515 1 530 1 652 1 607 1 538 1 607 1 616
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 435 1 515 1 503 1 453 1 439 1 396 1 385 1 366 1 309
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 205 1 142 1 097 650 1 028 806 721 668 711
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
643 635 670 700 679 691 708 668 663
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame XIIe siècle, édifice classé au titre des monuments historiques depuis 1914[7].
  • La chapelle de l'hospice de sœurs de Saint-Charles. Hospice dès 1291 aux antonistes puis aux sœurs de Saint-Charles de Nancy, reconstruite après 1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Nicolas Mangin, député du tiers état en 1789 et maire de Mouzon.
  • Jacob Job Elie (1746–1825), général de la Révolution et de l'Empire, mort à Varennes.
  • Jean-Baptiste Sauce (1755–1825), épicier-chandelier et procureur-syndic de la commune lors de l'épisode de la fuite de la famille royale.
  • Étienne Radet (1762–1825), général de la Révolution et de l'Empire, mort à Varennes.
  • Jean-Romain Lefèvre (1819–1882) et son épouse Pauline-Isabelle Utile (morte en 1922), tous deux nés à Varennes, s’installent à Nantes pour y reprendre une pâtisserie, cofondateurs de la biscuiterie LU.
  • Charles Aimond (1874–1968), né à Varennes, prêtre et historien.
  • Lucien Jacques (1891–1961), peintre et poète. Né à Varennes, mort à Nice.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Timothy Tackett, Le Roi s'enfuit, 2004, Varennes et les origines de la terreur. La Découverte, Paris, (ISBN 2-70714-238-7)[8].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'historien André Castelot, dans le Rendez-vous de Varennes (librairie académique Perrin, 1971) a reconstitué les plans du village de Varennes, à l'époque de l'arrestation de Louis XVI.
  2. Régine Petitjean, « Répertoire numérique détaillé de la série N. Administration et comptabilités départementales (1791-1947) », Archives Départementales de la Meuse, Bar-le-Duc, (consulté le 8 février 2010), p. XXIX.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Notice no PA00106645, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Nicolas Plagne, « Un tournant dans l'histoire de la Révolution », (consulté le 8 février 2010).