Charles Pasqua
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| Charles Pasqua | |
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| Parlementaire français | |
| Naissance | 18 avril 1927 |
| Décès | |
| Mandat | Sénateur 1977 - 1986 1988 - 1993 1995 - 1999 2004 - en cours |
| Début du mandat | {{{début du mandat}}} |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Hauts-de-Seine |
| Groupe parlementaire | UMP |
| Ve République | |
Charles Pasqua, né le 18 avril 1927 à Grasse (Alpes-Maritimes), est un homme politique français.
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Biographie
Jeunesse et vie professionnelle
Petit-fils de berger corse de Casevecchie, fils d'André Pasqua, policier, et de Françoise Rinaldi, il est très tôt confronté à la rudesse de la vie. Refusant l'occupation nazie, Charles Pasqua devient résistant à 15 ans sous le pseudonyme « Prairie ». Après une licence en droit, il se marie en 1947 avec Jeanne Joly[1], une québécoise rencontrée à Grasse avec qui il a eu un fils, Pierre-Philippe Pasqua.
Il est embauché par Paul Ricard en janvier 1952, grimpe les échelons et devient inspecteur des ventes en 1955, directeur régional en 1960, puis directeur des ventes pour la France en 1962, et enfin, directeur de l'exportation en 1963. Il est alors numéro 2 du groupe.
Le SAC
En 1959, il est avec Jacques Foccart et Achille Peretti l'un des créateurs du Service d'action civique (SAC), organisme de protection, « police privée » du gaullisme visant à lutter contre les actions terroristes de l'OAS, en pleine effervescence lors de la guerre d'Algérie. Les membres du SAC, fortement liés au Milieu, sont auteurs de nombreux « coups de main ».
En 1964, il se lance dans la politique publique, créant la liste « Libre entreprise » à la chambre de commerce de Marseille.
En 1967, Charles Pasqua quitte Ricard, et fonde avec des transfuges de cette société la société Euralim (Europe Alimentation) installée à Levallois-Perret pour importer la boisson Americano Gancia.
Vie politique
En 1968, alors qu'il est vice-président du SAC, il est élu député lors du raz-de-marée gaulliste à Clichy-Levallois, sous l'étiquette UDR. Il quitte le SAC en 1969. Il est élu pour la première fois sénateur des Hauts-de-Seine le 25 septembre 1977. Son mandat s'étendra jusqu'au 19 avril 1986.
Il est organisateur en chef de l'élection présidentielle de 1981 pour Jacques Chirac dont il a été auparavant le conseiller personnel avec Marie-France Garaud. À ce titre, il est considéré comme un de ses parrains en politique.
Le 23 septembre 1982, il est témoin au mariage de Nicolas Sarkozy et Marie-Dominique Culioli. Affaibli, ce dernier prend sa succession à la mairie de Neuilly-sur-Seine en 1983.
Longtemps membre des partis gaullistes, conseiller intime de Jacques Chirac, ce dernier le nomme Ministre de l'Intérieur dans le premier gouvernement de cohabitation, lorsque Jacques Chirac devient Premier Ministre de François Mitterrand de 1986 à 1988. Il est l'auteur de la loi portant son nom, rendant plus difficile l'accès à la nationalité française. Il est en poste durant les manifestations étudiantes contre la loi Devaquet, qui provoqueront la mort d'un manifestant, Malik Oussekine, le 5 décembre 1986.
En octobre 1988, il dépose pour la seconde fois avec plusieurs autres sénateurs une proposition de loi "relative au rétablissement de la peine de mort ainsi que pour la protection des fonctionnaires de sécurité et de justice" (la première fut déposée en avril 1984).
Après son passage au gouvernement, il se lance dans les sénatoriales avec succès: le 11 mai 1988, il est réélu sénateur des Hauts-de-Seine. Son mandat s'étend jusqu'au 29 avril 1993.
En 1991, il crée son propre mouvement : Demain la France. En 1992, il préconise le « NON » au référendum sur le traité de Maastricht. En compagnie de Philippe Séguin et de Philippe de Villiers, il dit souhaiter préserver « l'indépendance de le France face à l'ingérence future des institutions européennes ».
De 1993 à 1995, il redevient ministre de l'intérieur du gouvernement d'Édouard Balladur, alors premier ministre de François Mitterrand. La réforme du code de la nationalité française dite « réforme Pasqua » est votée par le parlement. En 1995, il introduit l'obligation de visa pour les Comoriens et procède à des régulations géographiques qui se traduiront par des déplacements forcés de Comoriens hors de l'île de Mayotte. Il est le créateur de la police de proximité, censé être au plus près de la réalité du terrain.
La même année, il soutient Édouard Balladur contre Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle. Ce dernier est élu président de la République, et Charles Pasqua est promu officier de la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet 1995.
Il est réélu sénateur des Hauts-de-Seine le 24 septembre 1995 jusqu'au 16 décembre 1999 pour la troisième fois.
Parallèlement, il fait liste commune avec Philippe de Villiers lors des élections européennes de 1999, cette alliance fait arriver sa liste 2e derrière celle du PS menée par François Hollande, parvenant même, avec plus de 12 % des voix, à battre la liste RPR menée par Nicolas Sarkozy. Ils fondent ensemble le Rassemblement pour la France (RPF). Malgré ces succès, la mésentente s'installe peu à peu entre les deux hommes, jusqu'à leur séparation politique définitive.
Charles Pasqua a longtemps été président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1988 à 2004, fonction pour laquelle il a pressenti Nicolas Sarkozy pour lui succéder.
Député au Parlement européen de 1999 à 2004 où il fut président du groupe Union pour l'Europe des nations, son mandat européen prend fin en 2004, mais il est réélu sénateur des Hauts-de-Seine en septembre 2004.
Mandat de député
- Député UDR des Hauts-de-Seine 1968-1973
Mandat de sénateur
- Sénateur RPR et RPF des Hauts-de-Seine 1977-1986, 1988-1993, 1995-1999 ;
- président du groupe RPR au Sénat 1981-1986 puis 1988-1993 ;
- Sénateur apparenté UMP des Hauts-de-Seine depuis 2004.
Mandat locaux
- Conseiller général des Hauts-de-Seine, canton de Neuilly-sur-Seine 1970-1976 et 1988-2004, non candidat à sa propre succession aux élections cantonales de mars 2004 ;
- Président RPR puis RPF conseil général des Hauts-de-Seine de 1973 à 1976, puis de 1988 à 2004 ;
- Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine 1983-2001.
Député européen
Mandat européen
- Président du groupe Union pour l'Europe des nations (UEN) au Parlement européen de 1999 à 2004[2]
Carrière ministérielle
- Ministre de l'Intérieur du gouvernement Jacques Chirac (2) Du 20 mars 1986 au 12 mai 1988 ;
- Ministre d’État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire du gouvernement Édouard Balladur Du 30 mars 1993 au 18 mai 1995.
Fonction politique
- Crée la section Rassemblement du peuple français (RPF) des Alpes-Maritimes en 1947 ;
- Cofondateur du SAC (Service d'action civique) en 1959 ;
- Organisateur, avec d'autres, de la contre-manifestation gaullienne du 30 mai 1968 ;
- Secrétaire général adjoint de UDR, co-fondateur du RPR ; 1976, chargé de l'animation, puis conseiller à l'organisation (jusqu'en 1979 ;
- Membre du bureau politique du RPR; conseiller du président, en charge de la réforme des statuts 1997; conseiller politique du président du RPR, fonction abandonnée pour marquer sa divergence avec la position du RPR sur la révision constitutionnelle liée au traité d'Amsterdam 1997-1998 ;
- Cofondateur et président du Rassemblement pour la France (RPF).
- Membre du bureau politique de l'UMP.
Anciens mandats
- Ministre d’État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire de 1993 à 1995.
- Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 ;
- Député européen de 1999 à 2004 ;
- Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ;
- Président du Groupe Union pour l'Europe des Nations au Parlement européen ;
- Président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1973 à 1976 réelu de 1988 à 2004 ;
- Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine (1983-2001).
Intégrité publique
Charles Pasqua a été ou est actuellement l'objet de plusieurs informations judiciaires pour divers faits survenus durant sa carrière politique ou ministérielle (il lui serait reproché d'avoir profité de ses fonctions place Beauvau et dans les Hauts-de-Seine pour truquer des marchés). Ces diverses affaires ont permis de mettre à jour des réseaux d'influence appelés « réseaux Pasqua », étendus du département des Hauts-de-Seine aux salles de PMU africaines. Charles Pasqua bénéficie d'une immunité sénatoriale.
- Affaire des ventes d'armes à l'Angola (Angolagate)
- Affaire de la Sofremi (voir Sofremi)
- Affaire du casino d'Annemasse
- Affaire du déménagement du siège d'Alsthom
- Affaire de la Fondation Hamon
- Affaire Pétrole contre nourriture (Volet français)
Affaire de la Sofremi
- Dans l'affaire de la Sofremi, le juge d'instruction Philippe Courroye s'est dessaisi au profit de la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à enquêter et à juger des délits commis par un ministre dans l'exercice de ses fonctions.
- L'ancien ministre d'État a été mis en examen par les magistrats de la CJR dans cette affaire en octobre 2004.
Volet français de l'Affaire Pétrole contre nourriture
- Dans l'Affaire Pétrole contre nourriture et selon un rapport de synthèse du 5 avril 2006 de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), Charles Pasqua aurait bénéficié « d'environ 12 millions de barils »[3] dans le cadre de trois contrats signés en 1999, correspondant aux phases 6, 7 et 8 du programme « Pétrole contre nourriture », qui en comptait treize.
- Charles Pasqua a vigoureusement nié toute implication dans cette affaire[4], mais le juge d'instruction Philippe Courroye l'a mis en examen[5] le 5 avril 2006 pour « trafic d'influence aggravé ». Bénéficiant d'une immunité sénatoriale, il envisage de contester la régularité de cette procédure judiciaire.
- D'autres proches de M. Pasqua, comme Bernard Guillet sont également impliqués dans cette information judiciaire ouverte des chefs de corruption « active d'agents publics étrangers », « abus de biens sociaux » et « trafic d'influence aggravé ».
Affaire du casino d'Annemasse
Dans l'affaire du casino d'Annemasse, Charles Pasqua a été condamné le 26 novembre 2006 par le tribunal correctionnel de Paris à dix-huit mois de prison avec sursis[6], peine confirmée en appel en mars 2008.
Bibliographie
- Ouvrages de Charles Pasqua
- La Libre entreprise, un état d'esprit, 1964 ;
- L'Ardeur nouvelle, 1985 ;
- Que demande le peuple, 1992;
- Demain la France, tome 1, 1992 ;
- La priorité sociale, en coll., 1992 ;
- Non à la décadence, 1997 ;
- Tous pour la France, 1999 ;
- Ce que je sais..., Tome 1: Les Atrides : 1974-1988, 2007.
- Ce que je sais..., Tome 2: Un magnifique désastre : 1988-1995, 2008.
- Études et biographies
- La Maison Pasqua de Nicolas Beau, journaliste au Canard Enchaîné, 2002 ;
- La deuxième vie de Charles Pasqua de Daniel Carton, Flammarion, 2001 ;
- L'Enigme Pasqua de Thierry Meyssan, Golias, 2000, (ISBN 2911453883) ;
- Tu parles, Charles, Les Dossiers du Canard enchaîné, 1994
- Ce terrible monsieur Pasqua, de Philippe Boggio, et Alain Rollat, Orban, 1988 ;
- Charles Pasqua, de Pierre Pelissier, Lattès, 1987.
Notes et références
- ↑ Jeanne Joly selon le Who's who in France 1985-1986 page 1126. Jeanne Simard selon certains.
- ↑ « Groupe Union pour l'Europe des Nations (UEN) » sur europe-politique.eu.
- ↑ http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1068890/posts
- ↑ Le Monde du 4 juin 2005
- ↑ « Affaire "Pétrole contre nourriture" : Charles Pasqua est mis en examen », Le Monde, 7 avril 2006
- ↑ « Dix-huit mois de prison avec sursis pour Pasqua », Libération, 26 novembre 2006
Voir aussi
Liens externes
- Sa fiche sur le site du Sénat
- San Francisco Chronicle 21 avril, 1995 sur les élections et l'affaire Ali Bourequat.
- Chanson plus bifluorée a écrit, sur l'air et en adaptant les paroles de Petit papa Noël, sa chanson Petit Pasqua Noël, qui fait de lui l'idole des CRS réprimant une manifestation étudiante (écouter sur MusicMe et paroles sur leur site).
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