Portoferraio

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Portoferraio
Port de Portoferraio
Port de Portoferraio
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Flag of Tuscany.svg Toscane 
Province Livourne 
Code postal 57037
Code ISTAT 049014
Code cadastral G912
Préfixe tel. 0565
Démographie
Gentilé portoferraiesi
Population 12 253 hab. (31-12-2010[1])
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 48′ 56″ N 10° 19′ 52″ E / 42.8154215, 10.3312242° 48′ 56″ Nord 10° 19′ 52″ Est / 42.8154215, 10.33122  
Altitude Min. 4 m – Max. 4 m
Superficie 4 700 ha = 47 km2
Divers
Saint patron San Cristino (es)
Fête patronale 29 avril
Localisation

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Liens
Site web http://www.comune.portoferraio.li.it/

Portoferraio est une commune italienne d'environ 12 100 habitants[2], située dans la province de Livourne, dans la région Toscane, dans le centre de l'Italie. C'est la principale agglomération de l'île d'Elbe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Une rue de Portoferraio.

Portoferraio se trouve sur la côte nord de l'île sur les rives occidentales de la baie homonyme.

Avec quelque dix mille habitants sur une population insulaire d'environ 28 000 habitants, est la plus grande agglomération de l'île et son port le plus important.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Ferraia ou Ferraria apparait en 1278, et évoque le fer qu'exploitaient les Étrusques, puis les Romains.

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison de Napoléon (Palazzina dei Mulini) à Portoferraio.

Portoferraio est créée par la volonté de Cosme Ier. La ville se nomme, d’ailleurs, « Cosmopoli » en 1548. Elle est conçue comme plate-forme militaire pour défendre les côtes du grand-duché de Toscane et l'île d’Elbe. La ville, à l’origine, n’est juste qu’un ensemble de constructions militaires (encore bien conservées aujourd’hui) comme les trois forts : Forte Stella, Forte Falcone et Forte Inglese. Une très belle enceinte de murailles, en parfait état encore aujourd’hui, entoure le centre historique de Portoferraio.

La ville reste sous le contrôle du grand duc de Toscane jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. L’île est, par sa position stratégique, au cœur d’une guerre entre la France, l’Autriche et l’Angleterre. En 1814, l’île est le premier lieu d’exil pour Napoléon Bonaparte qui s’installe à Portoferraio, dans la Palazzina dei Mulini, situé au nord de la vieille ville (devenue le musée et la bibliothèque Napoléon), et la Villa Napoleonica de San Martino, sa résidence d'été, qui se trouve à 3,5 km au sud-ouest du port. C’est grâce à la présence de l’Empereur, même brève (3 mai 1814 – 26 février 1815, 300 jours), que Portoferraio, comme le restant de l’île d’ailleurs, connaît un important développement. Des infrastructures sont créées et le minerai de fer du Rio Marina est mis en valeur.

À cette époque, le transport du fer de l’île vers le continent passe par le port de Portoferraio, d’où son nom actuel. La prospérité due au minerai perdure jusqu’au commencement des années 1970, début de la crise de l'industrie du fer. Rapidement les mines sont fermées (la dernière en 1981), mais Portoferraio, grâce à la beauté de ses plages, sut se recycler dans l’industrie du tourisme, qui, aujourd’hui, représente sa principale source de revenus.

La communauté juive[modifier | modifier le code]

Les premiers Juifs s'établirent à Portoferraio au début du siècle, suite à l'édit de Cosme Ier qui en 1556 accorda des privilèges particuliers à tous ceux qui viendraient habiter à Cosmopoli, et suite aux lettres patentes appelées encore la Livornina par laquelle Ferdinand Ier de Médicis en 1593 concéda des privilèges supplémentaires aux marchands étrangers, juifs en particulier, qui voudraient s'établir dans les nouveaux ports libres de l'île d'Elbe et de Livourne [3].

La première synagogue fut construite entre 1631 et 1632 et le nombre initial de Juifs était à peine supérieur à 10 familles. Au début du XVIII siècle la communauté juive dépassa les 50 personnes [4]

En 1702 les Juifs de Portoferraio furent confinés, sur la recommandation du Grand Duc, à la fin de la rue appelée aujourd'hui Elbano Gasperi qui jusqu'au début du XXe siècle était appelée Rue des Juifs, constituant un petit ghetto duquel les Juifs ne pouvaient sortir après 1 heure du matin. Environ à cette date, il fut interdit à Abraham Pardo, fils d'Isaac, de construire une nouvelle synagogue près de l'église, l'obligeant à en construire une dans un jardin derrière sa maison, sous le Fort Stella. Dans la synagogue se célébraient tous les rituels et y venaient les Juifs de Piombino, de la Maremme et du reste de l'île d'Elbe. Les autorités ecclésiastiques cherchaient à isoler la communauté juive en empêchant les chrétiens d'avoir des rapports avec eux. Des restrictions particulières concernaient les mères et les nourrices qui devaient obtenir l'autorisation du Vicaire Foraneo ainsi que tous les autres travailleurs[5].

En ce qui concerne les enterrements, il fut autorisé en 1765 d'entourer d'un mur le champ destiné au cimetière situé au-delà de la rivière du Ponticello derrière la plage des Graviers, où se trouve l'actuel Hôtel Villa Ombrosa. Le mur de ceinture avec sa porte centrale murée est encore visible. Jusqu'en 1945 il y avait sur cette porte l'inscription Cimetière israélite. En 1964 les tombes existant encore dans le cimetière, environ quarante, portant des inscriptions en hébreu et en castillan et datant de 1646 jusqu'à la fin du XIX siècle, furent transférées dans le nouveau cimetière juif de Livourne et le sol déconsacré fut vendu à un voisin par la Communauté juive de Livourne. Il est actuellement utilisé comme jardin à l'arrière de la villa[6] .

Mur d'enceinte et entrée murée du cimetière juif en via de Gasperi 1

.

En 1826 le gouverneur, sur la demande d'une dizaine de chefs de familles juives, prépara un projet de règlement de la communauté qui fut approuvé par le Grand Duc Léopold II avec la nomination de 2 massari qui représentaient celle-ci. A partir de la seconde moitié du XVIII siècle, la communauté juive s'est réduite du fait de la détérioration des conditions économiques dans l'île d'Elbe, due à la démobilisation des garnisons militaires après la paix avec l'Empereur ottoman et à la suppression de la compagnie urbaine forte de 180 hommes[7].

Au début des années 1900 de nouvelles familles juives arrivèrent sur l'île suite à la construction d'une usine sidérurgique. Toutefois, avec les lois raciales et les persécutions, ceux-ci ont quitté l'île. Comme l'écrivit Alfonso Préziosi dans le livre pré-cité, en général les Juifs trouvèrent sur l'île d'Elbe un oasis de paix grâce à la protection des privilèges accordés par les Médicis et les Lorraine, développant leurs activités avec les ports de l'Orient[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
14 juin 2014 en cours FERRARI   Sindaco
Les données manquantes sont à compléter.

Hameaux[modifier | modifier le code]

San Giovanni, Schiopparello, Magazzini, Ottone, Carpani, Bagnaia, San Martino, La Biodola, Viticcio, isola di Montecristo

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Campo nell'Elba, Capoliveri, Marciana, Porto Azzurro, Rio nell'Elba

Galerie de photos[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Statistiques sur le site de l'Istituto nazionale di statistica (ISTAT)
  3. Cecil Roth, Notes sur les marranes de Livourne, Paris, 1931
  4. Alfonso Preziosi, Fermenti patriottici, religiosi e sociali all'isola d'Elba (182-1921), Olschki,1976, La Comunità israelitica di Portoferraio, page135
  5. Alfonso Preziosi, Fermenti patriottici, religiosi e sociali all'isola d'Elba (1821-1921), Olschki, 1976, La Comunità israelitica di Portoferraio, pag.140
  6. informations données par la Communauté juive de Livourne et par le propriétaire de la villa
  7. Alfonso Preziosi, Fermenti patriottici, religiosi e sociali all'isola d'Elba (1821-1921) , Olchki, 1976, La comunità israelitica di Portoferraio, pag.145
  8. Alfonso Preziosi, Fermenti patriottici, religiosi e sociali all'isola d'Elba (1821-1921) , Olchki, 1976, La comunità israelitica di Portoferraio, pag.147