Verdun

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Verdun
La Porte Chaussée et la Meuse.
La Porte Chaussée et la Meuse.
Blason de Verdun
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse (sous-préfecture)
Arrondissement Verdun (chef-lieu)
Canton Verdun-1
Verdun-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Verdun (siège)
Maire
Mandat
Samuel Hazard (PS)
2014-2020
Code postal 55100
Code commune 55545
Démographie
Gentilé Verdunois
Population
municipale
18 327 hab. (2012)
Densité 591 hab./km2
Population
aire urbaine
35 078 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 39″ N 5° 23′ 18″ E / 49.1608, 5.38842249° 09′ 39″ Nord 5° 23′ 18″ Est / 49.1608, 5.388422
Altitude Min. 194 m – Max. 330 m
Superficie 31,03 km2
Localisation

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Verdun
Liens
Site web verdun.fr

Verdun est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Lorraine.

Elle fut le théâtre du Traité de Verdun (843). Mise sous tutelle de la France en 1552 avant d'être définitivement annexée en 1648 en vertu du traité de Westphalie, elle fut l'objet de plusieurs sièges, dont un en 1792, et de batailles, notamment la très meurtrière bataille de Verdun lors de la Première Guerre mondiale.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue de la Meuse à Verdun

Verdun est située en bordure est du Bassin Parisien, dans la région des Côtes de Meuse. La ville est à peu près au centre de son département, la Meuse, et dans le nord-ouest de la région Lorraine.

La ville s'est construite sur un promontoire qui domine une courbe de la Meuse. Le nom officiel de la ville était « Verdun-sur-Meuse » jusqu’en 1970.

Les principales villes voisines, dans l’arrondissement de Verdun, sont Étain, Montmédy et Stenay. Verdun est à 53 km de Bar-le-Duc, 57 km de Commercy, 58 km de Longwy, 81 km de Metz, 122 km de Luxembourg et 100 km de Nancy.
On note la présence de quelques hameaux dans le territoire communal comme celui de Baleycourt, situé à 5 km à l'Ouest du centre ville.

Carte de la commune.
Communes limitrophes de Verdun
Thierville-sur-Meuse Belleville-sur-Meuse Eix
Fleury-devant-Douaumont
Thierville-sur-Meuse
Fromeréville-les-Vallons
Verdun Belrupt-en-Verdunois
Moulainville
Nixéville
Landrecourt-Lempire
Belleray
Landrecourt-Lempire
Haudainville

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique de la Lorraine.

La région de Verdun s'étend sur un plateau de calcaire du Jurassique supérieur légèrement incliné (1 % en moyenne) vers le centre du Bassin parisien situé à l'ouest[1]. À Dugny-sur-Meuse (et autrefois à Haudainville) près de Verdun sont exploitées des carrières de calcaire pour la fabrication de chaux[2].

La Meuse coule du sud vers le nord parallèlement à la côte qui porte son nom, non le long du front de côte mais sur le revers, qu'elle a entaillé. Il est admis que la Moselle était jadis, jusqu'à la dernière glaciation vosgienne, un affluent de la Meuse. Le fort débit, alimenté par la fonte des glaciers vosgiens, creusa une large vallée dans le plateau calcaire et explique que la Meuse coule aujourd'hui dans une vallée encombrée d'alluvions périglaciaires et qui semble trop large pour elle[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Meuse à Verdun
Article détaillé : Meuse.

Verdun est située sur la Meuse, à son confluent avec son affluent de rive gauche la Scance.

La haute Antiquité de Virodunum et son importance militaire s’expliquent par sa situation topographique, au point de croisement de la grande voie reliant Metz à Reims, et de la route qui suivait la vallée de la Meuse. Le passage de la rivière y était particulièrement facile : la Meuse, venant du sud, se heurte au mouvement de terrain qui se termine à l’est par la croupe où fut construit le castrum romain ; elle est ainsi amenée à décrire une courbe assez prononcée vers la droite et à ralentir son cours. Elle se divise en plusieurs branches qui étaient jadis guéables en beaucoup de points. De bonne heure, il fallut surveiller et défendre ces gués qui constituaient des passages tout indiqués. Or, aucune position n’était plus favorable à cette défense que la croupe que contourne la Meuse. Le castrum romain y était protégé au sud, à l’est, au nord par des escarpements de rochers, puis, plus avant, par une ligne d’eau continue : la Meuse et, au nord la Scance. Le plateau n’était abordable que par un isthme étroit, du côté de l’ouest. Cet accès difficile en a fait un bastion naturel, que les hommes ont ensuite fortifié de plus en plus puissamment au cours des siècles.

La Meuse est sujette à des inondations parfois catastrophiques dont la ville a eu à souffrir tout au long de son histoire. Ainsi le 21 décembre 1740 une crue submergeait pendant plus de deux semaines les quartiers bas de la ville, emportant les ponts et détruisant les moulins. Ce n'est que 30 ans plus tard que furent entrepris des travaux visant à améliorer l'écoulement des eaux du fleuve : suppression des îles en amont et en aval, réduction des retenues autour des moulins, suppression du goulot d'étranglement du pont Sainte-Croix[4]. Les annales mentionnent d'autres crues dans l'hiver 1245-1246, en 1302, en 1639. En 1784, les dommages causés aux ponts de Verdun par une inondation étaient évalués à près de 350 000 livres. Le 27 février 1844, la crue de la Meuse s'élevait à 3,20 m[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Verdun est de type océanique dégradé. Comparés avec ceux de l’ouest de la France, les écarts de température entre l’hiver et l’été tendent à devenir plus importants: environ 17 °C[6] entre les températures moyennes de janvier et juillet, contre 10 °C à Brest[7]. Les hivers sont relativement froids (71,6 jours de gel par an en moyenne sur la période 1961-1990 et 29,5 jours de neige[6]), les étés relativement chauds, et les précipitations sont à peu près bien réparties toute l’année. Toutefois la position de la ville en fond de vallée adoucit l'hiver par rapport aux plateaux environnants.

La station météorologique de Metz Frescaty est distante de 50 km environ de Verdun.

Relevé météorologique de Metz-Frescaty (1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 −0,5 1,7 4,3 8 11,2 12,9 12,7 9,9 6,5 2,4 −0,1 5,7
Température moyenne (°C) 1,5 2,8 5,8 9,1 13,2 16,4 18,4 18 15 10,6 5,3 2,4 9,9
Température maximale moyenne (°C) 4 6,2 9,9 13 18,3 21,6 23,8 23,4 20,2 14,7 8,3 4,9 14,1
Précipitations (mm) 63,5 57,7 63,1 53,5 68,9 72 61,5 62,5 59,7 63,5 66,6 73 765,6
Source : Infoclimat Metz-Frescaty


Diagramme ombrothermique

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

TIV : Transport intercommunal Verdunois
Un des trois bus décorés de la ville
Un des trois bus décorés de la ville

Le SMATUV (Syndicat mixte assainissement et transport urbains du Verdunois), autorité organisatrice des transports, est compétent pour l’organisation et le financement des transports publics sur les communes de Belleville-sur-Meuse, Thierville-sur-Meuse et Verdun. À travers un marché public, le SMATUV a confié la gestion du réseau à Veolia Transport qui intervient sous la marque tiV (Transport intercommunal Verdunois). Au-delà du réseau tiV, Veolia Transport est également présent à Bar-le-Duc (réseau TUB) et en Meuse grâce à sa filiale Les Rapides de la Meuse.

Le réseau compte trois lignes urbaines et trois lignes scolaires, la nouvelle délégation s'étend de 2010 à 2019

Réseau TIV :

Lignes régulières

  • Ligne  1  : Aristide Briand - Gare SNCF - Les Planchettes - Europe (Zone Commerciale de Cora)
  • Ligne  2  : Thierville St Exupéry - Gare SNCF -Désandrouins - Grandes Plantes - Collège Barrès
  • Ligne  3  : Belleville Quinze Quarts - Gare SNCF - Pré L'Evêque

Lignes scolaires :

  • Ligne  11  : St Barthélémy - Cité Verte - Thierville Collège St Exupéry
  • Ligne  12  : Moulin Brûlé - Baleycourt - Centre Ville
  • Ligne  13  : Écoles de Belleville - Bayard - Closeries
  • Circuits divers pour les écoles de Verdun
  • Ligne  1  : prolongements vers Alain Fournier et St Barthélémy
  • Ligne  2  : prolongements vers Alain Fournier et Thierville Centre
  • Ligne  3  : prolongement vers Thierville Collège St Exupéry

Lignes TAD (Transport A la Demande) :

  • Ligne  A  : St Barthélémy - Baleycourt - Glorieux - Centre Ville
  • Ligne  B  : Lorraine - Alain Fournier - Bastien Lepage - Centre Ville
  • Ligne  C  : Belleville Closeries - Quartier Vierge des Pauvres - Centre Ville

+ d'infos sur www.bus-tiv.com

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Verdun se situe sur un axe ouest-est, la route D603 (anciennement RN3), qui la relie à Paris via Châlons-en-Champagne et Reims et à Metz. La ville est également placée sur un axe nord-sud, la route départementale 964, ancienne RN64, qui la relie au nord à Charleville-Mézières via Stenay et Mouzon et au sud à Lure via Saint-Mihiel, Commercy et Neufchâteau (Vosges).

Verdun est reliée à Bar-le-Duc par les routes D603 (anciennement RN3) et D1916 « Voie sacrée » (anciennement RN35).

La ville est également desservie par l’autoroute A4-E50 distante de cinq kilomètres au sud ; l’accès se fait par les sorties sortie 30 « Voie sacrée », située sur le territoire de la commune de Nixéville-Blercourt, et sortie 31 « Verdun », située sur le territoire de la commune de Haudainville.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Verdun est située sur la ligne de Saint-Hilaire-au-Temple à Hagondange,anciennement à double voie, actuellement à voie unique. Le trafic est principalement consacré aux voyageurs. La desserte de Châlons en Champagne et des gares intermédiaires (dernièrement : Saint Hilaire, Suippes, Sainte Menehould, Les Islettes, Clermont en Argonne) est reportée sur la route à partir du 15 décembre 2013. Un faible trafic de produits chimiques existe sur le tronçon Baleycourt – Verdun.

La gare TGV Meuse - Voie Sacrée, située sur la ligne à grande vitesse LGV Est européenne, est localisée à 21,5 km au sud-sud-ouest, à proximité de Mondrecourt, sur le territoire de la commune Les Trois-Domaines (Meuse).

Verdun est également située sur l’ancienne ligne de Lérouville à Pont-Maugis, aujourd’hui partiellement désaffectée et en grande partie déposée, hormis le tronçon Verdun – Dugny-sur-Meuse qui dessert les Carrières et Fours à Chaux de Dugny-sur-Meuse.

Réseau fluvial[modifier | modifier le code]

Verdun est située sur la Meuse. La ville est desservie par le canal de l'Est branche Nord qui relie la Meuse et la Moselle à la Saône. La branche Nord (CeBN), relie Givet (Ardennes) à Troussey (Meuse), où elle rejoint le canal de la Marne au Rhin ; on l’appelle aussi canal de la Meuse. Il n’y a plus de trafic commercial.

Verdun est une halte de tourisme fluvial très fréquentée en saison. Le port de plaisance de Verdun dispose de 30 bollards[8].

Trafic aérien[modifier | modifier le code]

Verdun est desservie par un aérodrome, Le Rozelier, situé à 7,5 km au sud-est de la ville sur le territoire de la commune de Sommedieue. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Meuse.

Les aéroports commerciaux les plus proches de Verdun sont : Metz-Nancy-Lorraine (113 km), Luxembourg-Findel (130 km) et Sarrebrück (152 km). L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle est à 266 km. La gare de Meuse TGV n'est qu'à 1 heure 11 de celle de Roissy, mais un seul train par jour les relie[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Anthouard, Au pré l’Évêque, cité du Rempart, Cité Kennedy, Cité verte, Dieu du Trice, Faubourg Pavé, Glorieux, Jardin Fontaine, le Champ Claudine, le Coulmier, le Grand Tise, les Chenevières, les Croisettes, les Grandes Plantes, Les Planchettes, Saint Victor, Village Louis Best (ex-logements américains)

Rues, ponts et places[modifier | modifier le code]

Rue Mazel, montée Saint-Vanne, quai de Londres, quai Leclerc.

Carrefour des Maréchaux, place Chevert, place de la Nation, place de la Roche, place des Onze sièges, place du Général-Mangin, place du Gouvernement, place Maréchal-Foch, place Nicolas-Psaulme, place Thiers, place Vauban, rond-point des États-Unis.

Passerelle, Pont Beaurepaire, Pont de Tilly, Pont des Augustins, Pont des Minimes, Pont Lilette, Pont Rouge, Pont Saint-Pierre.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme Virodunum ou Verodunum dès le IVe siècle. Il se décompose en ver- et -dun. Le mot gaulois dun(on) « colline, hauteur fortifiée »[10], a laissé sa trace dans le nom de beaucoup de villes françaises même lorsque ceux-ci ont été latinisés en -dunum à l’époque romaine.

L'élément ver(o) est un préfixe intensif qui s'apparente au latin super : Verodunum pourrait donc être « la puissante forteresse »[11],[12].

Ses habitants sont appelés les Verdunois.

En allemand médiéval: Wirten puis Verden.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité : La naissance d'une agglomération[modifier | modifier le code]

L'histoire de Verdun débute avec les Celtes qui fondent un oppidum du nom de Verodunum (ou Virodunum) sur un promontoire rocheux entre la vallée de la Meuse et celle de la Scance, son affluant[JM 1]. Dès 57 av. J.-C., en pleine guerre des Gaules, les Romains occupent le site[GM 1] qui semble être un pagus, une subdivision administrative de la Civitas Mediomatricorum (Cité des Médiomatriques) basée à Divodurum Mediomatricorum (Metz). À la suite de la réorganisation administrative des Empereurs romains Dioclétien et Constantin Ier, l'agglomération devient le chef-lieu de la nouvelle Civitas Verodunensium, créée par le démembrement de la Civitas Mediomatricorum. Elle est alors l'une des quatre cités de la province romaine de Belgique première[Note 1] avec la Civitas Treverorum (Cité des Trévires) basée à Augusta Treverorum (Trèves), la Civitas Leucorum (Cité des Leuques) basée à Tullium Leucorum (Toul) et la Civitas Mediomatricorum[AG 1]. La ville, qui occupait « La Roche » sur la rive gauche de la Meuse, s'agrandit et franchit le fleuve pour s'étendre sur l'autre berge. C'est à la fois un centre commercial le long du second itinéraire de la voie romaine reliant Reims à Metz[JM 2], mais aussi un port qui exporte notamment vers l'Europe du Nord et de l'Est des céramiques et des verres d'Argonne[AG 1].

Au IIIe siècle, en raison de l'insécurité grandissante dans la région, la ville se dote de murailles et devient un castrum, comme plusieurs autres villes[AG 2]. Au début du IVe siècle, Verdun est évangélisé par saint Saintin qui fait construire sur le mont Saint-Vanne la première église dédiée à saint-Pierre et saint-Paul. La ville devient le siège de l'évêché de Verdun et saint Saintin, son premier évêque[JM 3]. Les invasions barbares se multiplient alors que l'Empire romain s'effondre[JM 4]. En 451, les Huns ravagent la région[GM 1] et Attila aurait même pris et saccagé la ville[JM 4]. L’évêque installe alors la cathédrale à l'abri dans le castrum romain[GM 1].

Verodunum est à la fois évoquée sur l'Itinéraire d'Antonin[AG 3], un guide de voyage de la Rome antique du IIIe siècle, et dans la Notitia provinciarum et civitatum Galliae (Notice des Gaules), une liste des provinces de la Gaule du Ve siècle[AG 1].

Moyen Âge : Une cité du Saint-Empire convoitée[modifier | modifier le code]

Haut Moyen Âge : L'entrée dans le Saint-Empire[modifier | modifier le code]

À la fin du Ve siècle, Clovis, chef des Francs, envahit le nord-est de la Gaule. Verdun est assiégé et les habitants envoient le prêtre Euspicius pour négocier leur reddition. Clovis pardonne aux assiégés[JM 4] et nomme Vanne, neveu d'Euspicius, comme nouvel évêque de Verdun[AG 4]. À la mort de Clovis en 511, son fils Thierry Ier reçoit la partie orientale de la Gaule qui prend le nom d'Austrasie. Verdun devient le chef-lieu d'un comté[JM 4] dont les limites sont celles de l'ancien civitas, l'un des plus vastes de la Gaule franque. La ville est à la fois un centre politique et un centre religieux avec un comte et un évêque qui administrent la cité[AG 5].

Partage de l'Empire franc lors du traité de Verdun en 843.
Article détaillé : Traité de Verdun.

Au IXe siècle, le comté de Verdun est inclus dans l'Empire carolingien de Charlemagne[JM 4]. En 843, le traité de Verdun partage l'empire entre ses trois petits-fils[GM 1] : la Francie occidentale pour Charles le Chauve, la Francie orientale pour Louis le Germanique et la Francie médiane pour Lothaire Ier auquel appartient le comté de Verdun. À la mort de Lothaire Ier en 855, la Francie médiane se voit divisée elle-aussi en trois par le traité de Prüm et Verdun fait alors partie d'un territoire qui prendra plus tard le nom de Lotharingie[AG 6].

Sous les Mérovingiens et les Carolingiens, Verdun est une ville prospère qui fait du commerce de métaux, vins, tissus, céréales et épices avec les pays du Nord. L'agglomération est également un marché aux esclaves au grand dam de l’Église[JM 4]. La ville entretient des relations privilégiées avec l'Espagne musulmane, rejoignable via Langres puis Meaux[AG 7].

En 925, la Lotharingie est rattachée au Royaume de Germanie (ex-Francie orientale) d'Henri Ier l'Oiseleur[AG 6]. Verdun va alors appartenir au Saint-Empire romain germanique pour les cinq siècles à venir[JM 4], malgré les tentatives des rois français pour reprendre la Lotharingie[AG 8]. En 959, la Lotharingie est divisée en deux duchés : celui de Basse-Lorraine (Belgique actuelle) et celui de Haute-Lorraine (Lorraine actuelle), dans lequel se retrouve Verdun[AG 9].

L'Empereur du Saint Empire Otton Ier met l’Église sous sa tutelle directe afin de contrer les seigneurs qui cherchent à se féodaliser. Il donne aux évêques des privilèges et des droits régaliens et choisit les avoués, c'est-à-dire les seigneurs laïcs qui défendent les biens de l’Église en son nom. L'évêque Haymon, de 988 à 1024, est le premier à obtenir le droit de frapper la monnaie et de disposer des péages et des marchés verdunois[AG 8]. En 963, Godefroid Ier « le Captif » est le premier comte de Verdun à venir de la Maison d'Ardennes[AG 10], une riche famille lotharingienne[JM 5]

Verdun se développe avec la construction de la cathédrale Notre-Dame en 990, de quatre grandes abbayes bénédictines et de deux collégiales[GM 2]. Le port se voit entouré de murs vers 985, et non des palissades en bois habituelles[AG 7]. Une réforme monastique marque le début des arts de l'enluminure, de l'émaillerie et de l'orfèvrerie, dans lequel Nicolas de Verdun se fait connaître[GM 2].

Moyen Âge central : Lutte entre bourgeoisie et épiscopat[modifier | modifier le code]

Évêché de Verdun
Principauté ecclésiastique de Verdun

997 – 1552 (1648)

Blason

Les comtes et les évêques de Verdun ne s'entendent pas car les empereurs du Saint-Empire romain germanique nomment des évêques allemand loyaux pour contrer l'esprit d'indépendance des comtes. Le comte de Verdun et duc de Haute-Lotharingie Godefroid « le Barbu » va jusqu'à prendre la ville en 1047, chasser l’évêque Thierry et incendier la cathédrale. Mais il finit par faire une pénitence publique, rend les territoires volés et reconstruit la cathédrale[JM 5].

En 1095, Godefroy de Bouillon prend la tête de la Première croisade et vend son comté à l’évêque Richer avant son départ en Terre sainte[JM 5]. Les nouveaux avoués de l'Église sont les comtes de Bar. Renaud Ier de Bar va perdre et regagner le comté-avouerie plusieurs fois face à Guillaume Ier de Luxembourg et le comte Henri Ier de Grandpré[AG 11]. Mais il abuse de son pouvoir en construisant un donjon, la Tour-le-Voué, au sommet de la ville[JM 6] et en faisant abdiquer l'évêque Ursion[AG 11]. Le nouvel évêque, Albéron de Chiny, et les habitants démolissent la tour et obligent Renaud à renoncer à sa charge[JM 6].

Le , à Colmar, l'empereur Frédéric Barberousse confirme au tout nouvel évêque Albert de Mercy et à l'Église de Verdun le bénéfice du comté de Verdun donné par Otton II à Haimond à la fin du Xe siècle, en reconnaissance des services rendus à l'Empire[AG 11]. Les ecclésiastiques ont le droit de battre la monnaie, de rendre justice[JM 6], et sont propriétaires, à l'extérieur de Verdun, de l'abbaye de Juvigny, de la collégiale de Montfaucon et d'une dizaine de forteresses. Les évêques décident de ne plus nommer de voué et de rester les seuls maîtres en cumulant les fonctions. En 1227, le roi des Romains Henri VII qualifiera l'évêque de Verdun de princeps (prince du Saint-Empire) à un moment où ce dernier administre une centaine de villages[AG 11].

Au XIIe siècle, les riches bourgeois, ou citains, veulent participer au gouvernement de la ville, mais les évêques refusent de partager le pouvoir. De nombreux affrontements vont alors opposer les bourgeois aux ecclésiastiques[JM 7]. En 1142, Conrad III avait déjà reconnu une coutume et un droit propre aux bourgeois verdunois. En 1195, Henri VI les prend sous sa protection spéciale[AG 12]. En 1208, alors que la guerre fait rage, les bourgeois alliés aux seigneurs chassent le chapitre, et l'évêque Albert II de Hierges est tué en assiégeant la ville. Tout comme à Metz, les bourgeois se conjurent et se dotent de jurés ou « wardours (gardiens) de la paix » composant une nouvelle magistrature, le « Nombre ». Les verdunois rédigent également une Charte de paix. Mais les bourgeois ayant obtenus les fonctions dirigeantes n'appartiennent pas au Commun mais aux riches familles patriciennes appelées les Lignages de Verdun. En 1214, l'empereur Frédéric II reconnait la Charte de paix messine et donc tacitement celle de Verdun, tout en interdisant aux verdunois de se conjurer[AG 13]. La lutte entre la bourgeoisie et l’épiscopat continuera cependant tout au long des XIIIe et XIVe siècles[AG 14].

Aux XIIe et XIIIe siècles, Verdun connait son âge d'or. La cité est divisée en une ville-haute qui concentre les centres religieux et administratif, et une ville-basse comprenant les quartiers résidentiels habités par les commerçants et artisans[JM 7]. La cité compte alors 13 000 habitants. L'industrie est prospère, entre tissage de draps, tannages de peaux et les pièces d'orfèvrerie de l'art mosan. Les marchands sillonnent l'Europe en passant par Verdun, rapportant bois, métaux précieux, étoffes et épices...[JM 8] De nombreuses abbayes se construisent comme celles bénédictines de Saint-Vanne, de Saint-Paul et de Saint-Airy[JM 9]. Mais la période de prospérité ne dure pas. A la fin du XIIIe siècle, le trafic sur la Meuse diminue au profit de celui sur la Moselle ou le Rhin[JM 9]. Déjà en 1132, l'évêque Albéron de Chiny avait cessé de frapper la monnaie laissant place aux deniers de Châlons-sur-Marne et entrant dans la zone monétaire française. L'industrie urbaine est concurrencée par l'industrie rurale, plus compétitive[AG 15].

Au XIVe siècle, Verdun prend conscience de sa vulnérabilité. La ville est en effet encerclée au sud par le comté de Bar, au nord par celui du Luxembourg et à l'ouest par la France qui a annexé la Champagne en 1285[GM 2]. L'influence de la France augmente dans l'Ouest de la Lorraine : elle annexe la ville de Toul en 1300, le Barrois mouvant en 1301 et l'évêché de Toul en 1305. Les verdunois se placent tour à tour sous la protection de Gobert VIII d'Apremont en 1314, d'Édouard Ier de Bar, puis du roi de France Louis X « le Hutin » en 1315, entrainant d'inévitables conflits auxquels se joint Jean de Luxembourg. Finalement, en 1331, l'évêque Henri d'Apremont place la cité sous la garde perpétuelle de la France[AG 16]. Avec la déclenchement de la guerre de Cent Ans en 1337, le roi de France place la cité sous la garde conjointe des comtes de Bar et de Luxembourg[AG 17].

Bas Moyen Âge : Le déclin[modifier | modifier le code]

La peste frappe la Lorraine et Verdun vers 1348/1350, tuant entre 30 à 60 % de la population. Occupé par la guerre, le roi de France ne s'occupe plus de garder Verdun, laissant l'Empire y restaurer son autorité avec difficulté[AG 18]. L'empereur des Romains Charles IV supprime toutes les réformes précédentes et redonne le pouvoir à l'évêché et aux lignages. Il rétablit ensuite la garde conjointe de Bar et du Luxembourg, ce qui provoque la colère des bourgeois pour qui ces gardes sont onéreuses. Ils forment une coalition en 1358 avec Yolande de Bar, déjà en conflit avec l'évêché depuis 1352 et la ville depuis 1356. Le verdunois est ravagé mais les deux parties font la paix en 1359 à cause de la menace grandissante des compagnies de Routiers. L'évêché et la ville sont alors très endettés[AG 19].

En 1374, Verdun obtient le titre de ville libre d'Empire[GM 2], placée sous la tutelle directe de l'empereur. Le sceau de la ville change pour figurer un aigle impérial au lieu d'une cathédrale[AG 20]. Le Grand-Rempart forme une nouvelle enceinte d'une trentaine de tours et de trois portes monumentales[GM 2] dont la Porte Chaussée[AG 20]. La ville ne va cependant pas connaitre la paix. En 1382, lors du Grand Schisme d'Occident, Verdun compte deux évêques. De plus, les protecteurs de la ville se succèdent, alternant entre France et Saint-Empire[AG 21], puis entre France et Bourgogne[AG 22]. Enfin, les bourgeois ont de moins en moins de pouvoirs alors que des difficultés financières se font sentir. Les abbayes et les couvents, qui ont vu le nombre de religieux chuter, doivent vendre une partie de leurs biens pour survire[AG 23].

XVIe siècle : Une ville française[modifier | modifier le code]

Même si la ville reste une terre d'Empire et l'évêque un Prince d'Empire[AG 24], la ville est de plus en plus sous l'influence française, par la langue, l'origine des évêques et des ordres religieux, par le style de l'architecture et par l'économie (usage des monnaies et relations commerciales)[GM 2]. De plus, le Saint-Empire romain germanique ne protège pas le territoire des villes de Metz, Toul et Verdun (futur Trois-Évêchés) contre les pillards[AG 24].

En 1548, le nouvel évêque Nicolas Psaume se tourne vers la France pour reprendre la situation politique et religieuse en main[GM 2]. Le roi de France Henri II s'allie aux princes protestants d'Allemagne en lutte avec l'empereur des Romains Charles Quint, et devient vicaire d'Empire et protecteur des Trois-Évêchés. En 1552, il organise le « Voyage d'Allemagne », une expédition militaire sur le territoire du Saint-Empire. Après avoir pris Metz et Toul sans combattre et s'être rendu en Alsace[JM 10], il entre pacifiquement dans Verdun le [GM 3]. Le soir-même il quitte la ville, laissant derrière lui une garnison de 300 hommes sous l'autorité d'un gouverneur[AG 25], le maréchal de Tavannes[JM 10].

Quelques mois plus tard, l'empereur Charles Quint cherche à reprendre le territoire des Trois-Évêchés et fait le siège de Metz. Mais la ville résiste sous le commandement du duc François de Guise et le siège est un échec, forçant l'empereur et son armée à se retirer[JM 10].

Avec l'occupation française de 1552, les évêques de Verdun perdent tout pouvoir politique. La ville compte alors trois chapitres, 14 abbayes et couvents[AG 26], et 24 églises[GM 3]. Le chapitre cathédral est composé d'un archiprêtre, des archidiacres, un chantre, un écolâtre, un chancelier, une soixantaine de chanoines et des aumôniers[AG 26]. L'évêque Nicolas Psaume prend cependant une part active au concile de Trente (1545-1563) et entreprend de faire appliquer ses décisions et de combattre le protestantisme[AG 27]. En 1558, il fonde une université où l'on enseigne le droit, la médecine, la théologie, la philosophie et les lettres mais elle doit fermer ses portes en 1565[13].

Malgré l'occupation française, le roi de France, tout comme l'empereur, considère toujours Verdun comme une ville impériale. Les évêques sont toujours nommés par le Saint-Empire et la justice est rendue par la Chambre impériale[AG 28]. La ville passe brièvement sous la garde de Charles III de Lorraine de 1590 à 1595[AG 29].

XVIIe et XVIIIe siècles : Une ville garnison[modifier | modifier le code]

Au début du XVIIe siècle, la monarchie française veut faire définitivement sortir la ville du Saint-Empire. Les relations avec la France s'intensifie[AG 30]. De 1624 à 1635, les ingénieurs du roi érigent une citadelle pour assumer les défenses du royaume[JM 11].

Finalement, en 1648, le Traité de Münster, faisant partie des traités de Westphalie, confirme le rattachement de la cité et de l'évêché de Verdun au royaume de France[AG 31]. Les habitants sculptent les armes du roi sur les portes de la cité et adoptent comme nouveau blason une fleur de lys couronnée d'or. La frontière du royaume se retrouvant sur le Rhin, Verdun devient un élément de défense important[JM 11]. Vauban fortifie la ville : il l'enferme dans une enceinte bastionnée, entourée de glacis, et il met au point un système de trois ponts-écluses, dont celui de Saint-Amand, pour inonder la plaine autour de la ville[GM 3]. Mais tous les travaux prévus ne sont pas effectués, ce qui laisse la ville vulnérable, ne pouvant pas résister à un siège. Verdun ne sera alors qu'une place d'arrêt[AG 32] servant d'étape aux troupes royales[JM 11]. La garnison se stabilise autour de 3 000 hommes[AG 33].

Au XVIIe siècle, la cité perd son autonomie judiciaire et administrative et passe sous le contrôle de Metz dont elle devient l'un des cinq puis onze bailliages royaux[AG 34]. Petite ville de 10 000 habitants, place militaire de second ordre et centre administratif modeste, Verdun ne connait pas un grand essor économique ni de profondes transformations[AG 35].

Au XVIIIe siècle, les activités de Verdun tournent encore autour du commerce régional, de l'artisanat, du bâtiment, des tanneries, des filatures, et des drageries[GM 3]. La ville connait une période de paix et se retrouve en proie à une fièvre constructrice : la chapelle Saint-Nicolas du collège des Jésuites en 1731, le palais épiscopal[JM 11], l'abbaye de Saint-Paul et la restauration de la cathédrale en 1755. En 1737, la ville achète l'hôtel Japin pour en faire son Hôtel de Ville. Deux casernes sont construites pour pouvoir loger les hommes de la garnison : la caserne Saint-Paul (puis Jeanne d'Arc) de 1729 à 1735 et celle de Saint-Nicolas de 1723[GM 3] à 1766[AG 36].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La Révolution française est plutôt bien accueillie par les verdunois. Une nouvelle municipalité est élue, une garde nationale est levée et plusieurs clubs populaires sont créés[JM 12]. Mais la cité épiscopale connait également la déchristianisation : les ordres religieux sont supprimés, leurs biens sont vendus aux plus offrants[AG 37], les prêtres sont enfermés ou déportés[AG 38]. En 1790, le choix de Bar-le-Duc pour devenir le chef-lieu du nouveau département du Barrois (futur département de la Meuse) n'est pas accepté[GM 3] mais la ville conserve son évêché[AG 39].

Article détaillé : Bataille de Verdun (1792).

En 1792, à la suite de la déclaration de guerre de la France au Saint-Empire, l'armée prussienne menée par le duc de Brunswick pénètre en Lorraine et fait le siège de Verdun[JM 12]. Les fortifications de la ville sont en mauvais état et manque d'artillerie et de militaires d'expérience[AG 40]. Le , elle tombe aux mains des prussiens et le commandant de la garnison Beaurepaire est chargé de capituler. Il est retrouvé mort le lendemain dans une salle de l'hôtel de ville, s'étant suicidé pour éviter le déshonneur[JM 12],[GM 3]. Le , Verdun capitule. Finalement, l'armée prussienne est vaincue le lors de la bataille de Valmy[JM 12], et quitte la ville le [14]. De sévères mesures sont alors prises contre les collaborateurs. Sous la Convention (1792-1795), 35 verdunois sont jugés à Paris puis guillotinés. Parmi eux, les demoiselles qui avaient offert des dragées au roi de Prusse le , et qui seront appelées les « Vierges de Verdun » sous la Restauration (1814-1830)[JM 12]. Des élus municipaux, dont Laurent Pons, réussiront à faire annuler le le décret d'infamie ayant frappé la ville pour sa reddition[GM 3].

Sous le Concordat de Bonaparte de 1801, le calme revient. La ville accueille des prisonniers britanniques des Guerres napoléoniennes de 1803 à 1814, et ceux-ci participent à la vie de la cité[GM 4]. Mais le diocèse de Verdun disparait, rattaché à celui de Nancy[AG 38].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est peu touchée par les mutations économiques de la révolution industrielle, probablement à cause de sa militarisation croissante. Si le travail de filature du coton apparait, la tannerie se maintient difficilement et ce sont les activités rurales (élevage, agriculture) qui dominent avec le commerce. L'unique tradition encore existante aujourd'hui est celle de la dragée[AG 41]. L'aspect de la ville, étouffée dans ses fortifications, est profondément modifié : de grands axes de communications remplacent les petites ruelles et des portes dans les remparts ouvrent la ville sur l'extérieur[AG 42]. De nombreuses constructions ont lieu : un abattoir en 1840, un marché couvert en 1853, un théâtre, des ponts... Le chemin de fer arrive dans la ville avec l'inauguration de la gare de Verdun en 1870[GM 5]. Le canal de l'Est, dont les travaux de la traversée de la ville ont débuté en 1874, est ouvert à la navigation le [AG 43]. La ville récupère son diocèse en 1817 mais il faut attendre 1823 pour qu'un évêque prenne possession du siège[AG 44].

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, Verdun est attaquée le mais résiste aux bombardements de l'artillerie ennemie malgré les gros dégâts subis[JM 13]. Finalement, après le reddition de Metz le , le général Guérin de Waldersbach, commandant de la place, capitule le après 81 jours de siège[AG 45]. La ville est occupée jusqu'au [GM 5].

Article détaillé : Place fortifiée de Verdun.

Avec le Traité de Francfort de 1871, qui entérine l'annexion de l'Alsace-Lorraine, Verdun se retrouve à 45 km de l'Empire allemand[GM 5], faisant de la ville la place forte de la frontière Nord-Est[JM 13]. Une première ceinture de 10 forts, dits de la « panique », est érigée sur les hauteurs les plus proches de Verdun. De 1880 à 1914, une seconde ceinture de 43 forts et ouvrages militaires est construite dans un périmètre de 45 km[GM 5], dont font partie le fort de Douaumont et le fort de Vaux[JM 14]. Le tout forme la place fortifiée de Verdun, reliée par 180 km de voies ferrées avec en son centre la citadelle souterraine de Verdun comme poste de commandement[GM 5]. La garnison passe de 3 422 hommes en 1876 à 27 000 en 1914[AG 46]. Verdun est prête à faire face à une invasion[JM 14].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Photographie aérienne de Verdun, prise pendant la Première Guerre mondiale.

Après la déclaration de la Première Guerre mondiale en 1914, les civils sont évacués de Verdun et la ville se prépare à la guerre. L'armée allemande envahit le nord-est de la France et encercle à moitié la place forte[JM 15]. La ville n'est accessible que par deux axes menant à Bar-le-Duc : le chemin de fer local « Le Meusien » (appelé également « Le Varinot » du nom de son constructeur Charles Varinot) et la route départementale qui sera appelée « Voie sacrée » par l'écrivain Maurice Barrès[GM 5].

Article détaillé : Bataille de Verdun (1916).

En , le Quartier Général français ne reconnaissant plus aucune valeur stratégique aux forts, désarme ceux autour de Verdun et supprime la garnison. L’État-major allemand profite alors de la vulnérabilité de la place[JM 16], dernier rempart avant Paris[JM 17], pour mener une offensive. Le vers 7 heures, deux millions d'obus s’abattent sur Verdun. Mais contrairement à ce que s'attendaient les allemands et leur commandant en chef le général Erich von Falkenhayn, l'armée française résiste et campe sur ses positions[JM 16]. La bataille dure près de 10 mois, faisant 163 000 morts et 216 000 blessés du côté français et 143 000 morts et 196 000 blessés du côté allemand[GM 6]. À l'automne 1916, l'armée française, profitant de l'offensive de la Somme, contre-attaque, reprend les forts perdus et repousse les allemands. Verdun est sauvée[JM 18].

La bataille de Verdun est l'une des principales batailles de la Première Guerre mondiale. Avec la rotation importante des unités françaises (deux tiers des poilus y ont combattu), Verdun devient le symbole de la guerre, et est connue aussi bien en France qu'à l'étranger. La ville reçoit de multiples distinctions, françaises et internationales, faisant d'elle la ville la plus décorée de France. C'est également là qu'est choisi un soldat pour être inhumé dans la tombe du Soldat inconnu à Paris[M 1].

Article détaillé : Bataille de Verdun (1917).

Le , l'armée française menée par le général Guillaumat lance une offensive appelée la deuxième bataille de Verdun. Cela permet de regagner du terrain sur les allemands et de retrouver la position des lignes de 1916. En 1918, l'armée américaine fait une percée en direction de Saint-Mihiel et dégage le nord de Verdun[AG 47].

Après la guerre, la ville est dévastée : un quart est entièrement détruit, une moitié est gravement endommagée et le dernier quart a été pillé. Pendant l'Entre-deux-guerres, la ville se reconstruit avec l'aide d'élus meusiens (Raymond Poincaré et André Maginot) et des aides des pays étrangers (Royaume-Uni, États-Unis...). Une ville nouvelle apparait en 1929, avec des rues élargies, des quais de fleuve dégagés et des monuments, comme la cathédrale, restaurés. De nombreux monuments aux morts sont érigés et l'ossuaire de Douaumont est construit sur les hauteurs de l'agglomération. Verdun devient un lieu de pèlerinage pour les combattants de la Grande Guerre et leurs familles[GM 6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Verdun n'est plus à proximité de la frontière et cette dernière est désormais défendue par la ligne Maginot[JM 19]. Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est évacuée dès et tous les ponts sont détruits. Les allemands investissent la ville le [GM 6]. Elle se retrouve alors dans la zone interdite et est le siège d'une Kreiskommandantur et de la Gestapo[AG 48]. La résistance est active mais ses membres connaissent exécutions et déportations[GM 6].

Les allemands abandonnent Verdun le , poursuivis par la Troisième armée des États-Unis (Third United States Army)[GM 6]. La ville devient l'un des sièges des forces américaines de l'OTAN et le reste jusqu'en 1966[JM 19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de 1995, Jacques Chirac (RPR) est élu face à Lionel Jospin (PS) avec 52,19 % des suffrages verdunois, un score quasi-égal à celui national de 52,64 %. Cependant, au premier tour, c'était Édouard Balladur (UDF) qui était arrivé en tête dans la ville avec 21,96 % des suffrages, au coude-à-coude avec Lionel Jospin (PS) à 21,86 %[15]. En 2002, le président sortant Jacques Chirac (UMP) est réélu avec 81,58 % des voix face à Jean-Marie Le Pen (FN)[16]. En 2007, Nicolas Sarkozy (UMP) arrive en tête face à Ségolène Royal (PS) avec 57,23 % des suffrages verdunois, supérieur au taux national de 53,06 %[17]. En 2012, le président sortant Nicolas Sarkozy obtient 52,96 % des suffrages verdunois, mais c'est François Hollande (PS) qui est élu par les Français avec 51,64 %[18].

Aux élections législatives de 2002, Arsène Lux (RPF) arrive en tête avec 53,91 % des voix verdunoises mais c'est Jean-Louis Dumont (PS) qui est réélu à 51,38 %[19]. En 2007, Jean-Louis Dumont (PS) est réélu avec 51,89 % des suffrages verdunois, inférieur au taux de la circonscription à 52,92 %[20]. En 2012, Jean-Louis Dumont (PS) est réélu avec 51,24 % des voix verdunoises, un score similaire à celui de la circonscription à 51,53 %[21].

Aux élections européennes de 2004, la liste de Pierre Moscovici (PS) arrive en tête avec 30,20 % des voix, devant celles de Joseph Daul (UMP) à 16,06 % et de Nathalie Griesbeck (UDF) à 13,95 %[22]. En 2009, la liste de Joseph Daul (UMP) arrive en tête avec 32,16 % des suffrages, battant celles de Catherine Trautmann (PS) à 18,27 % et de Sandrine Bélier (EE) à 12,14 %[23]. En 2014, la liste de Florian Philippot (FN) arrive en tête avec 26,53 % des voix, devant celles de Nadine Morano (UMP) à 22,45 % et d'Édouard Martin (PS-PRG) à 17,99 %[24].

Aux élections régionales de 2004, la liste conduite par Jean-Pierre Masseret (Gauche) remporte 45,99 % des voix devant celles de Gérard Longuet (Droite) à 38,15 % et de Thierry Gourlot (FN) à 15,86 %[25]. En 2010, la liste de Masseret gagne de nouveau à 49,99 % devant celles de Laurent Hénart (Droite) à 34,99 % et de Thierry Gourlot (FN) à 15,02 %[26].

Aux élections cantonales de 2004, Arsène Lux (DVD) remporte le canton de Verdun-Ouest avec 43,47 % des voix, battant Bruno Boschiero (PS) à 31,20 % et Maurice Delamarche à 25,33 %[27]. En 2008, Claudine Becq-Vinci (UMP) gagne le canton de Verdun-Centre avec 55,85 % des suffrages devant Jean-François Thomas (PS)[28], et Guy Navel (RDG) remporte le canton de Verdun-Est devant Jean-Claude Lepage (DVD)[29]. En 2011, Samuel Hazard (PS) gagne le canton de Verdun-Ouest avec 55,23 % devant Arsène Lux (DVD)[30]. Aux élections départementales de 2015, le binôme Marie-Jeanne Dumont/Samuel Hazard (PS) gagne le nouveau canton de Verdun-1 avec 58,97 % des voix, battant le duo Didier Fléaux/Julie Fleurant (UMP)[31]. Le binôme Sarah Szymanski/Jean-François Thomas (PS) remporte le nouveau canton de Verdun-2 avec 51,52 % des suffrages, devant le duo Jérôme Dumont/Véronique Philippe (UMP)[32].

Aux élections municipales de 1995, Arsène Lux (RPF) prend la mairie au socialiste Jean-Louis Dumont. Il la conserve en 2001. En 2008, il garde les rennes de la ville avec 52,82 % des voix toujours face à Jean-Louis Dumont (PS)[33]. En 2014, Samuel Hazard (PS) reprend la mairie avec 49,41 % des voix face au maire sortant Arsène Lux (DVD) à 40,39 % et Gilbert Port (FN) à 10,18 %[34].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment depuis sa cour intérieure.
Hôtel de ville de Verdun.

Du Moyen Âge à la Révolution française, les magistrats de Verdun sont uniquement choisis parmi les membres des trois Estendes de Verdun : les lignages de de la Porte, d'Azannes et des Estouff. Loin d'être un système de gouvernance isolé, de nombreuses cités européennes étaient ainsi également dirigées par des lignages patriciens héréditaires tels que les Lignages de Bruxelles, les Paraiges de Metz, les Lignages d'Alten Limpurg de Francfort, ou les Tribus de Galway.[réf. nécessaire]

La population de la commune étant comprise entre 10 000 et 20 000 habitants, le conseil municipal est composé de 33 membres : le maire, 9 adjoints et 23 conseillers municipaux[M 2]. L'hôtel de ville est installé depuis 1738 dans un ancien hôtel particulier du XVIIe siècle construit par Nicolas Japin[35].

La commune est dotée d'un conseil municipal des jeunes composé de 15 membres, dont un maire élu[M 3].

Composition du conseil municipal de Verdun (mandature 2014-2020)[34]
Liste Président de groupe Effectif Statut
  •      DVG
« Pour Verdun, une équipe, un projet » Samuel Hazard 25 Majorité
  •      DVD
« Verdun...toujours pour tous...avec passion » Arsène Lux 7 Opposition
  •      FN
« Verdun fait front » Gilbert Prot 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Verdun.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dix personnes se sont succédé au poste de maire de Verdun.

Liste des maires successifs depuis 1944[36]
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1944 avril 1947 Gaston Thiébaut    
avril 1947 octobre 1947 Paul Demouzon    
octobre 1947 mai 1953 Hyppolyte Thevenon    
mai 1953 mars 1965 François Schleiter CNIP Sénateur (1948-1983)
mars 1965 mars 1977 André Beauguitte FNRI Conseiller général du canton de Montfaucon-d'Argonne (1955-1986)
Député (1956-1978)
mars 1977 mars 1983 René Vigneron PS Conseiller général du canton de Verdun-Est (1973-1982)
mars 1983 mars 1989 Jacques Barat-Dupont UDF Conseiller général du canton de Verdun-Est (1982-1988)
mars 1989 juin 1995 Jean-Louis Dumont PS Député (1981-1993, depuis 1997)
juin 1995 4 avril 2014 Arsène Lux RPF puis DVD Député (1993-1997)
Conseiller général du canton de Verdun-Ouest (2004-2011)
4 avril 2014[37] en cours Samuel Hazard PS Conseiller général du canton de Verdun-Ouest (2011-2015)
Président de la CC de Verdun (2014-2015)
Président de la CA du Grand Verdun (depuis 2015)
Conseiller départemental du canton de Verdun-1 (depuis 2015)

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Photographie d'un bâtiment d'angle en brique rouge.
Sous-préfecture de la Meuse à Verdun.

Verdun est une sous-préfecture de la Meuse et fait partie de la deuxième circonscription du département.

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Verdun. À la suite du redécoupage cantonal de 2014, elle est le bureau centralisateur de deux cantons (Verdun-1 et Verdun-2) qui regroupent au total 6 communes[38]. Auparavant, de 1790 à 1973, elle faisait partie du canton de Verdun avec neuf autres communes, puis, de 1793 à 1982, se voyait partagée en deux cantons (Verdun-Est et Verdun-Ouest), et enfin, de 1982 à 2015, en trois cantons (Verdun-Est, Verdun-Ouest et Verdun-Centre).

Depuis le , Verdun est le siège de la communauté d'agglomération du Grand Verdun qui regroupe 26 communes et 30 000 habitants[39]. Auparavant, de 2002 à 2015, la ville faisait partie de la communauté de communes de Verdun, qui regroupait 5 communes, jusqu'à sa fusion avec la communauté de communes de Charny-sur-Meuse.

La ville est le siège du Pays de Verdun créé en 2004, auquel est membre l'intercommunalité de Verdun avec neuf autres EPCI (Centre Argonne, Région de Damvillers, Pays d'Étain, Meuse-Voie sacrée, Montfaucon-Varennes-en-Argonne, Pays de Montmédy, Pays de Spincourt, Pays de Stenay et Val Dunois)[40]. Ce pays est un syndicat mixte qui devrait devenir Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) à la suite de la loi MAPTAM de janvier 2014[41].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance, de grande instance, du tribunal pour enfants et du conseil de prud'hommes de Verdun. Elle dépend du de commerce de Bar-le-Duc où se trouve également la cour d'assises de la Meuse. Elle est rattachée à la cour d'appel, au tribunal administratif et à la cour administrative d'appel de Nancy[42].

Avec la réforme de la carte judiciaire lancée en 2007, la ville a perdu son tribunal de commerce au profit de celui de Bar-le-Duc[43].

Finances locales[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget global de la commune était de 24 323 000 €, dont 14 244 000 € de fonctionnement et 10 079 000 € d'investissement. Cela représentait 1 234 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (1 933 € par habitant). Les dépenses s'élevaient à 18 822 000 €, réparties en 11 414 000 € de fonctionnement et 7 408 000 € d'investissement[44].

Le budget connait une forte baisse ces dernières années, variant de 48 928 000 € en 2000[45] à 24 323 000 € en 2013[44], avec un maximum de 58 038 000 € en 2002[46] et un minimum de 16 281 000 € en 2009[47].

La dette de la commune est de 18 633 000 € en 2013, soit 945 € par habitant, un nombre inférieur à la moyenne de la strate (1 006 € par habitant)[48]. Elle a baissé de 24 641 000 € en 2000[49] à 18 633 000 € en 2013[48].

La capacité d'autofinancement (CAF) de la commune est de 4 350 000 € en 2013, soit 221 € par habitant, un nombre supérieur à la moyenne de la strate (183 € par habitant)[44]. La CAF varie beaucoup d'année en année, avec un maximum de 4 616 000 € en 2012[50] et un minimum de 1 582 000 € en 2004[51].

Capacité d'autofinancement (CAF) de Verdun de 2000 à 2013 (en €/habitant)
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Verdun 95 186 116 106 74 99 103 182 161 193 208 212 234 221
Moyenne de la strate[Note 2] 129 126 139 165 168 171 187 169 163 160 187 234 177 183

En 2013, le taux de la taxe d'habitation est de 3,84 %, inférieur de plus de 16 points au taux moyen de la strate (19,90 %), celui de la taxe foncière sur le bâti est de 4,16 %, inférieur de plus de 14 points au taux moyen de la strate (18,75 %), et celui de la taxe foncière sur le non bâti est de 9,29 %, inférieur de plus de 47 points au taux moyen de la strate (56,50 %)[52]. Ces taux sont les mêmes depuis 2011.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Énergie[modifier | modifier le code]

Les deux centrales nucléaires les plus proches sont celles de Cattenom (Moselle) à 66 km et de Chooz (Ardennes) à 112 km[53].

Les communautés de communes de Verdun, de Charny-sur-Meuse et de Montfaucon-Varennes-en-Argonne ont un projet d'implantation de parc éolien sur les communes d'Esnes-en-Argonne, Montzéville, Béthelainville et Sivry-la-Perche[M 4]. Cependant, le , la préfecture de la Meuse refuse de délivrer le permis de construire estimant que le projet porte atteinte aux sites mémoriels liés aux champs de bataille de Verdun tout proches et à leur classification au patrimoine mondial de l'UNSECO[54].

Eau[modifier | modifier le code]

La ville dispose d'un assainissement collectif[M 5] et d'une station d'épuration gérée par le Syndicat Mixte d'Assainissement et Transports Urbains du Verdunois et située sur le territoire de Belleville-sur-Meuse. Cette station a une capacité nominale de 52 500 équivalent-habitant (EH) et un débit de référence de 22 600 m3 par jour. En 2013, la station a eu une charge maximale en entrée de 33 882 EH, d'un débit entrant moyen de 6 773 m3 par jour et d'une production de boues de 492 T/an entièrement traitées par épandage[55].

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

Les ordures ménagères sont ramassées hebdomadairement. En 2013, 6 416,86 tonnes d'ordures ont été collectées sur le territoire de l'ancienne communauté de communes de Verdun[M 6]. Depuis 2004, le tri sélectif a été mis en place. En 2013, 729,05 tonnes de déchets ont été collectés dans l'intercommunalité et traités au centre de tri de Fameck (Moselle)[M 7]. La commune possède 23 points de collecte du verre. En 2013, 481,56 tonnes de verre ont été récoltés dans la communauté de communes[M 8]. Une déchèterie se trouve dans la commune voisine de Thierville-sur-Meuse et est ouverte aux habitants de l'intercommunalité[M 9]. De plus, une collecte des encombrants ménagers est organisée deux fois par an[M 10].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, le conseil municipal prend la décision de ne se jumeler à aucune autre ville, afin de ne pas créer de discriminations entre les nombreuses villes candidates à un jumelage.[réf. nécessaire]

Cependant, au , Verdun est jumelée avec[56] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 18 327 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9 060 9 136 10 276 9 819 9 978 10 577 15 533 13 448 13 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 742 12 394 12 941 10 738 15 781 16 053 17 755 18 852 22 151
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
21 360 21 706 21 701 12 788 14 280 16 540 19 460 14 609 18 831
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2012 -
21 982 22 013 23 621 21 516 20 753 19 624 19 374 18 327 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2004[58].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (22,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 22,9 %, 30 à 44 ans = 18,5 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 19,4 %) ;
  • 54 % de femmes (0 à 14 ans = 15,6 %, 15 à 29 ans = 21,8 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 26,2 %).
Pyramide des âges à Verdun en 2007 en pourcentage[59]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,3 
6,5 
75 à 89 ans
10,8 
12,5 
60 à 74 ans
14,1 
20,3 
45 à 59 ans
18,5 
18,5 
30 à 44 ans
18,0 
22,9 
15 à 29 ans
21,8 
18,9 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département de la Meuse en 2007 en pourcentage[60].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
6,5 
75 à 89 ans
10,6 
12,7 
60 à 74 ans
14,0 
22,2 
45 à 59 ans
20,9 
20,3 
30 à 44 ans
19,4 
18,7 
15 à 29 ans
16,4 
19,2 
0 à 14 ans
17,6 

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier Saint Nicolas est un établissement public de 1 022 places dont dépendent aussi l'EHPAD (maison de retraite) Sainte Catherine et l'hôpital Désandrouins[61].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sur le plan scolaire Verdun dépend de l'académie de Nancy-Metz, de la direction des services départementaux de l'Éducation nationale de la Meuse et est le centre de l'une des quatre circonscriptions du département[62].

La ville administre sept écoles maternelles et sept écoles élémentaires communales.

Le département de la Meuse gère deux collèges : le collège et SEGPA Maurice-Barrès et le collège Buvignier.

La région Lorraine gère quatre lycées : le lycée Jean-Auguste-Margueritte, le lycée professionnel Alain-Fournier, le lycée professionnel mixte Eugène-Freyssinet, et le pôle Martial-Brousse de l'EPLE agricole de la Meuse.

Verdun dispose également de deux établissements privés : le collège Saint-Jean et la cité scolaire Sainte-Anne (école primaire, collège, lycée et lycée professionnel).

Sports[modifier | modifier le code]

Gymnases, piscine, stades, centres équestres, club d'aviron (CNV), Salle d'armes (Escrime) et club de plongée (CSV)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1995, la ville organise chaque été le festival Musiques Et Terrasses se déroulant sur le Quai de Londres. Durant la période du festival, un concert gratuit est donné tous les samedis et dimanches. Cette scène incontournable en Lorraine a accueilli de nombreux artistes locaux et internationaux parmi lesquels Saez, Louis Bertignac, Ten Years After, Luke, Micky Green, Noa, Salif Keita, Shakaponk, Da Silva, Daran, Les Tambours du Bronx, Zaza Fournier, Marcel et son Orchestre et bien d'autres.
  • Chaque année se déroule dans les carrières d'Haudainville le spectacle Des Flammes à la Lumière, qui est une évocation historique de la bataille de Verdun. Le son-et-lumière est reconnu comme étant le deuxième de France et est organisé par l'association Connaissance de la Meuse et ses bénévoles depuis 1995. Il accueille chaque année des milliers de spectateurs, qui peuvent obtenir une traduction simultanée dans différentes langues[63].

Économie[modifier | modifier le code]

Le « tourisme de mémoire » (c'est-à-dire lié à la Première Guerre mondiale) est le premier vecteur de fréquentation touristique dans la Meuse[64] et joue un rôle important dans la vie économique de Verdun et de sa région : l'ossuaire de Douaumont, la citadelle souterraine de Verdun, le mémorial de Verdun, les forts de Vaux et de Douaumont, ou plus loin le musée de la Voie sacrée à Souilly ou le fort de Troyon commémorent les combats meurtriers de la bataille de Verdun. Le Mémorial de la Paix à Verdun accueillait à lui seul environ 500 000 touristes en 2005[64], [65].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Selon les résultats du recensement de 2006[66], la population active de 15 ans et plus de la commune comptait 8 638 personnes, dont 16,7 % étaient chômeurs (France : 11,5 %) et 83,3 % avaient un emploi (France : 88,5 %). Parmi les chômeurs, les plus touchés étaient les « moins de 20 ans » (40,3 %) et les « 20 à 24 ans » (25,4 %).

La répartition des emplois par secteurs d'activité fait apparaître le poids prédominant (plus de 81 %) du secteur tertiaire, notamment des services.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2006)

  Agriculture Industrie Construction Commerce Services
Verdun 1,51 % 11,94 % 5,34 % 14,03 % 67,17 %
Moyenne nationale 3,48 % 15,40 % 6,45 % 13,32 % 61,40 %
Sources des données : INSEE[66]

La répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles fait apparaître une légère sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et une sur-représentation des « employés ». La catégorie des « agriculteurs » est peu représentée dans la ville, ce qui ne surprend pas.

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2006)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Verdun 0,33 % 4,69 % 13,14 % 23,24 % 33,85 % 24,73 %
Moyenne nationale 2,15 % 5,94 % 15,41 % 24,59 % 28,59 % 23,33 %
Sources des données : INSEE[66]

Les déplacements domicile-travail se font majoritairement en voiture (74,5 %, France 70,2 %) et on note le très faible poids des transports en commun (2,44 % contre une moyenne de 13,53 % en France).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cathédrale Notre-Dame

La cathédrale de Verdun est vieille de plus de 1000 ans. C'est le plus vaste édifice roman de l'est de la France. Elle possède également un cloître du XVIe siècle

Article détaillé : Cathédrale Notre-Dame de Verdun.

La bibliothèque et le Centre mondial de la paix sont installés dans l'ancien palais épiscopal, construit sous l'épiscopat de Charles François d'Hallencourt par Robert de Cotte premier architecte du roi, en 1725.

L'ancienne abbaye Saint-Paul abrite actuellement le Palais de Justice et la sous-préfecture.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Verdun est le siège du diocèse de Verdun qui correspond aux limites du département de la Meuse. Il est suffragant de l'archidiocèse de Besançon et est divisé en 4 doyennés et 20 paroisses. La ville de Verdun ainsi que les communes environnantes sont rattachées à la paroisse de Saint-Vanne-en-Verdunois, qui compte à Verdun sept lieux de culte:

  • La cathédrale Notre-Dame Xe siècle.
  • Église Sainte-Jeanne-d’Arc, construite en 1961.
  • Église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1862, coupée en deux en 1916, reconstruite en 1928 à l'identique (Le Faubourg Pavé).
  • Église Saint-Victor XIVe siècle.
  • Église Saint-Sauveur, reconstruite en 1931 à l'emplacement de l'hôpital Saint-Hippolyte démoli durant la guerre 1914-1918.
  • Chapelle de l'hospice Sainte-Catherine XIVe siècle.
  • Chapelle Saint-Joseph de la Congrégation des Sœurs de Saint-Joseph, construite en 1888.
  • Carmel[67] XVIIe siècle .
  • Église Saint-Amant quartier Glorieux, construite en 1910.
  • Église Saint-Charles quartier Regret, construite en 1871.
  • Chapelle Saint-Nicolas.
  • Chapelle de la maison de retraite Saint-Joseph.
  • Chapelle Sainte-Anne.
  • Chapelle de l'ancien Petit Séminaire construite en 1844 [actuelle salle des fêtes du collège Saint-Jean].
  • Ancienne église Saint-Amand (rue du Rû) reconstruite en 1765, sans clocher abandonnée en 1830.
  • Ancienne abbaye Sainte-Vanne XIIe siècle.

La synagogue, 1, impasse des Jacobins, qui, après 1870, a remplacé celle aménagée en 1805 sur les restes du couvent des Jacobins, ainsi que l’ancienne maison du rabbin, 13, rue des Frères-Boulhaut, font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 octobre 2002[68]. Le cimetière israélite est dans l'avenue du Commandant Raynal.

L'Église Réformée de France , construite en 1888, restauré en 1920, disposait d'un temple à Verdun[69]. Ce temple est actuellement (fin 2013) en vente.

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de ville est un ancien hôtel particulier construit en 1623 pour un commissaire des poudres d'État. À sa mort, l'édifice échoit à la marquise de Boudeville, puis à la ville qui en devient propriétaire en 1737.
  • Cinéma Majestic, Dragées Braquier, Espace des Cordeliers, Commissariat de Police, Hôtel de la Cloche d’Or, Hôtel des Impôts, hôtel de ville, marché couvert, (anciennement) mess des officiers, musée de la Princerie (archéologie, sculptures du Moyen Âge, faïences locales et étrangères), Office(s) du Tourisme, Poste, salle Cassin, salle Vannier, théâtre municipal, le Grenier théâtre, tour des Plaids, tour de l’Islot, tour Saint-Vanne.

Établissements industriels[modifier | modifier le code]

Centrale à béton, anciens fours à chaux, au Pré l’Évêque, Z.I. Baleycourt, Z.I. Chicago (ex-entrepôts américains), Z.I. Tavannes

Lieux de mémoire de la Grande Guerre[modifier | modifier le code]

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Le monument hollandais
  • Monument À la Victoire et aux Soldats de Verdun, Carrefour des Maréchaux. L'architecte en fut Léon Chesnay et la statue du sommet est l’œuvre de Jean Boucher[71].
  • Monument hollandais par Auguste Rodin. Ce monument érigé en 1919, reprend la statue « L'Appel aux armes » d'Auguste Rodin, refusée par le jury du concours pour le monument commémoratif de la Défense de Paris (1870-1871), en 1879. Agrandie, la statue fut offerte par un comité hollandais à la ville de Verdun. Sur le socle du monument est gravée l'inscription :

    « A la France immortelle - A la Glorieuse ville de Verdun - La Hollande Amie. »

Cimetières militaires[modifier | modifier le code]

  • Nécropole nationale de Bevaux (3 107 corps, 23 269 m2).
  • Nécropole nationale du Faubourg-Pavé (5 095 corps, 19 522 m2), avec le carré des Sept inconnus de 1920 (cérémonie du choix de l’Inconnu de l’Arc de Triomphe) et le monument aux fusillés par l’ennemi en 1914-1918 et 1939-1945.
  • Nécropole nationale de Glorieux (4 244 corps, 20 579 m2).

Patrimoine militaire[modifier | modifier le code]

Les fortifications de la ville, dont restent les portes :

  • Porte Châtel,
  • Porte Chaussée,
  • Porte de France,
  • Porte de la Tour du Champ,
  • Porte Neuve,
  • Porte Saint-Paul,
  • Porte Saint-Victor.

Arsenal, caserne de Glorieux, caserne Maginot, quartier Miribel, caserne Niel, citadelle haute, citadelle souterraine, quartier Bayard, quartier Doumenc, quartier Driant, quartier Ancelin ( maintenant groupe scolaire Aigle )

Cimetières civils[modifier | modifier le code]

  • Cimetière civil du Faubourg-Pavé.
  • Cimetière civil israélite.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Parc municipal Japiot,
  • Parc de Londres
Quai de Londres (nommé en l’honneur de la capitale britannique qui a financé la reconstruction de Verdun)

.

Cours d’eau[modifier | modifier le code]

Canal des Augustins, canal du Puty, canal Saint-Airy, Grand Gueulard (ex-grandes écluses ou écluses Notre-Dame), Meuse, canal de l’Est, branche Nord, écluse de Belleray, ballastières.

Maisons forestières[modifier | modifier le code]

Maison forestière de la Chartonne, Maison forestière de la route d’Étain, Maison forestière du Coulmier, Maison forestière du Fays

Personnalités liées à Verdun[modifier | modifier le code]

En dehors des comtes de Verdun et des maires de la commune, plusieurs personnalités sont nées, ont vécu ou ont fortement influencé la ville de Verdun.

Sous la Révolution et l'Empire, plusieurs officiers militaires verdunois atteindront l'un des grades de général : Jean-Baptiste Charles Hallot, Antoine Pierre Gallois, Jean Victor Rouyer, Jacques Nicolas Bellavène ou Charles Nicolas d'Anthouard de Vraincourt. D'autres, qui ne sont pas originaires de la commune, y mourront : Claude-Louis de Chartongne, Jean-Pierre Henri et Léonard Lebondidier. L'homme politique Jean-Nicolas Pache devient ministre de la Guerre et maire de Paris.

Le XIXe siècle révèle des artistes : les peintres Louis Hector Leroux et Gustave Pierre, et l'actrice Suzanne Desprès. Plusieurs verdunois deviennent des hommes politiques, tandis que le sportif René Dufaure de Montmirail fonde l'Olympique de Marseille (OM). Avec la présence du diocèse de Verdun, plusieurs évêques de Verdun meurent dans la ville, comme Charles Ginisty.

Au XXe siècle, le général de brigade Henri Adeline officie lors de la Première et Seconde Guerre mondiale, et plus tard, le général d'armée Emmanuel Hublot opère sur différents conflits à l'étranger. Danielle Mitterrand devient l'épouse du président de la République François Mitterrand. Plus récemment, des verdunois s'illustrent dans le domaine du sport : l'aviron pou les médaillés olympiques et champions du monde Germain Chardin et Benjamin Rondeau, le football pour les internationaux Hervé Revelli, David Terrier et Samuel Martin, et le rugby à XV pour Adrien Falières, Benjamin Petre et Louis Acosta.

Vie militaire[modifier | modifier le code]

Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Verdun :

Le , le régiment reprend son appellation de 150e Régiment d'infanterie et devient Régiment d'infanterie mécanisée. 1990 : Il est dissous et prend la dénomination de 151e Régiment d'infanterie, alors que le 150e Régiment d'infanterie est recréé comme Régiment de réserve qui sera dissous à son tour définitivement en 1996. Le 151e RI étant basé à Metz, il vient s'installer à Verdun à la place du 150e RI de 1990 à 1997 ; à cette date il n'y aura plus de Régiment d'infanterie mécanisée sur Verdun.

  • 415e Bataillon de commandement et de transmissions, années 1960-1980
  • 54e Régiment de transmissions, années 1960-1980
  • 54e Régiment d'artillerie, du au (transfert à Hyères). Remplacé par :
  • 3e Régiment d'artillerie de marine, régiment d'artillerie de la 10e DB, à Verdun du jusqu'au . Depuis cette date, les quartiers Miribel et Ancelin sont inoccupés !
  • 415e Compagnie légère de transmissions, années 1980
  • 415e Compagnie légère de réparation du matériel, années 1980
  • détachement du 8e Régiment du matériel, portion centrale à Thierville-sur-Meuse (commune limitrophe de Verdun), années 1980-90, quartier Driant. Le 8e Régiment du matériel dissous en juillet 1990, a été recréé par la suite en 1999 et il est toujours en activité. Dans le cadre de la professionnalisation de l'armée de terre et afin de répondre aux nouveaux besoins, le 8e Régiment du matériel renaît le à Mourmelon-le-Grand. Il est rattaché à la 1re Brigade logistique basée à Montlhéry. Une compagnie est restée jusqu'en 1994 au quartier Driant de Verdun puis une section multitechnique jusqu'en 2009.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Verdun 55.svg

Les armes de Verdun sont « d'azur à la cathédrale de quatre flèches derrière laquelle s'élève un beffroi, entourée de murailles, le tout d'or maçonné de sable. »

Ce blason, adopté par la ville de Verdun en 1898, reproduit un sceau de 1396. Avant son annexion par la France au Traité de Westphalie Verdun portait « d'or à l'aigle de sable à deux têtes, couronnée, becquée et membrée de gueules » : c'était l'emblème des villes impériales, qu'elle dut ensuite abandonner.

Verdun est, avec 26 médailles, la ville la plus décorée de France. La ville a reçu les Croix de Guerre 1914-1918 et 1939-1945, la Légion d'Honneur le 29 août 1916, ainsi que de nombreuses décorations étrangères : la médaille d'or de la Bravoure Militaire de Serbie, la Médaille d'or d'Milosh Obilitch du Monténégro, la Médaille d'or de la valeur militaire d’Italie, la Military Cross de Grande-Bretagne, l'Ordre de Léopold de Belgique, l'Ordre impérial et militaire de Saint-Georges de Russie, l'Ordre portugais de la Tour et de l'Épée, et enfin le Sabre d'honneur du Japon[72].

Blason Verdun ville d'empire (Aigle bicéphale).svg

Au Moyen Âge, Verdun portait les armes des villes d'Empire (c'est-à-dire les villes régies directement par l'autorité impériale[73]). Les armoiries de la ville figuraient alors une aigle bicéphale aux couleurs de impériales sans autre signe distinctif.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Morette, Verdun, Metz et Verdun, Éditions Serpenoise et Ville de Verdun,‎ , 97 p. (ISBN 2-87692-090-5, notice BnF no FRBNF35550069). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Girardot (dir.) et al., Histoire de Verdun, Metz, Éditions Serpenoise,‎ , 205 p. (ISBN 2-87692-263-0, notice BnF no FRBNF36200908). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Gauny et Jean-Paul Mathieu, Verdun, Metz, Serge Domini,‎ , 160 p. (ISBN 2-912645-76-X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Edmond Pionnier, Verdun promenade historique et pittoresque, Bar-le-Duc, Contant-Laguerre,‎ , 72 p. (notice BnF no FRBNF31116189, lire en ligne).
  • Guy Le Hallé, Verdun, ma ville, Amiens, Martelle Éditions,‎ , 192 p. (ISBN 2-87890-018-9, notice BnF no FRBNF37624930).
  • DRAC Lorraine, Les fortifications de la place de Verdun - 1874-1918, Nancy, Éditions Serpenoise, coll. « Itinéraires du patrimoine » (no 120),‎ , 18 p. (ISBN 2-87692-305-X, notice BnF no FRBNF36176864).
  • Stéphane Audoin-Rouzeau et Jean-Jacques Becker, Encyclopédie de la Grande guerre, 1914-1918, Paris, Bayard,‎ , 1342 p. (notice BnF no FRBNF39210922).
  • Jean-Luc Pamart, Le paysan des poilus, Sainte-Marguerite-sur-Mer, Éditions des Équateurs,‎ , 172 p. (ISBN 2-84990-009-5, notice BnF no FRBNF39287976).
  • François Cochet et al., Les batailles de la Marne : de l'Ourcq à Verdun, Saint-Cloud, Soteca et 14-18 Éditions,‎ , 324 p. (ISBN 2-9519539-2-5, notice BnF no FRBNF39250077).
  • François Cochet et al., 1916-2006, Verdun sous le regard du monde, Saint-Cloud, 14-18 Éditions,‎ , 388 p. (ISBN 2-916385-00-2, notice BnF no FRBNF40200326).
  • Franck Meyer, Verdun : des ravages à la renaissance, 1915-1929, vol. 1 : Le temps des ruines, 1915-1919, Verdun, Connaissance de la Meuse, coll. « Connaissance de la Meuse »,‎ , 143 p. (ISBN 2-9503985-8-8, notice BnF no FRBNF40202130).
  • Franck Meyer, Verdun : des ravages à la renaissance, 1915-1929, vol. 2 : Le Verdun nouveau, 1919-1929, Verdun, Connaissance de la Meuse, coll. « Connaissance de la Meuse »,‎ , 159 p. (ISBN 978-2-9527791-1-1, notice BnF no FRBNF41167813).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La réforme a divisé la Gaule belgique en deux provinces : la Belgique Première et la Belgique seconde.
  2. Strate 2000-2011 : communes de 20 000 à 50 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé ; Strate depuis 2012 : communes de 10 000 à 20 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

  1. « Verdun et la Grande Guerre - Le Symbole » (consulté le 31 août 2015).
  2. « Le Conseil municipal » (consulté le 16 juillet 2015).
  3. « Conseil municipal des jeunes » (consulté le 16 juillet 2015).
  4. « Urbanisme - Projet éolien » (consulté le 19 juillet 2015).
  5. « Assainissement eau » (consulté le 19 juillet 2015).
  6. « Collecte des déchets - Ordures ménagères » (consulté le 18 juillet 2015).
  7. « Collecte des déchets - Tri sélectif » (consulté le 18 juillet 2015).
  8. « Collecte des déchets - Collecte du verre » (consulté le 18 juillet 2015).
  9. « Collecte des déchets - Déchetterie » (consulté le 18 juillet 2015).
  10. « Collecte des déchets - Collectes des encombrants ménagers » (consulté le 18 juillet 2015).

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Jean Morette, Verdun, 1992 :
  1. p. 7.
  2. p. 12.
  3. p. 12.
  4. a, b, c, d, e, f et g p. 13.
  5. a, b et c p. 15.
  6. a, b et c p. 16.
  7. a et b p. 17.
  8. p. 18.
  9. a et b p. 19.
  10. a, b et c p. 20.
  11. a, b, c et d p. 21.
  12. a, b, c, d et e p. 23.
  13. a et b p. 24.
  14. a et b p. 25.
  15. p. 26.
  16. a et b p. 27.
  17. p. 26.
  18. p. 31.
  19. a et b p. 35.
  • Alain Girardot, Histoire de Verdun, 1997 :
  • Paul Gauny et Jean-Paul Mathieu, Verdun, 2005 :
  1. a, b, c et d p. 7.
  2. a, b, c, d, e, f et g p. 9.
  3. a, b, c, d, e, f, g et h p. 11.
  4. p. 11-13.
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Académie de Nancy-Metz Carrière et usine Dugny-sur-Meuse
  3. Lorraine, op. cit. p. 11-12.
  4. Histoire de Verdun, op. cit. p. 162-164
  5. « Les crues historiques sur le bassin international de la Meuse du IXème au XIXème siècle », Établissement Public d'Aménagement de la Meuse et de ses Affluents (consulté le 15 mai 2010)
  6. a et b À la station de Metz-Frescaty
  7. « Infoclimat Brest [1961-1990] » (consulté le 9 mai 2010)
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  9. début 2010 - Voir SNCF-Voyages
  10. Voir : Dictionnaire des racines celtiques
  11. Voir par exemple Noms de lieux de Bourgogne: plus de 1200 noms expliqués par Gérard Taverdet
  12. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003.
  13. Guy Cabourdin, Les temps modernes, de la Renaissance à la guerre de Trente ans, Nancy, Presses universitaires de Nancy, coll. « Encyclopédie illustrée de la Lorraine, Histoire de la Lorraine »,‎ , p. 109.
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  73. À ne pas confondre avec les "villes libres" qui sont des villes s'étant émancipées de la tutelle d'un prince et jouissant souvent d'une autonomie plus grande