Francis Wurtz

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Francis Wurtz lors du meeting de lancement du Front de gauche, le 3 mars 2009

Francis Wurtz (né le 3 janvier 1948 à Strasbourg) est un homme politique français, membre du Parti communiste français. Il est député européen de 1979 à 2009 et président du groupe parlementaire Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique.

Parcours[modifier | modifier le code]

Francis Wurtz est diplômé en littérature en 1968. Il devient enseignant en 1969 date ou il adhère au PCF suite à un meeting sur la Sécurité européenne, jusqu'en 1973 où il devient membre du secrétariat fédéral de la fédération du Bas-Rhin du PCF et permanent du parti. Il reste à ce poste pendant trois ans, avant d'être embauché pour un poste au secrétariat national, en tant que collaborateur politique de Georges Marchais.

En 1979, lors des premières élections européennes, il est élu député européen. C'est la 1ere fois depuis 1956 que l'Alsace retrouve un député communiste. La même année, il entre au Comité central du PCF. Lorsqu'il quitte le secrétariat de Georges Marchais en 1982, il est nommé secrétaire du Comité de défense des libertés et des droits de l’homme en France et dans le monde, organe présidé par Georges Marchais.

En 1989, il mène une liste de rassemblement et "d'union de la gauche" à l'occasion des municipales rassemblant outre le PCF, le Parti Radical de gauche ( PRG) et des militants associatifs et syndicalistes. Malgré une campagne dynamique, la liste ne rassemble que 2.2% des suffrages exprimés.

En 1990, il entre au Bureau politique du PCF, avant d'être chargé, en 1992, du département international du PCF. Il le restera jusqu'en 1999, lorsqu'il est élu président du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique. Il a été tête de liste du PCF pour les élections européennes de 1994 et tête de liste en Île-de-France aux élections de 2004.

En 2010, lors des élections régionales, il préside le comité de soutien de la liste de la liste de Front de gauche dans sa région d'origine.

Lors du 36e congrès du Parti Communiste Français, il quitte le conseil national en février 2013. A ce jour, il n'a plus de responsabilité au sein du PCF mais reste une figure respectée au sein de son parti et plus largement au sein de la gauche radicale, alternative et populaire.

Rôle et fonctions[modifier | modifier le code]

Président de la GUE/NGL de 1999 à 2009, Francis Wurtz a fait l'objet d'une importante médiatisation à l'occasion de la campagne contre le traité établissant une constitution pour l'Europe. Il s'est notamment illustré en publiant dès 2003 un supplément de L'Humanité intitulé « La face cachée du projet Giscard »[1], au moment du Conseil européen de Thessalonique. Il s'est également engagé fortement contre la directive Services dite Bolkestein, au Parlement et par la parution de nombreuses tribunes.

Durant cette législature européenne 2004-2009, Francis Wurtz a été présent à près de 91,30 % des sessions du Parlement européen (273 jours sur 299) [2]. Plus de 96 % des votes enregistrés (en) (4 769 sur 4 962) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique[2]. Par rapport aux autres eurodéputés français, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux plus de 65 % des fois[2].

Il a été un des acteurs à l'origine de la création du Parti de la gauche européenne et un de ses avocats au sein du PCF, notamment lors du vote interne sur l'adhésion du PCF au PGE. Les nombreuses tribunes qu'il publie dans L'Humanité à ces occasions lui ont donné un rôle de premier plan au sein du PCF. Il tient une chronique dans l'hebdomadaire L'Humanité Dimanche.

Il est le seul député européen français à avoir été élu en 1979 et siégeant constamment jusqu'en 2009 (Paul Vergès, autre député communiste, a également été élu en 1979 mais n'a pas siégé entre 1984 et 2004). Il est aussi membre du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques[3] (IRIS).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Révélateur africain, Messidor, 1990
  • Un monde à changer : enjeux internationaux, entretien avec Aline Pailler, Éditions sociales, 1993

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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