Kenzo Takada

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Kenzo Takada en 2008
Boutique Kenzo, 1 rue du Pont-Neuf, Paris.

Kenzo Takada (高田賢三, Takada Kenzō), né le à Himeji, Japon, est un styliste japonais ayant fait carrière en France. Il est le fondateur de la marque de vêtements, d'accessoires et de parfums Kenzo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cinquième d'une famille de sept enfants, Kenzo Takada est né en 1939. Son enfance se déroule dans le village de Hyago, près du château médiéval de Himeji[1]. Son père y possède une machiaï, une maison de thé. Kenzo Takada se passionne très tôt pour la mode, notamment à travers les magazines de ses sœurs. Il est étudiant à l'université de Kobe, mais il s'y ennuie considérablement. Contre l'avis familial, il quitte alors l'université pour rejoindre une école de mode, le Tokyo's Bunka Fashion College, qui vient d'ouvrir ses portes à la gent masculine[2].

Une fois son diplôme acquis, il s'installe à Paris en 1964, non sans quelques difficultés d'adaptation. Il lui faut alors se faire une place dans le milieu de la mode. Il commence à assister à des défilés, à se faire des contacts dans le milieu et parvient à vendre quelques croquis à Louis Féraud[2] et à Jacques Delahaye. Il obtient un stage de styliste chez Renoma, marque de prêt-à-porter très en vogue à l'époque.

Ce n'est qu'en 1970 que Kenzo Takada présente son premier défilé dans la galerie Vivienne. La même année, il ouvre sa première boutique, Jungle Jap, dans le Passage Choiseul (2e arrondissement de Paris)[2]. Pour ses premières réalisations, en avril 1970, il utilise des cotonnades japonaises et des coupons achetés au marché Saint-Pierre. Les couleurs et les fleurs de ses collections semblent venir de nulle part et secouent le milieu de la mode parisienne. « J'ai délibérément cherché à créer des formes non structurées, à introduire une ampleur nouvelle, en m'appuyant sur la technique du kimono » explique-t-il[3]. Chandails empruntés aux Slaves en 1973, boubous africains en 1976, robes de maharané en 1978, son inspiration est métissée[1].

En 1988, il se lance dans la commercialisation de parfums avec Kenzo de Kenzo, puis d'autres jus encore, les années suivantes, Parfum d'été, Le monde est beau, L'eau de Kenzo,Kenzo Homme, Kashaya, Jungle..[1].

En 1993, il revend la marque Kenzo au groupe LVMH de Bernard Arnault. Toutefois, il demeure propriétaire du nom complet : Kenzo Takada[4].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ginette Sainderichin, Kenzo, Éditions du May,‎ 1989.
  • Françoise Chirot, « Perspectives Luxe. Le modèle Kenzo. », Le Monde,‎ 26 janvier 1993 (lire en ligne).
  • Ginette Sainderichin, Kenzo, Éditions Assouline,‎ 1999.
  • Anne Boulay, « Kenzo Takada, 60 ans, quitte le monde de la mode et ses fleurs pour se concocter une existence sans soucis. Au Japonais absent. », Libération,‎ 9 décembre 1999 (lire en ligne).
  • Anne-Laure Quilleriet, « Kenzo sans Kenzo. », Le Monde,‎ 12 septembre 1999 (lire en ligne).
  • Mylène Sultan, « Dans les murs de... Kenzo. », L'Express,‎ 5 février 2007 (lire en ligne).
  • Laurence Neuer, « Marque patronymique : comment garder le contrôle ? », Les Échos,‎ 27 novembre 2013 (lire en ligne).
  • (en) Alicia Drake, The Beautiful Fall: Fashion, Genius and Glorious Excess in 1970s Paris, Bloomsbury Publishing,‎ 2012 (lire en ligne), p. 121-122.

Liens externes[modifier | modifier le code]