Mozinor

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Mozinor

Description de l'image  Mozinor_logo.jpg.
Nationalité Drapeau de la France Française[1]
Profession Créateur de détournements
Films notables Bite it
007 Tu Peux Pas Test
Titanic Park
Le Fonkhaka
Die Art
Site internet www.mozinor.com

Mozinor est un créateur français de détournements de vidéos qu'il diffuse sur Internet. Il utilise, pour réaliser ses montages et doublages, un matériel simple : un ordinateur et un microphone[1]. Plusieurs de ses détournements sont connus[2] et les rubriques Web de certaines émissions de télévision les diffusent régulièrement[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Son pseudonyme vient du nom de la zone d'activité MOZINOR à Montreuil en Seine-Saint-Denis, acronyme de MOntreuil Zone Industrielle NORd.

En mai 2004, il commence ses détournements vidéos et les publie sur son site web. Ce ne sont à l'époque que quelques parodies destinées à divertir ses proches. En novembre, c'est sur le forum de HardWare.fr auquel il participe occasionnellement que des internautes découvrent les premiers ses détournements[4]. Mois après mois, les vidéos commencent à s'échanger sur la toile. En juin 2006, la diffusion de « Bite it » (détournement de Beat It de Michael Jackson) et de « 007 » aux Enfants de la télé à une heure de grande écoute déclenchent un buzz[5].

La campagne présidentielle qui suit favorise également la diffusion par les médias de deux de ses parodies sur les candidats à l'élection :

  • « La Fièvre » avec Nicolas Sarkozy, qui reprend le texte du morceau La Fièvre de NTM ;
  • « Social Supa Crew », qui détourne le débat des primaires des candidats socialistes en concert de beat box.

L'été 2007 et la coupe du monde de rugby permet à son « Fonkhaka » (parodie du haka de l'équipe des All Blacks) d'être également mis sur le devant de la scène. La même année, son Titanic Park (détournement du film Titanic) remporte un franc succès auprès des internautes, et demeure une de ses vidéos les plus visionnées.

En avril 2008, il propose une sorte de court-métrage autofictionnel avec « Deadzone - grosse fatigue ou Les Tourments du détournement », long détournement de 20 minutes où il reprend principalement des extraits du film Dead Zone (1983) de David Cronenberg interprété par Christopher Walken. Mozinor s'y met lui-même en scène dans la peau d'un auteur de détournements en mal d'inspiration[6].

Le 11 avril 2009, au cinéma du centre Pompidou[7], un best of de ses créations est présenté au public en deuxième partie de la projection du « Grand Détournement » la Classe Américaine en présence de ses créateurs, Michel Hazanavicius et Dominique Mezerette. Mozinor, bien qu'invité, ne se fit cependant pas reconnaître, tenant à préserver son anonymat.

Début 2013, Mozinor comptabilisait rien que sur Dailymotion (sa plate-forme de vidéos de prédilection) plus de 70 millions de vues sur l'ensemble de ses vidéos[8].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Mozinor semble tenir à conserver l'anonymat le plus total, et ne pas compter tirer de profit de ses créations, au contraire d'autres stars françaises du net comme Rémi Gaillard ou le duo de La Chanson du Dimanche. Il n'est jamais apparu en public, ni n'a diffusé de photo de lui-même ; il n'a donné que peu d'interviews, toujours par e-mail[6]. Il se décrit comme habitant Montreuil, de sexe masculin.

Les seules informations disponibles sont celles qu'il donne lui-même de manière humoristique sur son site[9] :

« Mozinor est autodidacte en doublage et montage vidéo, et réalise tout et tout seul, en branchant un micro sur son PC, certains soirs pour se détendre en rentrant du boulot (qui n'a rien à voir avec les médias ou l'audiovisuel) : dialogues, doublages, bruitages, trucages, mixages, montages, maintenance minitel et design soviétique du site, entretien des sanitaires. Mozinor est un collectif d'artistes montreuillois, composé uniquement d'un seul membre : Mozinor, qui vit dans des galeries souterraines dans les climats humides de l'est parisien. […] Mozinor n'entretient de partenariat avec personne et n'a jamais récolté un centime de ses réalisations. »

Références culturelles et personnages récurrents[modifier | modifier le code]

C'est le film La Classe américaine de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette qui fut à l'origine de son engouement pour le détournement[10], et plusieurs de ses détournements y font référence.

Une des particularités de Mozinor est de glisser de nombreuses allusions et références en clin d'œil à des films « cultes » et de faire intervenir des personnages récurrents. Parmi celles et ceux qui reviennent le plus souvent on trouve Christophe Lambert et Vin Diesel, qu'il a rebaptisé « Baboulinet », mais aussi des références à La Classe américaine, à La Cité de la peur, à Bernie d'Albert Dupontel, aux séries télévisées Cosmos 1999 — qui fut l'un de ses premiers thèmes favoris —, Mission impossible, 24 heures chrono — rebaptisée en « Docteur Bauer » —, et enfin aux musiques funk (Herbie Hancock et Roger Troutman sont deux des artistes qu'il aime particulièrement citer) et qu'il reproduit et utilise dans nombre de ses détournements, faisant preuve d'une grande érudition musicale. Il produit également des vidéos de remix musicaux.

Une autre de ses particularités est sa réactivité à l'actualité dans le choix de certains de ses sujets, ce qui fait la joie des médias spécialisés qui à leur tour alimentent le buzz[6]. Ont par exemple fait l'objet d'une parodie : les grèves de la SNCF de 2007 avec « Régime spécial », la pandémie de grippe A avec « La grippe mexicaine », ou encore les déboires de Gérard Depardieu avec « Miction Impossible » ou de ceux de Dominique Strauss-Kahn avec « DSK à Rikers Island ». Mozinor a même réalisé une parodie du système médiatique du « buzz » dans une vidéo intitulée « Le Buzz (Tutoriel #2) », sous-titrée « Apprendre à réaliser une vidéo qui buzzouille ».

Depuis 2010, Mozinor semble vouloir diversifier son activité, et propose de plus en plus de vidéos comportant un contenu informatif (comme avec son détournement-enquête « Le Mugu ») ou engagé socialement (avec « Les chèques de Mémé Liliane » par exemple). Il se risque même sur des terrains glissants comme avec « Le CACA » (parodie des dérives des associations communautaires[6]) ou « Nafissado Maso », mais avec toujours un ton suffisamment juste et drôle pour ne jamais avoir été la cible d'attaques.

En 2013, Mozinor dévoile sa passion pour les jeux Call of Duty (plus précisément Call of Duty: Black Ops II), et réalise de très nombreux commentaires de ses propres (contre)performances sur ce jeu. Face aux critiques de certains de ses fans lassés par ces vidéos jugées répétitives, Mozinor tourne en dérision sa propre passion dans une vidéo ironique commentant une partie du jeu archaïque Pong.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Lisez-moi », sur Mozinor.com.
  2. « Article de Jean-Jacques Larochelle dans le journal Le Monde », sur lemonde.fr,‎ 17 aout 2007.
  3. Alexandre Hervaud, « C'est ma détournée », sur Ecrans.fr, Libération,‎ 28 mars 2009.
  4. « VFL VraÿFaussLegend, viendez légender les caps de films ! », sur le forum hardware.fr,‎ novembre 2004.
  5. « Mozinor » sur le site MadMoizelle.com.
  6. a, b, c et d « Exclusif : l’interview de Mozinor, le roi du détournement », sur MicroHebdo,‎ 2012 (consulté le 24 octobre 2013).
  7. « Grand détournement au Centre Pompidou », sur centrepompidou.fr,‎ avril 2009.
  8. Sans compter les nombreux « reposts » par d'autres utilisateurs, ni les autres plate-formes de partage de vidéos comme YouTube. Voir son profil sur Dailymotion.
  9. Mozinor, « Lisez-moi », sur http://www.Mozinor.com (consulté le 24 octobre 2013).
  10. « Anthologie du détournement », sur Mozinor.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]