Farida Khelfa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Farida Khelfa

Naissance 1962
Vénissieux
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Mannequin
Actrice
Films notables Les Keufs
Paris
Neuilly sa mère !

Farida Khelfa, née en 1962 à Vénissieux (Rhône), est une actrice et réalisatrice de documentaires française, ancien mannequin. Habituée des nuits du Palace dans les années 1980, elle devient mannequin grâce au Couturier Jean Paul Gaultier jusqu'en 1993, travaille avec Azzedine Alaïa et Jean-Paul Goude, mais également actrice durant cinq ans jusqu'en 1990, date à laquelle elle suspend ses activités cinématographiques pour les reprendre seize ans plus tard. Elle est également active à la télévision après les années 2000, que ce soit dans des téléfilms, ou pour la réalisation de reportages.

Biographie[modifier | modifier le code]

Farida Khelfa naît en 1962 dans la commune de Vénissieux de parents algériens, dont elle conserve la nationalité[1]. Elle passe sa jeunesse aux Minguettes[2] et décide de rejoindre sa sœur Djemila[n 1] à Paris à l'âge de seize ans. Jusqu'à sa majorité, elle est considérée comme « fugueuse »[3]. Figure du Palace[n 2] dans les années 1980[5], elle y croise ceux qui deviendront ses proches : les couturiers Jean Paul Gaultier (qu'elle avait déjà rencontré en 1979[6]) et Azzedine Alaïa, (« Les deux meilleurs, ceux que je respecte le plus[5] »), ainsi que le chausseur Christian Louboutin[n 3], Arielle Dombasle, Vincent Darré, qui deviendra décorateur par la suite, ou encore le couple de photographes Pierre et Gilles, « tous de milieux sociaux très différents » précise-t-elle[7].

Elle est également amie et témoin de mariage de Carla Bruni-Sarkozy[1],[5], qu'elle rencontre la première fois chez Alaïa et avec qui elle défile dans les années 1990[n 4]. Elle est aussi amie avec l'actrice Marine Delterme[8].

Remarquée par Jean-Paul Gaultier, qui lui demande de défiler pour lui en 1979, puis par Thierry Mugler, rien ne la prédisposait à devenir mannequin : c'est« une des personnes les moins sûres d'elles que j'aie pu rencontrer » souligne Marie Colmant[2]. Elle se fait pourtant très vite remarquer par sa prestance, mais également parce qu'elle est, à l'époque, le premier mannequin « beur » qui soit aussi exposée médiatiquement. Jean Paul Gaultier souligne que « Farida avait une beauté incroyable, ce nez, cette allure, ces cheveux. Ce n’était pas seulement ces traits magnifiques, mais cette façon de se tenir, très altière, une noblesse naturelle sans rien de prétentieux »[5]. Vincent Darré la décrit comme une femme qui avait à l'époque « une poitrine accentuée par sa taille fine et surtout une chevelure spectaculaire[7]. » En 1982, elle est physionomiste aux Bains Douches[2] où elle croise Jean-Paul Goude pour la première fois ; elle en devient la muse[8], succédant ainsi à Grace Jones, et sa compagne jusqu'en 1990.

En 1985, elle apparait dans La Nuit porte-jarretelles de Virginie Thévenet, avec ses amis de la « génération Palace », puis deux ans après dans Jeux d'artifices de la même réalisatrice. Mais c'est la même année dans Les Keufs de Josiane Balasko qu'elle se fait remarquer pour la première fois en tant qu'actrice. Pourtant, elle délaisse le cinéma dans les années 1990 et fait son dernier défilé en 1993[8] chez Azzedine Alaïa, mais persévère dans le domaine de la mode en travaillant pour le couturier[n 5], puis Gaultier jusqu'en 2004[10]. Deux ans plus tard, elle retourne au cinéma avec son rôle dans Gradiva, suivi de Paris de Klapisch en 2008.

En 2010, elle réalise un documentaire sur le Couturier Jean Paul Gaultier, Jean Paul Gaultier ou Les codes bouleversés diffusé sur France 5[1],[6]. L'année suivante, Farida Khelfa apparait comme mannequin dans le livre du chausseur Christian Louboutin[n 6]. Elle réalise un documentaire pour lui, fin 2012[7] ; la même année, elle réalise également le documentaire intitulé Une jeunesse tunisienne, pour la chaine France Ô[11] ainsi que le documentaire Campagne intime sur Nicolas Sarkozy diffusé le 5 novembre 2013 en prime-time sur D8[12],[13].

Avant l'été 2012, grâce à la complicité d'Inès de La Fressange[3], elle devient l'égérie publicitaire de Schiaparelli[14],[15], maison de Couture renommée des années 1940[7].

En septembre 2012, après dix-sept ans de vie commune, Farida Khelfa s'unit à l'homme d'affaires français Henri Seydoux[n 7], ancien journaliste d'Actuel et PDG de Parrot, fils de Jérôme Seydoux. Farida est donc la belle-mère de l'actrice française Léa Seydoux. Le mariage a été organisé à Paris, au Palace, là où elle avait déjà pu rencontrer celui qui allait devenir son mari de nombreuses années auparavant. Deux-cents personnes sont invitées, dont le designer Philippe Starck, le chanteur Mick Jagger, Bernadette Chirac, le philosophe Bernard-Henri Lévy, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla[3]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisation[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Campagne intime : documentaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes de contenu[modifier | modifier le code]

  1. Sa sœur, collaboratrice du journal Façade dans les années 1980.
  2. « Le Palace était à son apogée en 1978, avant que les Bains-Douches ne prennent la relève. J'avais 16 ans à l'époque et je débarquais tout juste de Lyon. […] Tout ce qui importait, c'était le look du soir. […] On se marrait, on faisait la fête, et puis surtout, on dansait[4]. »
  3. Son mari Henri Seydoux étant l'un des investisseurs à l'origine de la marque Christian Louboutin
  4. « Je l'ai connue quand on était toutes les deux mannequins » Libération, 23 février 2008
  5. Farida Khelfa, avant de partir dans le studio de création de Jean Paul Gaultier quelques années après, résume ainsi ses années avec Alaïa :
    « J'étais mannequin, mais ça ne me plaisait pas. J'ai fait du cinéma, c'était pas mon truc non plus ! J'ai fait un enfant et étais aux anges. Mais je ne pouvais pas rester femme au foyer, j'ai donc retravaillé avec Azzedine Alaïa, cette fois en studio, et j'ai beaucoup appris[9]. »
  6. Éric Reinhardt, Christian Louboutin : Entretien avec Eric Reinhardt, Éditions Rizzoli,‎ octobre 2011, 352 p. (ISBN 978-0847837298)
  7. Henri Seydoux Fornier de Clausonne
  8. réalisé en 2007, sortie en mai 2009.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Carla, Farida et Jean Paul : Les enfants de la mode », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 5 novembre 2010 (consulté le 19 octobre 2012)
  2. a, b et c Sabrina Champenois, « Témoin de son temps », Libération, 23 février 2008.
  3. a, b et c Fabrice Paineau et Claude Soula, « Henri Seydoux et Farida Khelfa : Les noces rebelles », Obsession, no 5,‎ octobre 2012, p. 66 à 69 (ISSN 0029-4713)
  4. Philip Utz, « In bed with… Farida Khelfa », Numéro, no 139,‎ décembre 2012, p. 38 (ISSN 1292-6213)
  5. a, b, c et d Richard Gianorio et Nicole Picart « Farida Khelfa : icône modèle » sur Madame Figaro, 11 septembre 2009
  6. a et b Anne-Laure Quilleriet « Farida Khelfa filme Gaultier » sur L'Express Styles, le 21 janvier 2011
  7. a, b, c et d Patrick Cabasset (photogr. Christophe Roué), « La nouvelle vie de Schiaparelli », L'Officiel Paris, Éditions Jalou, no 969,‎ octobre 2012, p. 240 à 245 (ISSN 0030-0403)
  8. a, b et c Clara Dufour, Béline Dolat, « Farida Khelfa et Marine Delterme, les amies de cœur », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 27 mars 2010 (consulté le 19 octobre 2012)
  9. Rachèle Bevilacqua, « qu'est-ce que tu fais ? Je bosse dans la mode », Jalouse, Éditions Jalou, no 58,‎ mars 2003, p. 151 (ISSN 1281-0282)
  10. Farida Khelfa, biographie sur CanalPlus.fr
  11. Valery Bailly Buchet, « En privé avec Farida Khelfa », sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro,‎ 10 février 2012 (consulté le 19 octobre 2012)
  12. VIDÉO. Nicolas Sarkozy, ce soir à la télé, Le Point, 29 octobre 2013.
  13. Audiences : la "Campagne intime" de Sarkozy cartonne sur D8, Le Point, 6 novembre 2013.
  14. Virginie Mouzat, « Farida Khelfa, diva du réel », Portrait, sur madame.lefigaro.fr, Le Figaro Madame,‎ 2 juillet 2012 (consulté le 9 août 2012)
  15. Paquita Paquin, « Farida Khelfa, ambassadrice de la renaissance de Schiaparelli », Tendances, sur puretrend.com,‎ 18 juillet 2012 (consulté le 25 octobre 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]