Patrick Besson

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Patrick Besson

Nom de naissance Patrick,Gabriel,Didier Besson
Activités Écrivain, journaliste
Naissance 1er juin 1956
19e arrondissement de Paris (France)
Langue d'écriture français
Genres Roman, journalisme politique

Œuvres principales

Dara
Les Braban

Patrick Besson, né dans le 19e arrondissement de Paris le 1er juin 1956, est un écrivain et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père russe d'origine juive et d'une mère monarchiste croate[1], Patrick Besson publie en 1974, à l'âge de dix-sept ans, son premier roman, Les Petits Maux d'amour. Il obtient le grand prix du roman de l'Académie française en 1985 pour Dara et le Prix Renaudot en 1995 pour Les Braban.

Tout d'abord sympathisant communiste, il est chroniqueur littéraire au journal L'Humanité. Il collaborera ensuite à VSD, au Figaro, au Figaro Magazine, au Point à Voici et à Marianne tout en se déclarant toujours comme « un communiste non pratiquant »[2].

Il est depuis 2000 membre du jury du Prix Renaudot. Le 5 décembre 2012, il est décoré de la Médaille du drapeau serbe par Tomislav Nikolić[3].

Polémiques[modifier | modifier le code]

Habitué des critiques littéraires acerbes et des polémiques publiques, Patrick Besson a également collaboré au journal L'Idiot international, de Jean-Edern Hallier.

Durant les guerres de Yougoslavie, Patrick Besson a soutenu la Serbie, en publiant notamment le livre Contre les calomniateurs de la Serbie, ce qui lui a valu des polémiques avec d'autres intellectuels de gauche comme Michel Polac, Romain Goupil et Didier Daeninckx. Attaqué par ce dernier, il lui a consacré un pamphlet en forme de roman, intitulé Didier dénonce (éditions Gérard de Villiers).

Une chronique parue dans Le Point, début décembre 2011[4], critique Eva Joly, candidate de Europe Écologie Les Verts à l'élection présidentielle, en appuyant sur son origine étrangère et son accent. Cette chronique suscite de vives critiques de la classe politique et d'associations antiracistes[5].

En septembre 2012, une chronique parue dans Le Point s'en prend à Annie Ernaux pour avoir dirigé ce que Patrick Kéchichian nomme un « appel collectif à l'encontre d'un seul homme »[6], Richard Millet, et surtout une « liste exhaustive de dénonciateurs qui restera dans l'histoire des lettres françaises comme la liste Ernaux ». Il qualifie par ailleurs Annie Ernaux d'« écrivain lamentable »[7].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ma mère était une Croate monarchiste serbe, mon père un demi-juif gaulliste. Tous les deux étaient très étrangers à la politique et à la religion. C'était un couple de joyeux danseurs, frivoles, sérieux », ENTRETIEN Patrick Besson, par Catherine Argand, (L'Express, 1er juin 2001
  2. À ce sujet, il affirme : « J'ai écrit dans de nombreux journaux mais toujours d'une seule manière. Je ne vois pas de différence caractéristique entre mes articles de l'Humanité et du Figaro Magazine. (...) Ce sont les mêmes idées de gauche et le même style de droite. (...) Il est hors de question que je me plie à une quelconque discipline, doxe, de la publication dans laquelle j'écris » (L'Humanité, p16-17, vendredi 30 septembre 2011).
  3. Patrick Besson décoré par Belgrade, Le Figaro, 5 décembre 2012.
  4. Eva Joly, présidente de la République (Le Point, 1er décembre 2011).
  5. Billet du "Point" : une "attaque raciste" pour Joly, "de l'humour" pour Giesbert, Le Monde & AFP, 3 décembre 2011
  6. Le vrai "déshonneur" de Richard Millet, Patrick Kéchichian, Le Monde.fr, 10 septembre 2012
  7. La liste Ernaux, Patrick Besson, Le Point.fr, 20 septembre 2012