Convention pour une alternative progressiste

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Convention pour une alternative progressiste
Image illustrative de l'article Convention pour une alternative progressiste
Logo officiel
Présentation
Leader Jean-Pierre Brard
Fondation 1994
Disparition 2009
Porte-parole Porte-parole
Idéologie Progressisme, Communisme, Socialisme
Couleurs rouge

La Convention pour une alternative progressiste (CAP) est une petite organisation politique française aujourd'hui dissoute.

Créée en 1994 par le rassemblement de quelques personnalités et militants issus de différentes organisations, dont le Parti communiste français (notamment les refondateurs Charles Fiterman, Marcel Rigout, Jean-Pierre Brard ou Gilbert Wasserman), du Parti socialiste, du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement, de la Ligue communiste révolutionnaire…, elle était présente dans quelques régions.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès l'origine, la CAP se divise rapidement en deux grandes tendances :

  • une veut faire de la CAP le creuset du rassemblement de la « gauche de la gauche » et entend conserver un statut de confédération de forces disparates ;
  • l'autre s'inscrit au contraire au cœur de la gauche parlementaire de gouvernement, et cherche à construire « la synthèse du meilleur de la gauche avec le meilleur de l'écologie » dans un parti de type nouveau.

La CAP soutient la candidature de Dominique Voynet à l'élection présidentielle de 1995. Les jeunes de la CAP et des Verts étaient d'ailleurs regroupés dans le même mouvement de jeunesse : Chiche!.

Charles Fiterman participe au nom de la CAP aux Journées d'été des Verts en 1996, où est lancé le processus de la « gauche plurielle », aux côtés de Dominique Voynet, Lionel Jospin et Robert Hue.

En 1997, la CAP participe aux élections législatives de 1997, et obtient des scores modestes ; seul Jean-Pierre Brard, apparenté communiste, est réélu député sous sa nouvelle étiquette dans une circonscription historiquement communiste.

En 1998, le parti qui n'a pas atteint une masse critique se vide de ses militants qui rejoignent des partis plus susceptibles de gagner des élections. Une partie importante des militants de la CAP rejoint Les Verts, en même temps que le mouvement Convergences écologie solidarité de Noël Mamère. Une minorité de la CAP, animée par Roland Mérieux, participe à la formation des Alternatifs avec les militants de l'Alternative rouge et verte qui n'ont pas rejoint Les Verts. De son côté, Charles Fiterman rejoint le Parti socialiste tandis que Gilbert Wasserman continue à animer la revue de la CAP Confluences tout en lançant la revue Mouvements.

Années 2000[modifier | modifier le code]

La CAP est présente dans plusieurs régions françaises, essentiellement en Haute-Vienne et dans le Val-de-Marne où le parti possède quelques élus locaux.

Après les élections régionales de 2004 et municipales de 2008, la CAP compte 6 maires (Orly, Arcueil, Saint-Junien, Veyrac, Arnac-la-Poste, Champsac), 2 conseillers régionaux (en Limousin[1] et Île-de-France[2]), 7 conseillers généraux et de nombreux conseillers municipaux.

Le 26 mars 2009, le parti est déclaré dissout au JO Associations[3].

Finalement, lors des élections européennes de 2009, la CAP participe au Front de gauche et obtient la deuxième place de la liste dans la circonscription Auvergne-Centre-Limousin. Son représentant sur cette liste est Patrick Charles, adjoint au maire de Limoges[4].

Années 2010[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de juin 2012, Jean-Pierre Brard, seul député CAP restant, perd son siège.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacqueline Lhomme-Leomment, élue de Haute-Vienne sur la liste PS.
  2. Françoise Diehlmann, conseillère régionale des Hauts-de-Seine, élue en mars 2010 sur les listes Europe Écologie.
  3. Voir sur france-politique.f.
  4. Voir sur adsblog.unblog.fr.

Article connexe[modifier | modifier le code]