Sinti

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Sinti
Cinti

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Les Sinti, ou Cinti, est un groupe ethnique nomadisant des régions germanophones ayant été déporté et en grande partie exterminé par les Nazis, à l'instar des Tziganes dont ils partagent l'origine indienne.

Sommaire

Origine et langage [modifier]

On suppose que le nom vient de la province Sind, ou d'une ancienne appellation du fleuve Indus, « Sindhu ». À la place de Sinti on utilise souvent aussi les mots Rom ou Romni (homme, femme). Les Sinti vivant en France y sont appelés les « manouches ».

Comme les Romas, arrivés plus tardivement dans les régions germanophones, les Sinti parlent le Sinto, issu d'un dialecte du nord-ouest indien , le Romani .

Les premiers indices d'une présence de ce groupe indien des Sinti en zone germanophone datent du XVe siècle. Il s'agissait de réfugiés de l'esclavage issus de l'Europe du Sud-Est, qui se sont installés dans de nombreux pays européens en raison de l'invasion ottomane dans les Balkans.

L'histoire des Sinti dans les régions allemandes [modifier]

Les Sinti, Roma et autres groupes semblables sont d'origine indienne et sont arrivés dans le nord de l'Europe à partir de l'Afrique du Nord et des Balkans[réf. nécessaire].

Encore tolérés au début du XVe siècle, leurs conditions de vie sont dégradées après les Reichstage de Lindau (1496) et Freiburg (1498). Le Reichstag d'Augsburg (1551) légitime même l'assassinat et la spoliation des Tziganes[réf. nécessaire]. Aux XVIIIe et XIXe siècles, des tentatives de sédentarisation des Sinti et Roma, couplées à des politiques d'assimilation forcée (notamment par la confiscation des enfants à leurs parents) sont lancées.

Pendant la période nazie, Sinti et Roma sont poursuivis sur des bases raciales. En 1935, les Lois de Nuremberg leur interdisent la participation aux élections, ainsi que le mariage et les relations sexuelles avec des aryens. Les Sinti sont catalogués par les « scientifiques » nazis comme « asociaux et paresseux ». À partir de 1938, environ 85 % de la population des Sinti a été déportée dans des camps de travail ou de concentration, dont une minorité seulement a survécu. Des 130 000 Sinti vivant en 1939 dans l'Empire allemand, il en restait 50 000 dans la République allemande des années 1990[réf. nécessaire].

Culture [modifier]

Les Sinti ont acquis une autonomie culturelle considérable, malgré une immense pression d'adaptation depuis des siècles. Ils parlent souvent encore leur propre langue, le romani ; ils conservent également de nombreuses coutumes et normes légales en partie originaires de leurs racines indiennes[réf. nécessaire].

Traditionnellement, la vie des Sinti est réglée par une loi très stricte. Les plus âgés de chaque clan (famille) portent le rôle du juge et les anciens ont un poids très important et reconnu. Certaines normes de propreté sont aussi issues de rituels religieux de leur origine indienne.

De ce groupe culturel sont issus de nombreux musiciens et groupes, qui s'inspirent de Django Reinhardt et de la musique folklorique hongroise par exemple, du Swing, de la Bossa Nova et de la valse musette. Schnuckenack Reinhardt et Biréli Lagrène sont, entre autres, devenus célèbres. Le guitariste Patrick Saussois leur a rendu hommage en appelant son groupe Alma Sinti.

Bibliographie [modifier]

Une autre famille de gitans, les Zingari (Zingaros) sont des tziganes de nationalité italienne. Ils sont nombreux en France. Les familles les plus connues sont : Achenza, Baratta, Bosselli, Cianni, De Santis, Facini et Miranda. Le plus souvent ces gens du voyage sont sédentarisés mais cela ne veut pas dire qu’ils ne font plus partie de la communauté gitane.

Voir aussi [modifier]

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