Saint-Mandé

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Saint-Mandé
La mairie de Saint-Mandé en 2012.
La mairie de Saint-Mandé en 2012.
Blason de Saint-Mandé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Nogent-sur-Marne
Canton Saint-Mandé
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Patrick Beaudouin (UMP)
2014-2020
Code postal 94160
Code commune 94067
Démographie
Gentilé Saint-Mandéens
Population
municipale
22 292 hab. (2011)
Densité 24 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 32″ N 2° 25′ 07″ E / 48.8422222222, 2.4186111111148° 50′ 32″ Nord 2° 25′ 07″ Est / 48.8422222222, 2.41861111111  
Altitude Min. 42 m – Max. 54 m
Superficie 0,92 km2
Localisation

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Saint-Mandé
Liens
Site web mairie-saint-mande.fr

Saint-Mandé est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France. C'est aujourd'hui la sixième plus petite commune en superficie de la région francilienne[1]. Saint-Mandé est une commune résidentielle de la banlieue est, limitrophe à Paris au-delà de la porte de Saint-Mandé.

Ses habitants sont appelés les Saint-Mandéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Saint-Mandé dans le Val-de-Marne

Saint-Mandé a pour seules communes limitrophes : Vincennes, Montreuil-sous-Bois et les 12e et 20e arrondissements de Paris.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par un axe nord-sud majeur, l’avenue du Général-de-Gaulle (anciennement rue de la République), et un axe est-ouest important l'avenue de Paris ou RN 34. Une autre rue historique et importante de la ville est la chaussée de l'Étang qui longe le bois de Vincennes au niveau du lac de Saint-Mandé.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La station de métro Saint-Mandé et rues avoisinantes.

La ville est desservie par :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Mandé s'étend seulement sur 92 ha, en raison notamment de l'amputation historique du quartier du Bel-Air de Paris au XIXe siècle et du rattachement administratif du bois de Vincennes, dont elle avait la dépendance jusqu'en 1929, à Paris. Une conséquence de la petite superficie actuelle de Saint-Mandé est l'augmentation mécanique de la densité de population, qui avec plus de 24 000 personnes au km2 est l'une des plus élevées d'Europe, mais cependant similaire au 12e arrondissement de Paris limitrophe.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint Maudez était un abbé d'origine bretonne, né au VIe siècle. Une relique fut ramenée sur le site du futur Saint-Mandé au Xe siècle, et une chapelle y fut construite pour l'honorer.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'avenue Victor-Hugo, vers 1902
La gare de Saint-Mandé, dans les années 1940.

À la fin du XIe siècle, Saint-Mandé n'est qu'un hameau de quelques maisons groupées autour de la chapelle. Il faut attendre la construction d'un prieuré de bénédictins dépendant de l’abbaye Saint-Magloire de Paris, pour que se constitue un village d'une centaine de maisons, rattaché à Charenton-Saint-Maurice. En 1274, un mur d'enceinte est construit à l'initiative de Philippe le Hardi qui désire agrandir la partie du « parc de Vincennes » qui lui appartient, alors domaine de chasse royal et achète une partie boisée de Saint-Mandé. Cette acquisition diminua le territoire de Saint-Mandé qui se reconstruit alors le long de la muraille et du fossé nommé « Chaussiée de l'Estanc »[2].

Au XIVe siècle est érigée la Tourelle, une défense avancée du château de Vincennes. Elle laissera son nom au quartier où elle se trouvait. Au XVIe siècle, un château dont il ne reste aucun vestige aujourd'hui voit se succéder les seigneurs d'Orgemont, de Nicolaï, et de Bérulle.

En 1654, Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV achète la propriété de Catherine de Beauvais, femme de chambre d'Anne d'Autriche et initiatrice amoureuse du jeune Louis XIV. Cette luxueuse demeure entourée de jardins signés Le Nôtre préfigure déjà Vaux-le-Vicomte. On y voit passer les grands : Mazarin, le duc d'Orléans, Henriette de France, Henriette d'Angleterre, le roi Louis XIV, et les artistes : Le Brun, La Fontaine, Madame de Sévigné, Corneille, Molière. Lorsque Fouquet est arrêté sur les ordres de Colbert en 1661, son domaine est mis à sac, confisqué puis vendu en 1705 à une communauté religieuse.

Saint-Mandé devient une commune autonome en 1790. Si celle-ci traverse sans évènement notoire le XIXe siècle puis le XXe siècle, elle voit cependant son territoire diminuer à plusieurs reprises lors des extensions successives des limites de Paris. En 1844, avec la construction de l'Enceinte de Thiers, Saint-Mandé perd une grande partie de sa superficie avec l'incorporation des actuels quartiers du Bel-Air et de Picpus à l’intérieur des fortifications de Paris, et leur annexion administrative à la ville en 1860.

À cette époque également, débute la construction de la ligne de Vincennes (l'actuel tracé du RER) qui tracera un profond sillon sur la partie nord de la commune pour le passage des voies de la ligne de chemin de fer, inaugurée le 22 septembre 1859. Saint-Mandé possédait d'ailleurs une gare sur la ligne, la gare de Saint-Mandé, située à la hauteur de l'actuel commissariat de la ville. Le 26 juillet 1891, elle fut le lieu de l'un des premiers accidents ferroviaires en France, lorsqu’un train qui rentrait en gare vint percuter un train à l'arrêt, provoquant 49 morts et plus de 100 blessés[3].

Enfin, en 1929, le territoire du bois de Vincennes est rattaché à Paris, amputant une grande surface non habitée de la ville.

Dans les années 1960, le boulevard périphérique est construit sur l'ancien territoire de la Zone qui séparait Saint-Mandé du 12e arrondissement de Paris, et, il y a quelques années[évasif], à celle des murs anti-bruit qui le bordent. Saint-Mandé a préservé quelques[évasif] immeubles bourgeois et les hôtels particuliers qui se sont construits à la fin du XIXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1884 1885 Thomas-Amédée Rouget de Lisle    
1886 1895 Albert Rischmann[4]    
1900 1936 Charles Digeon    
1936 1944 Camille Mège[4]    
1945 1983 Jean Bertaud[4] RPR  
1983 1995 Robert-André Vivien RPR  
1995 en cours Patrick Beaudouin UMP  

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 22 292 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
474 297 370 455 1 700 2 478 2 474 3 590 3 857
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 292 2 883 4 561 6 388 7 499 9 398 10 492 11 329 13 371
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
15 726 17 714 19 227 20 012 21 477 21 257 22 253 23 061 24 522
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
24 325 23 044 20 968 18 673 18 684 19 697 22 211 22 292 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Mandé est située dans l'académie de Créteil.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre 3 écoles maternelles et 3 écoles élémentaires communales.

Le département gère 1 collège et la région Île-de-France ne gère pas de lycée à Saint-Mandé, le seul établissement public se trouvant dans la ville voisine, à Vincennes.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Une brocante annuelle a lieu tous les seconds samedis du mois de septembre.

Santé[modifier | modifier le code]

Le fronton de l'Institut départemental des aveugles.

La commune héberge trois institutions médicales importantes:

Sports[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Mandé possède un bon club de handball, l'ASM ou AS Saint-Mandé Handball, fondé en 1973 dont l'équipe première évolue en général en Nationale 1 et Nationale 2 et ayant même gagné le titre de Champion de France en cadet en 1978, en junior en 1998 et 2003[9].

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Saint-Mandé accueille le siège et la photothèque de l’Institut national de l'information géographique et forestière (ou IGN), ainsi que le siège social de Météo-France.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le bois de Vincennes (sur la commune de Paris), limitrophe de Saint-Mandé :


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Mandé

Écartelé : au premier d'argent à l'écureuil rampant de gueules ; au deuxième d'azur à la tourelle accompagnée de son avant-mur mis en fasce, le tout d'argent, maçonné et ajouré de sable ; au troisième d'azur à trois fasces ondées d'argent, accompagnées en pointe d'un croissant du même ; au quatrième de gueules au chevron d'or accompagné de trois molettes d'éperon du même.

La devise de la ville est : « Cresco et floresco », ce qui signifie « Je croîs et je fleuris »

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Après Vaudherland, Margency, Gouzangrez, Le Plessis-Luzarches et Le Pré-Saint-Gervais.
  2. Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, Tome 5, Jacques-Antoine Dulaure, Moreau, Imprimerie Moreau, Paris, 1826
  3. Le Petit Journal du 28 juillet 1891
  4. a, b et c Selon la plaque descriptive située à l'entrée du cimetière Sud de Saint-Mandé.
  5. Le Conseil Municipal de Saint-Mandé approuve la proposition de jumelage avec la ville d’Akko
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. Patrimoine de Saint-Mandé sur le site officiel de la mairie.
  9. Historique de l'ASM sur son site officiel
  10. La ville a nommé, en 1986, son conservatoire Robert Lamoureux.
  11. Décès de Germaine Tillion, ethnologue et résistante dans Le Figaro du 19 avril 2008.
  12. Germaine Tillion a vécu à Saint-Mandé pendant de nombreuses années. À ce titre la ville a nommé, en janvier 2005, une école Émilie et Germaine Tillion en hommage à elle et sa mère, déportées à Ravensbrück.