Enrico Macias

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Enrico Macias

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Enrico Macias en 2011.

Informations générales
Nom de naissance Gaston Ghrenassia[1]
Naissance 11 décembre 1938 (75 ans)
Constantine (Algérie)
Activité principale acteur, chanteur, musicien et producteur de musique
Genre musical Musique arabo-andalouse, world music, variété
Instruments Guitare, oud
Années actives depuis 1962
Site officiel enricomacias.net

Enrico Macias, né Gaston Ghrenassia à Constantine, en Algérie, le 11 décembre 1938, est un chanteur, musicien, compositeur et acteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaston Ghrenassia[2], est le fils de Sylvain et de Suzanne Zaouch, famille juive d'Algérie de musiciens de malouf[3]. Son père était violoniste dans l’orchestre de Raymond Leyris dit Cheikh Raymond (le beau-père de Macias, ce dernier ayant épousé en 1962 sa fille Suzy avec qui il aura deux enfants Jocya et Jean-Claude[4]) ; il apprend la guitare grâce à son cousin Jean-Pierre, mais aussi avec des amis gitans qui lui donnent le surnom de « petit Enrico », son futur prénom d’artiste. Son nom d’artiste résulte d’une erreur de la secrétaire de la maison de disques qui a mal compris son nom au téléphone et le baptise « Macias », alors qu’Enrico lui avait soufflé « Nassia »[5].

D’abord instituteur en 1956, il rejoint l’orchestre de Cheikh Raymond. La mort de ce dernier, assassiné en juin 1961, symbole de l’échange entre les communautés d’Algérie, décide la famille Ghrenassia à quitter l’Algérie le 29 juillet 1961, soit onze mois avant la fin de la guerre d’Algérie, alors qu’il allait célébrer son union avec Suzy, la fille de Leyris. C'est durant cette traversée nostalgique de la Méditerranée comme de nombreux pieds-noirs, qu'il compose à la guitare « J'ai quitté mon pays, j'ai quitté ma maison »[6]. La famille s’installe à Argenteuil.

À Paris, Enrico travaille irrégulièrement, vivant de petits boulots tout en se produisant dans les cabarets, jusqu’à ce qu’il soit repéré, qu'il fasse la première partie d’un concert de Gilbert Bécaud et passe en 1962 à la télévision dans l’émission Cinq colonnes à la une pour illustrer un reportage sur les rapatriés d'Algérie[5]. Son interprétation de la chanson Adieu Mon pays, devient le symbole de l’exil des Pieds-Noirs. Il adopte alors le pseudonyme d’Enrico Macias. Pathé Marconi sort son premier album en 1963, avec le titre phare Enfants de tous pays[6].

Reconnu internationalement, il reçoit le titre de Chanteur de la paix en 1980 de Kurt Waldheim.

En 1985, il reçoit la Légion d’Honneur des mains du premier ministre français Laurent Fabius. Il est promu au grade d’officier en avril 2007.

En 1998, il devient membre du conseil de surveillance du groupe Partouche. Il est également directeur général délégué de la Société européenne de grands restaurants, qui gère le Laurent, et appartient au groupe Partouche.

En 2008, il est ruiné, ayant perdu 20 millions d'euros dans la crise financière islandaise à la suite de la faillite de la banque Landsbanki dans laquelle il avait investi cette somme en hypothéquant sa villa de Saint-Tropez[7]. En 2014, il est condamné à verser 30 millions d'euros à cette banque islandaise[8].

Parcours musical[modifier | modifier le code]

S’il a grandi dans la musique judéo-arabe, Enrico Macias se lance rapidement à son arrivée en France dans des chansons de variétés orientalistes (Adieu mon pays, Les filles de mon pays), où l’influence de Lili Boniche est patente (L’oriental).

Le style de ses disques évolue vers une musique moins marquée et plus facilement accessible au grand public ; il reste néanmoins attaché à ses racines musicales dans les chansons qu’il interprète en concert – ou en 1979, quand il invite les Gipsy Kings à assurer sa première partie à l’Olympia après qu’il eut fait de même avec la chanteuse Daniele Danaé.

Parmi les divers paroliers qui ont signé les textes du répertoire de Macias, Jacques Demarny accompagna une grande partie de la carrière de cet interprète (dans les années 1960 à 1980) et fut l’auteur de la majorité de son répertoire (une centaine de chansons).

Engagements[modifier | modifier le code]

Engagement en faveur d’Israël[modifier | modifier le code]

En janvier 2006, Enrico Macias est décoré par le ministère israélien de la Défense « pour son soutien à l’État d’Israël et à son armée tout au long de sa carrière »[9].

Enrico Macias participe ponctuellement à des événements et manifestations de soutien à Israël. En janvier 2008, il parraine le gala de l’association Migdal, destiné à apporter un soutien aux militaires de l’unité Magav, chargée de la surveillance des frontières israéliennes[10]. Le 4 janvier 2009, il est présent à un rassemblement de solidarité avec les victimes israéliennes[11],[12], organisé par le CRIF en réaction à une manifestation ayant eu lieu la veille dénonçant l’intervention de l’armée israélienne (Tsahal) dans la bande de Gaza[13],[14].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En mars 1992, lors des élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, Enrico Macias est candidat sur la liste Énergie Sud, menée par Bernard Tapie[15].

Le 14 février 2007, Macias annonce son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy dans l’émission de Laurent Ruquier, mais se déclare ni de gauche ni de droite. Il a déclaré à cette occasion qu’il aurait pu soutenir Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn s’ils avaient été candidats, et a vivement critiqué l’attitude de Ségolène Royal vis-à-vis d’Israël et du Hezbollah.

Il prévoyait d’accompagner le président Sarkozy, lors d’un voyage officiel en Algérie en décembre 2007, mais il a du renoncer à la suite de l’opposition des autorités algériennes et particulièrement du Premier ministre Abdelaziz Belkhadem et du ministre des Anciens Combattants Cherif Abbas. Il n'est pas autorisé à retourner en Algérie depuis 1961[16].

Enrico Macias soutient la candidature de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2012.

En 2014, il est membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris[17].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chansons d'Enrico Macias.

Liste des albums d'Enrico Macias :

  • 25e anniversaire - 17 chansons d'or
  • Chanter
  • De musique en musique
  • El porompompero
  • Entre l'Orient et l'Occident
  • Experience
  • Générosité
  • Gold
  • Hommage à Cheik Raymond
  • La vie populaire
  • Les 50 plus belles chansons
  • L'Oriental
  • Master série
  • Master Serie [2009]
  • Olympia 1972-1980
  • Olympia 2003
  • Oranges amères
  • Platinum Collection
  • Programme spectacle
  • Ses plus belles chansons
  • Talents
  • Venez tous mes amis !
  • Voyage d'une mélodie

Liste des disques hommages

  • 1999 : Enrico Experience remixes par Bill Laswell, Concorde Music Club, Grand Popo FC... (Trema-Sony)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur le site Légifrance, la nomination au grade d'officier de la Légion d'honneur
  2. Patronyme d'origine arabe du nom de la tribu des « Ghenaissia », Laurent Herz, Dictionnaire étymologique de noms de famille français d'origine étrangère et régionale : avec l'étymologie de quelques noms étrangers célèbres, L'Harmattan, 1997, p.130
  3. Roger Berg, Chalom Chemouny, Franklin Didi, Guide juif de France, Éditions Migdal, 1971, p. 429
  4. Caroline Rochmann, « Enrico Macias le patriarche enchanté », sur Paris Match,‎ 8 janvier 2011
  5. a et b Isabelle Morizet, « Enrico Macias » dans l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie sur Europe 1, 17 février 2013
  6. a et b Véronique Mortaigne, « Enfants de tous pays », sur Le Monde,‎ 11 juillet 2005
  7. Élisabeth Eckert, « Donnez, dooonnez »… Enrico Macias est ruiné, sur Tribune de Genève,‎ 12 septembre 2009
  8. AFP, « Enrico Macias doit rembourser 30 millions d'euros à une banque islandaise », sur AFP,‎ 28 février 2014
  9. Article de l'agence Guysen : Le bon choix, c’est Israël
  10. Ambre Grayman, « Migdal/Magav : Le même combat pour la paix », sur Guysen news international,‎ Jeudi 10 janvier 2008 (consulté le 25 mars 2009) : « À noter enfin que le gala a bénéficié du parrainage d’Enrico Macias »
  11. Article paru avant la manifestation sur le site de France-Soir
  12. Article paru après la manifestation de l'agence de presse franco-israélienne Guysen
  13. Article paru avant la manifestation sur le site de l'Humanité
  14. Article paru après la manifestation sur le site du journal 20 minutes
  15. La Vie.fr
  16. « Enrico Macias renonce à accompagner Nicolas Sarkozy en Algérie, où il « n'est pas le bienvenu » », Libération,‎ 28 novembre 2007
  17. Le soutien surprise d'Enrico Macias à Anne Hidalgo, consulté le 1er mars 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]