Björk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Björk (homonymie).
Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.

Björk

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Björk sur scène, 2007

Informations générales
Nom de naissance Björk Guðmundsdóttir
Naissance 21 novembre 1965 (49 ans)
Reykjavik, Drapeau de l'Islande Islande
Activité principale Chanteuse, actrice
Genre musical Musique électronique, electronica, musique alternative, musique expérimentale, pop, art rock, rock alternatif, new wave, trip hop, musique folk, jazz
Années actives Depuis 1977
Labels One Little Indian
Elektra/Atlantic
Polydor
Mother
Smekkleysa
Influences Kate Bush[1]
Site officiel bjork.com

Björk Guðmundsdóttir ([ˈpjœr̥k ˈkvʏðmʏntsˌtoʊhtɪr]) est une musicienne, chanteuse, compositrice et actrice islandaise, née le 21 novembre 1965 à Reykjavik.

Il est difficile de la faire entrer dans une catégorie musicale précise : électro-pop, pop underground, pop expérimentale, trip hop ou indépendant sont autant de qualificatifs qui peuvent lui être attribués. Elle-même considère son style profondément ancré dans la pop, même si elle a su en repousser les limites et y intégrer de nombreuses influences, dont le punk de ses débuts ou encore le jazz.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et premiers albums[modifier | modifier le code]

Björk grandit en Islande aux côtés de sa mère, dans une communauté hippie. Dès l'âge de cinq ans, elle est inscrite au Barnamúsíkskóli Reykjavíkur, une école de musique où elle apprend le piano et la flûte et découvre de grands compositeurs classiques comme Stockhausen, Mahler ou Debussy.

Björk enregistre son premier album à l'âge de 11 ans avec l'aide de son oncle, durant l'été 1977. L'album, simplement intitulé Björk, est tiré à quelque 5 000 exemplaires, et devient un grand succès et disque d'or en Islande, dans lequel on retrouve des reprises en islandais (dont une chanson des Beatles, Fool On The Hill, qui devient Alfur Út Úr Hól[2]) et quelques compositions de Björk. L'adolescence de Björk est marquée par son appartenance à un grand nombre de groupes locaux. On retiendra principalement Tappi Tíkarrass (dont le nom signifie "botte le cul des putes" en islandais), seul groupe de ses toutes jeunes années à avoir laissé une trace discographique : l'album Miranda. Elle fonde également un groupe uniquement composé de filles, Spit and Snot où l'on peut la voir les sourcils rasés, ainsi que le groupe Exodus où la musique est plus influencée par le jazz.

KUKL, The Sugarcubes et projets parallèles[modifier | modifier le code]

Björk en concert avec The Sugarcubes au Japon.

En 1983, Björk crée avec quelques amis le groupe punk KUKL (signifiant "sorcellerie" en islandais), le premier dont les chansons vont s'exporter. Bien que le succès soit très limité et cantonné au Royaume-Uni, c'est là un premier pas vers une carrière internationale. Le groupe enregistrera deux albums: The Eye en 1984 et Holidays in Europe en 1986.

En 1987, les membres de KUKL sabordent le groupe et fondent un autre groupe plus orienté vers la pop, Sykurmolarnir. Repéré par le label One Little Indian, le groupe sera renommé The Sugarcubes, qui deviendra vite le groupe islandais le plus célèbre au monde (à l'époque). Ayant produit trois albums (sans compter un album de remixes et une anthologie), The Sugarcubes connaît un succès incroyable (même si ce succès se centre assez vite sur la personnalité de sa chanteuse, Björk) et part en tournée dans le monde entier.

Parallèlement, Björk commence à vivre ses premières expériences de collaborations extérieures, enregistrant deux chansons pour 808 State, un groupe de house britannique. Elle sort également Gling-Gló, un album de jazz composé principalement de reprises en islandais de standards du genre.

Début[modifier | modifier le code]

1992 voit la séparation du groupe, pourtant toujours en plein succès. En 1993, Björk part s'installer à Londres pour y enregistrer son premier album solo, Debut avec l'aide de Dom T, DJ anglais. Elle travaille en collaboration avec Nellee Hooper, producteur de Massive Attack. De leur collaboration, naît le titre Human Behaviour, le premier succès international en solo de Björk. L'album est bien reçu, tant par la critique que par le public. Björk obtient des prix dès ce premier album, comme le Brit Award de la meilleure nouvelle artiste internationale féminine. Debut contient plusieurs titres qu'elle avait écrits durant son adolescence. Après la parution de l'album, Björk entame une nouvelle tournée mondiale, lançant ainsi un rythme de travail qu'elle n'a jamais abandonné jusqu'à ce jour : un album, une tournée.

Le succès de ce premier album (350 000 exemplaires vendus en France et 3 millions dans le monde[3]) lui permet de s'adonner immédiatement à sa pratique favorite : la collaboration. Elle se fait au côté de David Arnold pour écrire Play Dead pour le film The Young Americans en 1993, avec Tricky pour deux titres de Nearly God, aux côtés de Plaid pour la chanson Lilith, sur l'album Not For Trees, ou encore écrivant Bedtimes Stories en 1994 pour Madonna.

Post et Telegram[modifier | modifier le code]

À partir de là, les albums se suivent et ne se ressemblent pas. Björk retourne en studio dès 1994 pour composer son deuxième album, en collaboration avec Nelle Hooper, Tricky, Graham Massey (du groupe 808 State) et le producteur de musique électronique Howie B. L'album contient des titres parlant de choses personnelles et d'amour, et, en même temps, des titres agressifs qui expriment la colère. Tout comme Debut, Post est un patchwork de musique nouvelle et de textes écrits longtemps auparavant dans sa carrière.

Le disque est prêt pour juin 1995, et rencontre un succès considérable. La reprise du titre de Betty Hutton It's Oh So Quiet, ayant rencontré un grand succès, a beaucoup participé à stimuler les ventes de l'album. Puis, en novembre 1996, paraît un album de remixes des titres de Post, intitulé Telegram, contenant un titre inédit réalisé en collaboration avec Evelyn Glennie, My Spine.

Homogenic, Dancer in the Dark et Selmasongs[modifier | modifier le code]

Björk en concert au festival Ruisrock, en 1998 à Ruissalo.

Échappant à un attentat, lorsque la police londonienne intercepte un colis piégé à l'acide qu'un fan lui avait destiné, elle décide de quitter Londres pour s'installer en Espagne, où elle enregistre partiellement Homogenic, qui voit le jour en 1997.

L'image renvoyée par cet album est très différente de celle des précédents, ce qui constitue un tournant dans sa carrière. Si Debut montrait une jeune fille chétive et timide, si Post montrait une adolescente excentrique, Homogenic montre une femme mature, maturité évoquée par la droiture de la posture prise par Björk pour la couverture de l'album, évoquant une geisha futuriste. Mais, dans cette image, il reste quelque chose d'inhumain, le thème de l'hybridation persiste. Ce changement radical évoqué par la couverture, se retrouve dans tout l'album. Homogenic est alors considéré comme l'album le plus expérimental de la chanteuse.

On y retrouve la dualité sentimentale, entre amour et colère, qui existait déjà dans Post. Ici cette dualité se veut aussi évocatrice des paysages de l'Islande, entre poétiques paysages enneigés et chaotiques paysages volcaniques, ce qui se ressent par exemple dans la chanson Jóga, composée d'une douce mélodie jouée aux violons, à laquelle s'ajoutent des beats lourds et violents. Björk dit que pour Homogenic, elle n'a gardé que les trois bruits essentiels, les trois bruits qui existent depuis la nuit des temps - les plus forts : la respiration, le cœur qui bat et les nerfs qui frémissent[réf. nécessaire].

Les cinq singles issus de cet album, Joga, Bachelorette, Hunter, Alarm Call et All Is Full of Love, seront quasiment tous très bien accueillis, de même que les clips, très originaux, font fureur.

2000 est une année particulière pour Björk. Dancer in the Dark, le film de Lars von Trier, sort sur les écrans. Elle y incarne le personnage principal et en compose la musique, que l'on peut retrouver en partie remaniée dans l'album Selmasongs. Lors du Festival de Cannes, le film gagne la Palme d'or et Björk le prix d'interprétation féminine. Une des chansons du film, I’ve Seen It All, est également nommée aux Oscars en 2001. Initialement chantée avec l'acteur Peter Stormare dans le film, ce titre devient, dans l'album Selmasongs, un duo entre Björk et Thom Yorke, le chanteur du groupe Radiohead.

Vespertine[modifier | modifier le code]

C'est en 2001 que sort l'album Vespertine, qui initialement devait s'appeler Domestika. Dans cet album, Björk crée un univers intimiste et introverti fait de beats légers et fugaces. Accompagné d'un orchestre de chambre et d'un chœur, un chant très doux aborde des thèmes personnels, en particulier celui de la vulnérabilité. Pour cet album, Björk a collaboré avec le groupe expérimental Matmos, le DJ danois Thomas Knak et la harpiste Zeena Parkins. Pour les paroles, la chanteuse prend diverses sources d'inspiration, comme le poète américain E. E. Cummings dans la chanson Sun In My Mouth. L'album constitue un nouveau changement dans sa carrière, car il est très différent des autres. Cet album est beaucoup plus homogène, ce ne sont plus les chansons seules qui comptent, mais l'ensemble, qui crée une atmosphère froide, évocatrice, une fois encore, de l'Islande. C'est après l'expérience de Dancer in the Dark, que la chanteuse dit avoir très mal supporté, qu'elle effectue un retour en Islande, un retour aux origines, qui est un des thèmes de l'album. Pour sa promotion, elle abandonne ses anciennes collaborations, comme avec Michel Gondry, et en commence de toutes nouvelles, notamment avec les graphistes de M/M, ou le duo de photographes Inez Van Lamsweerde et Vinhood Matadin. L'image médiatique qu'elle s'était créée continue donc sa maturation commencée avec Homogenic, mais maintenant beaucoup plus sombre.

Pour la tournée de l'album, Björk se produira dans plusieurs théâtres et opéras d'Amérique du Nord et d'Europe, accompagnée de Matmos, Zeena Parkins et d'un chœur inuit qu'elle avait rencontré avant la tournée, durant un voyage au Groenland.

Trois singles sont extraits de l'album: Hidden Place, Pagan Poetry et Cocoon. Le dernier titre de l'album, Unison contient des samples du chœur de la cathédrale Saint-Paul chantant Viri Galilaei de Patrick Gowers, performance datant de 1994. Gowers a entamé des poursuites judiciaires pour faire figurer le nom de sa pièce dans les crédits de l'album, mais sans résultat jusqu'à présent.

La même année, Björk sort un livre, constitué de photos, de dessins et de quelques textes, laissant la place à plusieurs de ses collaborateurs artistiques, notamment les réalisateurs de ses clips[4].

Greatest Hits, Live Box et Family Tree[modifier | modifier le code]

Björk au Fuji Rock Festival (Japon) en 2003.

En 2002 sort le coffret Family Tree proposant une sélection de nombreux titres restés inédits (comme Mother Heroïc) ou des titres sélectionnés parmi les albums sortis avant le début de sa carrière solo (comme une version de Birthday des Sugarcubes, chantée en islandais, ce qui donne Ammaeli, ou encore Fulgar, un titre qu'elle avait chanté avec KUKL). En parallèle avec ce coffret, a été édité Greatest Hits qui est une rétrospective des singles sortis sur les albums Debut, Post, Homogenic et Vespertine (aucun titre des Selmasongs ne figure sur l'album), à laquelle s'ajoute le titre inédit It's In Our Hands. Ces morceaux furent choisis par les fans eux-mêmes, par le biais d'un vote organisé sur le site Internet de la chanteuse. Greatest Hits sortira aussi en version DVD, sous le titre de Greatest Hits, Volumen 1993-2003. Il s'agira cette fois d'un DVD regroupant l'ensemble de sa vidéographie (et plus seulement les titres préférés des fans). Sur ce DVD figure le clip réalisé par Lynn Fox pour Nature Is Ancient, ainsi que le clip de Spike Jonze pour It's In Our Hands, où elle apparaît enceinte. Enfin, en 2003, sort un autre coffret appelé Live Box, contenant une sélection des meilleurs concerts de chaque tournée, pour chaque album, et accompagné d'un DVD contenant des vidéos. Par la suite, chacun de ces albums seront vendus séparément. Ce coffret, avec Family Tree, Greatest Hits CD/DVD, s'inscrit donc dans une rétrospective des 10 années précédentes de sa carrière solo.

Björk s'installe à New York en compagnie de son nouveau compagnon, l'artiste contemporain Matthew Barney et donne naissance à son deuxième enfant, Ísadóra.

Medúlla[modifier | modifier le code]

En 2004 Björk enregistre Medúlla, un album entièrement consacré à la voix humaine, pour lequel elle s'entoure de plusieurs chanteurs et collaborateurs venus du monde entier.

Cet album constitue une rupture dans la carrière d'une chanteuse qui jusque là s'accompagnait toujours de formations musicales petites ou grandes, allant de l'octet à l'orchestre symphonique. La chanteuse a avoué lors de diverses interviews s'attendre à un refus du public face à ce changement radical. Au contraire, son album s'est finalement beaucoup vendu.

La quasi-totalité des sons de l'album sont créés par des voix humaines (bien que parfois manipulées et déformées). On y retrouve les voix de Tanya Tagaq Gillis, du human beat-box Rahzel, de Dokaka, de Mike Patton, de Robert Wyatt de Soft Machine. Une fois de plus, elle s'appropria des textes du poète E. E. Cummings, pour la chanson Sonnets/Unrealities XI.

En août 2004, la chanteuse est invitée à participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'Athènes, où elle interprète Oceania, titre extrait de Medúlla. Elle porte pour ce concert une robe longue de 900 mètres recouvrant tout le stade et évoquant les vagues dans ses mouvements. Des images du clip, réalisé par Lynn Fox, sont diffusées sur écran géant.

En dehors de quelques performances, aucune tournée ne fut organisée pour Medúlla. Björk déclara que c'était pour continuer immédiatement l'écriture de l'album suivant. En juin 2004 elle déclara dans une interview pour le magazine Rolling Stone : « À chaque album que j'ai fait, au moment où je le terminais, j'étais encore très inspirée, et je pensais pouvoir réaliser encore un album en cinq minutes ; alors, je voulais juste savoir si c'était seulement une fantaisie ou si c'était vrai ».

Army of Me Remixes and Covers[modifier | modifier le code]

C'est après le désastre du tsunami survenu en Asie du Sud-Est fin 2004 que commença le projet Army of Mixes. Ce projet avait pour but de recruter par concours des musiciens pour remixer le titre Army of Me (1995), de commercialiser ensuite une sélection des 20 meilleurs remixes, afin de récolter des fonds pour aider l'UNICEF. Mis sur le marché en début 2006, l'album récolta 250 000 £. Dans la continuité de ce projet, Björk effectua en février 2006, un voyage à Banda Aceh, pour se rendre compte du travail effectué par l'UNICEF, auprès des enfants affectés par le tsunami.

Drawing Restraint 9[modifier | modifier le code]

En juillet-août 2005, sort Drawing Restraint 9, bande originale que Björk a composée pour le film éponyme. Dans ce film, elle joue l'un des rôles principaux, au côté de son mari, qui en est aussi le réalisateur, Matthew Barney. Drawing Restraint 9 est un film réalisé à l'occasion du 60e anniversaire commémorant les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Le thème du film étant le Japon, elle y utilise des instruments traditionnels japonais. On peut considérer que cet opus constitue un nouveau tournant dans sa carrière, puisque ici transparaît l'influence de la musique japonaise, mais aussi des cuivres. Ces deux éléments, qui jusque là n'étaient utilisés que de manière fugace dans ses compositions, prendront une place importante dans l'album suivant, Volta. Dans Drawing Restraint 9, est enfin reprise la chanson qu'elle avait chantée de nombreuses fois en live, sans lui avoir donné d'autre titre que Nameless, et désormais nommée Storm dans l'album.

Voices of Europe[modifier | modifier le code]

Étape assez méconnue de la chanteuse, Björk participe au projet The Voices of Europe, chœur européen créé à l'initiative de l'Islande. Projet assez audacieux, il regroupe des chanteurs et chefs de chœur venus des 9 capitales de la culture européenne de l'année 2000: Reykjavik, Bruxelles, Helsinki, Tallinn, Cracovie, Avignon, Bologne, Saint-Jacques-de-Compostelle et Bergen.

Le chœur devait se produire lors de deux tournées, accompagné de Björk, lors du millénium en Islande et durant l'été à travers toute l'Europe. Malheureusement, Björk se ravise pour la seconde partie du projet ; certaines villes auraient toutefois abusé de l'image de la chanteuse pour promouvoir les concerts donnés par le chœur.

Le répertoire du chœur allait des chansons islandaises traditionnelles aux onomatopées contemporaines, en passant par les chants de Noël de chaque pays. On peut donc supposer que The Voices of Europe inspira à Björk les sonorités de son album Medúlla.

(____surrounded)[modifier | modifier le code]

En 2006, sort un nouveau coffret nommé (____surrounded). Ce coffret est une réédition de l'intégralité des albums de sa carrière solo, mais chaque album est réédité en Dolby Digital et DTS 96/24 5.1 surround sound. Les vidéos correspondant à chaque album figurent aussi dans le coffret. Le titre « I Miss You », a même été totalement réenregistré pour l'occasion.

Dans la même période Björk est nommée pour un Brit Awards dans la catégorie « Meilleure artiste solo féminine ». Elle reçoit aussi le prestigieux « Inspiration Awards » de Q (magazine).

Le 17 novembre 2006, le premier groupe a succès mondial de la chanteuse, les Sugarcubes, se reforme pour un concert d'un soir, à Reykjavik. Tous les profits du concert sont reversés au label « Smekkleysa ». Selon les dires de Björk dans la presse après ce concert, elle a choisi de ne pas profiter des gains amassés, dans le but d'aider la scène musicale islandaise à émerger. Aucune commercialisation du concert n'est envisagée.

Volta[modifier | modifier le code]

Björk à Rock en Seine en 2007.

En 2006, ses collaborations avec Antony et Toumani Diabaté sont enregistrées entre l'Islande et la Jamaïque.

L'album Volta sort en mai 2007. Il contient 10 morceaux, dont Earth Intruders, premier single de l'album, dont le clip est réalisé par Michel Ocelot, issu du cinéma d'animation. Pour cet album, elle reçoit l'aide de Timbaland aux percussions et arrangements musicaux, du chanteur Antony Hegarty pour les morceaux The Dull Flame of Desire et My Juvenile, ainsi que de Sjón. Le clip de Innocence, son second single, sera choisi parmi dix clips créés par des fans ou des inconnus, mis en ligne sur son site officiel. Elle renoue avec Michel Gondry, qui réalisera le clip de son troisième single, Declare Independance.

Le 2 mars 2008, Björk ponctue la fin de sa chanson Declare Independence (en) en criant « Tibet ! Tibet ! » pendant un concert à Shanghai en Chine, ne créant sur le moment qu'un malaise diffus parmi le public[5] dont de nombreux membres exprimeront cependant leur vive indignation sur des forums Internet dans les jours qui suivent[6].

Volta est surtout teinté de cuivres (cor, tuba, trompette, trombone…) et de percussions.

Biophilia[modifier | modifier le code]

Björk est annoncée au Manchester International Festival avec un projet intitulé Biophilia, en résidence pendant trois semaines fin juin-début juillet 2011. Le projet a pour but « d'explorer le fonctionnement du son, l'étendue infinie de l'univers, des systèmes planétaires aux structures atomiques[7] ». Ce projet s’annonce ambitieux et expérimental, utilisant des instruments créés pour l'occasion. Un album, également titré Biophilia, est sorti le 10 octobre 2011. Les musiques ont été en partie composée avec l'aide d'un iPad[8]. Michel Gondry, collaborateur de longue date de l'Islandaise, réalise le clip du titre Crystalline[9].

Alors qu'elle s'apprête à publier son nouvel album Biophilia, Björk révèle au magazine britannique Mojo que sa voix avait été mise en danger lors de sa précédente tournée en 2008, qu'elle avait des nodules à la gorge et a dû suivre des exercices pour étirer progressivement les cordes vocales[10].

D'autres titres du projet Biophilia seront enregistrés en 2012 pour s'ajouter aux morceaux de l'album et seront sans aucun doute joués sur scène dans le cadre de la tournée mondiale de Biophilia[11]. Cette tournée devrait durer trois ans et Björk devrait rester six semaines dans chaque ville-étape avec deux concerts par semaine[11].

La liste des instruments conçus pour le projet comprend un orgue contrôlé par électronique, un mélange de gamelan et de célesta, un pendule de neuf mètres utilisant la gravité pour produire des sons et une immense boîte à musique[11].

La chanteuse islandaise a fait créer différentes applications disponibles sur plusieurs mobiles permettant à ses fans et aussi aux internautes de se plonger dans une expérience musicale en rapport avec sa musique et la nature.

Björk ira encore plus loin en réalisant cette-fois-ci un film documentaire d'une heure sur le même thème. Intitulé "Attenborough and Bjork: The Nature of Music", il mettra en relief les interactions entre l'homme et la musique et l'impact de la technologie sur la musique et son devenir.C'est le producteur Lucas Ochoa, pour Pulse Films qui a déjà fait des film sur des chanteurs et groupes comme Katy Perry et Blur qui a proposé ce projet à la chanteuse et au naturaliste et présentateur britannique David Attenborough. « Suite à l'idée révolutionnaire initiée par Björk l'année dernière, nous sommes ravis d'être en mesure de documenter ce voyage incroyable avec elle, elle est indéniablement l'une des figures les plus emblématiques de la culture populaire et fait évoluer les limites comme aucun autre artiste », a déclaré Lucas Ochoa au site NME[12].

Fin 2012, Björk regroupe l'essentiel des titres remixés de son album expérimental en un seul et même album de remix intitulé Bastards[13].

Principaux aspects de sa musique[modifier | modifier le code]

La première chose qui frappe en écoutant Björk, outre sa voix puissante, c'est cette façon très étrange de scander les syllabes, particularité qui semble provenir directement de la tradition musicale médiévale islandaise, les fameux « rímur », chorales exclusivement masculines.

Mais il faut aussi tenir compte des influences reggae, roots, dub et rocksteady, qui transparaissent dans ses lignes mélodiques. L'originalité de sa production n'est pas sans rappeler une autre artiste pop, de notoriété internationale, Kate Bush. À ce sujet, Björk déclare avoir beaucoup écouté sa musique dans sa jeunesse[14].

Le principe que retient Björk est en effet la juxtaposition de références d'origines fortement éloignées. Par exemple, dans Big time sensuality, et plus précisément le refrain :

« It takes courage / To enjoy it / The hardcore and the gentle / Big time sensuality »

la ligne mélodique de la voix sur le passage « to enjoy » est caractéristiquement inspirée des lignes de Peter Tosh ou de Bob Marley.

Notons enfin que les premières années de Björk se font au sein de groupes punk, qu'ensuite elle passe par Londres et l'Angleterre où la scène ragga, reggae et dub est très active.

Björk avec Antony Hegarty.

Mais la principale caractéristique de son activité musicale est son goût prononcé pour les collaborations extérieures. Björk aime inviter des compositeurs et producteurs provenant des tendances les plus diverses sur ses albums (à l'exception de Debut et, dans une moindre mesure, de Homogenic, qui se veulent profondément inspirés par ses racines islandaises). Cette collaboration se poursuit d'ailleurs au-delà des albums : pour presque chacune de ses chansons, Björk engage une horde hétéroclite de remixeurs pour les réinterpréter. Cette philosophie du remixage, à mille lieues des traditionnels « boum boum » prévisibles des remixes pour discothèques, trouve son point culminant dans Telegram, disque entièrement voué à cette forme musicale.

Outre ses propres chansons, Björk participe également aux albums de ses collègues et amis, tels Tricky, Leila, Hector Zazou, A Tribe Called Quest, Evelyn Glennie, ou Plaid.

Enfin, Björk considère le clip vidéo comme un prolongement à part entière de son œuvre et s'y implique pleinement. Collaborant fréquemment avec Michel Gondry (réalisateur des clips de Human Behaviour,Army of Me, Isobel, Hyperballad, Jóga, Bachelorette, Declare Independence et Crystalline), elle travaille également avec Jean-Baptiste Mondino, Chris Cunningham ou Spike Jonze.

Björk et l’art[modifier | modifier le code]

Björk poursuit ses recherches artistiques dans d'autres domaines que la musique.

Elle débute sa carrière au cinéma en 1986 avec le rôle principal de The Juniper Tree, film islandais indépendant sorti en 1990. Elle fait ensuite un détour par la télévision dans le téléfilm Glerbrot de Matthias Johannesen où elle incarne une adolescente rebelle. Après une participation anecdotique en 1994 dans Prêt-à-porter de Robert Altman, elle marque les esprits dans le rôle principal de Dancer in the Dark, film réalisé par Lars von Trier pour lequel elle signe également la musique originale. Ce film lui vaut de nombreuses distinctions, dont le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes en 2000 et une nomination aux Oscars pour la chanson I've seen it all. Malgré cette réussite, elle déclare avoir trop souffert pour incarner le rôle de Selma et annonce ne plus vouloir jouer dans un film.

Du côté des œuvres audiovisuelles, Björk ne se limite pas au cinéma. Elle collabore avec son conjoint Matthew Barney pour le film expérimental Drawing Restraint 9 en 2005. Pour ses propres vidéo-clips, Björk fait appel à des réalisateurs renommés, notamment Michel Gondry qui a signé sept réalisations, mais aussi Sophie Muller, Stéphane Sednaoui, Spike Jonze, Chris Cunningham, Michel Ocelot ou encore Jean-Baptiste Mondino. Elle fait aussi appel à des artistes qui ne sont pas habitués des vidéo-clips (certains n'avaient d'ailleurs jamais réalisé le moindre film avant) : Alexander McQueen, Nick Knight, M/M (graphistes français), Eiko Ishioka (graphiste japonaise), Lynn Fox (collectif de graphistes), John Kricfalusi (animateur), Gabríela Friðriksdóttir, Inez Van Lamsweerde et Vinoodh Matadin (photographes).

Article détaillé : Vidéographie de Björk.
Björk en 2001, vêtue de la célèbre « robe-cygne » conçue par Marjan Pejoski.

En photographie, Björk pose pour les photographes les plus en vogue, tels que Jean-Baptiste Mondino.

Enfin, elle met souvent en avant son goût pour la mode d'avant-garde, qu'elle met notamment en avant lors de ses apparitions en concert ou à la télévision mais aussi sur les pochettes de ses albums. Elle a rencontré de nombreux stylistes parmi lesquels Alexander McQueen, qui a signé la pochette d'Homogenic[15] et pour qui elle a collaboré pour une installation intitulée Angel, présentée à Avignon en 2000[16]. De même, sur la pochette de l'album Post et pour la tournée du même album, elle a porté des robes du créateur Hussein Chalayan, lequel a en outre participé au livre Björk[17]. Elle a également rendu culte une « robe-cygne » conçue par la Macédonienne Marjan Pejoski, qu'elle a portée sur la pochette de Vespertine[18], durant la tournée de cet album[18], lors de la projection du film Dancer in the Dark au Festival de Cannes 2000[16] et lors de la 73e cérémonie des Oscars en 2001[18]. Elle a porté d'autres créations de Pejoski, dont une « robe lampion rose » lors de la remise des prix du Festival de Cannes 2000[18]. Au sujet de la mode, Björk clame que « les gens intellectualisent trop les vêtements, les prennent trop au sérieux » et regrette « cette tendance tacite de vouloir se subordonner à une sorte d'uniforme de police, de se conformer à un stéréotype »[16].

Björk a également collaboré avec la marque japonaise Comme des Garçons[15], le duo néerlandais Viktor & Rolf[15], le couturier américain Jeremy Scott[15] ou encore le créateur Bernhard Willhelm, qui a signé la pochette de l'album Volta[15].

Engagements et idées politiques[modifier | modifier le code]

Jusqu'aux années 2000, Björk reste discrète voire muette sur ses opinions, notamment politiques, qui n'apparaissent dans son œuvre qu'à partir de Medúlla (2004), dont la fin de la chanson Mouth's Craddle fait référence à George W. Bush et Oussama Ben Laden, qu'elle met implicitement dans le même lot.

Dès 1998, elle participe toutefois à une vidéo pour Free Tibet. Dix ans plus tard, le 2 mars 2008, lors de son unique concert en Chine, à Shanghai, juste après avoir chanté Declare Independence (chanson déjà politisée car appuyant l'indépendance des îles Féroé et du Groenland envers le Danemark)[19], et juste avant de quitter la scène, elle s'écrie « Tibet, Tibet, raise your flag! » (soit « Tibet, Tibet, lève ton drapeau ! »). Aucun média chinois ne reprend cette information[20]. De même, Björk scande « Kosovo-Kosovo » lors d'un autre concert[réf. nécessaire]. Suite au scandale médiatique provoqué dans ces pays, elle sera interdite de concert en Serbie et en Chine[réf. nécessaire].

En 2005, elle participe au Live 8, série de concerts organisée pour faire pression sur les dirigeants du G8 pour qu’ils effacent la dette publique des pays les plus pauvres. Björk se produit alors au Japon, accompagnée de Matmos, un octuor japonais et Zeena Parkins, pour jouer 8 titres, dont All Is Full Of Love. Do As Infinity, Good Charlotte et McFly jouaient au même concert.

En novembre 2008, devant le marasme économique subi par l'Islande en raison de la crise financière mondiale, elle prône l'adoption de l'euro par l'Islande, ce qui impliquerait l'adhésion de son pays à l'Union européenne[21]. D'autre part, elle participe à la création d'un fonds d'aide destiné à relancer l'économie islandaise[22].

En 2010, elle s'élève contre la privatisation des ressources géothermiques de son pays, recevant le soutien de l'eurodéputée Eva Joly[22].

En 2012, après Sting, les Red Hot Chili Peppers et Madonna, l'artiste islandaise aurait soutenu les Pussy Riot, un collectif punk féministe formé l'année dernière qui avait cherché à s’opposer à la campagne électorale de Vladimir Poutine et militait pour le respect des droits de la femme en Russie. En mars dernier, trois membres du groupe ont été arrêtées et ont été détenues depuis 5 mois pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Elles avaient improvisé le 21 février une "prière punk" intitulée "Marie mère de Dieu - chasse Poutine !", dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Elles encourent alors jusqu’à sept ans de détention. Björk leur a dédié la chanson "Declare Independance" pendant un concert à Helsinki, en Finlande et s'est adressée ensuite aux spectateurs afin de « prier pour la liberté de parole » avant de poster la vidéo du concert sur Facebook. Elle explicite sa prestation en confiant : « J'ai invité quelques membres de Pussy Riot à me rejoindre sur scène pour "Declare Independance" mais, faute de visas, je leur ai dédié la chanson à la place ! Leur procès sera rendu à la fin de la semaine. Pour la liberté de discours !». Sur son site officiel, Björk affiche également un message de soutien : « En tant que musicienne et mère j'aimerais exprimer mon désaccord féroce concernant leur emprisonnement dû à une protestation pacifique [...] Les autorités russes devraient les laisser rentrer chez elles auprès de leurs familles et de leurs enfants »[23].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Björk a eu un fils, Sindri Thorsson, né le 8 juin 1986 de son union avec Þór Eldon, alors guitariste des Sugarcubes, groupe dont elle était la chanteuse. Björk a ensuite eu une fille, Isadora, née le 3 octobre 2002, avec son compagnon Matthew Barney, artiste-réalisateur américain.

Entre-temps, elle a multiplié les relations, plus ou moins médiatisées, dont le compositeur Goldie et le photographe Stéphane Sednaoui.

Attentat déjoué en 1996[modifier | modifier le code]

Le 12 septembre 1996, un fan obsédé, Ricardo López, poste un colis piégé à l'acide à la maison de Björk à Londres puis se suicide, mais le paquet est intercepté par la Metropolitan Police Service[24]. López laisse un film qu'il a réalisé lors du processus de création de la bombe à l'acide qui était destinée à créer de sévères cicatrices sur le visage de la chanteuse ainsi que sur son torse. Les premières 18 heures de la bande vidéo montrent l'obsession de López pour Björk, la construction du dispositif, ses idées sur l'amour et d'autres sujets, ainsi que des remarques racistes envers l'ex-petit ami de Björk, Goldie. La vidéo se poursuit après l'envoi de la bombe et se termine avec une vue de López se rasant la tête, appliquant de la peinture sur son visage et se suicidant par balle face à la caméra[25].

Dans ses rares commentaires publics sur cet événement, Björk a dit plus tard qu'il s'agissait d'une épreuve très difficile émotionnellement, et que celle-ci avait bouleversé sa vie et son quotidien à Londres. Selon elle, cela explique également en partie pourquoi elle a finalement choisi de quitter la scène au Royaume-Uni pour de bon, rejeter son image « mignonne » et commencer à écrire de façon plus personnelle avec Homogenic (1997).

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Björk.
Albums solo

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Björk lors de la présentation de Dancer in the Dark au Festival de Cannes 2000.

Compositeur[modifier | modifier le code]

Ce paragraphe répertorie les films pour lesquels Björk a écrit tout ou partie de la bande originale. Il n'inclut pas les nombreux films qui utilisent des chansons préexistantes (comme c'est le cas dans Léon, par exemple)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des distinctions de Björk.

Björk a reçu de nombreuses récompenses et nominations, dont les plus importantes sont les suivantes :

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fan de Kate Bush », sur http://www.bjork.fr,‎ 1er mars 2005 (consulté le 1er mai 2013) : « C’est alors que j’ai trouvé un album de Kate Bush et... vous imaginez la suite »
  2. (en) « Official discography », sur unit.bjork.com (consulté le 9 octobre 2010)
  3. (fr) « Pop, etc: BJÖRK - Debut », sur www.franceinter.fr (consulté le 12 novembre 2011)
  4. (en) Björk, a project by Björk, edited and designed at M/M (Paris), ed. Little-i Ltd./Björk Overseas Ltd., 2001.
  5. (en) Cara Anna (Associated Press), « Bjork declares 'Tibet!' at China concert », sur newsvine.com,‎ 4 mars 2008 (consulté le 23 octobre 2010)
  6. Hélène Chevallier, Un jour sur la toile,"Et pourtant, elle tourne", France Inter, mardi 4 mars 2008, vers 18h50
  7. (en) « Björk and Damon Albarn lead stellar lineup at Manchester international festival », sur guardian.co.uk (consulté le 23 mars 2011)
  8. (en) « Bjork, Damon Albarn, Snoop Dogg for Manchester International Festival », sur nme.com,‎ 17 mars 2011 (consulté le 19 mai 2011)
  9. « Gondry, How Are You Doing ?, et Crystalline », sur Clipothèque (consulté le 5 janvier 2012)
  10. « Björk : en pleine tournée, elle a failli perdre sa voix », sur chartsinfrance.net,‎ 3 octobre 2011 (consulté le 5 janvier 2012)
  11. a, b et c « Björk : le projet "Biophilia" mènera la chanteuse jusqu'en 2014 », sur chartsinfrance.net,‎ 4 janvier 2012 (consulté le 5 janvier 2012)
  12. http://www.chartsinfrance.net/Bjork/news-81162.html
  13. « Björk publiera l'album "Bastards" le 19 novembre », sur chartsinfrance.net,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 9 janvier 2013)
  14. « bjork.fr - Björk About Kate Bush »
  15. a, b, c, d et e Gaëlle Ferval, « La mode selon Björk », sur le-mag.rushcollection.com,‎ 29 juin 2007 (consulté le 23 octobre 2010)
  16. a, b et c « Björk: "Quand j'enregistre, je réagis à mes envies" », sur lexpress.fr,‎ 18 juin 2007 (consulté le 23 octobre 2010)
  17. « Hussein Chalayan », sur bjork.fr (consulté le 20 mai 2011)
  18. a, b, c et d « Marjan Pejoski », sur bjork.fr (consulté le 23 octobre 2010)
  19. (en) Mahr Krista, « Greenland to World: "Keep Out!" », Time, 21 septembre 2007.
  20. Dépêche de l'agence Xinhua reprise par le China Daily du 7 mars 2008
  21. « Björk pour l'adoption de l'euro par l'Islande », in La Libre Belgique, 6 novembre 2008
  22. a et b Gérard Lemarquis, « En Islande, le front Eva Joly-Björk contre une privatisation »Le Monde, 16 octobre 2010, p. 14
  23. chartsinfrance.net
  24. (en) J. Reid Meloy (coauteurs : Lorraine Sheridan, Jens Hoffmann), Stalking, Threatening, and Attacking Public Figures, Oxford University Press US,‎ 2008 (ISBN 0-19-532638-5, lire en ligne), p. 97–101
  25. (en) Chris Colin, « Bj », sur archive.salon.com,‎ 1er mai 2011 (consulté le 20 juillet 2012)