France 24

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Image illustrative de l'article France 24

Création 30 novembre 2005 (lancement le 6 décembre 2006 à 20 h 30)
Propriétaire France Médias Monde
Slogan « Liberté, Egalite, Actualité »
Format d'image 16:9, 576i (SDTV)
Langue français, anglais et arabe
Pays Drapeau de la France France
Statut Thématique internationale publique
Ancien nom CF2I (projet en 2005)
Siège social Issy-les-Moulineaux
Site web www.france24.com
Diffusion
Diffusion TNT, satellite, câble, ADSL/fibre et Web.

France 24 est une chaîne de télévision d’information internationale française en continu qui émet en trois langues (français, anglais et arabe) 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Initialement intitulée CFII (prononcer «  c, f, deux, i ») durant sa phase de création, la chaîne France 24 a été lancée le 6 décembre 2006. Elle est aujourd'hui l'un des principaux réseaux d'information dans le monde et rassemble chaque semaine 42 millions téléspectateurs et totalise plus de 14 millions de visites sur son site Internet (chiffres décembre 2013).

La chaîne est depuis 2008 une filiale à 100 % d'un organisme public français, la Société de l'audiovisuel extérieur de la France, qui a acquis les parts auparavant détenues par les groupes France Télévisions et TF1, qui ont été les deux acteurs retenus pour le lancement de la chaîne. Le 27 juin 2013, la société nationale de programme Audiovisuel extérieur de la France (AEF) est rebaptisée France Médias Monde. Elle regroupe France 24, RFI et Monte Carlo Doualiya (MCD).

Histoire de la chaîne[modifier | modifier le code]

1987-1997 : de l’idée au premier projet Téléfi[modifier | modifier le code]

En 1987, Jacques Chirac, alors Premier ministre, exprime le souhait de voir naître une chaîne française d’information internationale et commande un rapport sur l’audiovisuel extérieur français, qui fait ressortir sa fragmentation (RFI, TV5, mais aussi, dans une certaine mesure, RFOetc.), sa mauvaise organisation et son manque d’efficacité.

Avec le changement de majorité intervenu en 1988 et la nomination de Michel Rocard comme Premier ministre, le gouvernement lance un nouvel instrument baptisé Canal France International (CFI), une banque de programmes destinée à fournir des programmes français pour l’étranger et en particulier l’Afrique, bientôt doublée d’une chaîne de télévision.

La guerre du Golfe en 19901991, relayée dans le monde par CNN International, révèle la puissance des chaînes d’information internationales et leur rôle dans la formation de l’opinion. Philippe Séguin souhaite alors la création d’un équivalent français.

En 1996, après 19 rapports en dix ans, le Premier ministre Alain Juppé demande à Jean-Paul Cluzel, inspecteur général des finances, alors président de RFI, de concevoir un projet de chaîne française d’information internationale. Jean-Paul Cluzel propose en 1997 de réunir TV5, RFI et CFI au sein d’une société baptisée Téléfi. Le gouvernement décide de suivre cette recommandation. Mais avec le retour au pouvoir de la gauche à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale en 1997, le nouveau ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, choisit de favoriser plutôt le développement des instruments existants et en particulier TV5 qui, sous l’impulsion de ses présidents successifs, Jean Stock puis Serge Adda, développe sa capacité de produire des programmes propres, notamment des journaux d’information, pour lesquels la chaîne constitue sa propre rédaction.

Avec, en outre, la création d’EuroNews en 1993, le dispositif de présence audiovisuelle de la France à l’étranger devient chaque jour plus complexe, plus éclaté et plus coûteux, sans pour autant pouvoir s’appuyer sur une véritable chaîne d’information internationale en continu, à l’image de CNN International ou de BBC World.

2002-2003 : des réflexions relancées au projet CII[modifier | modifier le code]

En 2002, Jacques Chirac relance le projet de chaîne française d’information internationale. Lors d’une allocution prononcée à l’occasion d’une réception en l’honneur du Haut Conseil de la francophonie au palais de l'Élysée le 12 février 2002, il déclare : « Est-il compréhensible qu’année après année, nous en soyons encore à déplorer les insuffisances persistantes de l’information et de l’audiovisuel francophone sur la scène mondiale ? Certes, nous disposons avec l’agence France-Presse d’un remarquable outil d’information qu’il nous faut conforter sans cesse, notamment dans sa vocation mondiale. Certes, chacun s’entend à reconnaître les progrès récents accomplis par RFI, par TV5, par CFI, grâce aux efforts de leurs équipes et à la détermination des pouvoirs publics. Mais chacun constate que nous sommes encore loin de disposer d’une grande chaîne d’information internationale en français, capable de rivaliser avec la BBC ou CNN. Et les crises récentes ont montré le handicap que subissent un pays, une aire culturelle, qui ne disposent pas d’un poids suffisant dans la bataille de l’image et des ondes. Interrogeons-nous, à l’heure des réseaux hertziens, du satellite, de l’internet, sur notre organisation dans ce domaine et notamment sur l’éparpillement des moyens publics qui lui sont consacrés. »[1] Puis, le 7 mars, s’exprimant au palais du Luxembourg devant les représentants des Français de l’étranger, dans le cadre de la campagne présidentielle, il indique plus précisément : « Nous devons avoir l’ambition d’une grande chaîne d’information continue internationale en français, à l’égale de la BBC ou de CNN pour les anglophones. C’est essentiel pour le rayonnement de notre pays. Et pour les expatriés, ce serait un lien vivant et immédiat avec la métropole. »[2]

Après sa réélection, les premières réflexions sont engagées au ministère des Affaires étrangères, dirigé par Dominique de Villepin. Ce dernier missionne un diplomate, Philippe Baudillon, ancien directeur général de CFI, dont le rapport, qualifié de « technique », ne sera pas rendu public. Diverses options sont examinées :

  • rachat d’EuroNews par l’État français ;
  • création d’une chaîne 'ex nihilo', comme le propose le président de France Télévisions, Marc Tessier, qui avait fait valider par le précédent gouvernement un projet de chaîne nationale d’information en continu de service public, devant être diffusée sur la TNT, alors en cours de préparation[note 1] ;
  • réalisation d’une version internationale de LCI, comme le propose TF1 qui demande, pour cela, une subvention de l’État ;
  • renforcement de l’information au sein de TV5, comme le suggèrent Serge Adda et les services du ministère des Affaires étrangères.

Des réflexions sont parallèlement engagées auprès du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, dont un proche conseiller, Dominique Ambiel, anime un groupe de travail ad hoc où l’on trouve des hauts fonctionnaires et des professionnels de l’audiovisuel comme Patrice Duhamel et Norbert Balit. Enfin, en décembre 2002, une mission parlementaire d’information présidée par François Rochebloine, député UDF de la Loire, se saisit à son tour du sujet, sans que le gouvernement l’ait d’ailleurs souhaité. Les crises afghane puis irakienne confortent les autorités dans le projet, d’autant qu’en février 2003, CNN, Fox News et MSNBC censurent les longs applaudissements enthousiastes de l’assemblée du conseil de sécurité des Nations unies à la suite du discours de Dominique de Villepin à propos du conflit en Irak.

Le 19 mars, les travaux de la commission de Matignon débouchent sur un appel à projets lancé par un service du Premier ministre, la direction du développement des médias, pour « susciter le développement d’une chaîne d’information internationale. Émettant prioritairement en langue française, ce service aura vocation à assurer une présence plus importante et plus visible de la France dans la bataille mondiale des images, et à contribuer au pluralisme de l’information internationale en offrant aux téléspectateurs le choix d’un regard différent sur l’actualité, marqué par le point de vue singulier de notre pays sur les affaires du monde, par sa culture et par son génie propre, et valorisant ses liens historiques et géographiques privilégiés. La chaîne d’information internationale devra ainsi contribuer à une stratégie durable d’influence de la France dans le monde. »[3]

Lors de la clôture de l’appel d’offres le 22 avril 2003, trois candidats ont répondu : France Télévisions et RFI défendent ensemble un projet entièrement public ; le Groupe TF1 propose une version internationale de LCI ; le Groupe Canal+ veut créer une news factory pour alimenter sa filiale i>Télé, déjà présente dans 47 pays mais fortement déficitaire.

Un mois plus tard, la mission parlementaire rend ses conclusions, à l’unanimité de ses membres, représentant tout l’éventail des sensibilités politiques présentes à l’Assemblée nationale. Le consensus se forme autour de la création d’un groupement d'intérêt public (GIP) rassemblant l’ensemble des acteurs publics (France Télévisions, RFO, RFI, TV5 et AFP), dans le but de lancer la chaîne fin 2004.

Ignorant le travail de la mission parlementaire, qu’il n’avait d’ailleurs pas sollicité, le gouvernement demande à un député, d’ailleurs membre de la mission, Bernard Brochand, d’élaborer un schéma opérationnel à partir des propositions reçues en réponses à l’appel d’offres. Bernard Brochand tente de rapprocher Canal+ et TF1 mais n’y parvient pas. Il propose alors de rapprocher TF1 et France Télévisions, en écartant RFI, pour créer une chaîne détenue à 50 / 50 par le groupe privé et le groupe public, provisoirement baptisée CF2I ou CFII[4]. Le parlementaire fait valoir que la nouvelle chaîne pourra ainsi bénéficier de l’expérience et des moyens (notamment à l’étranger), des deux principaux acteurs français en matière d’information télévisée : TF1 et sa chaîne d’information nationale LCI, France Télévisions avec les rédactions de France 2 et de France 3. L’intitulé de la chaîne est alors « CII »[5]

2004-2006 : des derniers rebondissements à la mise en place de France 24[modifier | modifier le code]

Tout semble prêt. Lors de ses vœux à la presse en janvier 2004, Jacques Chirac émet le souhait d’un lancement en fin d’année mais différents mécontentements se cristallisent. Les députés de la mission d’information sont furieux que le schéma qu’ils ont proposé ait été écarté, sur la base d’un rapport confié à l’un des leurs. Les syndicats de France Télévisions stigmatisent l’alliance avec le privé, qu’ils dénoncent comme « le mariage de la carpe et du lapin », et le refus de soumettre la chaîne aux très protectrices conventions collectives de l’audiovisuel public, tandis que RFI est vexée de ne pas être associée au projet. « Parrain privé, chaîne publique », pointe Le Monde diplomatique en janvier 2006. Une partie de la presse ironise aussi sur la prétendue modestie du budget de la chaîne – 80 millions d’euros au démarrage – qu’elle compare au chiffre de 600 millions d’euros qui serait le budget de BBC World[note 2]. Enfin, le ministère des Affaires étrangères redoute que le budget de la chaîne ne soit dégagé au détriment de ses crédits et, en particulier, de ceux de TV5.

Face aux mécontentements, le cabinet du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, temporise pendant toute l’année 2004. Le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, annonce le 21 juillet, que la chaîne n’aura pas de budget avant 2007, ce que confirme le vote de la loi de finances en septembre, qui ne prévoit pas de moyens spécifiques pour la CF2I. Mais le Premier ministre doit céder sous la pression de l’Élysée : le 9 décembre 2004, lors d’une conférence de presse, Jean-Pierre Raffarin annonce le lancement de la chaîne d’information internationale en 2005 : « J’ai décidé, indique-t-il, de retenir le projet de société commune proposé par France Télévision et TF1. Voulue par le président de la République, la nouvelle chaîne bénéficiera des atouts des grands groupes français, public et privé, de télévision et favorisera l’expression d’une vision française plus que jamais nécessaire dans le monde d’aujourd’hui. Le Gouvernement va déposer un amendement au projet de loi de finances rectificative pour assurer le démarrage de la chaîne à hauteur de 30 millions d’euros. »[6] Cet amendement est voté le jour même par l’Assemblée nationale.

Le début de l’année 2005 est occupé à l’obtention des autorisations nécessaires de la part de l’Union européenne et des autorités de concurrence. Les syndicats de France Télévisions continuent leur opposition et font circuler une pétition en mars 2005. Le nouveau président du groupe public, Patrick de Carolis, qui prend ses fonctions à l’été et qu’on accuse d’être proche de l’Élysée, veut se dédouaner avec éclat de ce soupçon tout en faisant un geste à l’égard des syndicats. Il adopte, sur le dossier de la chaîne d’information internationale, une position offensive, mettant en doute la viabilité de l’alliance avec TF1 : « Pour être efficace, il faut un seul pilote dans la voiture. »[7] Il exige que la chaîne soit diffusée en France, ce que réclament les parlementaires, car il suppose que TF1, soucieux de protéger sa chaîne LCI, refusera. En réalité, Patrick Le Lay, président de TF1, accepte la diffusion en France de la chaîne, et le schéma opérationnel est légèrement retouché pour substituer à la présidence tournante alternée tous les six mois entre TF1 et France Télévisions, un schéma de société à directoire et conseil de surveillance dans lequel la présidence du conseil de surveillance est dévolue au président de France Télévisions. Ces quelques aménagements nécessitent toutefois d’obtenir de nouvelles autorisations de la part des autorités européennes et françaises de concurrence, ce qui est fait sans difficulté particulière.

La naissance de la chaîne est officialisée lors d’une communication au conseil des ministres du ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, le 30 novembre 2005 : « Le projet de chaîne française d’information internationale (CFII) [...] permettra de proposer une vision propre à notre pays des évènements internationaux et de renforcer sa présence dans le monde »[8] au travers de cet outil « libre et indépendant ». Alain de Pouzilhac, ancien président-directeur général d’Havas, est désigné comme président du directoire, et flanqué de deux adjoints issus l’un de TF1 (Jean-Pierre Paoli), l’autre de France Télévisions (Ulysse Gosset). Avant le lancement de la chaîne, le premier démissionne pour conserver ses émoluments au sein du groupe TF1, le second pour divergences de vues avec Alain de Pouzilhac, le président de France 24.

Le 22 avril 2006, le journal Le Monde annonce que les dirigeants de la chaîne ont estimé que le sigle CFII serait imprononçable en particulier à l’étranger[9]. Son nom a été rendu public le 30 juin 2006 : France 24 ou F24. Cette décision a été prise par le conseil de surveillance, présidé par le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, qui a fait son choix dans une liste de cinq appellations parmi lesquelles France 24 faisait figure de favori avec Version française.

Période de croissance et sortie de TF1[modifier | modifier le code]

France 24 a commencé à émettre le 6 décembre 2006 à 20 h 29, uniquement en streaming sur Internet, puis sur le câble et le satellite dès le 7 décembre en France, en Europe, aux Proche et Moyen-Orient, en Afrique et aux États-Unis dans l’État de New York et dans le District de Columbia sur deux canaux, l’un en français et l’autre bilingue (3/4 anglais - 1/4 français), et diffuse, depuis le 2 avril 2007, des programmes en arabe à destination des téléspectateurs du Maghreb, du Proche et du Moyen-Orient avec un décrochage en arabe de 16h00 à 20h00 entre des plages francophones ou anglophones selon les régions. Elle se veut une « CNN à la française »[10], selon les propos de Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture, et le pendant français des chaînes d’information internationales telles que la britannique BBC World, la paneuropéenne EuroNews, l’allemande Deutsche Welle ou la qatari Al Jazeera. Parmi les concurrents internationaux de France 24, on peut aussi noter CCTV-E&F, chaîne satellite de la télévision nationale chinoise, diffusant toutes les heures des journaux d'information en français et en espagnol.

Deux mois après le lancement, un sondage réalisé par TNS Sofres indiquait que 75 % des Français interrogés pensaient que France 24 était « utile et indispensable »[11]. En revanche, quelques critiques ont été émises à l'encontre du nom de France 24, qui aurait une connotation trop francocentrée pour une chaîne d'information se voulant internationale[12].

En 2008 TF1 a cédé ses titres à la Société de l'audiovisuel extérieur de la France et s'est engagé à la fourniture de programmes à France 24 sur sept ans. L'opérateur principal devenait dès lors une filiale de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), organisme public.

Le choix de diffuser France 24 simultanément via le câble, le satellite et le Web a été délibéré, selon Alain de Pouzilhac, président du directoire : « Fusionner une radio et une chaîne de télévision, la BBC l'a fait en 1957. Moi, je crois à la complémentarité de la télévision et d'Internet ». Propos appuyés par la suite par Stanislas Leridon, directeur Internet et des Nouveaux Médias : « Pour nous, il n'y a pas de différences entre Internet et le broadcast. »

Les internautes peuvent ainsi retrouver sur le Web la quasi-totalité des contenus audiovisuels de la chaîne tels que, notamment, les derniers journaux télévisés (JT), les reportages, les débats, la rubrique Culture, la météo mondiale, l’économie, etc.

Afin de mieux diffuser son contenu vidéo, le site de France 24 a monté des partenariats avec les principaux sites de diffusion de vidéos tels que Youtube et Dailymotion. France24.com a également mis l'accent sur l'interactivité : les internautes peuvent réagir à tous les contenus publiés sous forme de commentaires.

Le 16 avril 2007 le site de France 24 a reçoit un « Official Honoree » lors des Webby Awards[13].

Un site participatif a été lancé dans le même temps : « Les Observateurs ». Ce sont des internautes-observateurs d’événements survenant dans le monde qui viennent publier leurs témoignages dans les colonnes du site. Les internautes peuvent ensuite réagir à leur tour.

Le 14 janvier 2009 la chaîne est désormais disponible sur le bouquet ADSL Orange mais également sur celui de Free, en français, en anglais et en arabe.

Toutefois, les problèmes persistent à cause d'une trop grande fragmentation de l'audiovisuel extérieur français, qui coûte 300 millions d'euros par an au Ministère des Affaires étrangères pour une efficacité limitée. En juin 2007, un comité de pilotage d'environ vingt personnes se constitue pour réfléchir à une réforme. L'un des membres de ce comité, Georges-Marc Benamou, conseiller du président Nicolas Sarkozy pour l'audiovisuel, compare le réseau hétéroclite à un « Meccano abracadabrant »[14]. En août 2007, Sarkozy s'adresse également à Bernard Kouchner et Christine Albanel, alors ministres respectifs des Affaires étrangères et de la Culture, à propos d'une réorganisation nécessaire du système : « notre politique audiovisuelle extérieure constitue un enjeu majeur pour l'influence de la France et pour la diffusion de sa langue »[14]. Cette volonté de réforme unilatérale inquiète alors la Belgique, la Suisse et le Québec à propos de l'avenir de TV5, dont ils sont chacun actionnaires à plus de 11 % et qu'ils considèrent comme un instrument au service de la francophonie et non de la France[14]. D'autre part, les syndicats redoutent des mesures d'économie à venir[14].

Au Journal Officiel de la République Française du 23 janvier 2009 paraissent l'arrêté du 23 janvier 2009 autorisant la société France Télévisions à céder sa participation dans le capital de la société France 24[note 3] et l'arrêté du 23 janvier 2009 portant approbation d'opérations financières réalisées par la Société de l'audiovisuel extérieur de la France[note 4] qui fait de cette dernière société l'actionnaire unique de France 24 en la valorisant pour un total de 4 millions d'euros.

Le 27 avril 2009 a été une date importante pour le canal arabe : le temps d'antenne a augmenté significativement, passant de 4 heures de diffusion à 10 heures. Et ce, sur une base quotidienne, de 14 heures à minuit. Le 12 octobre 2010 à midi heure française, le canal arabe de France 24 commence sa diffusion 24h/24.

Le 9 janvier 2011, la chaîne passe en format 16:9[15] et abandonne ainsi le 4:3. La chaîne commence à être diffusée en langue française en Israël le 17 juillet 2011, car la retransmission n'était possible auparavant qu'en anglais ou par satellite en arabe[16]. Le 13 février, la chaîne fusionne avec la chaîne de radio RFI.

En juillet 2012, suite au changement de gouvernement et de la démission d'Alain de Pouzilhac, Aurélie Filippetti annonce la nécessité d'arrêter définitivement la fusion entre les rédactions de France 24 et de RFI[17].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • Jusqu'en décembre 2013 : « L'actualité internationale 24H/24 »
  • Depuis décembre 2013 : « Liberté, Égalité, Actualité »

Organisation[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, France 24 compte 400 journalistes à Paris et s'appuie sur un réseau de plusieurs centaines de bureaux de correspondants. 35 nationalités y sont représentées dans ses équipes.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Organigramme de l'entreprise[modifier | modifier le code]

  • Présidence-Direction générale : Marie-Christine Saragosse
  • Direction générale déléguée: Victor Rocaries
  • Directeur de France 24 : Marc Saïkali
  • Adjoint au Directeur en charge de l'antenne en français : Benoît Laporte
  • Adjointe au Directeur en charge de l'antenne en anglais : Françoise Champey-Huston
  • Adjoint au Directeur en charge de l'antenne en arabe : Mansour Tiss
  • Adjoint au Directeur en charge des équipes images, magazines et reportages : Loick Berrou
  • Adjoint au Directeur en charge des Nouveaux Médias : Sylvain Attal
  • Directrice de la communication : Françoise Hollman

Capital[modifier | modifier le code]

Pour son lancement le capital de France 24 s'est élevé à 37 000 €, détenu à parité égale par France Télévisions et le Groupe TF1. La chaîne dispose d’une dotation annuelle de l’État français de 80 millions d’euros. Le budget de la chaîne en 2007 se monte à 87 millions d’euros. En 2008, avec la réorganisation de l’audiovisuel public extérieur, l'État français a négocié le rachat des 50 % du capital détenu par TF1. Les 50 % restants détenus par France Télévisions lui étant déjà acquis, l’Audiovisuel extérieur de la France contrôle désormais seul, la chaîne France 24.

Programmes[modifier | modifier le code]

Toutes les 30 minutes, en français, en anglais et en arabe, France 24 propose un point complet sur l'actualité internationale avec un journal de 15 minutes, précédé d'une météo mondiale tout en images. Les émissions en anglais et en arabe ne sont pas des versions traduites du canal francophone, mais des programmes originaux. Les mêmes émissions sont réalisées par trois rédactions et diffusées en parallèle sur trois canaux distincts.

Tranches d'infos[modifier | modifier le code]

En semaine (du lundi au jeudi)
En semaine (vendredi)
Pendant le week-end (samedi et dimanche)

Émissions en français[modifier | modifier le code]

Les débats
  • Le débat de France 24 : émission de débat quotidienne sur le fait du jour animée par Vanessa Burggraf du lundi au jeudi à 19 h 10 (GMT+1).
  • Une semaine dans le Monde : autour de Vanessa Burggraf. Chaque vendredi à 19 h 10 (GMT+1).
  • L'entretien : un entretien avec une personnalité français ou internationale de l'univers économique, politique, culturel ou diplomatiques. Chaque lundi, mercredi et samedi à 16h45 et 7h45 (GMT+1).
  • Face-à-face : Tous les mardis à 11h45 (GMT+1).
  • Tous Politiques : émission hebdomadaire animée par Roselyne Febvre, en partenariat avec France Inter et le Parisien-Aujourd'hui en France. Tous les dimanches à 18h10 (GMT+1).
  • Une comédie française: Tous les jeudis à 11h45 (GMT+1).
  • Ici l'Europe : 3 samedis sur 4 à 12h10 (GMT +1).
  • Demain à la Une : le samedi à 11h15 (GMT+1).
Les continents
  • Journal de l'Afrique : un rendez-vous consacré à l'actualité du continent. Emission animée du lundi au vendredi par Pauline Simonet à 21h45 et 22h45 (GMT+1).
  • Cap Amériques : programme animé par Raphaël Kahane le mercredi à 16h15 (GMT+1).
  • Express Orient : animée par Meriem Amellal Lamas le mardi à 16h15 (GMT+1).
  • Sept jours en France : animée par Marion Gaudin le vendredi à 16h15 (GMT+1).
Culture
  • Le Paris des Arts : émission animée par Valérie Fayolle un samedi sur deux à 14h10 (GMT+1).
  • Les Arts de Vivre : chaque samedi à 08h20. (GMT+1)
  • A l'affiche !: émission quotidienne sur la culture animée par Louise Dupont du lundi au vendredi à 12h15 (GMT+1).
  • Mode : les coulisses, les icônes, les secrets de fabrication, les événements incontournables et les enjeux socio-économiques. Le jeudi à 17h10 (GMT+1).
  • Profils : le samedi à 7h20 (GMT+1).
Sports
  • Sports : toutes les informations sportives du jour avec Benoît Perrochais et un magazine tout en images résumant l'actualité du sport mondial. Tous les jours à 6h20 et 18h50 (GMT+1).
  • Sports Dimanche : les principaux résultats sportifs du weekend chaque dimanche soir en direct. Tous les dimanches à 21h10 et 23h10 (GMT+1).
Économie
  • Économie : du lundi au vendredi, notamment à 6 h 15 et 20 h 15 (animé par Myriam Mascarello) (GMT+1).
  • L'Invité de l'économie : émission animée par Stéphanie Antoine le vendredi à 18h15 (GMT+1).
  • Intelligence économique : un samedi sur deux à 14h15 (GMT+1).
  • Le Duel de l'Eco : autour de Stéphanie Antoine, les économistes Philippe Manière et Bernard Maris débattent de l'actualité économique de la semaine. Le mardi à 11h45 (GMT+1).
  • La Semaine de l'Eco : émission consacrée à l'actualité économique de la semaine. Décryptage de trois grands thèmes d'actualité avec des spécialistes autour de Stéphanie Antoine tous les mardis à 15h15 (GMT+1).
Grands reportages et magazines
  • Élément Terre : rendez-vous animé par Marina Bertsch un samedi sur deux à 20h40 (GMT+1).
  • L'Europe dans tous ses États : carnet de route européen animé par Caroline de Camaret qui se rend dans l'un des 28 pays de l'UE à la rencontre des citoyens. Un samedi par mois à 12h10 (GMT+1).
  • Billet Retour : les reporters de France 24 reviennent dans des villes oubliées qui ont fait la Une de l'actualité. Animé par Valérie Fayolle un dimanche sur deux à 20h40 (GMT+1).
  • Actuelles : animé par Virginie Herz tous les samedis à 13h10 (GMT+1).
  • Ligne Directe : rencontre avec les Observateurs de France 24 pour revenir sur les histoires marquantes dont ils ont été les témoins. Animé par Julien Pain le premier samedi du mois à 09h45 (GMT+1).
  • Reporters : un reportage grand format réalisé par les équipes de France 24 permet d'aborder une problématique en profondeur. Emission animée par Antoine Cormery le samedi à 20h40 (GMT+1).
  • Focus : du lundi au vendredi à 7h45 (GMT+1).
Décryptage du web et des médias
  • #TECH24 : #TECH24 décrypte les dernières tendances et l'impact des nouvelles technologies dans nos sociétés. Emission présentée par Marjorie Paillon tous les samedis à 14h45 (GMT+1)
  • Les Observateurs : programme collaboratif réalisé à partir de contenus amateurs. Le samedi à 9h45 (GMT+1).
  • Sur le Net : du lundi au vendredi à 1h50 (GMT+1)
  • Revue de la presse française : présentée par Hélène Frade du lundi au vendredi à 7h20 (GMT+1).
  • Revue de la presse internationale :animée par Hélène Frade du lundi au vendredi à 9h20 (GM+1).
  • Dans les hebdos : le samedi à 6h50 (GMT+1).
  • Un œil sur les médias : animé par Karim Yahiaoui du lundi au vendredi à 20h45 (GMT+1).

Émissions en anglais[modifier | modifier le code]

The Talks
  • The France 24 Debate : émission de débat quotidienne sur le fait du jour animée par François Picard à 19h15 (GMT+1).
  • The France 24 Interview : émission quotidienne animée par François Picard du lundi au vendredi à 22h45 (GMT+1).
  • Face-off : émission quotidienne animée par Marc Owen du lundi au vendredi à 12h15 (GMT+1).
  • Top Story : émission quotidienne animée par Robert Parsons du lundi au vendredi à 8h20 (GMT+1).
The Continents
  • The week in the Americas : émission sur les Amériques animée par Catherine Galloway le jeudi à 13h15, le vendredi à 14h15 et le samedi à 10h45 (GMT+1).
  • The week in Asia : émission sur l'Asie animée par Genie Godula le lundi à 13h15, le mardi à 14h45 et le samedi à 18h45 (GMT+1).
  • A week in the Middle East : émission sur le Moyen-Orient animée par Francois Picard le lundi et le samedi à 14h45 (GMT+1).
  • The week in Europe : émission sur l'Europe animée par Jason de la Pena le mardi à 13h15 et le mercredi à 14h45 (GMT+1).
  • The week in France : émission sur la France le mercredi à 13h15 et le jeudi à 14h45 (GMT+1).
  • "Africa News": émission quotidienne présentée par Geroja Calvin Smith à 20h45 et 22h45
Culture
  • Lifestyles : émission sur les arts de vivre du lundi au vendredi à 18h25 (GMT+1)
  • Culture : émission quotidienne sur la culture animée par Eve Jackson du lundi au vendredi à 9h20 (GMT+1).
Sports
  • Sports : du lundi au vendredi à 6h15, le samedi à 23h10 et le dimanche à 23h10 (GMT+1).
Business
  • Markets : du lundi au vendredi à 6h20, 17h00 et 22h25 (GMT+1).
  • Business : du lundi au vendredi à 7h20 (GMT+1).
  • Business : émission quotidienne animée par Markus Karlsson du lundi au vendredi à 20h15 (GMT+1).
Science
  • Down to earth" : présenté par Mairead Dundas
  • "Tech24" : présenté par Anelise Borges

Diffusion[modifier | modifier le code]

Le début de la diffusion de France 24 a eu lieu le 6 décembre 2006 à 20h29 (heure française) précises sur Internet et le lendemain soir sur le câble et le satellite en versions anglaise et française.

France 24 est diffusée sur trois canaux vidéo distincts : chacun de ces canaux propose une version linguistique différente, avec des présentateurs distincts, mais sur la base de conducteurs identiques.

Dans un premier temps, France 24 est reçue dans toute l’Europe, sur tout le continent africain, au Proche et Moyen-Orient ainsi que dans l’État de New York (notamment aux sièges de l’Organisation des Nations unies et du FMI) et à Washington, soit 80 millions de foyers au lancement. La zone de diffusion sera étendue ensuite à l’ensemble du continent américain et à l’Asie. En décembre 2013, France 24 est accessible auprès de 250 millions de foyers dans 177 pays sur les cinq continents ainsi que dans les bases des forces françaises en opérations à l'étranger.

Modalités techniques de réception[modifier | modifier le code]

Les trois versions de France 24 sont disponibles sur différents satellites à travers le monde en MPEG-2 / DVB-S, en clair. En Europe, on retrouve notamment, Hot-Bird, Astra1 et Eurobird. Au Moyen-Orient, Arabsat et Nilesat, en Afrique, SES-5, en Asie, Asiasat 5 et sur les Amériques, Intelsat 21. France 24 est ensuite repris sur de nombreux réseaux câblés et IPTV dans les différents pays ou au sein d’offres satellite DTH.

En France, les éditeurs de bouquets commerciaux par satellite devraient reprendre France 24, par validation de la chaîne sur leur terminal locatif. Le bouquet Canalsat diffusera la version française sur la sélection 105, classée dans le bloc thématique des chaînes infos, la version anglaise sur la chaîne 407 et en arabe sur la 408.

La chaîne est également reprise sur les principaux réseaux câblés en France par Numericable. Il n’était pas prévu initialement que France 24 soit diffusée en métropole[18] en numérique hertzien (TNT) en métropole (mais bien en Italie et dans les DOM-TOM depuis juin 2007). La chaîne est disponible sur les réseaux IPTV et le sera sur la TNT francilienne sur le canal 33 à partir du 23 septembre 2014.

La chaîne est en revanche accessible dans le monde entier sur internet en streaming grâce à un lecteur disponible sur le site de France 24[note 5].

Il est toutefois à noter, que dans certains pays, comme Hong Kong, la chaine n'est accessible gratuitement que dans sa version anglaise, la version française faisant l'objet d'un abonnement payant particulier.

En République d'Irlande, la chaine nationale en langue gaelique, TG4, diffuse la nuit et en matinée, la version anglophone[réf. nécessaire].

Débat sur la réception de la chaîne en France[modifier | modifier le code]

Au départ, il avait été envisagé que France 24 ne soit pas diffusée sur le territoire français. Ce choix pouvait être analysé de différentes manières :

  • Les principales chaînes d'information internationales – CNN International, BBC World, Deutsche Welle TV – ne sont pas diffusées sur leur marché domestique ; c'est uniquement une version spécifique au marché national – CNN, BBC News – qui, le cas échéant, est diffusée sur celui-ci. En effet, une chaîne d'information internationale, centrée sur l'actualité internationale, n'est pas adaptée à la demande des téléspectateurs nationaux, qui recherchent des informations sur des questions (la politique intérieure, les faits divers nationaux, etc.) qui n'ont que peu ou pas d'intérêt pour les téléspectateurs internationaux. Le risque existe qu'une chaîne d'information internationale diffusée sur son marché domestique soit tentée, pour accroître son audience et donc ses recettes publicitaires, de s'écarter de la ligne internationale qui devrait être la sienne et d'incorporer davantage d'informations nationales, devenant ainsi, progressivement, une chaîne d'information nationale.
  • L'absence de diffusion de France 24 en France a également été présentée comme destinée à protéger les intérêts de TF1 et de sa filiale LCI en lui évitant l'arrivée d'un concurrent. Cette justification est toutefois devenue moins pertinente avec l'arrivée sur le marché national de plusieurs concurrents à LCI : la chaîne d'information de Canal+ i>télé, qui a été autorisée à émettre en clair sur la TNT à partir d'octobre 2005, et l'autorisation, toujours en clair sur la TNT, d'une nouvelle chaîne d'information nationale, BFM TV du groupe NextRadioTV. C'est sans doute la raison pour laquelle TF1 a donné son accord, en septembre 2005, à la diffusion en France de France 24.
  • Enfin, des problèmes de concurrence ont également été évoqués à l'encontre d'une diffusion en France, France 24 étant issue de l'association de deux acteurs économiques – TF1 et France Télévisions – qui occupent des positions concurrentielles très fortes sur le marché national de la télévision. On peut toutefois noter que ces problèmes ont pu être levés, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ayant finalement autorisé, sous certaines modalités concernant l'accès au marché publicitaire, la diffusion de France 24 sur le câble et le satellite en France.

Une polémique sur l'absence de diffusion de France 24 sur le territoire national a été lancée par des députés membres de la mission parlementaire d'information, et largement reprise par la presse. Les partisans d'une diffusion en France faisaient valoir que les contribuables français supportant le coût de la nouvelle chaîne devaient avoir la possibilité de la recevoir afin de s'assurer par eux-mêmes de l'emploi fait de l'argent public, et aussi parce que certains d'entre eux formulent le souhait de s'informer dans leur langue sur l'actualité internationale.

Cette polémique a été en partie tranchée par la décision prise en 2005 de diffuser la chaîne en France sur le câble et le satellite ainsi qu'en streaming sur internet. La chaîne est ainsi rendue accessible sur tout le territoire français.

Néanmoins, certains continuent de faire valoir que la chaîne devrait être accessible gratuitement via la télévision numérique terrestre. Cependant, depuis le 30 novembre 2010, France 24 est diffusée gratuitement via l'offre télévision numérique terrestre réservée aux territoires d'Outre-mer. De même, si une diffusion nationale n'est pas envisagé pour le moment, l'État a demandé au CSA la diffusion de France 24 sur la TNT locale en Île-de-France suite à la libération d'un canal laissé vacant par l'arrêt de la diffusion de NRJ Paris. La chaîne devrait être disponible sur le 23 septembre sur le canal 33 de la TNT francilienne.

Par ailleurs, le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale paru en janvier 2007[19] souligne qu'avec l'arrivée de France 24, ce sont désormais quatre sociétés non coordonnées (RFI, TV5, CFI et France24) (et même une cinquième si on tient compte de la participation dans EuroNews qui dispose de tranches horaires sur le service public) qui ont en charge l'audiovisuel extérieur de la France. De cette organisation résulte un éclatement des crédits, alors qu'au total « la France ne consacre pas sensiblement moins d'argent à son audiovisuel extérieur que le Royaume-Uni ».

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Au Canada, les versions françaises et anglophones de la chaîne sont autorisées depuis le 9 avril 2008[20]. Par contre, aucun fournisseur majoritaire ne distribue cette chaîne en 2013.

Aux États-Unis, certaines stations hertziennes diffusent la version anglophone de la chaîne sur un sous-canal numérique, tels que WNVT 30.7 Washington D.C.[21], WTBS-LD 26.5 Atlanta[22], KSDI-LP 33.6 Fresno (Californie)[23], ou encore KYES-TV 5.4 Anchorage (Alaska).

Des bulletins de nouvelles de 30 minutes de France 24 sont diffusés en direct sur le service MHz WorldView (en), distribué en sous-canal numérique de certains affiliés du réseau PBS.

Suspension de la chaîne en Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Le Conseil national de la communication audiovisuelle - CNCA en Côte d'Ivoire a décidé de suspendre la diffusion de l'ensemble des chaînes d'informations étrangères depuis le 2 décembre 2010 et ce, jusqu'à nouvel ordre[24].

La chaîne France 24 est spécialement visée par cette interdiction de diffusion en raison de son rôle dans l'annonce des résultats du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire[25]. Le 2 décembre 2010, l'annonce des résultats de l'élection par le président de la Commission électorale indépendante - CEI, Youssouf Bakayoko avait été diffusée et commentée en direct sur France 24 par son envoyé permanent Tatiana Mossot, au lieu de la Radio télévision ivoirienne qui était censé avoir l'exclusivité des informations de la CEI. Ces résultats proclamaient la victoire d'Alassane Ouattara et ont été ensuite contredits par le Conseil constitutionnel, proclamant la victoire de Laurent Gbagbo[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Confié à deux journalistes, Paul Nahon et Bernard Benyamin, ce projet sera abandonné par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin à la suite du rapport sur la TNT commandé à Michel Boyon.
  2. Il y a confusion, car ce n'est pas le budget de la chaîne internationale BBC World, mais de l’entité BBC World Service qui rassemble l’ensemble des activités commerciales de la BBC, bien au-delà de la chaîne BBC World.
  3. Arrêté du 23 janvier 2009 autorisant la société France Télévisions à céder sa participation dans le capital de la société France 24 (NOR: MCCT0900712A)
  4. Arrêté du 23 janvier 2009 portant approbation d'opérations financières réalisées par la Société de l'audiovisuel extérieur de la France (NOR: MCCT0900713A)
  5. Voir liens externes. Les versions française, anglaise et arabe de France 24 sont diffusées en direct, ou en streaming, sur le site internet de la chaîne. Les contenus vidéo des journaux et programmes thématiques sont aussi disponibles en vidéo à la demande sur le site.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Allocution de Jacques Chirac, président de la République, lors de la réception en l’honneur du Haut Conseil de la francophonie, Paris, palais de l’Élysée, 12 février 2002 (texte intégral sur le site de la présidence de la République)
  2. Discours de Jacques Chirac, président de la République, devant les représentants des Français de l’étranger, Paris, palais du Luxembourg, 7 mars 2002 (texte intégral sur le site de la Présidence de la République)
  3. Texte du guide de consultation publié en ligne par la direction du développement des médias (Voir site de la DDM)
  4. Lorsqu’il remet son rapport le 30 septembre 2003, Bernard Brochand fait un lapsus sur les difficultés : « Cette chaîne va exister, et ça, c’est un premier problème ! » (cité par Nicolas Delesalle, « La voix de la France, en léger différé… », in Télérama, no 2922, 11 janvier 2006)
  5. « La Chaîne internationale d’information (CII) » sur le site de l'Observatoire français des médias, le 12 janvier 2004
  6. Conférence de presse du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, le 9 décembre 2004
  7. Cité par Nicolas Delesalle, « La voix de la France, en léger différé… », dans Télérama, no 2922, 11 janvier 2006
  8. Communication du ministre de la Culture et de la Communication au conseil des ministres du 30 novembre 2005 (Voir le texte du communiqué officiel du Conseil des ministres sur le site de la présidence de la République)
  9. article publié sur le site Internet du journal Le Monde
  10. Dominique Raizon, « La CNN à la française sera lancée en 2006 », sur rfi.fr,‎ 9 novembre 2005 (consulté le 11 mars 2012)
  11. Sondage cité dans le journal Métro du 16 février 2007
  12. Voir par exemple le commentaire du politologue Marc Chevrier sur l'Encyclopédie de la Francophonie (consulté le 16 octobre 2007).
  13. France 24, « 16 avril 2007 - FRANCE24.COM reçoit la distinction « Official Honoree » lors de la 11e édition annuelle des Webby Awards », sur france24.com,‎ 16 avril 2007 (consulté le 8 janvier 2014)
  14. a, b, c et d Daniel Psenny, « Audiovisuel extérieur. Une réforme au forceps », in Le Monde, 11 octobre 2007, p23.
  15. http://www.jeanmarcmorandini.com/article-48348-france24-passe-au-format-16-9e-et-fait-evoluer-son-habillage.html
  16. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/07/17/97002-20110717FILWWW00107-france-24-diffuse-en-israel-en-francais.php
  17. Fr.24/RFI : fusion définitivement arrêtée, Le Figaro, 13 juillet 2012.
  18. initialement pour ne pas concurrencer LCI, chaîne de TF1 alors actionnaire de France 24
  19. N° 3589 - Rapport d'information de M. François Rochebloine déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des affaires étrangères, en conclusion des travaux d'une mission d'information constituée le 3 octobre 2006 sur l'organisation et le financement de l'audiovisuel extérieur
  20. Avis public de radiodiffusion CRTC 2008-28, consulté le 9 avril 2008
  21. (en) MHz Networks in DC
  22. (en) WTBS Channels
  23. (en) CocolaTV Channels
  24. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Depeches/France-24-suspendue-en-Cote-d-Ivoire-174881/
  25. http://news.abidjan.net/article/index.asp?n=382056
  26. http://www.la-croix.com/Durant-une-semaine-la-television-ivoirienne-a-joue-avec-la-p/article/2448310/4077

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]