Région de Bruxelles-Capitale

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Région de Bruxelles-Capitale
(nl) Brussels Hoofdstedelijk Gewest
Montage des lieux clés à Bruxelles.
Montage des lieux clés à Bruxelles.
Drapeau de Région de Bruxelles-Capitale
Drapeau
Administration
Pays Drapeau belge Belgique
Capitale Bruxelles
Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale 1989
Parlement Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale
ISO 3166-2 BE-BRU
Code INS 04000
Hymne Aucun
Démographie
Population 1 164 264 hab. (1er mars 2013)
Densité 7 214 hab./km2
Langue officielle Français et néerlandais
Géographie
Coordonnées 50° 50′ 36″ N 4° 21′ 47″ E / 50.843237, 4.36294650° 50′ 36″ Nord
       4° 21′ 47″ Est
/ 50.843237, 4.362946
  
Superficie 16 138 ha = 161,38 km2
Économie
PIB 67,573 Md. € (2010)[1]
(par habitant) 59 802 Md. € (2010)[1]
Localisation
Image illustrative de l'article Région de Bruxelles-Capitale
Liens
Site web bruxelles.irisnet.be

La Région de Bruxelles-Capitale[2], Région bruxelloise[3] ou communément Bruxelles (néerlandais : Brussels Hoofdstedelijk Gewest ou Brussel, prononcé [ˈbrʏsəl]), est l'une des trois Régions qui composent la Belgique. Si on la compare à la plupart des régions d'Europe, elle dispose d'un territoire relativement réduit de 161 km2 enclavé en Région flamande, mais distinct de celle-ci. Par contre, si l'on considère qu'il s'agit d'un ensemble urbain dont les parties sont étroitement intégrées, constituant une ville unique, sa taille, comme ville, apparaît respectable puisqu'elle est 1,6 fois plus grande que Paris.

Elle est dotée de son propre gouvernement et de son propre parlement. Ceux-ci exercent leur autorité sur les communes de Bruxelles, que l'on peut comparer aux arrondissements ou aux districts d'autres capitales. Ainsi, dans le système d'adressage postal belge, les 19 communes de la région ont une double appellation, celle de Bruxelles ou celle de leurs communes respectives. A titre d'exemple, la commune de Schaerbeek peut également être désignée comme étant le "1030 Bruxelles". Il serait donc erroné de comparé une région comme "Bruxelles-capitale" à "Île-de-France" par exemple.

Fortement urbanisée (10 % de la surface est toutefois constituée de la forêt de Soignes), Bruxelles recense près de 7 000 habitants au kilomètre carré. Elle compte plus de 1,16 million d'habitants et constitue le premier bassin d'emplois de Belgique, en particulier dans le secteur tertiaire, malgré un taux de chômage de 20,8 % (en janvier 2013) [4].

La fleur représentée sur le drapeau officiel bruxellois est un iris des marais.

Sommaire

Historique [modifier]

Évolution linguistique [modifier]

Article détaillé : Francisation de Bruxelles.

Au cours des XIXe et XXe siècles, Bruxelles s'est transformée d'une ville quasiment entièrement néerlandophone[5] en une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca, langue de convergence entre les différentes communautés linguistiques[6]. À côté d'une immigration française et wallonne, cette progression du français s'explique avant tout par la conversion linguistique de la population flamande au cours des générations[7]

La francisation démarra graduellement au XVIIIe siècle[8], mais ne prit toute son ampleur que lorsque la Belgique devint indépendante et que le nombre d'habitants de la nouvelle capitale s'accrut rapidement[9],[10]. Le recul massif du dialecte brabançon[11], communément appelé dialecte flamand[12],[13], ne commença que dans la seconde moitié du XIXe siècle[14]. Le français — seule langue officielle en dépit de la majorité flamande[15] — était la langue des tribunaux, de l'administration, de l'armée, de la culture, des médias et de l'enseignement[12]. En tant que langue du pouvoir économique et politique, et des échanges internationaux à l'époque[16],[17], adopter le français était considéré comme absolument nécessaire pour progresser socialement[15],[18],[19]. À partir de 1880[20], on constate une véritable explosion de bilingues au détriment des néerlandophones unilingues[19],[16]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante[21], ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910[22].

À partir des années 1960[23], à la suite de la fixation de la frontière linguistique[24] et de l'essor économique de la Région flamande[19], la francisation des néerlandophones a stagné[25],[26]. Durant la seconde partie du XXe siècle, Bruxelles devint progressivement une ville d'échanges internationaux, ce qui contribua à un afflux d'immigrants qui favorisèrent l'émergence du français ainsi que d'autres langues étrangères[21], aux dépens du néerlandais[27]. Simultanément, suite à l'urbanisation[28], un nombre supplémentaire de communes précédemment néerlandophones de la périphérie bruxelloise devinrent majoritairement francophones[24],[29],[30]. Ce phénomène, connu en Flandre comme la « tache d'huile »[31], constitue, en même temps que la question du statut de Bruxelles[32], un des principaux sujets de contentieux de la politique belge[33],[34],[19].

Régionalisation entravée [modifier]

Lors de la révision constitutionnelle de 1970, un article 107 quater nouveau ajouté à celle-ci prévoit la création de trois régions et confie à la loi spéciale le soin de le concrétiser. Cependant, suite à l'échec de la mise en pratique du "pacte d'Egmont" et des "accords du Stuyvenberg" en 1978, la loi spéciale du 8 août 1980 créant les institutions régionales ne comportait aucune disposition relative à la Région bruxelloise, ceci en raison de l'impossibilité de dégager un accord politique à son propos.

La Région bruxelloise fut ensuite « mise au frigo » pendant 8 ans, période pendant laquelle c'est une loi de juillet 1979 qui continua à s'appliquer. En vertu de cette loi, Bruxelles était dirigée par un comité ministériel de trois membres, un ministre et deux secrétaires d'État, responsables devant le Parlement national, tandis que l'agglomération bruxelloise créée en 1971 continuait à s'occuper de la gestion des dix-neuf communes de la ville, principalement pour la propreté publiques et les grandes voiries. Les communes conservaient néanmoins leurs autorités élues, bourgmestres, échevins et conseillers communaux avec des pouvoirs dans l'urbanisme, qui s'enchevêtraient avec ceux du gouvernement.

La « mise au frigo » de Bruxelles, de 1970 à 1978, aura des conséquences importantes, puisque pendant 8 ans, la ville ne peut développer une politique propre. Pendant cette période, également, la solution institutionnelle sembla s'éloigner. Les partis néerlandophones étaient réticents à voir dans Bruxelles une région à part entière et semblaient favoriser une gestion conjointe par les deux communautés ou directement par l'État fédéral. Les partis francophones, quant à eux, ne semblaient pas avoir de vision claire des structures à donner à la Région et au fonctionnement de celles-ci, notamment sur la question de la parité linguistique, avec, dans une certaine mesure, une opposition entre les composantes wallonnes et bruxelloises des partis belges francophones.

Régionalisation de 1989 [modifier]

Ce n'est qu'en 1988 qu'un accord politique est trouvé, accord qui aboutit à la loi spéciale du 12 janvier 1989, relative aux institutions bruxelloises. Cette loi crée la Région de Bruxelles-Capitale, sur le territoire des 19 communes, et met en place ses organes législatif et exécutif. Par ailleurs, elle transfère à la Région l'exercice des compétences de l'Agglomération et règle l'exercice des compétences communautaires en créant notamment les Commissions communautaires.

Le 18 juin 1989, pour la première fois, les Bruxellois élisaient directement leurs représentants régionaux. Bruxelles constitue depuis lors une Région à part entière, comparable aux Régions flamande et wallonne, à la différence près qu'elle ne bénéficie pas (à l'instar de la Communauté germanophone de Belgique) du principe d'autonomie constitutive, ce qui signifie qu'elle ne peut pas fixer par décision de ses seules instances la composition de son parlement et de son gouvernement, ainsi que certaines règles de fonctionnement[35]. De plus, contrairement aux autres régions et les communautés, le Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale adopte des ordonnances et non des décrets. Dans le Droit belge, les ordonnances sont hiérarchiquement inférieures aux décrets régionaux, à savoir qu'elles n'ont pas strictement force de loi contrairement aux décrets[36]. Ceci est une indication supplémentaire que le statut d'égalité n'est pas encore parfait entre Bruxelles-Capitale et les autres régions de Belgique : la Région flamande et la Région wallonne.

Transports publics [modifier]

Bruxelles est desservie par quatre grandes sociétés nationales ou régionales :

  • la STIB (trams, métro et bus), société bruxelloise ;
  • De Lijn (bus), société flamande ;
  • la TEC (bus), société wallonne ;
  • la SNCB (Société nationale des chemins de fer belges).

Communes [modifier]

Région de Bruxelles-Capitale

La Région se compose de 19 communes, la Ville de Bruxelles, la plus vaste d’entre elles, s’étendant du centre au nord de l’agglomération est entourée par les 18 autres.
Géographiquement parlant, les 19 communes forment une seule et même agglomération dense en population. L’agglomération n’est pas confinée à ses limites administratives et déborde sur la Région flamande limitrophe[37].

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Les 19 communes composant la Région bruxelloise
Repère
sur la
carte
Commune Code postal Superficie
(en km²)
Population
(au 1/1/2009)
Population
(au 1/1/2010)
Évolution Δ%
1 Anderlecht 1070 17,74 101 371 104 647 + 3 276 + 3,23 %
2 Auderghem 1160 9,03 30 456 30 811 + 355 + 1,17 %
3 Berchem-Sainte-Agathe 1082 2,95 21 669 22 185 + 516 + 2,38 %
4 Ville de Bruxelles : Plusieurs :
  • 1000, 1040
  • 1020
  • 1120
  • 1130
32,61 153 377 157 673 + 4 296 + 2,80 %
5 Etterbeek 1040 3,15 43 512 44 352 + 840 + 1,93 %
6 Evere 1140 5,07 35 372 35 803 + 431 + 1,22 %
7 Forest 1190 6,25 49 757 50 258 + 501 + 1,01 %
8 Ganshoren 1083 2,46 22 160 22 589 + 429 + 1,94 %
9 Ixelles 1050 6,34 80 312 80 183 - 129 - 0,16 %
10 Jette 1090 5,04 45 637 46 818 + 1 181 + 2,59 %
11 Koekelberg 1081 1,17 19 380 19 812 + 432 + 2,23 %
12 Molenbeek-Saint-Jean 1080 5,89 85 735 88 181 + 2 446 + 2,85 %
13 Saint-Gilles 1060 2,52 45 712 46 981 + 1 269 + 2,78 %
14 Saint-Josse-ten-Noode 1210 1,14 25 185 26 338 +1 153 + 4,58 %
15 Schaerbeek 1030 8,14 118 275 121 232 + 2 957 + 2,50 %
16 Uccle 1180 22,91 77 336 77 589 + 253 + 0,33 %
17 Watermael-Boitsfort 1170 12,93 24 166 24 260 + 94 + 0,39 %
18 Woluwe-Saint-Lambert 1200 7,22 50 163 50 749 + 586 + 1,17 %
19 Woluwe-Saint-Pierre 1150 8,85 38 957 39 077 + 120 + 0,31 %
  TOTAUX   161,36 1 068 532 1 089 538 + 21 006 + 1,97 %

Tentatives de réforme de la structure communale [modifier]

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Il convient de rappeler que partout ailleurs en Belgique, les pouvoirs publics ont fusionné les communes existantes pour en faire des entités plus grandes, plus peuplées et ainsi assurer des économies d'échelle voire, souvent, gagner en efficacité de gestion. Dans la Région de Bruxelles-Capitale, le problème ne s'est pas posé selon les mêmes termes : d'une part, les communes y sont déjà généralement très peuplées par rapport à la moyenne nationale, ce qui signifie qu'elles ont déjà atteint une masse critique de gestion que des toutes petites communes isolées n'auraient pas la capacité d'avoir (d'où les fusions dans ces cas-là) ; d'autre part, les principales forces politiques de la région refusent toute réforme allant dans le sens de la suppression des 19 communes bruxelloises. Ce choix politique délibéré de maintenir l'existence des communes de la région répond à une logique de représentativité des citoyens, selon l'argument utilisé par les principaux partis bruxellois. En effet, le Gouvernement de la Région est une institution paritairement bilinguisée, ce qui signifie que les francophones et les néerlandophones y sont représentés par le même nombre de ministres (ce qui n'est pas le cas pour la nomination des secrétaires d'état), alors que les francophones monolingues ou multilingues forment entre 75 % et 95 % de la population (ce sont des estimations) et les néerlandophones monolingues ou multilingues entre 5 % et 33 % de celle-ci. En 2008, une publication -qui a fait du bruit- du scientifique flamand Rudi Jansens restreint le chiffre des néerlandophones authentiques à 5,3 %[38]. Il reste qu'il est impossible de disposer de chiffres officiels précis, la loi faisant interdiction à l'État de procéder à tout recensement linguistique. Aussi, les estimations varient-elles en fonction des sources administratives relatives aux langues choisies par les habitants pour les inscriptions sur les registres de la population, pour les déclarations de décès, de mariages, les déclarations d'impôts, etc. Tenant compte qu'un certain nombre d'immigrés choisissent une langue sans nécessairement la connaître et aussi que les mouvements de population à l'entrée et à la sortie de Bruxelles sont nombreux, on ne peut que constater une forte prédominance de la langue française sans pouvoir en établir une estimation précise.

Ainsi, cet écart bruxellois, entre proportion de la population et représentation, qui existe au niveau de la Région est « compensé » politiquement par une représentation plus « proportionnelle » de la population dans 19 conseils communaux (les « gouvernements » locaux), où on trouve en moyenne 9 échevins francophones pour 1 échevin néerlandophone. C'est pourquoi la « simplicité » d'une mesure de gestion locale telle que la fusion communale, si elle est évidente dans les autres régions, ne l'est pas forcément dans une région comme Bruxelles où des enjeux linguistiques et communautaires majeurs existent.

Ainsi, surtout pour la majorité francophone, la suppression des communes signifierait « simplement » la rupture d'un « équilibre » institutionnel bruxellois déjà fragile et souvent contesté par ailleurs ; pour beaucoup, elle reviendrait à faire disparaître la juste représentativité locale des Francophones de la population pour réduire leur représentation politique à seulement 50 % au niveau du gouvernement communal (puisqu'il y aurait désormais une seule commune à Bruxelles probablement fusionnée avec la Région), ce qui constituerait un déficit démocratique grave. Pour les néerlandophones, en revanche, il apparaîtrait comme étant naturel que, dans l'hypothèse de la fusion des 19 communes en une seule, le nombre d'échevins de la nouvelle commune (actuellement en moyenne 9/1) soit désormais aligné sur la proportion 50/50 qui existe au niveau du nombre de ministres de la Région bruxelloise. L'enjeu du maintien des 19 communes, dans le contexte institutionnel bruxellois, semble donc davantage lié aux questions de représentativité linguistique et de population, donc plus complexe qu'une « simple » opposition entre partisans d'une « bonne gestion communale » d'un côté et partisans d'un maintien de 19 entités médiévales et rétrogrades » de l'autre.

Certains francophones ne seraient pas défavorables à une fusion des 19 communes de Bruxelles, soit en une seule entité, soit en un nombre de communes ou districts moins nombreux, mais ils souhaiteraient dans ce cas que des garanties soient données en faveur d'une représentativité plus réelle des groupes linguistiques dans les nouvelles institutions. C'est pourquoi une telle réforme vers une fusion des communes bruxelloise, si elle est parfois jugée nécessaire, est très difficile à mettre en œuvre, car elle bute sur des résistances dans les deux communautés linguistiques, pour des raisons opposées. Pour les néerlandophones aussi, puisqu'elle signifierait pour eux le risque de la remise en question du privilège des « 50 % » dont ils bénéficient actuellement au sein du gouvernement bruxellois, sachant qu'ils forment moins d'un quart de la population bruxelloise. Toutefois, la région-capitale étant aussi le siège des institutions fédérales, elle doit aussi représenter les langues de la Belgique entière et pas seulement celle des résidents ou natifs de la région bruxelloise. La fusion des 19 communes dans la même institution régionale risquerait donc de fragiliser encore plus un équilibre déjà précaire de représentation linguistique pour le pays tout entier. Et cela malgré l'existence des parlements et gouvernements communautaires qui gèrent la culture et l'enseignement. Il faut rappeler que, en plus, les parlements régionaux gèrent une partie des activités matérielles régionales (routes, bâtiments scolaires, fonctionnaires régionaux), ce qui, les amène à partager certaines compétences avec les parlements communautaires (parfois en entrant en conflit avec eux). Le dossier de la fusion éventuelle des 19 communes bruxelloises demeure donc une question hautement sensible et épineuse dans le contexte institutionnel et politique de Bruxelles-Capitale tel qu'il se présente en 2013.

Population [modifier]

Évolution récente [modifier]

01-07-2004[39] 01-07-2005[39] 01-07-2006[39] 01-01-2008[39]
Bruxelles-Capitale[39] 1.004.239 1.012.258 1.024.492 1.048.491
-- dont étrangers[39] 262.943 268.009 277.682 295.043

Population par origine [modifier]

Population par origine au recensement du 1er mars 1991[40] (dernier recensement belge)
Belges nés en Belgique 607 446 63,7 %
Belges (de naissance) nés à l'étranger
dont:
République démocratique du Congo, Rwanda et Burundi
21 028

8 116
2,2 %
(100 %)
38,6 %
Immigrés naturalisés
dont:
France
Maroc
36 938

6 348
3.022
3,9 %
(100 %)
17,2 %
8,2 %
Naturalisés de 2e et 3e génération (nés en Belgique)
dont:
France
Maroc
17 045

2 757
2 522
1,8 %
(100 %)
16,2 %
14,8 %
Non-naturalisés de 2e et 3e génération
dont:
Maroc
87 987

37 300
9,2 %
(100 %)
42,4 %
Anciens immigrés
(non naturalisés nés à l'étranger et vivant en Belgique en 1986)
dont:
Maroc
Italie
123.411


35 138
16 027
12,9 %

(100 %)
28,5 %
13 %
Immigrés récents
(non naturalisés nés à l'étranger et arrivés en Belgique après 1986)
dont:
France
Maroc
60 185


8.513
4 970
6,3 %

(100 %)
14,1 %
8,3 %
Total Bruxelles-Capitale 954 040 100 %

Selon une étude récente (La Libre Belgique, la RTBF et l’Université catholique de Louvain (UCL), la part des immigrés non européens dépasse le 1/3 de la population. Les personnes d'origine musulmane représentent 25 % de la population de Bruxelles[41].

Régions (01/01/2005) Population totale Personnes d'origine musulmane  %
Belgique 10 445 852 622 751 5,5 %
Bruxelles-Capitale 1 006 749 256 220 25 %
Wallonie 3 395 942 136 596 4,0 %
Flandre 6 043 161 229 935 3,7 %

Situation linguistique actuelle [modifier]

Cette ville-région, officiellement bilingue, est, selon André Lambert et Louis Lohlé-Tart, deux anciens démographes de l’Université catholique de Louvain[42], habitée par une majorité d'habitants ayant comme langue maternelle le français (66,5 %), une importante minorité d'allophones (28,1 %) optant dans 97 % des cas pour le régime linguistique francophone et une minorité néerlandophone (5,3 %) généralement bilingue. Les baromètres linguistiques de 2000 et 2006 publiés dans la revue scientifique électronique pour les recherches sur Bruxelles (Brussels studies) par Rudi Janssens révèlent que le français est utilisé à Bruxelles par 95,5 % des Bruxellois[43].

La langue française s'est imposée au cours des siècles en suivant une lente évolution que l'on trouve bien exposée par l'auteur flamand L. van den Bruwaene dans Le Français à Bruxelles aux siècles passés[44], qui expose qu'au XVe siècle une ordonnance de Charles-Quint prescrit de rédiger les textes officiels aussi bien en français qu'en thiois (le néerlandais de l'époque) ou en latin en prenant en compte soit la langue du destinataire, soit le sujet de l'acte[42] dans une population généralement bilingue. En 2010, l'estimation du partage entre les deux langues officielles, généralement rencontrée dans les sources francophones, est une répartition entre 70 et 80 % de francophones et 5,3 % de néerlandophones selon l'« Association pour le développement de la science appliquée en sciences sociales » dans son étude de mai et juin 2010[42]. Le reste de la population étant constitué de plus ou moins 15 à 20 % d'origine allochtone, parmi laquelle les nombreux représentants des fonctionnaires européens et leurs familles en provenance des 27 pays de l'Union européenne ou appartenant aux multinationales et lobbys européens et extra européens installés à Bruxelles. Ces milieux assimilent le français, bien que l'anglais ait commencé à faire une apparition comme langue des affaires. L'anglais, le turc, l'espagnol et l'arabe parmi nombre d'autres langues, caractérisent aussi une émigration récente d'émigrés cherchant en Europe une vie meilleure.

Une partie des immigrants sont des cadres de l'Union européenne, de sociétés privées et de « lobbysistes » dont les rémunérations élevées contribuent à développer la position de Bruxelles et de la zone urbaine environnante comme une des zones européennes ayant un des niveaux de vie parmi les plus élevés. Concuremment se développe une populationn d'immigrés sans beaucoup de qualifications ou même sans qualification du tout. L'Office des étrangers, qui est chargé de ce problème, doit sélectionner ceux qui sont accueillis et qui, dès lors, bénéficient de la sécurité sociale et du droit à un revenu et un logement garantis par la constitution belge. Les autres sont, en théorie, expulsés, ce qui pose des problèmes humains à répétition. Sur le plan des langues, cette population immigrée de fonctionnaire européens, de cadres d'entreprises, de travailleurs manuels et aussi d'étudiants contribue au caractère linguistique plural de Bruxelles, car ses membres maintiennent, en privé, l'usage de leur langue maternelle. Mais, par contre, dans les rapports avec l'administration, la police et avec l'enseignement, force est de constater que le recours à la langue française (plus ou moins bien maîtrisée) est très majoritaire. On peut le déduire par le pourcentage de plus ou moins 5,3 % [45] d'utilisation de la langue néerlandaise à Bruxelles. Un pourcentage obtenu par le dépouillement des documents administratifs, en l'absence de tout recensement légal. Venant en plus de l'utilisation normale du français par les francophones bruxellois, cet apport étranger à la langue française n'est cependant pas pris en compte par des spécialistes flamands qui raisonnent en termes de langue maternelle uniquement. Dès lors, si la population se répartit uniquement entre ceux dont le français et le néerlandais est la langue maternelle, on peut déduire environ 280.000 immigrés non francophones des 1.171.000 Bruxellois, ce qui, fait remonter quelque peu la proportion des néerlandophones dans la statistique de l'emploi des langues, puisque l'on exclut, dans ce type de raisonnement, de prendre en compte une partie importante des habitants de Bruxelles dont la pratique linguistique est ignorée. Selon cette conception, n'est pas non plus prise en compte l'utilisation du français par les flamands bilingues, ce qui conduit à les considérer comme uniquement néerlandophones. Cette situation donne lieu à une continuelle contestation dans le monde politique avec les linguistes et les statisticiens, chacun accusant les autres d'être non neutres, situation rendue inévitable par la loi belge qui interdit tout recensement linguistique dans toute la Belgique. Cette législation, qui a déjà un dermi-siècle d'existence, est née d'une opposition flamingante à des recensements qui, depuis les années trente, révélait une constante progression du français à Bruxelles, ce qui amena à les supprimer en 1963.

Langues parlées à la maison (Bruxelles-Capitale, 2006 — estimations)[6]
  •      Français
  •      Néerlandais et français
  •      Néerlandais
  •      Français et langue étrangère
  •      Autres langues

C'est donc en raison de la présence sur son territoire de nombreuses institutions internationales, que l'on trouve à Bruxelles d'importantes concentrations d'habitants issus des autres pays de l'Union européenne. À ces derniers s'ajoutent les communautés de migrants issus non seulement des anciennes colonies belges (République démocratique du Congo (RDC), Rwanda et Burundi en Afrique noire) mais aussi issus de France, du Maghreb (notamment du Maroc), de Turquie, d'Amérique, d'Asie (Iran, Pakistan…), faisant de la Région un ensemble cosmopolite et multi-ethnique. Beaucoup sont issus de pays francophones. Quant aux immigrants de pays non francophones, ils cherchent généralement à apprendre le français après leur installation afin de s'intégrer au mieux à la société bruxelloise. Les fonctionnaires des institutions de l'Union Européenne proviennent de tous les pays de l'Union et connaissent souvent, outre leur langue nationale, l'anglais et/ou le français.

Selon une étude publiée en 2008 par un professeur de la VUB, le français reste la lingua franca de la capitale tandis que l'anglais, bien que devenu deuxième langue la plus connue, reste une langue scolaire (il n'est pas parlé à la maison). Voici le palmarès des 5 langues les plus parlées selon cette étude, en comparant les chiffres de 2006 avec ceux de 2000. français (95,55 % en 2006 contre 95,52 % en 2000), anglais (35,40 % contre 33,25 %), néerlandais (28,23 % contre 33,29 %), espagnol (7,39 % contre 6,90 %) et arabe (6,36 % contre 9,99 %).

Quant à la langue parlée à la maison, 83,7 % utilisent une des deux langues officielles de la région, voire les deux : français (56,8 % en 2006 contre 51,6 % en 2000), néerlandais et français (8,6 % contre 9,9 %), et néerlandais (7,0 % contre 9,5 %) (le français avec une autre langue que le néerlandais à hauteur de 11,3 %, contre 9,3 %).

Politique [modifier]

Article connexe : Politique de la Belgique.

Institutions régionales [modifier]

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La Région bruxelloise exerce les compétences régionales au sein de son territoire, où elle adopte et applique des ordonnances.

Le Parlement bruxellois est constitué de 89 membres élus au suffrage universel par les habitants des 19 communes formant la Région. Parmi les 89 députés, 72 font partie du groupe linguistique français et 17 du groupe linguistique néerlandais. Chaque groupe siège par ailleurs séparément au sein de son assemblée respective : Assemblée de la Commission communautaire française (Parlement francophone bruxellois) et Assemblée de la Commission communautaire flamande (raad VGC). Le Gouvernement régional bruxellois est choisi par le Parlement pour une durée de cinq ans. Il est composé de cinq ministres et de trois secrétaires d'État.

Institutions communautaires [modifier]

Bruxellois francophones et Bruxellois néerlandophones disposent de leurs propres institutions politiques et administratives, COCOF, Commission communautaire française pour les Francophones et VGC Vlaamse Gemeenschapscommissie pour les néerlandophones. Les matières bicommunautaires, c'est-à-dire les matières qui ne peuvent être liées à une communauté linguistique particulière dans la région sont gérées par la Commission Communautaire Commune-Gemeenschappelijke Gemeenschapscommissie (COCOM).

Une école de Bruxelles, en tant qu'institution pédagogique, dépend soit de la Communauté française si l'école est francophone, soit de la Communauté flamande si elle est néerlandophone, et ceci tant pour ce qui est du salaire des enseignants qu'en ce qui concerne les programmes enseignés. C'est un compromis complexe, mais qui permet une cohabitation pacifique des deux cultures de ce pays.

Les compétences communautaires sont au nombres de trois : l'enseignement, la culture et les matières personnalisables. Pour l'enseignement et la culture, les établissements dont leurs activités sont francophones ou néerlandophones dépendent respectivement des communautés française et flamande. En ce qui concerne le culture, c'est le même raisonnement sauf qu'il existe des institutions dites "bi-culturelles" qui restent soumises à la compétence du Fédéral.Ce sont souvent des institutions dont le rayonnement dépasse la Région de Bruxelles-Capitale comme le Musée des Beaux-Arts ou le Théâtre de la Monnaie. Pour les matières personnalisables (la santé et l'action sociale), c'est en fonction de leur organisation que la distinction s'opère. Les établissements qui ont une organisation néerlandophone dépendent de la Communauté flamande (la Commission communautaire flamande n'ayant pas reçu le pouvoir d'édicter des décrets). Les établissements qui ont une organisation francophone dépendent de la Communauté française ou de la Commission communautaire française (Cocof)pour les matières que la Communauté française a transféré à cette dernière. Enfin, les établissements qui en raison de leur organisation ne peuvent être considérés comme exclusivement francophones ou néerlandophones (un CPAS ou un hôpital public par exemple ou encore un hôpital privé qui n'a pas fait le choix d'être exclusivement francophone ou néerlandophone)dépendent de la Commission communautaire commune (Cocom ou CCC). Les personnes physiques, vu le fait qu'il n'y a pas de sous-nationalité, dépendent également de la Commission communautaire commune. À noter cependant qu'elles peuvent librement recourir à des services exclusivement francophones ou néerlandophones (ONE ou Kind & Gezin).

Économie [modifier]

Bruxelles, une ville où s'accroissent les phénomènes de dualisation et de paupérisation, compte le taux de pauvreté (26 %) le plus élevé de Belgique. Les spécialistes constatent que des difficultés se poseront dans les domaines du social et de l'éducation et tout indique que la région, en grande difficulté financière, fiscalement exsangue et géographiquement étouffée par le cadre institutionnel belge, ne pourra s'en sortir seule[46].

En septembre 2012, le taux de chômage à Bruxelles est de 20,8 %[47]. [47] alors que, d'autre part, la présence d'une population à haut niveau de revenus constituées par les cadres des institutions européennes et de sociétés privées, notamment des lobbys, influence vers le haut la position de Bruxelles dans l'échelle des villes européennes. Cela n'empêche pas les spécialistes de prévoir que des difficultés se poseront dans les domaines du social et de l'éducation et tout indique que la région, qui est en difficulté financière comme beaucoup de capitales, ne peut compter sur un soutien financier suffisant de l'état belge, bien que celui-ci la soutienne annuellement par un apport qui reste inférieur aux nécessités. C'est que le cadre géographique qui enserre Bruxelles prive celle-ci des revenus fiscaux de ceux qui viennent y travailler tout en habitant dans les régions voisines. Tout indique, compte tenu de l'accroissement de la population, qu'une des solutions est à rechercher dans le sens de celle qui prévaut à Berlin où les impôts des navetteurs (qui font la navette quotidienne entre la ville et leur résidence à l'extérieur) sont partiellement payés sur leur lieu de travail dans la ville même. Certains évoquent aussi un contrôle des naissances qui paraît impossible dans un état qui se veut démocratique comme la Belgique, ainsi que le relate un article du journal Le Monde'[46]

En septembre 2012, le taux de chômage à Bruxelles est de 20,8 %[47].

Hinterland économique [modifier]


La Région de Bruxelles-Capitale ne recouvre qu'une partie de la zone d'influence économique bruxelloise : l'autre partie « déborde » sur le territoire des deux autres Régions du pays, d'une part dans la province du Brabant flamand, d'autre part dans la province du Brabant wallon. Cela lui confère la particularité d'avoir une partie de ses infrastructures gérée par les institutions d'autres régions (c'est le cas pour la section bruxelloise des réseaux « De Lijn » et « TEC » par exemple), et parfois certaines infrastructures se trouvent tout simplement dans les deux autres régions (cas des aéroports, voir ci-dessous). Il y a donc deux cas à différencier : les infrastructures situées hors du territoire (logiquement gérées par les autres Régions) et celles situées sur le territoire de Bruxelles-Capitale.

Aéroports [modifier]

Ce paragraphe ne concerne pas les généralités et détails pratiques du transport aérien à Bruxelles : pour cela veuillez vous référer à l'article « Bruxelles ».

La Région bruxelloise ne dispose pas d'aéroports sur son territoire et ses institutions n'en gèrent aucun. La particularité de la Région est qu'elle est servie par deux aéroports tous situés en dehors de son territoire administratif (par ailleurs, ce sont les deux principaux aéroports de Belgique) :

Cette particularité s'explique par le fait que cette Région est dans les faits un petit territoire totalement urbanisé, qui, a l'instar de toutes les grandes villes du monde, n'a évidemment pas d'aéroport sur son propre territoire.

Gestion des infrastructures [modifier]

Tandis que des infrastructures utilisées aussi par la population bruxelloise sont gérées par d'autres régions (ou par des institutions qui en émanent) quand elles se situent dans d'autres régions selon un principe de cohérence territoriale, la réciprocité est-elle vraie dans le cas de la Région bruxelloise ? La gestion des infrastructures situées en Région bruxelloise montre que ce n'est pas toujours Bruxelles-Capitale qui en a la responsabilité. Ainsi, les sections bruxelloises des lignes de transports De Lijn et TEC sont utilisées également par des Bruxellois, mais bien qu'elles se trouvent sur le territoire de la région-capitale elles ne sont pas gérée par elle.

Enseignement [modifier]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Enseignement à Bruxelles.

La population scolaire bruxelloises comptabilise pour l'année scolaire 2010/2011 un total de 231 567 élèves (enseignement francophone et néerlandophone) : 55 299 élèves en maternelle, 86 248 en primaire et 90 020 en secondaire. L’augmentation est continue depuis 2004 ; entre 2004/2005 et 2010/2011, la variation est de + 11 % en maternelle, + 5 % en primaire et + 3 % en secondaire. Au vu de l'accroissement régulier de la population à Bruxelles, l'Institut bruxellois de statistique et d'analyse prédit une augmentation de 22 700 élèves entre 2010 et 2015 et de 42 500 entre 2010 et 2020[48].

En plus de l'enseignement francophone et néerlandophone, on y trouve quatre écoles européennes[49], ainsi que des écoles privées tel le Lycée français d'Uccle[50] ou encore des écoles éduquant selon les programmes allemands[51], anglais [52]etc. ouvertes à tous les habitants des pays membres de l'Union européenne.

Consommation énergétique [modifier]

Dans la région de Bruxelles, le réseau de gaz et d'électricité est géré exclusivement par Sibelga. En 2009, la consommation de gaz était de 10 758 572 MWh et la consommation d'électricité de 5 342 042 MWh[53].

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Consommation énergétique dans la Région bruxelloise
Commune Consommation énergétique (MWh)
Gaz Électricité
2008 2009 Δ% 2008 2009 Δ%
Anderlecht 937 269 954 062 +1,79 % 425 304 453 824 +6,71 %
Auderghem 309 156 319 573 +3,37 % 135 407 122 511 -9,52 %
Berchem-Sainte-Agathe 167 381 167 836 +0,27 % 69 186 66 932 -3,26 %
Bruxelles 2 403 058 2 469 595 +2,77 % 1 796 205 1 755 466 -2,27 %
Etterbeek 387 627 435 303 +12,3 % 176 513 199 456 +13,00 %
Evere 296 037 295 005 -0,35 % 254 904 243 273 -4,56 %
Forest 539 814 507 256 -6,03 % 150 433 158 324 +5,25 %
Ganshoren 164 334 170 044 +3,47 % 53 914 52 020 -3,51 %
Ixelles 794 749 848 080 +6,71 % 320 020 371 271 +16,01 %
Jette 386 558 377 679 -2,30 % 146 997 130 577 -11,17 %
Koekelberg 114 234 109 540 -4,11 % 41 825 50 301 +20,27 %
Molenbeek-Saint-Jean 486 210 478 858 -1,51 % 209 512 214 695 +2,47 %
Saint-Gilles 393 827 414 646 +5,29 % 217 816 197 581 -9,29 %
Saint-Josse-ten-Noode 249 718 256 436 +2,69 % 231 432 214 356 -7,38 %
Schaerbeek 825 678 885 686 +7,27 % 298 266 363 807 +21,97 %
Uccle 827 650 870 960 +5,23 % 263 834 285 261 +8,12 %
Watermael-Boitsfort 307 542 280 523 -8,79 % 102 094 98 915 -3,11 %
Woluwe-Saint-Lambert 540 788 505 652 -6,50 % 247 943 240 165 -3,14 %
Woluwe-Saint-Pierre 379 803 411 838 +8,43 % 120 191 123 307 +2,59 %
TOTAUX 10 511 433 10 758 572 +2,35 % 5 261 796 5 342 042 +1,53 %

Commandants militaire [modifier]

  • 2012 - : Michel Galant

Notes [modifier]

  1. a et b belgostat
  2. Au sens de l'Article 4 de la Constitution belge
  3. Au sens de l'Article 3 de la Constitution belge, quand bien même cet article la nomme Région bruxelloise. Notez les R majuscules du mot Région
  4. Légère augmentation du chômage en janvier à Bruxelles La Capitale, 5 février 2013
  5. (fr) Hervé Hasquin, Joseph II, catholique anticlérical et réformateur impatient, 1741-1790 [p. 22], Bruxelles, Editions Racine, 2007, 328 p. (ISBN 2-8738-6507-5).
    L'auteur est professeur à l'Université libre de Bruxelles. Page d'accueil : [1].
     
  6. a et b (nl) (nl) Rudi Janssens, « Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands. Enkele recente bevindingen », Brussels Studies, no 13, 7 janvier 2008. Consulté le 16 janvier 2009
    Traduction en français : L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes.
    Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur à la faculté de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d'accueil : [2].
  7. (de) (de) Johannes Kramer, « Zweisprachigkeit in den Benelux-ländern », Buske Verlag, 1984 (ISBN 3871185973). Consulté le 4 mars 2009
    L'auteur est docteur en science linguistique à l'Université de Trèves. Page d'accueil : [3].
  8. (fr) Johanne Poirier, Choix, statut et mission d'une capitale fédérale: Bruxelles au regard du droit comparé [61-97], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est chercheur au Centre de droit public de l'Université libre de Bruxelles. Page d'accueil : [4].
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
  9. (fr) Wallonie - Bruxelles, Service de la langue française, 2007-05-19. Consulté le 2009-01-18 Accessible via Internet Archive.
  10. (fr) Paul Tourret, « Villes, identités et médias francophones : regards croisés Belgique, Suisse, Canada », Université Laval, 2001. Consulté le 16 janvier 2009
    L'auteur est chercheur à l’Université Laval (Cellule de géographie culturelle) et directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime.
  11. (fr) Sera de Vriendt, Els Witte, Ann Mares (réd.), « À propos du sens de l'expression 'parler bruxellois' », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7), VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), 2001 (ISBN 9054872926), p. 43. Consulté le 26 janvier 2009
    L'auteur est professeur émérite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
  12. a et b (fr) Claude Javeau, Le cadre socio-politique de l'usage des langues dans la Région de Bruxelles-Capitale [275-281], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
  13. (fr) Daniel Droixhe, « Le français en Wallonie et à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université libre de Bruxelles, 2002-04-13. Consulté le 2008-04-02
    L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : [5].
  14. (fr) Els Witte, Analyse du statut de Bruxelles (1989-1999) [19-33], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est professeur à la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette même université.
    Rédaction : Els Witte, André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
  15. a et b (nl) Nico Wouters, Groot-Brussel tijdens WOII (1940-1944) [57-81], Bruxelles, Gand, De Boeck & Larcier, coll. « Les dix-neuf communes bruxelloises et le modèle bruxellois », 2003, 754 p. (ISBN 2-8044-1216-4).
    L'auteur est docteur en histoire contemporaine à l'Université de Gand.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel)
     
  16. a et b (fr) Eliane Gubin, « La situation des langues à Bruxelles au XIXe siècle à la lumière d'un examen critique des statistiques », Taal en Sociale Integratie, I, Vrije Universiteit Brussel (VUB), 1978, p. 33-79. Consulté le 16 janvier 2009
    L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : [6].
  17. (nl) (nl) G. Geerts, M.C. van den Toorn, W. Pijnenburg, J.A. van Leuvensteijn et J.M. van der Horst, « Nederlands in België, Het Nederlands bedreigd en overlevend », Geschiedenis van de Nederlandse taal, Amsterdam University Press (Université d'Amsterdam), 1997 (ISBN 9053562346). Consulté le 15 janvier 2009
  18. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées sieben.
  19. a, b, c et d (fr) Catherine Capron, Marc Debuisson, Thierry Eggerickx, Michel Poulin; Jacques Verón (réd.), « La dualité démographique de la Belgique : mythe ou réalité? [255-278 »], Régimes démographiques et territoires : les frontières en question : colloque international de La Rochelle, 22-26 septembre 1998, INED, 2000 (ISBN 2950935680). Consulté le 26 février 2009
  20. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées velthoven.
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  24. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées depr.C3.A9.
  25. (nl) (nl) J. Fleerackers, chef de cabinet du ministre belge de la culture néerlandaise et des affaires flamandes, « De historische kracht van de Vlaamse beweging in België: de doelstellingen van gister, de verwezenlijkingen vandaag en de culturele aspiraties voor morgen », Colloquium Neerlandicum 5, Digitale Bibliotheek voor de Nederlandse Letteren, 28 août 1973. Consulté le 17 janvier 2009
  26. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées blampain.
  27. (nl) (nl) Rudi Janssens, Els Witte, Ann Mares (réd.), « Over Brusselse Vlamingen en het Nederlands in Brussel », 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7) [41-84], VUBPress (Vrije Universiteit Brussel), 2001 (ISBN 9054872926), p. 60. Consulté le 16 janvier 2009
  28. (nl) Alain Meynen [et alii], De Geschiedenis van België na 1945, Anvers, Standaard Uitgeverij, 2006, 576 p. (ISBN 9789002219634).
    Els Witte est professeur d'histoire contemporaine et ex-recteur de la Vrije Universiteit Brussel.
     
  29. (nl) Eric Ponette, « Kort historisch overzicht van het OVV », Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen, 2002-03-02. Consulté le 2009-01-17
  30. (fr) Jean-Pierre Stroobants, « Bisbilles dans le Grand Bruxelles », Le Monde, 21 octobre 2007. Consulté le 21 octobre 2007
  31. (nl) (nl) Johan Slembrouck, « Sint-Stevens-Woluwe: een unicum in de Belgische geschiedenis », Overlegcentrum van Vlaamse Verenigingen, 2 août 2007. Consulté le 17 janvier 2009
  32. (fr) André-Paul Frognier, Les interactions stratégiques dans la problématique communautaire et la question bruxelloise [705-720], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est professeur à l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
  33. (en) Louis Verniers, Theo Jozef Hermans, « Brussels », Encyclopædia Britannica, 2009. Consulté le 18 janvier 2009
  34. (fr) Bruxelles dans l'œil du cyclone, France 2, 14-11-2007. Consulté le 2009-01-17
  35. L’autonomie constitutive des communautés et des régions, par Claudine Mertes, Courrier hebdomadaire no 1650-1651 du Centre de Recherche et d'Information socio-politiques (CRISP), 1999
  36. Article Wikipédia sur les décrets et ordonnances en Belgique
  37. SPF Économie - DGSIE
  38. [PDF] Jansens Rudi, L'usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes, 7 janvier 2008 [lire en ligne] 
  39. a, b, c, d, e et f Institut National de Statistique
  40. T. Eggerickx et al., De allochtone bevolking in België, Algemene Volks- en Woningtelling op 1 maart 1991, Monografie nr. 3, 1999, Nationaal Instituut voor de Statistiek
  41. [/BuG/100/ Non-Profit Data], sur Npdata.be. Consulté le 1er juin 2011
  42. a, b et c Christophe Lamfalussy, « 5,3 % de Flamands à Bruxelles », sur Lalibre. Consulté le 10 septembre 2010
  43. [PDF] Jansens Rudi, L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes, 20080107 [lire en ligne] 
  44. Éditions Rossel, Bruxelles 1980
  45. Journal La Libre Belgique, la Libre. be" du 3 septembre 2010.
  46. a et b Polémique sur un éventuel contrôle des naissances à Bruxelles Le Monde.fr, 8 octobre 2012
  47. a, b et c Le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse à Bruxelles Le Soir, 4 septembre 2012
  48. Pour les statistiques et la modélisation, voir le site de l'IBSA http://www.ibsa.irisnet.be/themes/enseignement-et-petite-enfance/enseignement-et-petite-enfance
  49. http://www.enseignement.be/index.php?page=25545
  50. http://www.lyceefrancais-jmonnet.be
  51. http://www.idsb.eu/intranet/teamworks.dll/?rlogin=true
  52. http://www.britishschool.be
  53. [/fr/publications/rapports-annuels Rapports annuels], sur Sibelga

Références [modifier]

Annexes [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]