Sceaux (Hauts-de-Seine)

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Sceaux
Vue de Sceaux des hauteurs de Robinson.
Vue de Sceaux des hauteurs de Robinson.
Blason de Sceaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Antony
Canton Sceaux (Chef-lieu)
Intercommunalité communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre
Maire
Mandat
Philippe Laurent
2014-2020
Code postal 92330
Code commune 92071
Démographie
Gentilé Scéens
Population
municipale
19 930 hab. (2011)
Densité 5 536 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 43″ N 2° 17′ 26″ E / 48.7786, 2.2906 ()48° 46′ 43″ Nord 2° 17′ 26″ Est / 48.7786, 2.2906 ()  
Altitude Min. 53 m – Max. 103 m
Superficie 3,6 km2
Localisation

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Liens
Site web sceaux.fr

Sceaux est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud de Paris. Elle fait partie de la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre créée en 2002.

La commune, chic et résidentielle, est connue pour son vaste parc départemental de Sceaux, dessiné par André Le Nôtre, comptant 181 hectares (dont 120 sur le territoire de la commune de Sceaux), vestige du domaine personnel de Colbert.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue de la commune de Sceaux en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France

Sceaux est une ville des Hauts de Seine de la banlieue sud de Paris située dans le Hurepoix, à 9,8 kilomètres au sud-ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris[1].

Sceaux est traversée par la Coulée verte du sud parisien qui reprend une partie de la via Turonensis, l'un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 360 hectares ; l'altitude varie entre 53 et 103 mètres[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Sceaux est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Sceaux sont celles d'Orly et de Paris-Montsouris[3], communes situées près d'Antony. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. La moyenne des précipitations est de l'ordre de 650 millimètres par an étalés sur 111 jours de pluie en moyenne, dont 16 jours de fortes précipitations (plus de 10 mm). Les températures y sont douces, le mois le plus froid étant janvier avec une moyenne de températures de 4,7 °C et les mois les plus chauds juillet et août qui présentent une température moyenne de 20 °C. Le tableau suivant permet de comparer le climat de la commune d'Antony avec celui de quelques grandes villes françaises[4] :

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Brest 1 749 h/an 1 109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Antony 1797 h/an 615,4 mm/an 16 j/an 20 j/an 31 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Mois J F M A M J J A S O N D année
Températures maximales (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24,0 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Températures minimales (°C) 0,7 1,3 3,0 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Températures moyennes (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16,0 11,9 6,8 4,1 10,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 51,9 44,8 50,8 46,6 57,8 50,5 50,1 46,5 52 53,2 58,1 53,1 615,4
Source: Relevés Orly [5]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Sceaux est traversé par un axe majeur est-ouest : l'axe D60 commence à l'est à la place de la Libération situé à la limite est de la ville avec Bourg-la-Reine. De là, il longe le Lycée Lakanal sous le nom d'avenue du Président Franklin Roosevelt jusqu'au carrefour avec la rue Lakanal (la moitié de la rue, côté nord, appartient à la commune de Bourg-la-Reine jusqu'au portail du Lycée Lakanal sous le nom de rue Victor Hugo). La rue passe également au-dessus de la ligne du RER B à moins de 500 mètres de la gare de Bourg-la-Reine. Au carrefour, cet axe continue en direction du centre ville sous le nom de boulevard Colbert jusqu'au rond-point avec l'avenue de Verdun ; ensuite il continue sous le nom d'avenue Camberwell jusqu'au rond-point Fontenay-Houdan, puis jusqu'à la gare RER de Robinson sous le nom de rue Houdan. Il se prolonge dans la commune du Plessis-Robinson sous le nom d'avenue Robinson.

Un autre axe D74 également est-ouest, commençant au carrefour de l'avenue Georges Clemenceau jusqu'au carrefour avec la rue de Fontenay passant par le rond-point des Blagis longe la limite nord de la commune sous les noms (d'est en ouest) d'avenue de Bourg-La-Reine puis avenue Jean Perrin.

Il n'existe qu'un seul axe nord-sud traversant totalement Sceaux, le côté nord-est étant bloqué par le RER B et le côté sud par le Parc de Sceaux : la D67 partant depuis le carrefour avec la D74 au nord jusqu'au rond-point le long du Parc du Sceaux à la hauteur de la Grande Voie des vignes au sud. Elle coupe Sceaux par le rond-point Fontenay-Houdan puis par la place du Général de Gaulle. Du nord au sud, elle se nomme rue de Fontenay (rond point Fontenay-Houdan), rue Voltaire, avenue Cauchy, avenue Alphonse Cherrier.

Il existe également deux autres axes nord-sud, mais ne traversant pas totalement la commune : la D77 partant depuis le carrefour avec l'avenue Franklin Roosevelt partant vers le sud, coincée entre le côté est du Parc et le Lycée Lakanal (avenue Claude Perrault) et partant en direction d'Antony (avenue Le Nôtre) traversant une zone résidentielle très calme jusqu'à la gare RER de la Croix de Berny située à Antony, et l'avenue Georges Clemenceau partant du coin nord-est de la commune puis passant par la gare RER de Sceaux (avenue Raymond Poincaré au nord et avenue de Verdun au sud) jusqu'au rond-point avec la D60 au niveau de l'église de Sceaux située à proximité.

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Sceaux possède des pistes cyclables, surtout dans sa partie ouest, dont la réalisation a été vraisemblablement motivée par la Coulée verte du sud parisien (zone piétonne et cycliste). En revanche, la partie est n'en possède pas, probablement en raison du manque de place[réf. nécessaire]. Les zones 30 sont accessibles dans les deux sens aux cyclistes comme l'exige la réglementation[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, la ville était également desservie par des lignes de tramway du département de la Seine. On voit ici le 128 (Porte d'Orléans - Sceaux), lors de l'exploitation par la STCRP

Sceaux est reliée au réseau RER par l'intermédiaire de 2 stations du RER B : Sceaux et Robinson, terminus de la ligne. La station Parc de Sceaux est toute proche de Sceaux, mais se trouve à l'intérieur de la commune d'Antony.

Quinze lignes de bus relient Sceaux à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France : douze lignes du réseau RATP (128, 179, 192, 194, 195, 188, 294, 388, 390, 391, 394 et 395) et trois lignes du réseau de bus Paladin (6, 12 et 13).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'alignement du cardo de Lutèce qu'est l'actuel boulevard Saint-Michel (calé sur les thermes de Cluny) devenant la rue Saint-Denis passe par le château de Sceaux. L'alignement qui lie l'ancien village de Sceaux au château (castrum) de Châtenay-Malabry est parallèle aux cardos de Lutèce.

L’Insee découpe la commune en huit îlots regroupés pour l'information statistique : Robinson, Cheneaux Sablons, Vieux Sceaux – Curie, Parc de Sceaux, Desgranges – Fontenay, Centre, Blagis, Musiciens - Roosevelt[7].

Logement[modifier | modifier le code]

Présentation générale[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs types d'habitat à Sceaux : maisons en meulière, immeubles anciens, mais aussi maisons neuves, immeubles récents, etc.

Sceaux possède également quelques maisons d'architectes : la villa Alquier, la villa Snégaroff, la maison Trapenard, la villa Granet, le Chalet Blanc, ou encore la villa Baltard.

Sceaux Habitat[modifier | modifier le code]

Sceaux Habitat est l'office public de l'habitat de Sceaux. Il travaille à créer une offre nouvelle de logement et s'engage également dans des opérations de construction de logements sociaux. Son objectif est de produire ou d'acquérir 20 logements par an, répartis en petites unités, dans différents quartiers de la ville. Sceaux Habitat est géré par un conseil d'administration constitué de 17 membres : représentants de la ville de Sceaux, personnes qualifiées parmi lesquelles un représentant de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre, représentants élus des locataires, représentants des organismes sociaux professionnels (Caisse d'allocations familiales, Union départementale des associations familiales, 1 % logement, syndicats), et un représentant d'une association d'insertion[8].

Incitation à la rénovation de l'habitat privé[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2008, une opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) est engagée à l'intiative de la ville sur le centre ancien de Sceaux. L'OPAH s'organise dans le cadre d'une convention entre la ville, l'État et l'agence nationale de l'habitat (ANAH) pour une durée de trois ans et vise à aider par un dispositif incitatif les propriétaires du quartier Sceaux centre ancien à réhabiliter leur immeuble ou leur logement[9].

Résidence des Bas-Coudrais[modifier | modifier le code]

En 2010, avec l'acquisition par l'Office public départemental de l'habitat (OPDH 92) de la résidence des Bas-Coudrais, la ville de Sceaux a atteint le seuil de 20 % de logements sociaux imposé par la loi SRU[10].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Plan d'occupation des sols[modifier | modifier le code]

La ville de Sceaux est soumise à un plan d'occupation des sols (POS), en vigueur depuis 1995 et modifié à sept reprises de 2002 à 2008[11]. Le 26 juin 2010, le conseil municipal a décidé de prescrire l'élaboration d'un plan local d'urbanisme (PLU), qui sera soumis à approbation définitive du conseil municipal du 6 octobre 2010[12].

Rénovation de la piscine des Blagis (mars 2010 - fin 2012)[modifier | modifier le code]

La communauté d'agglomération des hauts-de-Bièvre réhabilite actuellement l'une des deux piscines présentes sur le territoire de Sceaux, la piscine des Blagis. La piscine va bénéficier d'une rénovation complète avec une pensée nouvelle de circulation pour répondre à l'ensemble des exigences actuelles d'hygiène et de sécurité, avec un changement des pratiques d'accueil et la création d'un bassin d'apprentissage pour répondre au manque de surface de plan d'eau dans le sud des Hauts-de-Seine. Il servira aussi bien à la natation qu'aux activités nautiques[13].

Autres projets[modifier | modifier le code]

D'autres projets d'aménagement ont été effectués ou sont en cours, comme l'amélioration des conditions de circulation pour les cyclistes, ou encore l'expérimentation de nouveaux sens de circulation dans le quartier de Robinson[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Sceaux est mentionné en 1120 et provient du mot latin cellae qui signifie « petites maisons »[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1203 à 1790[modifier | modifier le code]

L'existence de la paroisse de Sceaux est attestée pour la première fois par un acte de 1203, qui indique que la paroisse de Ceaux a été détachée de celle de Châtenay[Note 1] dont elle dépendait auparavant, cette dernière relevant elle-même du chapitre de Notre-Dame de Paris[16]. La première église de Sceaux fut bâtie en 1214[17].

Plusieurs fiefs constituaient le territoire de Sceaux, et ce jusqu'au XVe siècle où ils ont été réunis entre les mains de la famille Baillet : Sceaux-le-Petit (le petit Ceaux), au voisinage de l'église ; Sceaux-le-Grand (le grand Ceaux), autour de l'hôtel des Baillet, dans le parc actuel ; l'Infirmerie de Saint-Germain des Prés (l'Enffermerie), à proximité de l'église mais dont la situation n'est pas connue avec précision[18]. Alix de Vaubouillon, veuve de Bérault Buisson, conseiller du roi vend sa seigneurie de Sceaux à Pierre Baillet, maître des requêtes ordinaire de l'Hôtel des rois Charles VI de France et Charles VII et à son épouse Marie de Vitry.

En 1470, son fils, Jean II Baillet, Conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes ordinaire de l'hôtel du roi sous Charles VII et Louis XI, Conseiller de Louis XI, rapporteur de la Chancellerie et époux de Nicole de Fresnes (alias Gillette ou Colette) de Fresnes reçut à dîner le roi Louis XI en son hôtel de Seaulx le Grand, au cours d'un voyage d'Amboise à Paris que celui-ci effectuait en compagnie de la reine et de sa suite[19].

C'est de cette époque que date l'église actuelle, Saint-Jean-Baptiste, construite en 1476 en remplacement de celle du XIIIe siècle à l'initiative de René Baillet [20]. Parmi les arrière-fiefs de Sceaux le Grand figure, avec ses dépendances, celui appartenant en 1540 à Charles de Joussier, écuyer seigneur de Carneaux auquel il était rattaché et qui le tenait de sa bisaïeulle Catherine de Neufville.

La seigneurie de Sceaux passa ensuite au fils de Jean II : Thibault Baillet, dit « Le Bon Président » et au fils de ce dernier René Baillet, (?-1579) époux de Isabeau Guillard et à leur unique fils André Baillet ; sans héritier de Catherine L(h)uillier son épouse, à sa mort la seigneurie passa par succession à ses sœurs Renée Baillet épouse de Jean de Thou, Isabeau Baillet épouse de Nicolas III Potier et Charlotte Baillet épouse de Louis Potier de Gesvres ; ce dernier racheta l'ensemble de domaine en 1597.

Louis Potier était baron de Gesvres, comte de Tresmes, baron de Montjay et du Fresnoy, seigneur de Bourg-la-Reine, du Plessis-Picquet (Plessis-Robinson) et de Sceaux où il fit construire vers 1597 une grande maison à l'emplacement de l'ancien hôtel des Baillet ; c'est cette maison qui fut achetée et transformée plus tard par Colbert[21]. Sur les terres que René Potier ajouta vers 1640 au domaine, se situait l'étang appelé la mer morte qui, avec le vallon où il se trouvait, servit à André Le Nôtre pour établir le bassin de l'octogone et le grand canal du domaine de Colbert[22].

Colbert fit l'acquisition du domaine le 11 avril 1670, fit rebâtir l'ancienne église en ruine datant de 1476, puis l'agrandit par l'achat d'autres terres voisines, réunissant ainsi un vaste territoire dépassant largement les limites du parc actuel[23]. Il fit agrandir l'hôtel existant et chargea Le Nôtre de dessiner un parc à la française. Jusqu'à la Révolution et à la confiscation du domaine comme bien national en 1793, l'histoire du village de Sceaux demeura indissociable de celle du domaine et de ses propriétaires successifs : après Colbert son fils aîné le marquis de Seignelay, puis le duc et la duchesse du Maine, et le duc de Penthièvre, pour les plus notables.

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

L'élection du premier maire de Sceaux s'est tenue le 7 février 1790 dans l'église paroissiale. Les 125 « citoyens actifs » qui y prirent part élurent le maire, le procureur et les cinq membres de la municipalité. Richard Glot, entrepreneur et propriétaire de la manufacture de faïence et de porcelaine de Sceaux, fut élu maire au premier tour de scrutin[24].

En 1793, Sceaux, qui s'appelait alors Sceaux-Penthièvre, prit, à l'initiative de la Société populaire de Sceaux et par décret de la Convention nationale, le nom de Sceaux-l'Unité. Les noms des rues furent également modifiés, et l'église transformée en Temple de la Raison[25].

Le domaine de Sceaux, transformé quelque temps en école d'agriculture, fut acheté en 1798 par un négociant de Saint-Malo, Jean François Hippolyte Lecomte. Le mauvais état du château amena bientôt ce dernier à le détruire ; il assura cependant la conservation de divers bâtiments, dont le Pavillon de l'Aurore et l'Orangerie. Le parc fut transformé en terres agricoles, sort que l'annexe de la Ménagerie se vit épargner grâce à son rachat par une association d'habitants de Sceaux[26]. C'est dans ce jardin public que se tiendra pendant des décennies le célèbre Bal de Sceaux, où Honoré de Balzac situe certaines scènes de son roman Le Bal de Sceaux et qu'il décrit comme : « une fête hebdomadaire, qui, par son importance, menaçait alors de devenir une institution »[27].

D'abord recouvert d'une tente à la manière des pavillons chinois et éclairé par des lanternes à la quinque, le bal s'ouvrit le 20 mai 1799 (prairial, an VII). Mais en l'an X de la république, la Société du jardin et des eaux dut reconnaître que la tente était ruinée et l'on décida à l'unanimité de construire une immense rotonde de bois, un toit léger recouvert d'ardoises, porté par quatre piliers, avec un pilier central autour duquel l'orchestre devait prendre place. Ce qui fut fait. Le public accourut toujours plus nombreux car la rotonde pouvait abriter deux mille danseurs[28].

Sceaux devint chef-lieu d'arrondissement du département de la Seine en 1800[29].

Depuis le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligne de Sceaux.

Le premier chemin de fer reliant la gare parisienne de Denfert-Rochereau à l'ancienne Gare de Sceaux, au centre de la ville (à proximité de l'église) a été inauguré en 1846.

Le château actuel a été édifié de 1856 à 1858 par le 2e duc de Trévise, à l'emplacement du corps central du château de Colbert, détruit pendant la Révolution[30].

Le lycée Lakanal, dont l'emplacement a été choisi par Jules Ferry lui-même[31], a été ouvert en 1885.

Le XXe siècle voit simultanément l'arrivée d'une nouvelle population plus aisée dans la ville ancienne et au voisinage du parc, racheté en 1923 par le département de la Seine et partiellement loti sur son pourtour, et la création de lotissements plus populaires.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au 1er tour des élections municipales de 2008, le taux d'abstention a été de 40,3 %, Philippe Laurent (DVD) a obtenu 40,8 % des voix, suivi de Christian Lancrenon (UMP) 30,9 % des voix et Pascale Quivy-Rachid (PS) 28,4 %[32]. Au 2e tour, le taux d'abstention a été de 43,4 %, Philippe Laurent (DVD) a obtenu 61,6 % des voix, suivi de Christian Lancrenon (UMP) 31,4 % des voix[33], la liste PS n'a pas pris part au deuxième tour de l’élection, Pascale Quivy-Rachid ayant « oublié » de s'inscrire à la sous-préfecture[34].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La façade de la mairie

Le conseil municipal est composé du maire, de neuf adjoints au maire, et de 23 conseillers municipaux, soit un total de 33 membres. Les sièges sont répartis entre la liste Vivre à Sceaux (27 sièges) et la liste Sceaux avenir/La voix des Scéens (6 sièges)[35],[36].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, quatre maires se sont succédé à Sceaux :

Liste des maires successifs[37]
Période Identité Étiquette Qualité
1945 mars 1959 Édouard Depreux SFIO député, ministre
mars 1959 mars 1983[38] Erwin Guldner Centre-droit  
mars 1983[38] mars 2001[38] Pierre Ringenbach UDF chef d’entreprise
Conseiller Général des Hauts-de-Seine de 1992 à 2002
Député suppléant
mars 2001 en cours
(au 8 août 2014)
Philippe Laurent UDF, puis UDI Conseiller général
Réélu pour le mandat 2014-2020[39]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Sceaux relève du tribunal d'instance d'Antony, du tribunal de grande instance de Nanterre, de la cour d'appel de Versailles, du tribunal pour enfants de Nanterre, du conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt, du tribunal de commerce de Nanterre, du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et de la cour administrative d'appel de Versailles[40].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Sceaux est jumelée avec[41] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 19 930 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 865 1 403 1 569 1 340 1 433 1 670 1 844 2 023 2 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 133 2 267 2 578 2 287 2 460 2 783 3 443 3 567 3 926
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 541 4 857 5 532 6 207 6 995 7 840 8 418 8 448 10 601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 024 19 913 19 709 18 317 18 052 19 494 19 413 19 930 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2004[43].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,9 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,6 %, 15 à 29 ans = 20,9 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 53,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,6 %, 15 à 29 ans = 19,1 %, 30 à 44 ans = 18,1 %, 45 à 59 ans = 18,4 %, plus de 60 ans = 27,9 %).
Pyramide des âges à Sceaux en 2007 en pourcentage[44]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
1,5 
8,5 
75 à 89 ans
13,0 
12,0 
60 à 74 ans
13,4 
19,0 
45 à 59 ans
18,4 
20,2 
30 à 44 ans
18,1 
20,9 
15 à 29 ans
19,1 
18,6 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[45]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sceaux est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

L'entrée principale du lycée Marie-Curie.

La ville administre quatre écoles maternelles et quatre écoles élémentaires communales.

Le département gère deux collèges et la région Île-de-France trois lycées : le Lycée et collège Lakanal[46], la cité scolaire Marie-Curie[47] et le lycée professionnel Florian, en cours de réhabilitation[48].

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

L'entrée de l'IUT de Sceaux.

Sceaux abrite deux composantes de l'Université Paris-Sud (la faculté Jean-Monnet[49] de droit-économie-gestion et l’IUT de Sceaux)[50], ainsi que l'EPF, école d'ingénieurs[51].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année depuis 1970, le Festival de l'Orangerie de Sceaux, festival de musique classique, est organisé à Sceaux.

Chaque mois de juin, sont organisés un marché de Provence ainsi que des fêtes méridionales et félibréennes. En décembre, c'est la traditionnelle foire aux santons qui anime le centre-ville.

Santé[modifier | modifier le code]

La clinique médicale et pédagogique Dupré, établissement de santé privé d'intérêt collectif, géré par la fondation Santé des étudiants de France, accueille des adolescents souffrant de troubles psychiatriques tout en leur permettant de poursuivre leurs études[52] : elle comporte 150 lits et places et une annexe du lycée Lakanal.

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Depuis octobre 2010, un Châtenaisien et une Fontenaisienne diffusent sur Internet le Journal de Robinson, journal local d'actualité du Plessis-Robinson, de Châtenay-Malabry, de Sceaux et de Fontenay-aux-Roses[53].

Cultes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Les Scéens disposent d'un lieu de culte catholique : l'église Saint-Jean-Baptiste. Cette église est la seule église de Sceaux qui, par conséquent, ne possède qu'une seule paroisse, recouvrant la partie ancienne de la ville[54]. Depuis le 1er janvier 2010, cette paroisse est rattachée au doyenné « La pointe sud »[55] du diocèse de Nanterre[56]. Le quartier plus récent des Blagis, à la limite de Fontenay-aux-Roses et de Bagneux, est rattaché pour partie à l'une des deux paroisses environnantes : paroisse Sainte-Bathilde à Châtenay-Malabry ou paroisse Saint-Stanislas des Blagis à Fontenay-aux-Roses.

La demeure privée d'une Scéenne abrite le siège social de l'association cultuelle de la Métropolie (Archidiocèse) de l'Église syriaque orthodoxe antiochienne pour la France et l'Afrique ainsi que les activités de la paroisse Mar Thomas - Sainte-Geneviève en formation[57].

Sceaux ne dispose pas de lieu de culte israélite, ni musulman, ni protestant.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 49 458 €, ce qui plaçait Sceaux au 334e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[58].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 12 206 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,3 % d'actifs dont 66,4 % ayant un emploi et 4,9 % de chômeurs[59].

La même année, on comptait 5 801 emplois dans la commune, contre 5 403 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi et résidant dans la commune étant de 8 246, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 4] est de 70,3 % ce qui signifie que la commune offre 0 7 emploi pour un habitant actif[60].

En 2009, dans la zone d'emploi de Sceaux, parmi tous les actifs de plus de 15 ans ayant un emploi, 14,6 % soit 1 202 personnes travaillent dans leur commune de résidence (alors qu'ils étaient 1 244 en 1999 soit 15,6 % ), et les 85,4 % restants, soit 7 043 recensés, travaillent dans une autre commune[61].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Sceaux comptait 1 471 établissements : un dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 34 dans l'industrie, 44 dans la construction, 1 092 dans le commerce-transports-services divers et 300 étaient relatifs au secteur administratif[62].

En 2011, 175 entreprises ont été créées à Sceaux[63] dont 105 par des auto-entrepreneurs[64].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[65].

Le château-musée[modifier | modifier le code]

Article connexe : Parc de Sceaux.
Le château de Sceaux aujourd'hui

Sceaux est célèbre pour son vaste parc départemental de Sceaux, dessiné par André Le Nôtre, comptant 181 hectares (dont 120 sur le territoire de la commune de Sceaux), vestige du domaine personnel de Colbert dont l'imposant château fut détruit sous le Consulat.

Ce château fut la résidence de la duchesse du Maine, bru de Louis XIV.

Le château de Sceaux actuel, beaucoup plus petit, édifié par le deuxième duc de Trévise, fils du maréchal Mortier, sous le Second Empire, est de style néo - Louis XIII.

Le château actuel abrite le musée de la région Île-de-France. Ce musée possède l'une des plus importantes collections d'œuvres de peintres français figuratifs de l'Ecole de Paris et notamment de Maurice Boitel (quatre œuvres) et de Charles Forget.

Le musée est complété par un centre de documentation spécialisé sur l'histoire, l'architecture et le patrimoine de la région.

L'église[modifier | modifier le code]

Église de Sceaux vue du jardin des Félibres

Située au no 1 de la rue du Docteur Berger, c'est l'évêque de Paris, Eudes de Sully, qui en assure la fondation sous le vocable de saint Mammès, en 1203. Brulée en 1530, elle a été reconstruite très rapidement après, au XVIe siècle[66]. Agrandie en 1738 sous le nouveau vocable de saint Jean Baptiste, elle a été considérablement remaniée en 1897. Le clocher est du XIIIe siècle[66], avec une flèche due à Lassus (XIXe siècle) payée par le Duc de Trévise. À l'intérieur se trouve le buffet d'orgues Louis XIV[66]. Le chœur est du XVIe siècle, la deuxième clef de voûte porte la couleuvre héraldique de Colbert, la nef et les bas-côtés sont du XVIIIe siècle. Le maître-autel en marbre blanc a été donné par le duc de Penthièvre en 1788[66]. Derrière, se trouve un groupe de marbre réalisé par Jean-Baptiste Tuby, La Baptême du Christ, (1680), qui provient de la chapelle du château [66]. Près de la chaire, il y a la dalle funéraire du duc et de la duchesse du Maine. La façade conserve une Gloire entourée de rayons du XVIIIe siècle. Cette église est sans transept, à chevet plat. Sur le flanc nord de l'église, à l'emplacement de l'ancien cimetière, subsiste la tombe du fabuliste Florian, qui était attaché au duc de Penthièvre et qui mourut à Sceaux en 1794[66].

Le buffet d'orgues Louis XIV était précédemment à l'église Sainte-Catherine du Val des Écoliers à Paris et démolie à la fin du XVIIIe siècle. René Bürg, organiste lauréat de la Schola Cantorum en fut le titulaire, ainsi que de St-Gilles de Bourg-la-Reine, dans les années 1950.

Le Jardin de la Ménagerie[modifier | modifier le code]

Le Jardin de la Ménagerie, est un jardin qui faisait partie du domaine de Sceaux, aménagé par Jacques de La Guépière pour installer les animaux de la Duchesse du Maine. Elle lui fit construire un pavillon central pour y donner des fêtes. Ce lieu fut racheté à la Révolution par les habitants, qui en firent un lieu de promenade.

Le jardin des Félibres[modifier | modifier le code]

Remise de la Cigale, le samedi 13 décembre 2008

Le jardin des Félibres s'élève non loin de la demeure du fabuliste occitan Florian. Le jardin possède la statue de Frédéric Mistral et d'autres félibres : Théodore Aubanel, Paul Arène, Sextius Michel, Pierre Deluns-Montaud, Paul Mariéton, Clovis Hugues, Maurice Faure, Jean Charles-Brun, Joseph Loubet. Le jardin a été réaménagé en 2004[67]. Florian est enterré dans le jardin depuis 1839 et sa tombe comporte un buste fait par Jacques-Auguste Fauginet (1809-1847), d'après Devéria. Elle a été érigée en sanctuaire des Félibres, association culturelle et littéraire occitane fondée par Frédéric Mistral en 1854. Chaque année, depuis 1879, à la fin du printemps s'y déroule une manifestation commémorative : les Fêtes Félibréennes de Sceaux. Tous les sept ans, Sceaux accueille des Jeux floraux. L'influence méridionale, dérivée de la présence de Florian à Sceaux, est toujours sensible à travers ces manifestations auxquelles s'ajoutent le Marché Provençal et la Foire aux Santons de Sceaux (début décembre)[68].

L'ancienne mairie[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de l'ancienne mairie au no  68 rue Houdan fut réalisé en 1843, par l'architecte Claude Naissant dans un style italianisant. Il est situé en bordure du Jardin de la Ménagerie, à côté de l'ancienne gare et de la Halle sa façade présente un joli décor en pierre de taille à cinq travées. À cette époque, la commune était chef-lieu d'arrondissement du département de la Seine. En 1887, la mairie déménage pour occuper les locaux de l'ancienne sous-préfecture du même architecte. Les locaux sont alors affectés à la Justice de paix qui quittera le bâtiment en 1968. Aujourd'hui ce bâtiment, restauré en 2004, sert de lieu d'expositions, de conférences et de réunions.

Cimetière[modifier | modifier le code]

Le cimetière de Sceaux abrite les sépultures de plusieurs personnalités dont celles de Victor Baltard, Jean Solomidès ou Valentin le Désossé.

Les corps de Pierre Curie, prix Nobel de physique en 1903 et Marie Curie, prix Nobel de physique avec Pierre et de chimie en 1911, dont la tombe se trouve au cimetière en face de celle de leur fille Irène et de leur gendre Frédéric Joliot-Curie eux-mêmes lauréats du Nobel de chimie en 1935, ont été transférés au Panthéon.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Sceaux accueille depuis 1994 une importante Scène nationale avec Les Gémeaux, une salle de 600 places dédiée aux créations théâtrales, chorégraphiques, et musicales.

Sceaux et la musique[modifier | modifier le code]

De nombreux artistes se sont produits en concert sur la grande pelouse du parc de Sceaux, face au château :

Sceaux et la littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Florian : écrivain occitan ayant habité à Sceaux.
  • Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), principal ministre de Louis XIV et seigneur de Sceaux.
  • Élisabeth Dreuillet, (1656-1730), née de Monlaur, décédée à Sceaux en juillet 1730, veuve du Président aux Enquêtes du Parlement de Toulouse, dame d'honneur de la duchesse du Maine et poète
  • Louis Auguste de Bourbon (1670-1736), fils légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, mort à Sceaux. Son épouse, la duchesse du Maine, organisait des fêtes somptueuses au château de Sceaux.
  • Vincent Taillandier (1736-1790 ), baptisé à Sceaux, peintre de fleurs sur porcelaine à la manufacture de Vincennes, puis à la manufacture nationale de Sèvres].
  • Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794), fabuliste français, mort à Sceaux.
  • Jean-Baptiste Marino (1767-1794), personnalité de la Révolution française, né à Sceaux.
  • Pavel Tchitchagov (1767-1849), ministre russe de la Marine, a vécu à Sceaux et y est inhumé.
  • Siméon Denis Poisson (1781-1840), mathématicien, géomètre et physicien, mort à Sceaux.
  • Augustin Cauchy (1789-1857), mathématicien, mort à Sceaux.
  • Jules Renaudin (1843-1907) dit Valentin le désossé, danseur et contorsionniste, mort à Sceaux.
  • Émile Baudot (1845-1903), ingénieur en télégraphie, mort à Sceaux.
  • Noémi Schmitt,(1854.ca-1900) artiste peintre, expose en 1879, élève de Thoret et demeure 7 rue Thébaïde.
  • Pierre Curie (1859-1906) et Marie Curie (1867-1934) se marièrent à Sceaux en 1895, et y vécurent.
  • Édouard Depreux (1898-1981), fondateur du Parti socialiste autonome et du Parti socialiste unifié, maire de Sceaux à la Libération et jusqu'en 1959, ministre de l'Intérieur et de l'Education nationale.
  • Frédéric (1900-1958) et Irène Joliot-Curie (1897-1956) ont vécu à Sceaux où ils sont enterrés.
  • Louis Arretche (1905-1991), architecte de la reconstruction de Saint-Malo et de sa maison de Sceaux.
  • Alice Richter (1911-1996), artiste peintre, habita à Sceaux de 1957 à 1993. Elle fut lauréate du Prix de Rome par deux fois, en 1933 et en 1939.
  • Alfred Loewenguth (1911-1983), violoniste, créateur en 1969 du festival de musique de l'Orangerie, habitait Sceaux.
  • Michel Voisin (1920-1945), héros de la résistance intérieure française, mort pour la France à Sceaux.
  • Georges Poisson (1924), historien de l'Art français, conservateur du Musée de l'Ile-de-France au château de Sceaux.
  • Joseph Archepel (1925), peintre verrier, habite Sceaux.
  • Alain Delon (1935), acteur, né à Sceaux.
  • Jean-Marie Le Chevallier (1936), homme politique, né à Sceaux.
  • Jean-Pierre Bardet (1937), historien, né à Sceaux.
  • Marie-George Buffet (1949), femme politique, née à Sceaux.
  • Jean Glavany (1949), homme politique, né à Sceaux.
  • Philippe Laguérie (1952), prêtre catholique traditionaliste, né à Sceaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Sceaux

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

Parti : au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au bâton péri de gueules posé en barre, au second d'or à la couleuvre ondoyante d'azur posée en pal.[69]

Ces armes sont l'association de celles de Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine et de Jean-Baptiste Colbert, les deux principales personnalités liées au château de Sceaux, emblème de la ville.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François-Alexandre de La Chenaye-Aubert Des Bois, Dictionnaire de la noblesse, Tome I, seconde édition Paris 1770.
  • Abbé Genty : " Histoire de La Norville, Société Générale de Librairie Catholique 1885, chapitre XI.
  • Louis Barron, Autour de Paris, dessins de G. Fraipont, éditions P. Boizard, 1855, réédition du Bastion, 1993
  • Victor Advielle, Histoire de la ville de Sceaux depuis son origine jusqu'à nos jours, Sceaux, Charaire et fils, 1883
  • Georges Poisson, Sceaux, histoire et visite, le château, le parc, la ville, les environs, guide officiel, Paris, Éditions l'Indispensable, 1958
  • Georges Poisson, Évocation du Grand Paris. La banlieue Sud, Paris, Éditions de Minuit, 1956
  • Georges Poisson, conservateur-adjoint du Musée de l'Ile de France à Sceaux, Histoire et histoires de Sceaux, Sceaux, Les Amis du musée de l'Île-de-France, 1959 ; 1981
  • Émile Roux-Parassac, Souvenirs et leçons du passé: le domaine et le château de Sceaux. Paris, s. n, 1932. 24 p. in-8°.
  • Marie Aycard, Adolphe Joanne, Victor Malte-Brun, Sceaux et son histoire, Éditions du Bastion, tirage numéroté, 1988
  • Étienne Pattou, Histoire de la famille Baillet, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La commune de Châtenay est aujourd'hui appelée Châtenay-Malabry
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  4. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Sceaux et Paris », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 5 février 2009).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. « Fiche sur Sceaux », sur le site de Météo France (consulté le 23 février 2013).
  4. « Données sur le climat d'Orly, les données pour Antony n'existant pas sur ce site, celles d'Orly sont présentées par défaut, sauf pour l'ensoleillement qui est la donnée de Paris-Montsouris. », sur journaldunet.com (consulté le 23 février 2013).
  5. « Relevés Orly 1961-1990 » (consulté le 22 novembre 2008).
  6. « Décret n° 2008-754 du 30 juillet 2008 portant diverses dispositions de sécurité routière », sur le site Légifrance (consulté le 5 février 2011).
  7. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Sceaux », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011).
  8. « Présentation de Sceaux Habitat » (consulté le 16 septembre 2010).
  9. « Un OPAH sur le centre ancien » (consulté le 16 septembre 2010).
  10. « Sceaux Magazine de septembre 2010 » (consulté le 16 septembre 2010).
  11. « Rapport de présentation du POS » (consulté le 16 septembre 2010).
  12. « Habitat et Urbanisme à Sceaux » (consulté le 16 septembre 2010).
  13. http://www.sceaux.fr/fr/sports/les-equipements/piscine-municipale/index.html consulté le 16 septembre 2010
  14. http://www.sceaux.fr/fr/espace-public-amenagement/index.html consulté le 16 septembre 2010
  15. « Sceaux du 12e au 19e siècle », sur le site de la mairie de Sceaux (consulté le 1er avril 2013).
  16. Histoire de la ville de Sceaux, p. 36.
  17. Histoire de la ville de Sceaux, p. 509.
  18. Histoire de la ville de Sceaux, pp. 147-150
  19. Histoire de la ville de Sceaux, p. 159.
  20. Histoire de la ville de Sceaux, p. 150.
  21. Histoire de la ville de Sceaux, pp. 171-172.
  22. Histoire de la ville de Sceaux, p. 174.
  23. Histoire de la ville de Sceaux, pp. 182-183.
  24. Histoire de la ville de Sceaux, pp. 404-405.
  25. Histoire de la ville de Sceaux, pp. 437-438.
  26. Histoire de la ville de Sceaux, pp. 445-446.
  27. Honoré de Balzac, Le Bal de Sceaux, édition Flammarion GF, 1985, p. 120.
  28. Catalogue de l'exposition Histoire du Bal de Sceaux, 1799-1896, du 11 au 28 juin 1981, publié en 1981 par l'association les Amis de Sceaux, cité par Anne-Marie Baron dans un volume où sont réunis La Maison du chat-qui-pelote, Le Bal de Sceaux, La Vendetta, La Bourse, Flammarion G.F, 1985, ISBN non précisée, p. 275.
  29. Histoire de la ville de Sceaux, p. 457.
  30. Histoire de la ville de Sceaux, p. 540.
  31. Histoire de la ville de Sceaux, p. 477.
  32. « Résultats du premier tour - Sceaux 92330 » (consulté le 17 septembre 2010).
  33. « Résultats du deuxième tour - Sceaux 92330 » (consulté le 17 septembre 2010).
  34. « La bourde qui prive la gauche de second tour » (consulté le 17 septembre 2010).
  35. « Le groupe majoritaire » (consulté le 17 septembre 2010).
  36. « Le groupe minoritaire » (consulté le 17 septembre 2010).
  37. « Les maires de Sceaux », sur http://www.francegenweb.org/ (consulté le 20 août 2014).
  38. a, b et c « Hommage à Pierre Ringenbach », sur http://www.sceaux.fr,‎ janvier 2014 (consulté le 22 août 2014).
  39. « Liste des maires des Hauts-de-Seine » [PDF], Préfecture des Hauts-de-Seine,‎ 8 août 2014 (consulté le 20 août 2014).
  40. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 8 mars 2013).
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  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  52. La clinique Dupré sur le site de la fondation santé des étudiants de France, consulté le 8 septembre 2012.
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  58. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  59. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  60. EMP T5 - Emploi et activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  61. ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone sur la fiche Insee de la zone d'emploi ZE2010, [lire en ligne].
  62. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  63. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 [lire en ligne].
  64. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  65. « Sceaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. a, b, c, d, e et f Guide bleu Île-de-France, éditions Hachette, Paris, 1988, p.461(ISBN 2-01-012331-X)
  67. le jardin sur le site municipal
  68. Site La Coupo Santo de Paris
  69. GASO - Banque du blason - 92071