Parc de Saint-Cloud

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Parc de Saint-Cloud
Image illustrative de l'article Parc de Saint-Cloud
Emplacement de l'ancien château matérialisé par les ifs.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Subdivision administrative Île-de-France
Commune Saint-Cloud, Marnes-la-Coquette, Sèvres
Altitude 160 m
Superficie 460 ha
Gestion
Propriétaire Centre des monuments nationaux
Ouverture au public Oui
Lien Internet http://saint-cloud.monuments-nationaux.fr/
Accès et transport
Gare Gare de Saint-Cloud, Gare de Garches - Marnes-la-Coquette
Métro (M)(9) Pont de Sèvres
(M)(10) Boulogne - Pont de Saint-Cloud
Tramway (T)(2) Parc de Saint-Cloud
Bus (BUS) RATP 52 72 126 160 169 171
(BUS) RATP 171 175 179 460 467
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 04″ N 2° 12′ 35″ E / 48.834583, 2.209797 ()48° 50′ 04″ Nord 2° 12′ 35″ Est / 48.834583, 2.209797 ()  

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

(Voir situation sur carte : Hauts-de-Seine)
Parc de Saint-Cloud

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Parc de Saint-Cloud
Cascade par Le Pautre (1660-1665)

Le parc de Saint-Cloud officiellement domaine national de Saint-Cloud est un parc situé sur les communes de Saint-Cloud (majoritairement), Marnes-la-Coquette, Sèvres et Garches dans le département des Hauts-de-Seine, près de Paris.

Site naturel protégé depuis 1923, il est considéré, avec ses 460 hectares, comme l'un des plus beaux jardins d'Europe et a obtenu en 2005 le label « Jardin remarquable ». Le domaine a été classé à l'inventaire des monuments historiques dès 1900[1],[2]. La tempête de Noël 1999 a fortement endommagé la forêt et sa restauration continue à ce jour[Quand ?].

Le parc est connu pour abriter le pavillon de Breteuil qui contient le célèbre mètre-étalon.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'entrée du Pré Saint-Jean

Le parc de Saint-Cloud est situé au sud de la commune, à l'ouest du bras de la Seine, principalement sur le territoire de la commune de Saint-Cloud et secondairement au sud sur les territoires des communes de Marnes-la-Coquette et de Sèvres. Il recouvre :

Administration[modifier | modifier le code]

Le domaine est placé sous l'autorité du « Conservateur du domaine du parc de Saint-Cloud ».

Liste des conservateurs successifs
Début Fin Identité Qualité
1982 1992 Joseph Belmont[3]. Architecte

Historique[modifier | modifier le code]

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Saint-Cloud.

C'est sur ce site que fut bâti un château qui fut la résidence ou lieu de plaisir des différentes familles princières, royales et impériales depuis le XVIe siècle.

Occupé par les Prussiens, il brûla le 13 octobre 1870 suite à l'explosion d'un obus tiré par les Français depuis la forteresse du Mont-Valérien. Trop endommagé, il fut définitivement rasé en août 1892. Son emplacement est actuellement délimité par des ifs.

La lanterne[modifier | modifier le code]

Une partie du panorama visible depuis la Lanterne.
Lanterne de Démosthène

Au rond-point de la Balustrade, du lieu appelé « la lanterne » ou « Lanterne de Démosthène », on dispose d'un point de vue étendu sur Paris.

Cette lanterne était la reproduction d'un petit édifice original en marbre situé à Athènes. M. de Choisel en avait rapporté quelques moulages en plâtre. Ces moulages complétés par quelques autres travaux, permirent de réaliser une imitation en terre cuite. Elle fut exposée à l'Exposition des produits de l'industrie française, au Louvre, en 1801 et remporta une médaille d'argent. Le ministre de l'Intérieur Jean-Antoine Chaptal l'offrit au Premier Consul qui la fit transporter à Saint-Cloud où elle fut érigée sur une sorte d'obélisque en pierre édifié par Fontaine, surmonté d'une sorte de phare. Lorsque l'empereur Napoléon Ier était présent au château, une lanterne était allumée pour informer les Parisiens de sa présence. Point de repère trop visible (18 mètres de haut), elle fut détruite à l'explosif par les Prussiens dans la nuit du 12 au 13 octobre 1870. Il ne reste à ce jour, que les fondations encore visibles sur la pelouse du rond-point de la balustrade.

La ferme du piqueur[modifier | modifier le code]

La ferme du piqueur est actuellement une ferme pédagogique ouverte au public. Ancienne écuries transformés en ferme avec actuellement jardin potager, verger, prés pour les animaux et ruches.

Les bâtiments annexes[modifier | modifier le code]

L'orangerie et la salle de théâtre ont été détruites vers 1863 sur décision de Napoléon III.

La gare des Chaumes, petite gare réservée au couple impérial, dont la voie privative se raccordait au niveau de la gare de Saint-Cloud a également été détruite.

Ne subsistent au XXIe siècle que quelques-uns des bâtiments annexes d'origine. La structure du parc demeure, avec son jardin à la française dessiné par Le Nôtre, un jardin à l'anglaise (jardin du Trocadéro), des carrés boisés, le jardin fleuriste de Marie-Antoinette (où sont cultivées les roses destinées à l’État), une dizaine de fontaines et de grandes allées.[pas clair] L'alimentation en eau des bassins et des cascades provient des étangs de Ville-d'Avray, via un parcours comprenant un aqueduc souterrain.

Événements historiques[modifier | modifier le code]

Ce lieu a été témoin de multiples événements historiques :

  • assassinat du roi Henri III par le moine Jacques Clément dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1589 ;
  • Bonaparte prend le pouvoir par le Coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799) dans l'Orangerie du château ;
  • proclamation de Napoléon Ier comme empereur des Français, le 18 mai 1804 ;
  • mariage civil de Napoléon avec Marie-Louise d'Autriche le 1er avril 1810 ;
  • Louis-Napoléon reçoit dans la galerie d’Apollon, le Sénatus-consulte qui rétablit l'Empire, le 1er décembre 1852.

Le parc et la philatélie[modifier | modifier le code]

Etude d'arbres
Photo Louis-Rémy Robert

Le 26 septembre 1994, un timbre postal d'une valeur de 3,70 F représentant la grande cascade du parc de Saint-Cloud, dessiné et gravé par Pierre Béquet, a été émis[4].

Le 9 juin 2012, un feuillet de deux timbres, ainsi qu'un entier postal, ont été émis avec pour sujet le domaine national de Saint-Cloud[5]

Le parc au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Jardin du Trocadéro (parc à l'anglaise)

Bureau international des poids et mesures[modifier | modifier le code]

Le Bureau international des poids et mesures (BIPM) est installé sur dans le pavillon de Breteuil, sur les hauteurs de la porte du Mail à Sèvres. Deux exemplaires du mètre et du kilogramme étalon y sont déposés.

Direction générale de l’armement[modifier | modifier le code]

La Direction générale de l'armement (DGA) dispose de locaux situés dans l'ancienne caserne Sully, en contrebas de la grille d’honneur.

École Normale Supérieure[modifier | modifier le code]

L'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud disposait entre 1872 et 2002 de locaux situés dans le pavillon de Valois, à proximité de la grille d’honneur. L'institution a déménagé à Lyon en 2010, pour devenir l'École normale supérieure de Lyon.

Institut Pasteur[modifier | modifier le code]

L'Institut Pasteur dispose de locaux situés dans le pavillon des Cent Gardes, dépendance du château de Villeneuve-l’Étang, sur le territoire de la commune de Marnes-la-Coquette. Le site accueille des sociétés pharmaceutiques, filiales de Pasteur-Mérieux, et le Musée des applications de la recherche.

Musée du château de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

Situé au niveau de la grille d'honneur, dans le bâtiment des Écuries basses, le musée comprend cinq salles invitant à redécouvrir le château disparu.

Reconstruction au XXIe siècle ?[modifier | modifier le code]

Depuis 2006, l'association « Reconstruisons Saint-Cloud ! » milite en faveur de la reconstruction du château dont subsiste l'ensemble des fondations, soit 25 % de l'édifice, que ce soit en termes de volume ou de coût financier, selon Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques. S'inspirant directement de l'actuelle construction, totalement autofinancée, du château fort de Guédelon dans l'Yonne, cette association propose que la reconstruction du château de Saint-Cloud soit effectuée également dans le cadre d'un chantier ouvert au public dont les entrées payantes serviraient au financement des travaux, permettant ainsi la création d'un musée vivant des métiers d'art. Ce projet — soutenu entre autres par Jack Lang — a reçu un bon accueil tant des partis politiques que de la presse[6],[7],[8],[9],[10].

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

« Concerts & jeux d’eau » en 2012.

De nombreuses manifestations et festivités sont régulièrement organisées dans le parc, généralement dans la partie basse le long de la Seine ; en particulier une très ancienne fête foraine annuelle tirant son origine des pèlerinages à Saint-Cloud, le festival Rock en Seine, le festival Films sous les étoiles.

Face à la grande cascade, a lieu, chaque année en septembre, le grand feu de Saint-Cloud qui est le plus grand feu d’artifice d’Europe[11].

Accès par les transports en commun[modifier | modifier le code]

On peut accéder au parc par les transports en commun  :

Photos[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Cloud, une vie de château, Vögele édition, 2005
  • Adolphe Joanne, Les environs de Paris, 1868
  • Paolo Boccone, Recherche des plantes qui croissent dans le bois de Saint-Cloud, deux volumes, seconde moitié du XVIIe siècle, bibliothèque centrale de l'Institut de France (ms 3500 — numérisé par le site de la BIUM) [lire en ligne]
  • Éliane Moch-Bickert, Parc de Saint-Cloud : échos et reflets, éditions R. Jeanne, 1983
  • Charles-Jean Delille, La France au XIXe siècle illustrée dans ses monuments et ses plus beaux sites, volume 1, pages 12-16 [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00088141 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Notice no IA92000284 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Joseph Belmont », sur le site de la cité de l'architecture et du patrimoine (consulté le 22 mars 2012)
  4. « Vente générale le 26 septembre 1994 », sur Phil-Ouest,‎ 22 septembre 2008 (consulté le 6 septembre 2009)
  5. « Premier jour le 9 juin 2012 », sur phil-ouest.com (consulté le 23 février 2013).
  6. Marie-Emmanuelle Galfré, « Ils veulent faire renaître le château de Saint-Cloud », sur le site du quotidien Le Parisien,‎ 2 décembre 2006 (consulté le 22 mars 2012)
  7. « Ils veulent reconstruire le château de Saint-Cloud », sur le site du quotidien Le Parisien,‎ 20 septembre 2008 (consulté le 22 mars 2012)
  8. Stéphanie Poupard, « Reconstruire les Tuileries et Saint-Cloud ? », sur le site du magazineFamille Chrétienne,‎ 27 septembre 2008 (consulté le 22 mars 2012)
  9. « Reconstruire le château de Saint-Cloud », sur le blog de Magali Renard,‎ 10 janvier 2009 (consulté le 22 mars 2012)
  10. Vincent Michelon, « Ils veulent ressusciter le château de Saint-Cloud », sur le site du quotidien Métro,‎ 17 avril 2009 (consulté le 22 mars 2012)
  11. « Page d'accueil », sur le site du grand feu d'artifice (consulté le 22 mars 2012).