Crawl

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Crawl

Le crawl est le type de nage le plus rapide actuellement, utilisé lors des épreuves de nage libre pour cette raison. C'est l'un des deux styles de nage asymétrique avec le dos.

Historique[modifier | modifier le code]

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La natation apparaît pour la toute première fois lors de l'antiquité grecque. En effet, des vestiges ainsi que des fresques représentant une femme allongée dans l'eau utilisant les bras tendus vers l'avant et un battement alterné prouvent que dans l'antiquité, la natation était utilisée lors des Bains.

Le crawl ou une nage qui s’en approche a été utilisé dès l’Antiquité comme le montrent des bas-reliefs égyptiens datant de 2000 avant J-C qui montrent des hommes le pratiquant.

En Occident, le crawl a été utilisé pour la première fois lors d’une compétition ayant lieu en 1844 à Londres, où elle était nagée par des amérindiens. Les indiens Anishinaabe[4], Flying Gull et Tobacco, ont alors facilement vaincu les brasseurs anglais.[5][6][7]

Cependant, l’aristocratie anglaise considéra ce style, en raison de la quantité considérable d’éclaboussures qu’il provoquait, comme un style dévolu aux « barbares indigènes », et c’est ainsi que les Britanniques continuèrent à pratiquer seulement la brasse en compétition.

Entre 1870 et 1890, John Arthur Trudgen apprit le crawl des Amérindiens d’Amérique du Sud durant un voyage en Argentine. Cependant, Trudgen a malencontreusement utilisé le ciseau de brasse indienne, très commun en Grande-Bretagne, plutôt que le battement de jambes que faisaient les Sud-Américains. Ceci donna naissance à une nage hybride appelée Trudgeon, qui devint vite populaire du fait de sa rapidité supérieure à celle de la brasse.

Le Trudgeon fut ensuite amélioré par le nageur et champion australien Richmond "Dick" Cavill (1884–1938), le fils du célèbre entraîneur de natation "Professeur" Richard "Frederick" Cavill. Alors que lui et son frère “Tums” étaient en train d’envisager des améliorations du Trudgeon, ils furent inspirés par Alick Wickham, un jeune Salomonais qui vivait à Sidney et nageait une version du crawl qui était populaire au lagon de Rovania, sur son île natale. Son exemple leur fit modifier leur nage en conséquence et le Trudgeon « amélioré », offrant une position hydrodynamique et donc une meilleure propulsion (réduction de la résistance à l'avancement), fut introduit en Europe (Hongrie) par le père Frederick Cavill en 1873. Il aurait été nagé pour la première fois aux Jeux olympiques à Paris (Courbevoie) en 1900 par le Hongrois Zoltán von Halmay, et devint célèbre sous le nom de « Crawl Australien ».

Il faudra toutefois attendre les années 1930 pour que le crawl devienne une nage efficace. Ce sont en effet les Japonais qui vont mettre la tête sous l'eau et ainsi adopter une position du corps à plat permettant d'augmenter son efficacité. Le nageur américain Charles Daniels imprima un nouveau rythme au battement, avec 6 battements par passage de bras, créant ainsi le "Crawl Américain". À peu de choses près, c’est cette nage qui est utilisée aujourd’hui sous le nom de crawl.

La technique du crawl a également été reprise par les premiers surfeurs proposant une méthode de propulsion des bras sur leur planche pour se déplacer : Duke Kahanamoku (né en 1890 à Honolulu) grandit à la périphérie de Waikiki (près du site actuel de l'hôtel Hilton Hawaiian Village), où il a passé sa jeunesse. C'est à Waikiki Beach qu'il a développé son surf et les premières propulsions des bras en natation.

C'est l'Américain Johnny Weissmuller, toujours à Paris en 1924 qui a introduit la technique dite « hydroplane » consistant à nager la tête en dehors de l'eau, méthode totalement abandonnée en compétition depuis. Johnny Weissmuller a pu ainsi faire connaître et médiatiser la natation et les premières techniques de nage par l'intermédiaire de ses films hollywoodiens.

Technique de nage[modifier | modifier le code]

Mouvements[modifier | modifier le code]

En crawl, la position du corps est horizontale et se caractérise par un battement des jambes et d'une rotation des bras en dehors de l'eau. Plus précisément, le cycle complet d'un bras se décompose en quatre phases :

  • phase d'appui, où le bras tendu se stabilise légèrement sous la surface de l'eau ;
  • phase de traction, où le bras immergé est ramené au niveau de l'épaule ;
  • phase de poussée, où le bras plié vers l'intérieur se positionne contre la cuisse, en extension ;
  • phase aérienne (ou de recouvrement), où le bras est hors de l'eau et revient se positionner en avant de l'épaule (antépulsion), avant d'initier un nouveau cycle.

Respiration[modifier | modifier le code]

En crawl, l'inspiration est latérale et sa fréquence est variable : selon la puissance de l'effort, le nageur aura des besoins aérobies variables et il adaptera sa respiration en conséquence : pour une courte distance par exemple, le nageur ne respirera presque pas (deux à trois respiration sur chaque 25 m)[1]. Pour des distances plus grandes, la consommation d'oxygène sera plus étalée dans le temps et la fréquence de respiration peut aller jusqu'à neuf temps. Cette diminution de la fréquence de respiration se justifie par l'augmentation des forces de résistance à l'avancement lorsque le nageur tourne la tête pour inspirer. La fréquence classique en entraînement est d'une inspiration tous les trois temps : le côté change donc à chaque inspiration.

Idéalement, pendant l'inspiration, le regard du nageur se porte sur le côté, avec la moitié du visage qui reste sous la surface de l'eau, une seule lunette qui sort de l'eau. On conseille également d'inspirer par la bouche, mais d'expirer par le nez lorsque le visage est plongé dans l'eau.

Réglementation[modifier | modifier le code]

La Fédération internationale de natation (FINA) ne réglemente pas cette nage comme la brasse, le papillon et le dos, mais elle est presque systématiquement choisie pour les épreuves de nage libre. La seule contrainte appliquée à la nage libre est que le corps doit couper la surface de l'eau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un temps correspond ici à la période nécessaire au mouvement complet d'un bras ; dans un cycle de crawl, il y a un mouvement complet du bras gauche et un du bras droit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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