Musée national de Céramique

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Musée national de Céramique
Bâtiment du musée (1876).
Bâtiment du musée (1876).
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Sèvres
Adresse Place de la Manufacture
92310 Sèvres
Coordonnées 48° 49′ 43″ N 2° 13′ 23″ E / 48.82861, 2.22306 ()48° 49′ 43″ Nord 2° 13′ 23″ Est / 48.82861, 2.22306 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1824
Collections Céramique
Nombre d’œuvres 50 000
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 42 408 (2003)
45 093 (2004)
31 324 (2005)
34 437 (2006)
37 744 (2007)[1]
Site web www.sevresciteceramique.fr

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Musée national de Céramique

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Musée national de Céramique

Le musée national de Céramique est un musée national français créé en 1824 et situé à Sèvres dans les Hauts-de-Seine. Il fait partie de l'établissement public Cité de la céramique - Sèvres et Limoges.

Les collections[modifier | modifier le code]

Le musée regroupe près de 50 000 objets en céramiques de toutes les époques, des plus reculées aux plus récentes, provenant de toutes les civilisations du monde.

Les céramiques de la Grèce antique et de l'Europe côtoient des porcelaines chinoises et islamiques, de la faïence hispano-mauresque, des terres cuites américaines, ou des pièces en grès ou en verre d'artistes contemporains. Cependant, la plus grosse part des pièces exposées sont européennes et se situent entre le XVe siècle et le XIXe siècle.

Kernos. Terre cuite, Cycladique Ancien III - Cycladique Moyen II (v. 2000 av. J.-C.). Découvert dans une tombe à Mélos. En dépôt au musée du Louvre

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

La période d'Alexandre Brongniart : 1800-1847[modifier | modifier le code]

Portrait d'Alexandre Brongniart, Galerie des naturalistes de J. Pizzetta, Éd. Hennuyer, 1893

Le musée a été créé en 1824 (date officielle) par Alexandre Brongniart, directeur de la manufacture impériale de porcelaine de Sèvres, sous le nom de Musée Céramique et Vitrique. Soucieux de présenter l'histoire des techniques de la céramique et des matières vitreuses, à travers le monde et les époques, ce dernier a constitué l'une des collections de céramiques des plus variées. Esprit curieux, son souhait était d'écrire un ouvrage, le Traité des arts céramique ou des poteries considérées dans leur histoire, leur pratique et leur théorie (Paris, 1844). Dès son arrivée à la manufacture, il eut donc l'idée de créer un « musée-laboratoire », source première d'inspiration pour la rédaction de ce livre. Deux collections, dans les locaux de la manufacture, sont à l'origine de ce projet : il s'agit des séries de modèles en terre cuite pour la fabrication des biscuits de porcelaine ainsi que les vases antiques (grecs, étrusques et romains) provenant de la collection de Dominique-Vivant Denon, acquise par le roi Louis XVI en 1785 et déposée à la manufacture l'année suivante.

En 1824, Brongniart nomme Désiré Riocreux premier conservateur du musée. Ancien peintre sur porcelaine à la manufacture, il ne pouvait plus y travailler à cause d'une vue très basse. En 1845, tous deux publièrent, ensemble, le premier catalogue du musée, Description méthodique du musée Céramique de la Manufacture royale de Sèvres.

Brongniart avait opté pour une présentation des collections, à la fois chronologique et technique, afin de refléter le classement présenté dans le Traité des arts céramiques : chaque technique de céramique était bien séparée des autres. Ce système a évidemment été adopté par Riocreux.

La direction de Désiré Riocreux[modifier | modifier le code]

À la mort d'Alexandre Brongniart, en 1847, Désiré Riocreux reste conservateur au musée. Il continue le projet voulu par Brongniart. Avec peu de moyens, il enrichit considérablement les collections, rassemblant plus de 20 000 objets. Le critère technique, voulu par Brongniart, l'emporte toujours : il conserve ainsi le classement effectué par son ancien directeur.

Le « nouveau » musée de Champfleury[modifier | modifier le code]

En 1876, la manufacture et le musée déménagent vers leur emplacement actuel au bord du parc de Saint-Cloud. Un bâtiment spécifique, construit par l'architecte Alexandre Laudin, est réservé au musée, bien que cohabitant avec quelques ateliers et la boutique de la manufacture. Jules-François-Félix Husson-Fleury, dit Champfleury (1821-1889), conservateur et successeur de Riocreux, a la lourde tâche d'aménager ce nouveau lieu. De forme très allongée et étroite, il essaye d'y adapter le classement de Brongniart. Le musée privilégie toujours le dessein de Brongniart, à savoir un musée sur les techniques de la céramique.

De 1927 à 2009, le musée est rattaché à la Direction des musées de France. Il est actuellement inclus, ainsi que la Manufacture nationale de Sèvres attenante, dans le projet en cours de restructuration du Domaine de Saint-Cloud.

Administrativement, il fusionne avec cette dernière au sein de l'établissement public Sèvres - Cité de la céramique au 1er janvier 2010, en application du décret du 26 décembre 2009[2].

Le 1er mai 2012, l'établissement public s'élargit au Musée national de la porcelaine Adrien-Dubouché et prend le nom de Cité de la céramique - Sèvres et Limoges, en vertu du décret du 6 avril 2012[3].

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. (fr)[PDF]Veille Info Tourisme, p. 122
  2. Décret n° 2009-1643 du 24 décembre 2009 portant création de l'Etablissement public Sèvres - Cité de la céramique.
  3. Décret n° 2012-462 du 6 avril 2012 relatif à l'établissement public Cité de la céramique – Sèvres et Limoges.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]