Musée départemental Albert-Kahn

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Musée départemental Albert-Kahn
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Boulogne-Billancourt
Adresse 10-14, rue du Port
92100 Boulogne-Billancourt
Coordonnées 48° 50′ 30″ N 2° 13′ 40″ E / 48.8417, 2.2278 ()48° 50′ 30″ Nord 2° 13′ 40″ Est / 48.8417, 2.2278 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1986
Collections Photographies
Nombre d’œuvres 4 000 plaques stéréoscopiques noir et blanc
72 000 plaques autochromes couleur
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 71 740 (2003)
86 869 (2004)
71 795 (2005)
70 147 (2006)
82 172 (2007)[1]
Site web albert-kahn.fr

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Musée départemental Albert-Kahn

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Musée départemental Albert-Kahn

Le musée départemental Albert-Kahn, fondé en 1986, est situé à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Visant à faire perdurer l'œuvre d'Albert Kahn, il se compose d'une galerie présentant, sous forme d'expositions temporaires, une partie des collections des « Archives de la Planète » (4 000 plaques stéréoscopiques noir et blanc et 72 000 plaques autochromes couleur, ce qui en fait la plus importante collection au monde) et de jardins étendus sur près de quatre hectares qui font partie intégrante des collections du musée.

Les jardins d'Albert Kahn[modifier | modifier le code]

Les jardins ont été créés par Albert Kahn sur des terrains acquis à partir de 1895. Jusqu'en 1910, il élabore sur 3,9 hectares un ensemble de jardins aux styles différents, dont l'ensemble forme un jardin de scènes, style de jardin caractéristique de la fin du XIXe siècle.

Albert Kahn croyait à la paix universelle. Pour appuyer son utopie, il crée un jardin fait de plusieurs jardins réconciliant les styles de chaque pays.

Le jardin japonais moderne par Fumiaki Takano

Il se compose de :

  • un village japonais, créé en 1898, au retour du premier voyage au Japon d'Albert Kahn, par des jardiniers venus de ce pays (entre autres un Maître Jardinier « offert » par l’empereur). De son voyage au Japon en 1909, Albert Kahn rapporte en pièces détachées, deux maisons ainsi qu'un ensemble mobilier (pagode, torii, sorintô, ponts, portes) et un pavillon de thé remplacé en 1967 par la société des maîtres de thé de l'école Urazenké de Kyoto. Des cérémonies du thé y sont toujours pratiquées.
  • un jardin japonais moderne, a remplacé partiellement en 1990 le premier jardin, avec ses deux ponts de bois, sa montagne couverte d'azalées (évocation du mont Fuji) et ses berges de galets conçus par le paysagiste Fumiaki Takano. En hommage à Albert Kahn, F. Takano a organisé son jardin autour d'un cours d'eau qui évoque la vie et l'œuvre du banquier, de la naissance (cône de galets) à la mort (tourbillon inversé).
  • un jardin à la française créé en 1895 par deux prestigieux paysagistes de l'époque : Henri et Achille Duchêne, il comprend un salon de verdure dont les parterres symétriques s'organisent devant les serres d'un jardin d'hiver (Palmarium) et un verger ornemental, où des arbres fruitiers taillés (essentiellement des poiriers et des pommiers) sont associés à des rosiers anciens sur des parterres géométriques.
  • un jardin anglais où des fabriques de jardins (un cottage, un pont de rocailles, un puits -unique vestige d'une laiterie détruite en 1952 dans un incendie) sont disposées sur le pourtour d'une vaste pelouse vallonnée où serpente une rivière. De très grands arbres présentent une large diversité d'essences (séquoïa, ginkgo, palmiers chanvres, tulipiers de Virginie, etc.) témoignent du goût d'Albert Kahn pour la richesse végétale.
  • Une forêt vosgienne rappelle au banquier les paysages de son enfance. L'ensemble planté de pins et d'épicéa, reconstitue sur 3 000 m² le versant lorrain du massif des Vosges parsemé de rochers de granit, tandis que le versant alsacien des Vosges s'organise autour d'une combe parsemée de quartiers de grès.
  • une « forêt bleue » située sous les fenêtres de la maison d'Albert Kahn présente un ensemble de cèdres de l'Atlas et d'épicéas du Colorado dont les aiguilles forment un écran végétal gris-bleu où contrastent au printemps des fleurs d'azalées et de rhododendrons. L'ensemble évoque un tableau végétal dédié à la couleur au centre duquel un marais, double plan d'eau agrémenté de plantes aquatiques, permet des jeux de lumière.
  • Une forêt dorée et sa prairie d'herbes hautes mêlées de fleurs vivaces, sont plantés de bouleaux qui se parent de teintes dorées à l'automne.

Les jardins sont ouverts au public.

Lanterne dans partie jardin japonais traditionnel.

Le musée Albert-Kahn[modifier | modifier le code]

Après la faillite de la banque Kahn en 1932 à la suite de la crise de 1929, la propriété d'Albert Kahn est saisie en 1933. En 1936, elle est acquise, ainsi que les Archives de la Planète, par la préfecture de la Seine. En 1937, les jardins d'Albert Kahn sont ouverts au public. Le département des Hauts-de-Seine, suite à sa création en 1968, devient propriétaire du site et des collections dont il est garant de la conservation.

En avril 1974, Jeanne Beausoleil est nommée conservatrice en chef de l'ensemble du fonds Albert-Kahn, et directrice du Musée. Elle constitue sa propre équipe de chercheurs et de techniciens et entame un travail monumental de recherches historiques sur la personnalité du banquier philanthrope, mais également de restauration des films et des plaques photographiques du fonds Kahn. Elle porte enfin à la connaissance du public les divers aspects de l'œuvre d'Albert Kahn en créant des expositions thématiques permanentes et temporaires, en France et à l'étranger, en partenariat avec le Conseil général, et par la publication de nombreux ouvrages. En 1986, l'établissement devient juridiquement un musée. Depuis la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002 « relative aux musées de France », le musée est labellisé « musée de France ». En 1990, une galerie d'exposition de 650 m2 est construite.

Chaque année, des expositions temporaires sont organisées. Celles-ci peuvent aborder un pays, une région ou une ville à une époque donnée : la Macédoine en 1913 (2002), la Suède en 1910 (2003), l'Irlande en 1913 (2005), le Maghreb (2006) et l'Inde (2008), la Bretagne (2009), le Japon (2010) ; mais également traiter d'une question plus générale comme le centenaire de la photographie en couleur (2003) ou d'un thème plus particulier comme le jardin du lettré en Chine du Sud (2004).

Panorama du jardin japonais moderne

Le musée a reçu 113 566 visiteurs en 2010 selon l'office du tourisme du département des Hauts-de-Seine. C'est le site le plus visité du département.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. de Givry, G. Baud-Berthier, J. Beausoleil, M. Farris, C. Lemoing, Les jardins Albert-Kahn, collection « L'esprit des lieux », édition JDG Publications, DG Publications, 2004 (résumé).
  • Albert Kahn, Henri Bergson. Correspondances. Commentées par Sophie Cœuré et Frédéric Worms. 155 p. Coédition : Desmaret / Musée départemental Albert-Kahn, Jeanne Beausoleil et Xavier Truti. Paris, 2003.
  • Jardins-rébus, Érik Bullot, Actes Sud, 1999. (ISBN 978-2-7427-2322-5)

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)[PDF]Veille Info Tourisme, p. 121, consulté le 22 mai 2010