Roger Karoutchi

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Roger Karoutchi
Roger Karoutchi lors du meeting UMP du 18 février 2010 à Issy-les-Moulineaux (92).
Roger Karoutchi lors du meeting UMP du 18 février 2010 à Issy-les-Moulineaux (92).
Fonctions
Sénateur des Hauts-de-Seine
En fonction depuis le 1er octobre 2011
24 juillet 200928 juillet 2009
17 décembre 199918 juin 2007
Vice-président de l'UMP
15 janvier 201315 juin 2014
Président Jean-François Copé
Secrétaire d'État chargé
des Relations avec le Parlement
18 mai 200723 juin 2009
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon I
François Fillon II
Prédécesseur Henri Cuq
Successeur Henri de Raincourt
Biographie
Date de naissance 26 août 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Casablanca (Maroc)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de IEP d'Aix-en-Provence
Profession Inspecteur général de l'Éducation nationale

Roger Karoutchi, né le 26 août 1951 à Casablanca, est un homme politique français. Il est secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement dans les gouvernements François Fillon I et Fillon II, du 18 mai 2007 au 23 juin 2009. Devenu ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'OCDE, il retrouve son siège de sénateur des Hauts-de-Seine en 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Roger Karoutchi est le fils d'Halter Karoutchi (chirurgien-dentiste) et de Solange Fedida (femme au foyer)[1]. Il est issu d'une famille d'origine juive marocaine d'Essaouira (Mogador), arrivée au Maroc en provenance de Livourne (Italie) au XVIIIe siècle. Une partie de la famille Karoutchi a émigré en Israël, où son cousin, Mike Karoutchi, est chanteur[2].

Agrégé d'histoire, titulaire d'une maîtrise de droit et ancien élève de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[3], il est professeur puis, à partir de 1997, inspecteur général de l'Éducation nationale.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Professeur d'histoire et d'économie à Goussainville et à Paris (1975-1989), Roger Karoutchi se lance en politique, dès l'âge de 16 ans, en adhérant au parti gaulliste. Délégué national du RPR, chargé de la jeunesse de 1981 à 1985, il seconde, en 1981, Nicolas Sarkozy, alors président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle, avant de devenir délégué national à la jeunesse du RPR, puis chargé de mission auprès du secrétaire général du RPR (1985-1986).

Comme délégué national des Jeunes RPR, il crée les premières universités d'été d'un mouvement politique en France. Dans son équipe, se retrouvent Renaud Muselier, Thierry Mariani, Marie-Thérèse Fioravante, Cyrille Emery ou Thierry Baudier.

À partir de 1986, il entre aux côtés de Philippe Séguin, comme chargé de mission auprès du ministre des Affaires sociales et de l'Emploi (1986-1988), chargé notamment des discours, avant de devenir son chef de cabinet de 1993 à 1997 quand ce dernier est président de l'Assemblée nationale, puis conseiller politique du même homme, devenu président du RPR, de 1997 à 1999.

Pendant toutes ces années, il exerce dans le même temps différentes fonctions au RPR, comme délégué national à la formation (1989), membre du conseil national, secrétaire national chargé de l'administration générale et de l'animation (1998-1999), secrétaire national aux élections, puis à la politique européenne et à l'administration générale (1999).

Roger Karoutchi en 2007.

Il est membre du cabinet du président Séguin à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, député européen de 1997 à 1999 et sénateur des Hauts-de-Seine de 1999 à 2007.

Président du groupe RPR (1998-2002), puis du groupe UMP au conseil régional d'Île-de-France (depuis 2002), il est battu le 22 mars 2009 lors de la primaire l'opposant à Valérie Pécresse, en vue des élections régionales de 2010, qui recueille 59,9 % des suffrages[4].

Il soutient activement Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. Après l'élection de ce dernier, il est, de 2007 à 2009, secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement. Lors des élections municipales de 2008, Roger Karoutchi est élu sur la liste de rassemblement UMP-DVD-Associative de Villeneuve-la-Garenne.

Il est par ailleurs secrétaire national fonctionnel chargé des fédérations UMP et président-fondateur de la Fédération nationale des élus régionaux (FNER) qui réunit, depuis juillet 1998, les élus régionaux de droite et du centre.

Détaché de son service d'inspecteur général de l'Éducation nationale pour exercer son mandat de sénateur, il y a été réintégré dans cette fonction le 1er janvier 2012 afin de faire valoir ses droits à la retraite[5].

Le 18 juin 2012, il lance son propre mouvement « Rassemblement gaulliste »[6]. Cette initiative se solde par le dépôt le 18 septembre d'une « motion gaulliste », « Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France », en vue du vote des militants instaurant des « mouvements » au sein de l'UMP. Il en est l'un des principaux animateurs, avec Henri Guaino et Michèle Alliot-Marie[7].

À l'occasion du congrès de l'Union pour un mouvement populaire de 2012, il soutient la candidature de Jean-François Copé, devenant son directeur de campagne. Dans les Hauts-de-Seine, où il est sénateur, il fédère une alliance « Balkany - Jean Sarkozy - Kossowski - Solère », laquelle réunit pour Jean-François Copé 44,6 % des suffrages exprimés du département[8].

En janvier 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

En septembre 2013, il annonce qu'il ne sera pas à nouveau candidat à une primaire UMP en vue des élections régionales prévues pour 2015 et se rallie à Valérie Pécresse[9].

Après le renouvellement de la moitié du Sénat en septembre 2014, il présente sa candidature pour présider le groupe UMP. Il est largement battu à cette occasion par Bruno Retailleau, sénateur de Vendée soutenu par François Fillon, Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin[10].

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme vice-président du Conseil nationale d'investiture[11].

Détails des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

  • Délégué national du RPR, chargé de la jeunesse (1981-1985)
  • Chargé de mission auprès du secrétaire général du RPR (1985-1986)
  • Délégué national à la formation (1989)
  • Membre du conseil national du RPR
  • Secrétaire national chargé de l'administration générale et de l'animation au RPR (1998-1999)
  • Secrétaire national aux élections du RPR, puis à la politique européenne et à l'administration générale (1999)
  • Secrétaire national de l'UMP, chargé de l'animation et de la formation et des fédérations (depuis décembre 2004)
  • Délégué général de l'UMP chargé de l'Île-de-France
  • Secrétaire départemental de l'UMP des Hauts-de-Seine
  • janvier 2013 - 15 juin 2014 : vice-président de l'UMP

Carrière élective[modifier | modifier le code]

Carrière ministérielle[modifier | modifier le code]

Carrière médiatique[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 2009, il rend publique son homosexualité dans une interview à l'AFP en déclarant : « Oui j'ai une vie. Je ne suis ni dans la dissimulation, ni dans l'ostentation. Je le dis de manière naturelle. J'ai un compagnon et je suis heureux avec lui. Comme je suis heureux, je ne vois pas pourquoi il faudrait que je le cache »[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who's who, La biographie de Roger Karoutchi
  2. Article de l'Express sur Roger Karoutchi. Cependant un autre article de presse le présente comme son frère : Biographie de Roger Karoutchi sur le site de LCI.
  3. « Un soupçon de vantardise sur les CV ministériels », Rue 89, 18 septembre 2007
  4. « Valérie Pécresse remporte la primaire UMP pour les régionales en Île-de-France », Le Nouvel Observateur, 22 mars 2009.
  5. Bulletin officiel de l'Éducation nationale no 7 du 16 février 2012.
  6. UMP : Karoutchi lance son mouvement, Le Figaro, 18 juin 2012.
  7. http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/congres-ump-motion-commune-des-differentes-chapelles-gaullistes_1160959.html
  8. France Télévision -« Qui de Copé ou de Fillon a gagné dans votre département ? »
  9. Philippe Goulliaud, « Karoutchi : "Je ne serai pas candidat aux régionales" », Le Figaro, samedi 21 / dimanche 22 septembre 2013, page 4.
  10. François Vignal, « Groupe UMP du Sénat : la surprise Retailleau », Public Sénat,‎ 2 octobre 2014
  11. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  12. « Roger Karoutchi (UMP) rend publique son homosexualité », Le Monde,‎ re-publié le 3 juillet 2012
  13. http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/59037/date/2011-02-07/article/les-negres-des-politiques-tombent-le-masque/
  14. http://www.lepoint.fr/politique/brighelli-le-negre-favori-des-politiques-20-10-2011-1389913_20.php
  15. http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/03/04/la-vie-des-autres_1314398_3260.html

Liens externes[modifier | modifier le code]

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