Garches

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article homophone, voir Garche.
Garches
L'Hôtel de ville de Garches, et le parc environnant.
L'Hôtel de ville de Garches, et le parc environnant.
Blason de Garches
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Arrondissement Nanterre
Canton Garches
Intercommunalité Communauté d'agglomération Cœur de Seine[Note 1]
Maire
Mandat
Jacques Gautier
2014-2020
Code postal 92380
Code commune 92033
Démographie
Gentilé Garchois
Population
municipale
18 118 hab. (2011)
Densité 6 637 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 43″ N 2° 11′ 07″ E / 48.8453, 2.1853 ()48° 50′ 43″ Nord 2° 11′ 07″ Est / 48.8453, 2.1853 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 164 m
Superficie 2,73 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

Voir sur la carte administrative des Hauts-de-Seine
City locator 14.svg
Garches

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine

Voir sur la carte topographique des Hauts-de-Seine
City locator 14.svg
Garches

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Garches

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Garches
Liens
Site web ville-garches.fr

Garches (prononcé [ ɡaʁʃ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française du département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France. Située sur le versant d'un coteau, entre le parc de Saint-Cloud et le bois de Saint-Cucufa, Garches est un lieu résidentiel comprenant de nombreux pavillons.

Garches, commune huppée, est également connue par de nombreux accidentés de la route, pour l'hôpital Raymond-Poincaré de réputation internationale, spécialisé en traumatologie, accidents de la route et en rééducation des handicapés physiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Garches est une commune de la banlieue ouest de Paris à 11,9 kilomètres à l'ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris[1]. Son altitude[2] est de 98 m pour le point le plus bas, à l'angle de la rue Porte Jaune et CD 907 et 162 m pour le point le plus élevé, Cité Poincaré (allée de la marche).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 269 hectares ; l'altitude varie entre 98 et 164 mètres[3].

Les coordonnées géographiques en Lambert-93 du chef-lieu en hectomètres sont : X = 6 403 hectomètres et Y = 68 609 hectomètres. La commune est souvent nommée « la botte de Garches » de par sa forme en botte (voir représentation ci-contre).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l'Île-de-France est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Garches sont les stations franciliennes de Météo-France : Orly et aéroport de Vélizy-Villacoublay[4]. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. Le tableau suivant permet de comparer le climat francilien avec celui de quelques grandes villes françaises :

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Orly[5] 1 797 615 16 20 31
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :

Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1,3 3 5,3 8,8 11,9 13,8 13,4 11,2 7,9 3,8 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 3,3 4,4 6,8 9,8 13,5 16,7 18,9 18,6 16 11,9 6,8 4,1 10,9
Température maximale moyenne (°C) 5,8 7,5 10,7 14,2 18,1 21,5 24 23,8 20,9 15,9 9,8 6,6 14,9
Humidité relative (%) 86 80 76 72 72 71 70 71 77 83 86 86 78
Source : Infoclimat [6]


Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 12,4 10,3 7 1,6 0 0 0 0 0 0,2 5,4 11,6 48,6
Source : Infoclimat [6]


Relevés météorologiques en Île-de-France (station d'Orly 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Record de froid (°C)
date du record
−16,8
1985
−15
1956
−9,4
2005
−4,3
1921
−1,3
1957
3,2
1975
6,7
1922
5,6
1923
1,7
1952
−3,9
1955
−9,6
1921
−13,3
1964
Record de chaleur (°C)
date du record
16,5
2003
20
1990
24,5
1955
29,4
1949
35
1922
37
1947
39,2
1947
40
2003
33
1949
31,3
1921
20,1
1993
17,3
1989
Source : JournalduNet [5]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare de Garches - Marnes-la-Coquette

Garches est reliée de plusieurs façons au réseau de transport de l'Île-de-France :

Note : Les lignes I-LAB, I-LFA, 37 et 38 sont des lignes à vocation scolaire.

Garches met à la disposition des personnes à mobilité réduite un minibus : « L'autre bus » [7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 273 ha, occupés à 54,7 % par des espaces verts, soit une moyenne de 82 m2 par habitant[réf. nécessaire].

Occupation des sols en 2003
Type d'occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 85,63 % 233,80
Espace urbain non construit 14,37 % 39,23
Espace rural 0,00 % 0,00
Source : Iaurif[8]

L’Insee découpe la commune en huit îlots regroupés pour l'information statistique, soit Buzenval, La Verboise, Les Bures, Côte Saint-Louis, Mairie, Petit Garches, Porte jaune et Poincaré[9].

Logement[modifier | modifier le code]

Au 1er juillet 2005, la part des résidences principales était de 92,5 %. 58 % des occupants étaient propriétaires et 38 % étaient locataires. 75 % des logements étaient des appartements et le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,7. L’ancienneté moyenne d'emménagement dans la résidence principale était de 13 ans[10].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Des projets d'aménagement du centre ville, comportant logements, parkings et équipements publics (crèche, jardin d'enfants, locaux techniques pour le marché forain, salle de réunions) prévus pour 2012 ont été retardés en raison des recours formés par une association.[réf. nécessaire]

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est dans un texte écrit en 1063 qu'apparaît pour la première fois la commune, sous le nom de Garziacus, forme suspecte. Dès le XIVe siècle, on trouve la forme actuelle Garches.

Ernest Nègre[11] suggère le nom d'homme germanique Waracus suivi du suffixe -as. Albert Dauzat et Charles Rostaing[12] y voient une variante du bien connu Guerche issu du francique *werki, ouvrage défensif.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'habitats préhistoriques des époques paléolithique et néolithique ont été relevées au début du XXe dans une sablière[13].

Première mention du village en 1170.

L'église fondée par Robert de la Marche, fut, en 1297, la première dédiée à saint Louis qui un an auparavant avait été canonisé[14].

Le territoire de Villeneuve-l'Etang, désormais appelé Marnes-la-Coquette, est séparé de Garches en 1702.

Accroissement du village au XVIIIe siècle, avec l' extension des vignobles.

Le village est très endommagé lors du siège de Paris en 1870. Le 19 janvier 1871, le général Trochu et ses hommes livrèrent en vain les batailles de Montretout-Garches-Buzenval, ce qui anéantit une partie de la ville[13].

Ancien relais de chasse de Charles X dans le Parc de Saint-Cloud.

Arrivée du chemin de fer en 1884 et percement de la rue menant de la gare à l'église.

Nombreux lotissements dans la période 1875-1925[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, Garches fait partie des 82 communes[16],[17] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter.

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Garchois ont très majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 72,46 % de Oui contre 27,54 % de Non avec un taux d’abstention de 25,01 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %)[18].

À l’élection présidentielle française de 2007[19], le premier tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 49,78 % soit 5 229 voix, suivi de François Bayrou avec 21,24 % soit 2 231 voix, puis de Ségolène Royal avec 16,79 % soit 1 764 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,41 % soit 568 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 70,02 % soit 7 010 voix pour Nicolas Sarkozy contre 29,98 % soit 3 002 voix pour Ségolène Royal, résultat beaucoup plus tranché que la moyenne nationale[20] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 18 455 inscrits sur les listes électorales garchoises, 88,76 % soit 10 613 voix ont participé aux votes, le taux d’abstention fut de 11,24 % soit 1 344 voix, 1,03 % soit 109 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 98,97 % soit 10 504 voix se sont exprimées.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 33 membres dont le maire et neuf maire-adjoints[21].

Conseil municipal de Garches (mandature 2008-2014)[22]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Pour Garches avec Jacques » UMP Jacques Gautier 28 Majorité
« Garches autrement » PS Aude Fourlon 3 Opposition
« Garches en mouvement » MoDem Jean-Marc Filias 1 Opposition
« Garches est à vous » DVD Olivier Delourme 1 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jacques Gautier, actuel maire de Garches.
Article détaillé : Liste des maires de Garches.

Depuis 1971, trois maires se sont succédé à Garches :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
27 mars 1971 18 octobre 1973 Pierre Gauthier    
24 octobre 1973 23 mars 1989 Yves Bodin    
24 mars 1989 en cours Jacques Gautier UMP Sénateur

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La Ville de Garches dépend pour la police nationale, du commissariat de Saint-Cloud qui couvre les communes de Garches, Marnes-la-Coquette, Saint-Cloud et Vaucresson.

Garches relève du tribunal d'instance[24] ainsi que du tribunal de police de Boulogne-Billancourt[25].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La politique environnementale de la mairie suscite une opposition de la part des associations Garches Est à Vous, Garches Patrimoine et Garches Environnement. En 2010, la ville a entrepris l'élaboration de son Agenda 21.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2010, Garches est jumelée avec :

La cérémonie officielle de jumelage avec cette ville allemande située à une vingtaine de kilomètres de Munich s'est déroulée le 18 septembre 1994[27].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 18 118 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
602 605 680 670 794 976 1 120 1 210 1 256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 339 1 443 1 455 1 235 1 366 1 607 1 837 2 040 2 602
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 333 3 847 4 307 5 529 6 473 7 377 7 472 8 828 10 447
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
13 244 14 217 17 998 18 094 17 957 18 036 18 210 18 118 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,7 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,7 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,3 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 23,6 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 18,1 %) ;
  • 52,3 % de femmes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 13,9 %, 30 à 44 ans = 23,5 %, 45 à 59 ans = 19,8 %, plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Garches en 2007 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,9 
5,6 
75 à 89 ans
8,2 
12,3 
60 à 74 ans
13,2 
19,0 
45 à 59 ans
19,8 
23,6 
30 à 44 ans
23,5 
16,0 
15 à 29 ans
13,9 
23,3 
0 à 14 ans
20,4 
Pyramide des âges du département des Hauts-de-Seine en 2007 en pourcentage[31]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
4,8 
75 à 89 ans
7,8 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
18,5 
45 à 59 ans
18,9 
24,7 
30 à 44 ans
23,3 
21,0 
15 à 29 ans
19,9 
20,6 
0 à 14 ans
18,1 

Au 1er juillet 2005, le nombre de ménages était de 17959, en augmentation de 363 par rapport à 1999. La part des ménages dont la personne de référence est active est de 71 %, et le nombre moyen de personnes par ménage était de 2,4 [10].

Évolution de la pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Évolution de la pyramide des âges de la commune de Garches, comparaison entre l'année 2006 et 1990[32],[33] :

Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
21 
90 et plus
88 
473 
75 à 89
763 
1 055 
60 à 74
1 236 
1 625 
45 à 59
1 913 
2 040 
30 à 44
2 217 
1 410 
15 à 29
1 330 
2 058 
0 à 14
1 983 
Pyramide des âges en 1990 en nombre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
95 et plus
18 
360 
75 à 94
655 
897 
60 à 74
1 090 
1 579 
45 à 59
1 651 
2 090 
30 à 44
2 334 
1 875 
15 à 29
2 017 
1 732 
0 à 14
1 652 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Garches est située dans l'académie de Versailles.

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

La ville administre trois écoles maternelles et trois écoles élémentaires communales. Elle dispose par ailleurs d'une école privée catholique : l'école Jean-Paul-II. Le département gère un collège : le collège Henri-Bergson.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

L’hôpital Raymond-Poincaré

Sports[modifier | modifier le code]

En 2010, le club EPAM, par l'intermédiaire des patineurs Pierre Mériel et Prescillia Henneguelle, ramène des championnats d'Europe et du championnat du monde, en catégorie Junior, la première médaille d'or française en couple danse.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Garchois disposent de lieux de culte catholiques.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paroisse des Hauts-de-Seine.

Depuis janvier 2010, la commune de Garches fait partie du doyenné des Collines, l'un des neuf doyennés du diocèse de Nanterre[34].

Au sein de ce doyenné, le lieu de culte catholique est l'église Saint-Louis qui relève de la paroisse Saint-Louis[35],[36].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 47 599 €, ce qui plaçait Garches au 490e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[37].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune comprend de nombreux monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France[38].

Monuments et sites, inventaire au 31 décembre 2005
Intitulé Ensemble classé Ensemble inscrit
Ancien hospice Brézin : ensemble des bâtiments et chapelle x
Intitulé Monument classé Monument inscrit
Villa de M. Nubar par A. Perret, 75 rue du 19-Janvier x
Intitulé Site classé Site inscrit
Jardins et laboratoires du Docteur-Debat x
Bois de Fausses-Reposes x
Domaine de Saint-Cloud avec le parc de Villeneuve-l'Etang x
Hippodrome de Saint-Cloud x
Source : Iaurif[39]

L'église Saint-Louis[modifier | modifier le code]

La construction de cette église a démarré dès la canonisation de saint Louis en 1298, comme en témoigne la plaque commémorative à l'entrée de l'église[40]. C’est la première église en France à être consacrée à saint Louis[41]. L'église d'origine, construite en 1209 a été partiellement détruite en 1871 lors de la bataille de Buzenval. Reconstruite en 1876 par l' architecte Blondel et l' entrepreneur Tillet, c’est l’église que l’on voit aujourd’hui. Le cimetière qui lui était accolé fut déplacé en 1930. La restauration de l’église a débuté en 1980 par les vitraux du 19e puis en 1983 par la restauration de l’orgue d’origine, totalement rénové et agrandi. La flèche a été reconstruite en 1988, la Croix a été bénie en 1989, le tympan sculpté en 1990, la rénovation de l’intérieur en 1995 suivie de celle des façades[42]. Une cloche, datée de 1787, a été classée à l'inventaire des monuments historiques le 27 avril 1944[43].

La maison de Louis Pasteur[modifier | modifier le code]

En 1884, Louis Pasteur utilisa une propriété de Villeneuve-l'Étang pour ses recherches. Aujourd'hui, cette propriété est une annexe de l'Institut Pasteur et se trouve sur le territoire voisin de la commune de Marnes-la-Coquette.

Monument commémoratif des combats de 1871[modifier | modifier le code]

Le nord de Garches a été marqué par les combats du 19 janvier 1871, lorsque les Parisiens assiégés ont tenté de forcer le blocus Allemand pour rejoindre les troupes Françaises de Versailles. Des monuments commémorent cet évènement, rue du 19 janvier et rue du Colonel-de-Rochebrune.

L'école[modifier | modifier le code]

Les bâtiments de l'école primaire Pasteur B ont été construits en 1907 par L. Larlat, architecte communal et par Beaudoin, entrepreneur, et surélevés d' un étage en 1908 ; les préaux ont été supprimés en 1930[44].

L'ancien hospice Brézin[modifier | modifier le code]

Les bâtiments de l'école primaire Pasteur B ont été construits en 1836. Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments ainsi que la chapelle ont été classées à l'inventaire des monuments historiques le 28 septembre 1978[45].

Il convient de ne pas confondre ces bâtiments avec ceux de l'hospice de la Reconnaissance, construit entre 1837 et 1846 par Pierre Gauthier, prix de Rome, sur un terrain et avec des fonds légués à l'Assistance publique par Michel Brézin. L'hospice est transformé en hôpital et de 1932 à 1936 puis l'hôpital Raymond Poincaré est construit à l'arrière et à l'est de l'hospice[46]. Le nom du Président de la République Raymond Poincaré, Président du 18 février 1913 au 18 février 1920 et Président du Conseil des ministres après cette date, décédé le 15 octobre 1934 à Paris 16e lui a été donné.

Le parc du domaine des quatre-vents[modifier | modifier le code]

Ce parc, situé 29bis rue du 19 janvier, présente des jardins remarquables[47].

Fondation Casimir Davaine[modifier | modifier le code]

Cette maison, situé 23 avenue de Brétigny, a été construite entre 1870 et 1880 pour Casimir Joseph Davaine (1812-1882), biologiste émérite, précurseur de Pasteur. Elle a été léguée en 1891 par la veuve de Davaine à l'Assistance publique pour y créer un centre de convalescence pour filles entre 4 et 12 ans de toute religion[48].

Cité ouvrière du docteur Debat[modifier | modifier le code]

Cette cité, situé 161 rue de Buzenval, a été construite à proximité du laboratoire Debat de 1947 à 1956 par l'architecte René Crevel. Elle comprend sur deux hectares une salle des fêtes, une garderie d' enfants, un tennis et une vingtaine de maisons pour loger cinquante familles du personnel du laboratoire. Certaines maisons sont ornées de fresques exécutées en 1954 par Clément Serveau[49].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Garches

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

D'argent à la croix pattée de gueules cantonnée en chef à dextre d'une feuille de vigne de sable, en chef à senestre et en pointe à dextre d'un mur plein maçonné de sable, en pointe à senestre d'une feuille de chêne de sable, sur le tout d'azur à la fleur de lys d'or.

L'azur à la fleur de lys d'or fait référence à saint Louis, roi de France, et patron de la paroisse de Garches. La croix pattée de gueules est une référence aux croisades auxquelles il a participé. Les deux murs maçonnés de sable font référence aux deux briqueteries ayant été établies sur la ville. La feuille de vigne rappelle les nombreuses vignes présentes au XIXe siècle et la feuille de chêne rappelle les forêts des alentours.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Sart, Garches, arrêt sur images, 1999
  • Collectif, Saint-Louis en toute confidence, plaquette consacrée à l'église Saint-Louis, éditée par la société historique de Garches, janvier 2007, 100 pages[50]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Garches et Paris » (consulté le 7 septembre 2009)
  2. « Notre ville », sur site de la ville de Garches (consulté le 7 septembre 2009)
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  4. « Fiche sur Garches », sur Météo France (consulté le 6 septembre 2009)
  5. a et b « Données climatiques de la station d’Orly - Val-de-Marne (94310) », sur www.journaldunet.com (consulté le 6 septembre 2009)
  6. a et b « Orly, Val-de-Marne(94), 89m - [1961-1990] », sur www.infoclimat.fr (consulté le 2 septembre 2009)
  7. « Transports », sur site de la ville de Garches (consulté le 9 septembre 2009)
  8. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009
  9. « Plan d'assemblage Grands Quartiers - IRIS 2000 – Garches », sur le site de l'Insee (consulté le 28 février 2011)
  10. a et b « Saint-Cloud Chiffres clés / Enquêtes annuelles de recensement de 2004 à 2007 », sur site de l’INSEE,‎ juin 2008 (consulté le 9 septembre 2009)
  11. Toponymie générale de la France, Librairie Droz 1991.
  12. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, édition Larousse 1968.
  13. a et b Découvrir les Hauts-de-Seine, p. 40, Jean-Michel Dechambre, éditions Horvath, 1980
  14. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  15. « Garches : Inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  17. Liste des communes équipée de machines de vote électronique dans le 92
  18. « Scrutin du 29 mai 2005 sur la constitution européenne - Antony », sur ministère de l'intérieur (consulté le 10 septembre 2009)
  19. « Résultats électoraux du premier tour et du second tour », sur journal Le Figaro (consulté le 10 septembre 2009)
  20. « Résultats électoraux indexés », sur ministère de l'intérieur (consulté le 22 novembre 2008)
  21. « L'administration municipale », sur site de la ville de Garches (consulté le 9 septembre 2009)
  22. « Election municipale (mars 2008) », sur www.linternaute.com (consulté le 13 septembre 2009)
  23. « Nos maires, les garants de la cité », sur site de la ville de Garches (consulté le 7 septembre 2009)
  24. « Tribunal d'instance de Boulogne-Billancourt », sur cour d'Appel de Versailles (consulté le 11 septembre 2009)
  25. « Tribunal de Boulogne-Billancourt », sur cour d'Appel de Versailles (consulté le 11 septembre 2009)
  26. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 11 janvier 2010)
  27. « Le jumelage », sur site de la ville de Garches (consulté le 7 septembre 2009)
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  30. « Évolution et structure de la population à Garches en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  31. « Résultats du recensement de la population des Hauts-de-Seine en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 septembre 2010)
  32. « Recensement en 2006 - Population totale par sexe et âge », sur INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  33. « Recensement en 1990 - Population totale par sexe et âge », sur INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  34. « Carte des doyennés janvier 2010 », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  35. « Liste des paroisses des Hauts-de-Seine », sur le site du diocèse de Nanterre (consulté le 18 septembre 2011)
  36. « Page d'accueil », sur le site de la paroisse Saint-Louis de Garches (consulté le 18 septembre 2011)
  37. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  38. « Garches », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. Fiche communale d'occupation des sols sur le site de l'Iaurif. Consulté le 8 septembre 2009
  40. « Notice no IM92000978 », base Palissy, ministère français de la Culture
  41. « L'église Saint-Louis », sur site de la ville de Garches (consulté le 7 septembre 2009)
  42. « Notice no IA00048601 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  43. « Notice no PM92000057 », base Palissy, ministère français de la Culture
  44. « Notice no IA00048565 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  45. « Notice no PA00088109 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Notice no IA00048572 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « Notice no IA92000460 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Notice no IA00059442 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Notice no IA00048574 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Saint-Louis en toute confidence », sur site de la ville de Garches,‎ janvier 2007 (consulté le 7 septembre 2009)