Campagne de Yougoslavie

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Campagne de Yougoslavie
National Liberation War collage.jpg
Informations générales
Date 6 avril 1941 - 15 mai 1945
Lieu Yougoslavie
Casus belli Invasion de la Yougoslavie
Issue Victoire des Résistants communistes.

La Yougoslavie devient en novembre 1945 la République fédérative populaire de Yougoslavie.

Belligérants
Drapeau : Yougoslavie Partisans communistes

puis :
Drapeau : Yougoslavie Armée populaire yougoslave[1]
Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique (1944-1945)

Drapeau : Troisième Reich Reich allemand
Drapeau de la Croatie État indépendant de Croatie
Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d'Italie
Drapeau bulgare Royaume de Bulgarie
Hongrie Royaume de Hongrie
Drapeau : Serbie Gouvernement de salut national serbe
Drapeau de l'Albanie Royaume d'Albanie
Flag of Montenegro (1905-1918 & 1941-1944).svg Royaume du Monténégro
Flag of Slovenian axis supporters during WWII.png Garde nationale slovène
Chetniks Flag.svg Tchetniks
Drapeau : Royaume de Yougoslavie Royaume de Yougoslavie (1941)
Commandants
Josip Broz Tito Maximilian von Weichs
Alexander Löhr
Ante Pavelić
Draža Mihailović
Pertes
305 672 Allemagne :
24 267 morts, 12 060 disparus
Oustachis :
env. 240 000
Tchetniks :
env. 166 000
Seconde Guerre mondiale
Batailles
Batailles et opérations des campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée

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Front d'Europe de l'Ouest


Front d'Europe de l'Est


Bataille de l'Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

La Campagne de Yougoslavie durant la Seconde Guerre mondiale vit, après l'invasion du royaume par les forces de l'Axe le 6 avril 1941, le développement d'importants mouvements de résistance, qui finirent par remporter la victoire militaire contre les forces d'occupation, avec pour conséquence la prise de pouvoir par le chef communiste Tito.

Invasion et démantèlement de la Yougoslavie[modifier | modifier le code]

Partition de la Yougoslavie en 1941.

La Yougoslavie est envahie sur toutes ses frontières, sauf celles de la Grèce. l'armée royale ne résiste que onze jours. Le 17 avril 1941, une capitulation est signée. Le roi Pierre II et le gouvernement s'exilent à Londres, le pays est aussitôt démantelé:

En Croatie, les Allemands offrent d'abord le pouvoir à Maček, chef du Parti paysan, majoritaire. Ce dernier, membre du gouvernement en exil décline la proposition, mais rentre néanmoins en Croatie et reconnait le nouvel "État indépendant" désormais aux mains d'Ante Pavelić, chef du parti d'extrême-droite des Oustachis. La hiérarchie catholique, avec l'archevêque de Zagreb Mgr Stepinac a la même attitude. Ces ralliements s'expliquent par le fait que la Yougoslavie représentait pour la plupart des Croates un État oppresseur et que l'indépendance de la Croatie répondait à leurs vœux[2].

Contrairement à la Croatie, en Serbie, le démantèlement du pays et l'occupation allemande, précédée par le bombardement de Belgrade sont ressentis comme une lourde défaite, mais les Allemands trouvent quand-même des collaborateurs pour former un gouvernement, d'abord avec d'obscurs politiciens, mais ensuite à partir d'août 1941 le général Milan Nedić forme un gouvernement qui comprend également deux autres généraux de l'armée royale.

La Serbie du général Nedić[modifier | modifier le code]

Le général Nedić n'adhère pas particulièrement aux idées fascistes. Sans doute veut-il protéger son peuple de l'anéantissement physique adoptant la même posture que celle de Pétain en France[2]. D'ailleurs, il s'adresse à ses compatriotes à la radio pour prêcher "l'ordre, le travail, la paix et la fraternité". La première tâche du gouvernement est de s'occuper des centaines de milliers de Serbes réfugiés de Croatie et d'autres régions où ils sont en sécurité. Nedić doit également prendre position vis-à-vis de la Résistance des Tchetniks (Četnici), d'inspiration royaliste serbe, qui s'est développée au lendemain de l'invasion et de celle des Partisans, d'inspiration communiste, qui se développe après l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'URSS. Pour éviter que les Allemands n'envoient leurs alliés oustachis et bulgares réprimer la résistance serbe, Nedić accepte de créer une gendarmerie et une Garde nationale serbe qu'il engage contre les partisans. Vis-à-vis des Tchetniks, les rapports sont beaucoup plus ambigus : des contacts multiples existent entre l'entourage de Nedić et l'encadrement militaire des Tchetniks, anticommuniste. Selon Paul Garde[2], cette collusion, plutôt que d'entraîner les forces gouvernementales vers une sorte de résistance à l'occupant, a bien davantage pour effet de tirer Draža Mihajlović, chef des Tchetniks, vers la collaboration.

Il existait avant la guerre, depuis l'assassinat du roi Alexandre un mouvement ultra-nationaliste, antisémite et d'orientation fasciste, dirigé par Dimitrije Ljotić et assez comparable aux oustachis de Croatie. Ljotić refuse d'entrer dans le gouvernement de Nedić, mais il met sur pied avec l'aide des Allemands une sorte de milice, le Corps de volontaires serbes, en position de rivalité par rapport à la Garde nationale serbe de Nedić et qui seront utilisés directement par les Allemands comme supplétifs dans la lutte contre les partisans.

La Croatie des Oustachis[modifier | modifier le code]

D'abord Royaume, sous le sceptre d'un prince de la famille de Savoie, l'État Libre de Croatie devient une république en 1943.

Le nouvel État est divisé en zones d'occupation allemande et italienne. Le régime dictatorial de Ante Pavelić commença par abolir le Parlement croate et pourchassa toute opposition. Dès la prise du pouvoir par les oustachis, des unités spéciales, placées au-dessus des lois sèment la terreur dans les villes et villages à majorité serbe et y massacrent la population. La doctrine des Oustachis est que les seuls vrais Croates sont les catholiques et les musulmans. Les Serbes, orthodoxes, ne rentrent pas dans cette catégorie. En outre, à l'instar de l'Allemagne nazie, l'État croate promulgue des lois raciales à l'encontre des Juifs, Serbes et des Tziganes.

Après les premiers massacres de Serbes, les Tchetniks sont intervenus en défenseurs des Serbes, mais ont répondu en massacrant à leur tour des Croates et des musulmans[2].

Un mouvement de Résistance d'obédience communiste, le mouvement partisan anti-fasciste émerge dès le début 1941. Il est dirigé par le Croate Josip Broz Tito. À partir de 1943, sur les vingt-six divisions des partisans, onze sont établies en Croatie. Les partisans s'ouvrent largement aux Serbes pourchassés par les Oustachis, mais comme les Oustachis et les Allemands deviennent de plus en plus impopulaires parmi les Croates et les musulmans, nombreux parmi ces derniers se joignent aussi aux partisans qui parviennent à libérer de vastes zones du territoire[2]. Il y eut plus d'une centaine d'opération anti-partisans entre 1941 et 1945[3].

Le Royaume du Monténégro[modifier | modifier le code]

Selon le souhait de Victor-Emmanuel III, le nouveau royaume est proclamé sous la forme d'un protectorat semi-indépendant du Royaume d'Italie. Le prétendant Mihailo Petrović-Njegoš refuse cependant le trône, avec pour résultat un gouvernement dirigé essentiellement par les forces d'occupation et les collaborateurs locaux, dont les frontières, fluctuantes, n'existent réellement que sur le papier et qui subit d'importantes attaques de la résistance. En 1943, les Italiens en laissent le contrôle à l'Allemagne nazie.

La résistance[modifier | modifier le code]

Les Tchetniks[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée yougoslave de la patrie.
Drapeau des Tchetniks

Unité paramilitaire serbe dirigée par Mihajlović, les Tchetniks comprennent surtout des combattants serbes et monténégrins, de tendance monarchiste et nationaliste serbe. Ils sont les premiers à résister face aux Allemands et à leurs alliés. Ils font d'abord cause commune avec les partisans de Tito et combattent occasionnellement ensemble, mais bien vite ils deviennent ennemis car un désaccord profond les oppose au sujet de l'avenir de la Yougoslavie : les premiers souhaitent une monarchie centralisée et dominée par la famille royale des Karađorđević (qui ont fondé la Yougoslavie et qui l'ont gouvernée jusqu'à la guerre), les seconds une fédération communiste de républiques égales en droit. Certains Tchetniks collaborent ensuite avec l'occupant dans des offensives contre les Partisans. De plus, ils s'adonnent rapidement à des massacres de non-serbes et de serbes ne partageant pas leur nationalisme agressif. Ces actions ne les rendent pas populaires.

Les Partisans[modifier | modifier le code]

Drapeau des Partisans

Le développement des Partisans, fondés par Josip Broz, dit Tito, se fait d'abord dans la Croatie de Ante Pavelić et dans les régions occupées par les Serbes. Les Serbes de Croatie et de Bosnie formeront 90 % de l'armée des partisans et seront pour la plupart contraints d'être partisan après avoir été chassés de leur maison par les Oustachis. En décembre 42, il y a encore, selon les mots de Tito, "une immense majorité de Serbes" dans cette Armée de Libération Nationale Yougoslave (ALNY). Pendant les années 42-43, le centre de gravité des partisans glisse plus à l'ouest, en Bosnie. Les partisans prennent progressivement le contrôle de vastes zones dans la partie ouest de la Yougoslavie, notamment en Croatie où ils réduisent ainsi l'autorité du pouvoir oustachi. En juin 1944, l'armée de Tito ne comprend pas moins de 300 000 hommes présents dans toutes les régions de Yougoslavie où ils ont libéré de nombreuses zones, y compris en Serbie où les partisans ont pu reprendre pied[2]. Il est à noter que ces hommes résistèrent seuls à 7 offensives massives de l'armée allemande, à de hardies opérations de nettoyage de la part de l'armée royale italienne et aux nombreuses actions des auxiliaires locaux de l'Axe (oustachis, tchetniks, handjars,...). Il est également à noter que les partisans ne s’adonnèrent pas à des massacres. ILs devinrent vite très populaires parmi les civils yougoslaves. Enfin, après la capitulation de l'Italie en 1943, de très nombreux soldats italiens rejoignirent les partisans.

Les forces ennemies[modifier | modifier le code]

Partition de la Yougoslavie en 1943.

Au début de 1943 opérait en Yougoslavie 7 divisions allemandes, 18 divisions italiennes, 5 divisions bulgares (incomplètes) et 3 divisions hongroises.
En juillet 1943, l'équivalent de 13 divisions allemandes plus des régiments autonomes, des régiments de police et de Waffen SS, 19 divisions italiennes plus des régiments et brigades autonomes, 7 divisions bulgares, 2 divisions hongroises.

Les troupes de l'Axe ayant combattu la résistance Yougoslave étaient notamment composées de:

Ces troupes ont lancé plus d'une centaine d'opération anti-partisans entre 1941 et 1945[4]. Le commandant des troupes allemandes en Croatie était le général Lüters.

Les militaires ayant joué un rôle : général Löhr, feld-maréchal Von Weichs, l'Obergruppenführer Phleps.

Les relations avec les Alliés[modifier | modifier le code]

Les Anglo-américains commencent par soutenir les Tchetniks de Mihajlović qui est leur allié naturel. De son côté, Staline, qui ne veut pas heurter des alliés, au lieu de reconnaître le gouvernement des partisans, reconnaît celui de Londres, regroupé autour du roi Pierre II, que Tito considère pourtant comme un ennemi, comme en témoigne ce message radio envoyé au Komintern le 25 janvier 1943 :

" Pourquoi la Yougoslavie Libre[5] ne parle-t-elle pas dans ses commentaires de cette grande offensive contre le territoire libéré où, coalisés, les Allemands, les oustachis, les Italiens et les Tchetniks de Draza Mihailovic se livrent à d'effroyables atrocités, tandis que la radio de Londres glorifie ce vil traître. Vous devez savoir qu'une fois encore ce sont les populations serbes qui sont le plus durement frappées et que la plus grande responsabilité en incombe au gouvernement yougoslave en exil à Londres"[6].

Les Britanniques, cependant, s'aperçoivent vite de l'ambiguïté des Tchetniks (dont certaines unités passent du côté de l'Axe) et de l'efficacité des partisans. En 1943, Winston Churchill fait parachuter auprès de Tito le général Fitzroy Mc Lean qui a écrit dans ses mémoires :

" Ma tâche consistait donc simplement à dire au gouvernement quels hommes, en Yougoslavie, tuaient le plus d'Allemands et à indiquer par quels moyens nous pourrions les aider à en tuer davantage..." [2].

Les Britanniques privilégient alors leur aide à Tito. Le 29 novembre 1943, le Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie, organe de direction des Partisans, se proclame seul gouvernement légitime du pays dans les régions qu'ils ont libérés, et annonce son intention de créer un nouveau régime, la Fédération démocratique de Yougoslavie. Lorsqu'il sera contraint d'évacuer Drvar, en juin 44, ils lui offrent un refuge en Italie du Sud et le transportent ensuite par la mer à l'île de Vis où il pourra s'installer sous la protection de la marine britannique. De son côté, le roi Pierre II, réfugié à Londres, reconnait également Tito comme chef de la Résistance et envisage la possibilité d'un gouvernement de coalition.

La Libération[modifier | modifier le code]

Alors que l'Armée rouge remonte vers la Hongrie après être entrée dans Sofia le 9 septembre 44, les Partisans de Tito libèrent Belgrade le 20 octobre 1944. Les Allemands résistent dans certaines régions de Bosnie, de Croatie et de Slovénie jusqu'en mai 1945. Les 14 mai et 15 mai, alors que l'Allemagne a déjà capitulé depuis une semaine, des troupes de Tito coupent la retraite d'une colonne de soldats allemands et de collaborateurs : la bataille de Poljana, remportée par les Partisans, est le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

La prise du pouvoir par les communistes[modifier | modifier le code]

Conformément à un accord passé préalablement entre Tito et Staline, alors que l'Armée rouge conquiert la Roumanie, entre à Sofia le 9 septembre 1944 et remonte ensuite vers la Hongrie, ce sont les partisans de Tito qui libèrent Belgrade le 20 septembre et poursuivent le combat contre les Allemands qui résistent en Bosnie occidentale, en Croatie et en Slovénie jusqu'en mai 1945. Le roi est mis à l'écart et la prise du pouvoir par les communistes est finalement complète sans que les alliés n'y trouvent rien à redire. Tito créera en 1945 la nouvelle République fédérative populaire de Yougoslavie (plus tard renommée République fédérale socialiste de Yougoslavie - Voir Histoire de la Yougoslavie). Il en sera le président jusqu'à sa mort, en 1980.

Massacres et pertes humaines[modifier | modifier le code]

Entre l'invasion de la Yougoslavie, en avril 1941 et sa libération complète en mai 45, en plus des affrontements strictement militaires, la Yougoslavie est marquée par différents massacres d'une ampleur considérables:

  • Tout d'abord, les massacres des Serbes par les Oustachis, au lendemain de leur prise de pouvoir, en mai 1941. Dans sa zone d'occupation, l'armée italienne s'oppose souvent aux massacres des Serbes.
  • Il y a également les victimes des camps de la mort dont le plus célèbre est celui de Jasenovac, principal camp d'internement des juifs. On enferme dans ces camps, organisés par les Oustachis eux-mêmes, des Juifs et des Tziganes, mais aussi des Serbes, et, à la fin de la guerre, des Croates qui s'opposent aux Oustachis.
  • Les Tchetniks massacrent aussi des Musulmans qui étaient avec les nazis et surtout des Croates, majoritairement des Oustachis, principalement en Bosnie-Herzégovine et dans le Sandžak.
  • Les Partisans massacrent également beaucoup d'auxiliaires de l'axe capturés qui payèrent chèrement leurs crimes . A la libération, les Anglais remettent à Tito les restes de l'armée et des fonctionnaires de Pavelić qui s'étaient rendus avec leurs familles au village frontalier autrichien de Bleiburg, en tout sur 210 000 croates, environ 163 000 périrent, presque tous exterminés dans des marches de la mort où ils parcourent des centaines de kilomètres jusqu'à l'épuisement. Cependant, de nombreux oustachis furent amnistiés par les autorités partisanes. Ceux qui furent massacrés à Bleiburg furent ceux qui se sont le plus compromis dans les massacres de civils, des prisonniers partisans et dans le génocide des juifs (camp de Jasenovac). Il avait donc de bonnes raison de fuir. Les Anglais, comme on le sait, refusèrent d’accueillir et de secourir ces éléments et les livrèrent aux partisans.

Dans les territoires sous le contrôle des Oustachis, le bilan de tous ces massacres est difficile à faire et sujet de polémique (cf. Oustachis#Les victimes des oustachis). Une étude de la fin des années 1980 du Croate Vladimir Šerjavić et du Serbe Bogoljub Kocovic, Gubici stanovnistva Jugoslavije u drugom svjetskom ratu, estime à 550 000 Serbes, 20 000 Croates, 90 000 Bosniaques (Musulmans), 60 000 Juifs, 50 000 Monténégrins et 30 000 Slovènes le nombre de victimes du régime oustachis[7],[8]. Les victimes juives et Tziganes auraient été aussi nombreuses en Serbie[réf. nécessaire].

Au total, les pertes démographiques imputables à des massacres ou à des faits de guerre s'élèvent à environ 800 000 pour l'ensemble de la Yougoslavie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudio Pavone, Une guerre civile, Essai historique sur l'éthique de la Résistance italienne, Seuil, Collection L'Univers historique, Paris 2005 (tard.franc.), ISBN 2-02-054166-1
  • Frédéric Le Moal, Le Front yougoslave pendant la seconde guerre mondiale, édition Soteca, 272 pages, 2012, ISBN 978-2-916385-53-2.

Références[modifier | modifier le code]

  1. À partir de mars 1945
  2. a, b, c, d, e, f et g Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Fayard,‎ 12 janvier 2000, broché [détail de l’édition] (ISBN 2213605599)
  3. Les opérations Anti-Partisan dans l'État indépendant de Croatie de 1941-1945
  4. Les opérations Anti-Partisan dans l'état indépendant de Croatie de 1941-1945
  5. Radio yougoslave basé à Moscou
  6. (Archives du Comité central de la LCY, fonds KI, 1943/26)
  7. (en) (en) John R. Lampe, Yugoslavia as History: Twice there was a Country, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 28 mars 2000, 487 p. (ISBN 0521774012)
  8. Catherine Lutard, Géopolitique de la Serbie-Monténégro, éditions Complexe, coll. « Géopolitique des États du monde » no 6, Paris, 1998, 143 p., (ISBN 2-87027-647-8), (notice BnF no FRBNF36997797f), page 43