Vatican durant la Seconde Guerre mondiale

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L'État de la Cité du Vatican a suivi une politique de neutralité pendant la Seconde Guerre mondiale, sous la conduite de Pie XII. Bien que la ville de Rome soit occupée par l'Allemagne à partir de 1943 et les Alliés à partir de 1944, la Cité du Vatican, elle, reste libre.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Vatican naît en 1929, dix ans avant la Seconde Guerre mondiale

La Cité du Vatican a été créée en 1929, une dizaine d'années seulement avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Les Accords du Latran de 1929 signés avec l'Italie reconnaissent la souveraineté de la Cité du Vatican . Ils déclarent la Cité du Vatican, pays neutre, dans les relations internationales et exigent que le pape s'abstienne de toute médiation à moins qu'elle ne soit demandée par les parties. En 1939, la ville-État est reconnue par trente-huit nations, avec un Corps diplomatique de treize ambassadeurs à part entière et vingt-cinq ministres[1].

L'opinion qui prévaut au Vatican, est que la clause du traité qui interdit au pape de se mêler de la vie politique italienne interdit également la condamnation de l'agression militaire italienne, lors de l'invasion italienne de l'Albanie le Vendredi saint du 7 avril au 12 avril 1939[2].

Toutefois, à plusieurs occasions, par ses encycliques, au cours des années qui précédent la deuxième guerre mondiale, Pie XI dénonce la montée de l'autoritarisme en Europe[3] : en 1926, il condamne l’Action française[3], la persécution au Mexique (Iniquis Afflictisque)[4], 1931, le fascisme (Non abbiamo bisogno), mais aussi Quadragesimo Anno. Suite à cette dernière encyclique, les chemises noires s'en prennent à l’"Action catholique italienne"[5]. En 1937, le nazisme (Mit brennender Sorge) et en 1937, le communisme (encyclique Divini Redemptoris). Il dira à un groupe de pèlerins belges cette phrase célèbre : « Nous, chrétiens, sommes spirituellement des sémites[6] ». Pie XI multiplie les accords avec les États pour préserver l'Église, y compris avec les régimes qu'il désapprouve ; il signe plus de quinze concordats ou modus vivendi, notamment avec le Portugal, avec la Tchécoslovaquie, l'Italie (accords du Latran, 1929) et le Reich allemand (1933)[7].

Relations extérieures[modifier | modifier le code]

Les déclarations publiques[modifier | modifier le code]

Malgré une intense activité d'arrière scène, Pie XII se décide de ne pas émettre de déclaration publique qui prendrait parti dans le conflit ; cela se manifeste dans un refus de condamner explicitement l'invasion allemande de la Pologne[8]. Dès le début, Pie XII a estimé que « la destruction rapide de la Pologne signifiait la fin de la guerre »[9]. La première encyclique du pape, durant la guerre, Pontificatus Summi est promulguée en octobre 1939, démontrant à la fois l'hésitation et l'intérêt du pontife[10].

Le complot du 20 juillet[modifier | modifier le code]

Joseph Müller , un prêtre catholique allemand contacte Ludwig Kaas, espérant se servir du pape comme un intermédiaire pour permettre aux membres du complot du 20 juillet 1944 d' assassiner Hitler et de contacter les Britanniques[11]. Kaas met Müller en contact avec le père Robert Leiber, proche conseiller de Pie XII, qui demande personnellement au pape de relayer l'information au sujet de la résistance allemande auprès des Britanniques[12]. Après plus d'une journée de «réflexion sereine», Pie XII décide de transmettre l'information aux britanniques[12]. Toutefois, il refuse de transmettre l' information aux français ou même à son propre secrétariat d'État[13].

Pie XII rencontre personnellement l'envoyé britannique, Francis D'Arcy Osborne : il lui déclare qu'il connait les noms des généraux allemands qui sont impliqués, mais qu'il ne veut pas les partager[14]. Pie XII insiste auprès d' Osborne qu'il ne fait que transmettre un message et qu '« il ne voulait pas le moins du monde l'approuver ou le recommander »[14]. Lorsque Osborne presse le pape sur l'imprécision de son message, Osborne indique que Pie XII répond « peut-être, après tout, ça ne vaut pas la peine de poursuivre le sujet et il me demande de lui rendre le message comme s'il n'avait pas existé »[14].

Le pape, en outre, rejette la demande d' Osborne, de lui garantir la bonne foi des généraux ou s'ils peuvent atteindre leur objectif[14]. À l'occasion d'une seconde réunion, Pie XII exhibe une lettre de quatre pages, dactylographiée, en allemand devant Osborne, mais refuse de la lui laisser lire ou d'en avoir une copie[15].

Les tentatives de médiation[modifier | modifier le code]

L'ambassadeur de la Pologne au Vatican Kazimierz Papée était un critique de Pie XII et de ses efforts de médiation d'avant guerre

Avant la guerre[modifier | modifier le code]

Dès avril 1939, Pie XII annonce un plan pour la paix, dans l'espoir d'une négociation entre les grandes puissances européennes au bord de la guerre[16]. Le premier dirigeant contacté est Benito Mussolini, en passant par l'intermédiaire du Père jésuite Tacchi Venturi[17]. Avec l'approbation de Mussolini, le lendemain, le cardinal secrétaire d'État Luigi Maglione contacte les nonces à Paris (Valerio Valeri), Varsovie (Filippo Cortesi) à Berlin (Cesare Orsenigo) et le délégué apostolique à Londres (William Godfrey)[17]. La réunion proposée au Vatican s'avère peu productive : s'il y a une position cohérente adoptée par le Vatican, notamment au travers de ses diverses communications, c'est celle de l'apaisement[18]. Le pape tente, en particulier, d'obtenir de la Pologne d'accepter la sécession de la Ville libre de Dantzig à l'Allemagne nazie, une position que l'ambassadeur polonais Kazimierz Papée (l'ancien Haut Commissaire de Dantzig) et le gouvernement polonais ne peuvent accepter[19].

L'historien britannique Owen Chadwick esquisse quatre thèmes des tentatives de médiation du Vatican[20] :

  • une proximité particulière avec Mussolini, au point de lui envoyer la rédaction de correspondance, à partir de la période mai-août 1939,
  • le désintérêt britannique et polonais dans les propositions du Vatican, qui était soupçonné d'être respectivement pro-italien et pro-allemand,
  • les grandes puissances européennes voient le pape comme un non pion, insignifiant sur leur échiquier,
  • et, surtout, Pie XII veut s'assurer de compromis avec les puissances occidentales afin d' empêcher les conquêtes territoriales de la Russie.

Pendant la guerre[modifier | modifier le code]

À la fin de 1942, de hauts responsables italiens approchent le Vatican pour une tentative de paix[21]. Aux yeux du Vatican, « La neutralité du Vatican, réalisée à un tel coût, rapporterait un dividende final »[22]. Lorsque Mussolini envoie son gendre, le comte Ciano, comme ambassadeur au Vatican en 1943, les Allemands et d'autres spéculent sur la possibilité de Ciano à négocier une paix séparée[23]. Les Britanniques pour leur part mettent en doute de telles intentions et ne veulent pas entendre parler de Ciano[24].

Histoire militaire[modifier | modifier le code]

Au Vatican, ce qui se rapproche le plus à des troupes militaires est la Garde suisse pontificale , éponyme sur l'origine nationale suisse ; les sympathies des Suisses varient considérablement et le Vatican leur interdit de parler de politique dès décembre 1940[25].

Statut extra-territorial[modifier | modifier le code]

L'extraterritorialité du Vatican est accordée par l’Italie à la cité-État, suite aux accords du Latran de 1929. Les frontières sont limitativement définies par les murs d'enceinte de la cité. Pie XI, lors du traité, refuse d'étendre les frontières au-delà, affirmant

« Il sera clair pour tous, nous l'espérons, que le Souverain Pontife n'a vraiment que cette portion de territoire matériel indispensable pour l'exercice d'un pouvoir spirituel confié à des hommes pour le bénéfice des hommes. »

Ce principe de droit international public est depuis respecté et le reste y compris durant la Seconde Guerre mondiale.

Avec l'occupation de Rome par les Allemands en 1943, après la chute de Mussolini, des rumeurs d'un complot pour enlever le pape apparaissent ; les historiens sont toujours en désaccord sur l'authenticité de cette théorie[26]. La Cité du Vatican elle-même n'a jamais été occupée. En fait, la principale préoccupation, au sein du Vatican, était le potentiel d'anarchie entre l'occupation allemande et les alliés et non pas le potentiel de l'occupation allemande[27]. En fin de compte, il n'y a pas eu d'intervalle entre les occupations, mais le maintien de l'ordre a été réduit[27].

Le bombardement du Vatican[modifier | modifier le code]

L'une des priorités diplomatiques de Pie XII est d'empêcher le bombardement de Rome ; le pontife y est si sensible qu'il proteste aussi afin que soit abandonné le jet de tracts sur Rome, par l'aviation britannique, se plaignant que certains atterrissages, dans la ville-état, viole la neutralité du Vatican[28]. Avant que les Américains entrent en guerre, il n'y y avait que peu d'incitation pour un tel bombardement, les Anglais y voyant peu de valeur stratégique[29]. Après l’entrée des Américains, les États-Unis s'opposent à un tel bombardement, craignant d'offenser les membres catholiques de ses forces militaires, tandis que les Britanniques le soutiennent[30]. Pie XII plaide même en faveur de la déclaration de Rome comme ville ouverte, mais cela ne se produit que le 14 août 1943, après que Rome ait été bombardée à deux reprises[31]. Bien que les Italiens consultent le Vatican sur le libellé de la déclaration de ville ouverte, l'impulsion pour le changement a peu à voir avec la demande du Vatican[32].

Article détaillé : bombardement du Vatican.

Les prisonniers de guerre[modifier | modifier le code]

Après la capitulation italienne, les prisonniers alliés, gardés par les Italiens, sont libérés. Beaucoup se dirigent vers la Cité du Vatican[33]. Le Vatican craint qu'un tel événement puisse compromettre sa neutralité et donne des instructions strictes à la Garde suisse pour empêcher toute personne de pénétrer dans la ville État. Un système de cartes d'identité est institué pour empêcher que du personnel non-Vaticanais n'entre dans la cité[34]. Certains responsables du Vatican ont toutefois agi de façon indépendante afin d'aider ces personnes ; l'exemple le plus célèbre est celui de Hugh O'Flaherty , dont les exploits ont été rendus célèbres dans le film La Pourpre et le Noir[35].

Médias[modifier | modifier le code]

L'Osservatore Romano[modifier | modifier le code]

le journal du Vatican, publié en italien, est le seul journal en Italie, qui n'est pas censuré par le gouvernement italien[36]. En dépit de sa teneur relativement modérée, le journal a été porté aux nues par la presse britannique et française et vilipendé par le régime fasciste italien de presse[37]. Le 20 mai 1940, le journal cesse de publier des articles sur la guerre qui ne sont pas rédigés par le « communiqué officiel de guerre italienne » en accord avec le gouvernement italien[38]. En août 1940, les bulletins météorologiques sont également éliminés lorsque le gouvernement italien proteste qu'ils pourraient aider les avions britanniques[39].

Radio Vatican[modifier | modifier le code]

Radio Vatican était dans une situation similaire ; par exemple, elle cesse de donner des nouvelles des prisonniers de guerre : le gouvernement italien s'inquiète des allusions aux emplacements de ses navires[40]. Elle cesse également les rapports météo, pour la même raison[40]. Après que le cardinal August Hlond diffuse un message enflammé, à la Pologne, en langue polonaise (émission qui ne pouvait guère être écouté en Pologne), aucune émission de la sorte n'a été autorisé à nouveau[41]. Après des plaintes de l'Allemagne, la radio cesse toute discussion sur la situation en Pologne et cesse d'évoquer la situation de l’Église en Allemagne[42]. Pie XII y parle personnellement à plusieurs reprises, notamment lors de son discours de Noël 1942.

Le 5 novembre 1943, les Italiens bombardent le Vatican : le raid échoue. Les Italiens sont convaincus que Radio Vatican envoie des messages codés aux Alliés[43],[44]. En 2010[43], il est révélé que l'attaque est une tentative délibérée de frapper la station de radio du Vatican.

L'Holocauste[modifier | modifier le code]

Cesare Orsenigo (à gauche avec Hitler et von Ribbentrop), nonce apostolique d’Allemagne et de facto nonce de Pologne

Les puissances occupantes ont souvent demandé à Pie XII de réorganiser les diocèses catholiques conquis. Bien que cette réorganisation est généralement refusée, la décision de Pie XII à nommer des administrateurs apostoliques allemands en Pologne occupée était « l’une de ses décisions les plus controversées »[45]. Ces actions sont la principale justification du gouvernement provisoire polonais pour déclarer le concordat de 1925 (traité entre le Vatican et la deuxième république de Pologne) nul et non avenu, en 1945, un acte qui a des conséquences énormes pour l'après-guerre polonaise et le Vatican. Il n'y a pas eu de nonce apostolique en Pologne entre 1947 et 1989.

Suite immédiate après-guerre[modifier | modifier le code]

Les Alliés entrent à Rome le 4-5 juin 1944[46]. Le pape est la plus grande célébrité sur la péninsule italienne au cours de cette période et compte tenu du ternissement du roi d'Italie fasciste, il est même question d'étendre le pouvoir temporel[47] de la papauté[46]. Le pape accorde des audiences aux soldats alliés et aux dirigeants, qui sont largement photographiés[48].

Pie XII s'était abstenu de nommer des cardinaux pendant la guerre. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y avait plusieurs postes de premier plan vacants, parmi eux : le Cardinal secrétaire d'État, le Camerlingue, le chancelier apostolique et le préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique[49]. Pie XII nomme 32 cardinaux au début de 1946 après avoir annoncé son intention de le faire dans son message de Noël précédent.

Le Vatican et l'exfiltration de Nazis[modifier | modifier le code]

Dès décembre 1944, des réseaux d’exfiltration nazis furent mis en place, tant par l'Allemagne, les puissances mondiales (CIA) que le Vatican : ils impliquent l’évêque catholique Alois Hudal, recteur du Pontifico Instituto Teutonico Santa Maria dell’Anima à Rome, un séminaire pour prêtres autrichiens et allemands et le Directeur Spirituel des Allemands résidant en Italie[50]. Après la fin de la guerre en Italie, Hudal devient actif dans le ministère des prisonniers de guerre et des internés germanophones détenus dans des camps en Italie. En décembre 1944, le Secrétariat d'État du Vatican reçut la permission de désigner un représentant pour « visiter les internés civils germanophones en Italie », une tâche qui fut assignée à Hudal. Hudal se sert de cette position pour aider des criminels de guerre nazis à s’échapper. Parmi ces derniers figurent Franz Stangl, commandant de Treblinka, Gustav Wagner, commandant de Sobibor, Alois Brunner, responsable du camp d’internement de Drancy près de Paris et chargé des déportations en Slovaquie à destination des camps de concentration allemands et Adolf Eichmann[51]. Une autre filière, celle de San Girolamo, basée à Rome, pratique l'exfiltration à grand niveau. Cette filière d’exfiltration romaine était gérée par un petit, mais influent, réseau de prêtres croates, membres de l’ordre des Franciscains, sous la direction du Père Krunoslav Draganović. Ce dernier avait organisé une filière hautement sophistiquée, dont le quartier général se trouvait au séminaire San Girolamo degli Illirici à Rome, mais qui disposait de liens à partir de l’Autriche jusqu’au point final d’embarquement à Gênes. Les opérations de la filière Draganovic étaient un secret de polichinelle au sein de la communauté du renseignement et des cercles diplomatiques à Rome. Dès août 1945, les commandants alliés à Rome posaient des questions relatives à l’utilisation de San Girolamo comme abri pour les Oustachis[52]. Un an après, un rapport du département d’État des États-Unis, daté du 12 juillet 1946, donnait une liste de neuf criminels de guerre, incluant des Albanais, des Monténégrins ainsi que des Croates « qui ne sont pas réellement abrités dans le Collegium Illiricum (càd. San Girolamo degli Illirici), mais qui par ailleurs jouissent du support et de la protection de l’Église »[53]. En février 1947, l’agent spécial du CIC Robert Clayton Mudd rapportait que dix membres du cabinet Oustachi de Pavelic vivaient soit à San Girolamo ou au Vatican lui-même. Mudd avait infiltré un agent au sein du monastère et confirmait qu’il était « truffé de cellules de collaborateurs Oustachis gardés par des jeunes en armes. Mudd rapportait également :« Il fut en outre établi que ces Croates voyagent à destination du Vatican et en reviennent plusieurs fois par semaine dans une voiture avec chauffeur dont la plaque d’immatriculation porte les initiales CD, « Corpo Diplomatico ». Le véhicule prend en charge ses passagers au Vatican et les décharge à l’intérieur du monastère de San Geronimo. En raison de son immunité diplomatique, il est impossible d’arrêter cette voiture et de vérifier qui en sont ses passagers »[54]. D'autres enquêteurs et historiens, dont la CEANA, commission d'enquête historique sur les activités du nazisme en Argentine concluent au contraire que les dignitaires du Vatican n'ont jamais encouragé ces exfiltrations. La CEANA produit d'ailleurs une lettre de Montini se montrant scandalisé par la suggestion de l'évêque Hudal d'accorder refuge aux SS ou anciens de la Wehrmacht. Selon ces travaux, l'Église catholique aurait simplement été, comme la Croix-Rouge, tellement submergée par les flux massifs de réfugiés qu'elle n'aurait pu procéder qu'à des enquêtes sommaires, aisément contournées par les anciens dignitaires nazis. De nombreux espions soviétiques auraient d'ailleurs profité de la même « filière », toujours à l'insu des organisations de secours[55].

Article détaillé : Réseaux d’exfiltration nazis.

Plainte des victimes de l'holocauste contre le Vatican[modifier | modifier le code]

En 1999, une action de recours collectif est engagée entre les survivants de l'holocauste, la Banque du Vatican et l'ordre des Franciscains auprès du Tribunal de San Francisco en Californie le 15 novembre 1999. Les motifs du recours collectifs sont l'enrichissement de conversion, injuste, la restitution, le droit à une comptabilité, les violations des droits de l'homme et les violations du droit international"[56]. L'action contre la banque du Vatican est annulée en 2007 en raison de l'immunité souveraine. Elle se poursuit à l'encontre des Franciscains. Le 11 septembre 2009, la Cour fédérale écarte la plainte contre les Franciscans en raison du manque de compétence de la juridiction fédérale et refuse aux demandeurs la possibilité de modifier la plainte le 13 novembre 2009. Les demandeurs en font appel auprès du Neuvième Circuit au motif que la Banque du Vatican est engagée dans l'activité commerciale des États-Unis.

Archives du Vatican[modifier | modifier le code]

À la demande de Pave the Way Foundation (PTWF), le Vatican a accepté en 2010, la numérisation et publication en ligne de près de 5 125 documents des archives secrètes du Vatican, qui vont de mars 1939 à mai 1945[57]. Certains concernant l'action de l'église et du pape sont déjà en ligne (des milliers de documents et vidéos de témoins) : la communauté scientifique est sollicitée pour l'exploitation de tous ces documents[58].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Morley, 1980, page 8
  2. Chadwick, 1988, p. 58-59
  3. a et b biographie de Pie XI
  4. [http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_18111926_iniquis-afflictisque_en.html Iniquis Afflictisque (en)
  5. Pie XI, le corporatisme et le fascisme
  6. Trois femmes dans de sombres temps, Edith Stein, Hannah Arendt, Simone Weil ou amor fati, amor mundi, Sylvie Courtine-Denamy, Albin Michel 2002, 175 p. (ISBN 978-2-253-13096-3)
  7. Pie XI
  8. Chadwick, 1988, p. 79-81
  9. Chadwick, 1988, p. 82
  10. Chadwick, 1988, p. 83
  11. Chadwick, 1988, p. 86-87
  12. a et b Chadwick, 1988, p. 87
  13. Chadwick, 1988, p. 88
  14. a, b, c et d Chadwick, 1988, p. 90
  15. Chadwick, 1988, p. 91-96
  16. Chadwick, 1988, p. 61
  17. a et b Chadwick, 1988, p. 62
  18. Chadwick, 1988, p. 62-74
  19. Chadwick, 1988, p. 75-76
  20. Chadwick, 1988, p. 77-78
  21. Chadwick, 1988, p. 246-47
  22. Chadwick, 1988, p. 248
  23. Chadwick, 1988, p. 248-49
  24. Chadwick, 1988, p. 249-50
  25. Chadwick, 1988, p. 160
  26. Chadwick, 1988, p. 275-76
  27. a et b Chadwick, 1988, p. 290-91
  28. Chadwick, 1988, p. 222
  29. Chadwick, 1988, p. 222-32
  30. Chadwick, 1988, p. 232-36
  31. Chadwick, 1988, p. 236-44
  32. Chadwick, 1988, p. 244-45
  33. Chadwick, 1988, p. 291
  34. Chadwick, 1988, p. 292
  35. Chadwick, 1988, p. 293-99
  36. Chadwick, 1988, p. 104-07
  37. Chadwick, 1988, p. 111-12
  38. Chadwick, 1988, p. 113
  39. Chadwick, 1988, p. 114
  40. a et b Chadwick, 1988, p. 142
  41. Chadwick, 1988, p. 143
  42. Chadwick, 1988, p. 145
  43. a et b http://www.romereports.com/palio/Discover-who-bombed-the-Vatican-during-World-War-II-english-3076.html
  44. http://ww2trivia.blogspot.com/2011/01/vatican-bombing.html
  45. Blet, 1999, p. 72
  46. a et b Chadwick, 1988, p. 301
  47. activité politique et gouvernementale du Pape
  48. Chadwick, 1988, p. 302
  49. Chadwick, 1988, p. 304
  50. Aarons and Loftus, Unholy Trinity: The Vatican, The Nazis, and the Swiss Bankers (St Martins Press 1991, revised 1998), p. 36
  51. Michael Phayer, The Catholic Church and the Holocaust
  52. Declassified US Army File: 'Rome Area Allied Command to the CIC', 8 août 1945
  53. Declassified State Department File: 'Alleged Vatican Protection of Jugoslav War Criminals', 12 July 1946
  54. Declassified CIA File: 'Background Report on Father Krunoslav Draganovic', 12 February 1947
  55. (en) Ronald Rychlak, Hitler, the War and the Pope, Our Sunday Visitor Inc, Huntington, Indiana, édition révisée en 2010, p. 347-350
  56. Reuben Hart. 2006. "Property, War Objectives, and Slave Labor Claims: The Ninth Circuit's Political Question Analysis in Alperin v. Vatican Bank". 36 Golden Gate U.L. Rev. 19.
  57. (en)IIème guerre mondiale : Les archives secrètes du Vatican bientôt en ligne
  58. (en)Actualité du site PTWF

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Dilemmes et les Silences de Pie XII : Vatican, Seconde Guerre mondiale et Shoah de Giovanni Miccoli
  • Pierre Blet, Pie XII et la Seconde Guerre mondiale, Perrin, 2005, 336 p. (ISBN 978-2262023621)
  • Pie XII et les Juifs de David Gil Dalin
  • (en) Gilbert : Never Again. A History of the Holocaust, Harper and Collins, 2000
  • (en) Alvarez, David J., et Graham, Robert A. 1997. Nothing sacred: Nazi espionage against the Vatican, 1939-1945
  • (en) Blet, Pierre, et Johnson, Lawrence J. 1999. Pius XII and the Second World War: According to the Archives of the Vatican. Paulist Press. (ISBN 0-8091-0503-9)
  • (en) Owen Chadwick 1988. Britain and the Vatican During the Second World War. Cambridge University Press
  • (en) Kent, Peter. 2002. The Lonely Cold War of Pope Pius XII: The Roman Catholic Church and the Division of Europe, 1943–1950. Ithaca: McGill-Queen's University Press (ISBN 0-7735-2326-X)
  • (en) Morley, John. 1980. Vatican diplomacy and the Jews during the Holocaust, 1939-1943. New York : KTAV Pub. House. (ISBN 0-87068-701-8)
  • (en) Phayer, Michael. 2000. The Catholic Church and the Holocaust, 1930–1965. Indianapolis: Indiana University Press. (ISBN 0-253-33725-9)
  • (en) Phayer, Michael. 2008. Pius XII, The Holocaust, and the Cold War. Indianapolis: Indiana University Press (ISBN 978-0-253-34930-9)