Ante Pavelić
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| Ante Pavelić | |
| Fonctions | |
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| Poglavnik de l'État indépendant de Croatie | |
| 10 avril 1941 – 8 mai 1945 | |
| Monarque | Tomislav (1941 - 1943) |
| Premier ministre | Nikola Mandić (à partir de 1943) |
| Biographie | |
| Date de naissance | 14 juillet 1889 |
| Lieu de naissance | Bradina, Konjic, Condominium austro-hongrois de Bosnie-Herzégovine |
| Date de décès | 28 décembre 1959 (à 70 ans) |
| Lieu de décès | Madrid |
| Nationalité | Croate |
| Parti politique | Oustachis |
| Diplômé de | Université de Zagreb |
| Profession | Avocat |
| Religion | Catholique romain |
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Ante Pavelić (né à Bradina, Condominium austro-hongrois de Bosnie-Herzégovine, le 14 juillet 1889 – mort à Madrid, le 28 décembre 1959) était un homme politique croate. Fondateur du mouvement nationaliste croate des Oustachis (Ustaše), il fut le dirigeant de l’État indépendant de Croatie (Nezavisna Država Hrvatska, NDH) pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie [modifier]
Après des études de droit à Zagreb, il s’engage en politique dans le parti croate du Droit, un mouvement nationaliste opposé à la monarchie du Royaume de Yougoslavie et partisan de l’indépendance de la Croatie. Élu conseiller municipal de Zagreb puis député (1927), il est contraint à l’exil en 1929 lors de l’avènement du roi Alexandre Ier, lequel met en place une dictature pro-serbe.
Pavelić se réfugie d’abord à Vienne, où il prend contact avec des officiers autrichiens anti-yougoslaves. À Rome où il réside ensuite, il fonde un nouveau parti nationaliste, en collaboration avec les membres de la faction dure du Parti croate du Droit, exilés comme lui. Ce sera le parti des oustachis (de ustaš, « insurgé, rebelle »). Le groupe a d’abord des activités terroristes : il commandite l'assassinat le 9 octobre 1934 d'Alexandre Ier, en visite d'État à Marseille. Le ministre français des Affaires étrangères Louis Barthou est aussi tué lors de l'attentat. Soutenu par les mouvements fascistes italiens, il prend de l’ampleur et implante des camps d’entraînement en Hongrie.
Le 6 avril 1941, la Yougoslavie est envahie par les forces de l’Axe. Pavelić devient le dirigeant de l’État indépendant de Croatie créé le 10 avril 1941, inféodé de fait à l’Allemagne et à l’Italie, dont il copie les institutions. Le régime en place pourchasse les Juifs, les Serbes, les Tziganes, les opposants croates (notamment communistes). Son mot d’ordre à l’égard des Serbes est d’en « exterminer un tiers, en chasser un tiers, en convertir un tiers. » Après avoir promulgué des lois anti-juives, Pavelić crée un camp de concentration appelé Jasenovac. L’armée du NDH combat également, avec les forces de l’Axe, contre le mouvements des résistants de Tito (les Partisans communistes) et les Tchetniks (royalistes).
En 1945, Pavelić s’enfuit et se réfugie en Autriche, puis à Rome, avant de s’installer en Argentine où il reçoit la protection de Juan Perón. L’Église catholique romaine est fortement soupçonnée de l’avoir aidé à fuir, en alléguant de la bienveillance du pape Pie XII à son égard pour le soutien que le régime des oustachis et l'église catholique se sont mutuellement apporté pendant la Seconde guerre mondiale.
En 1957, il fut blessé lors de deux tentatives d’assassinat, vraisemblablement commanditées par les services secrets yougoslaves. Découvert, il dut s'exiler afin d'éviter l’extradition. Il se réfugia en Espagne à Madrid, où il mourut en 1959, des séquelles de ces attentats. Il est d'ailleurs enterré dans la capitale espagnole.