Berghof

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Berghof
Image illustrative de l'article Berghof
L'entrée du Berghof en 1933, avec en haut à droite la maison du Führer.
Localisation
Situation Berchtesgaden
Bavière Bavière
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Coordonnées 47° 38′ 01″ N 13° 02′ 31″ E / 47.633611, 13.041944 ()47° 38′ 01″ Nord 13° 02′ 31″ Est / 47.633611, 13.041944 ()  

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Berghof
Architecture
Type Chalet
Histoire
Architecte Hochtief
Date d'érection Construction : 1916
Rénovation : 1935-1936
Destruction :
Propriétaire Adolf Hitler

Le Berghof était la résidence secondaire d'Adolf Hitler. Elle était située dans l'Obersalzberg, montagne des Alpes bavaroises près de Berchtesgaden. Après la Wolfsschanze, son quartier-général de l'Est en Prusse orientale, le Berghof fut l'endroit où Hitler séjourna le plus de temps pendant la guerre. Plus tôt, de 1927 à 1936, il fut présent plus de la moitié de l'année dans son refuge des Alpes.

En tant que chancelier allemand, il y reçut un grand nombre de personnalités lors de visites officielles comme deux Premiers ministres britanniques, Lloyd George et Neville Chamberlain, l'ambassadeur de France André François-Poncet, l'amiral Darlan ainsi qu'un grand nombre de ministres et d'ambassadeurs européens.

Contrairement aux autres QG du führer ou à la nouvelle chancellerie du Reich, les plans du Berghof n'ont pas été conçus par Albert Speer mais selon les propres plans d'Hitler lui-même.

Historique[modifier | modifier le code]

La présence d'Hitler à l'Obersalzberg remonte à 1924, après sa sortie de prison où il passa neuf mois pour le putsch manqué de Munich. Il acheta alors un petit chalet pour se « mettre au vert », et c'est là qu'il termina le 2e tome de son livre Mein Kampf avec l'aide de son aide de camp Rudolf Hess.

Hitler au Berghof[modifier | modifier le code]

En 1927, il loua la maison Wachenfeld avec sa demi-sœur Angela Raubal et il y reçut très régulièrement les responsables du Parti national socialiste. Il finit par s'en porter acquéreur en juin 1933 grâce à ses droits d'auteur qu'il gagna avec Mein Kampf.

À partir de 1934, Hitler, alors Chancelier, vit un grand nombre de badauds venir à l'Obersalzberg pour voir sa maison, troublant la quiétude du lieu. Les autorités chargées de sa sécurité prirent donc des mesures drastiques en interdisant l'ensemble de la zone aux personnes qui n'étaient pas dûment habilitées. C'est la même année qu'il commença sa réflexion pour modifier en profondeur sa résidence afin qu'elle fût davantage en adéquation avec l'usage qu'il en faisait et avec les nombreuses visites de personnalités politiques et de chefs d'États. Il chargea l'architecte Alois Degano de s'occuper des travaux qui se firent en plusieurs fois jusqu'à 1936. La nouvelle maison incorporait une partie de l'ancienne Wanchenfeld en y ajoutant plus d'espace et de nouvelles ailes pour les invités ainsi qu'un garage et une grande terrasse au-dessus de ce dernier. C'est à cette période qu'un certain nombre des dignitaires du parti vinrent également s'installer dans l'Obersalzberg ; ce fut le cas du Maréchal Hermann Göring, chef d'état-major de la Luftwaffe, Martin Bormann, chef de la chancellerie du Parti, et plus tard Albert Speer l'architecte officiel d'Hitler devenu ministre de l'Armement après le décès de Fritz Todt.

Le Berghof pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les Lancaster britanniques bombardèrent l'Obersalzberg le . Le Berghof fut partiellement détruit lors de ce raid. Le 4 mai suivant, quatre jours après le suicide d'Hitler et face à l'avancée des troupes alliées dans la région, les SS mettent le feu à la villa. Quelques heures plus tard, la 3e division d'infanterie américaine arriva à Berchtesgaden en compagnie d'une unité de la 2e division blindée française.

Les Américains n'ayant investi que le bourg de Berchtesgaden, les Français en profitèrent pour partir à l'assaut de l'Obersalzberg où se trouvait le Berghof. Dans sa Jeep, le capitaine Laurent Touyeras, et son chauffeur, le brigadier François Borg, dépassèrent les autochenilles de la 2e DB qui peinaient à gravir la pente. Ils furent ainsi les premiers soldats alliés à atteindre le chalet qui se consumait encore. Les Français y découvriront des kilomètres de bunkers souterrains abritant des objets d'art pillés dans toute l'Europe, mais aussi des milliers de bouteilles de grands crus, des tonnes de victuailles et des pièces plus insolites, comme une collection de soutiens-gorge amassée par Göring[1].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

La destruction définitive de l'édifice n'eut lieu qu'en 1952, lorsque le gouvernement fédéral allemand le fit dynamiter afin d'éviter tout pèlerinage de nostalgiques du Troisième Reich.
Le site environnant a été reboisé et abrite aujourd'hui un centre de documentation sur l'histoire du national socialisme, ainsi qu'un golf et un hôtel.

Quiproquo[modifier | modifier le code]

Contrairement à une idée répandue, le Berghof ne doit pas être confondu avec le Kehlsteinhaus (le « nid d'aigle ») ou avec la maison de Thé. Ces trois bâtisses sont distinctes les unes des autres. Le Kehlsteinhaus fut construit par Bormann au sommet de la montagne nommée Kehlstein à 1834 mètres d'altitude et à près de 2470 mètres à vol d'oiseau du Berghof pour servir de centre de conférences pour le Parti nazi. La maison de Thé est un bâtiment distant de quelques kilomètres de la résidence de Hitler, dans lequel il avait l'habitude d'aller prendre le thé tous les après-midi.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Victoire à Berchtesgaden - article de L'Express du 2 mai 2005.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]