Lothar Rendulic

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Lothar Rendulic
Image illustrative de l'article Lothar Rendulic

Naissance 23 novembre 1887
Neustadt, Autriche
Décès 18 janvier 1971 (à 83 ans)
Eferding, Autriche
Origine Autriche, Croatie
Allégeance Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne nazie
Arme Armée autrichienne (Bundesheer),Wehrmacht
Grade Generaloberst
Années de service 1910 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement 14. Infanterie-Division
52. Infanterie-Division
XXXV. Armeekorps
2. Panzer-Armee
20. Gebirgs-Armee
Heeresgruppe Kurland
Heeresgruppe Süd
Heeresgruppe Nord
Heeresgruppe Ostmark
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne et glaives
Croix allemande
Famille marié

Lothar Rendulic (23 novembre 1887 à Wiener Neustadt, Autriche-Hongrie18 janvier 1971 à Eferding, Autriche) était un militaire autrichien, officier croate dans l’armée austro-hongroise, puis dans l’armée autrichienne, et ensuite dans la Wehrmacht, où il atteignit le grade de Generaloberst. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il commanda successivement la 14e et la 52e division d'infanterie, le XXXVe corps d'armée, la 2e armée blindée, la 20. Gebirgs-Armee, et les groupes d'armée Kurland, Nord, Sud et Ostmark. Il fut décoré de la croix de fer avec glaive et feuilles de chêne.

De la naissance aux années 1930[modifier | modifier le code]

Lothar Rendulic naît le 23 novembre 1887, à Wiener Neustadt et est issu d’une famille croate. Son père, Lukas Rendulic, est colonel croate dans l’armée de l’empire austro-hongrois. Après ses études secondaires, Lothar Rendulic suit des études de droit et de sciences politiques à Vienne et à Lausanne, puis entre, en 1907, à l’école de guerre de sa ville natale, la Theresianische Militärakademie. Nommé lieutenant en 1910, il est affecté au 99e régiment d’infanterie Georg I, König der Hellenen, cantonné à Vienne. C’est au sein de ce régiment qu’il participe à la Première Guerre mondiale, avant d’être muté à la 31e division d’infanterie en 1915, puis au XXIe corps d’armée en 1918.

Après la guerre, il reprend ses études de droit à l’université de Vienne et obtient son doctorat en 1920. Officier au sein de l’armée de la république autrichienne, il s’affilie, en 1932, au parti nazi autrichien, alors interdit. À partir de 1934, Rendulic entame une carrière diplomatique, comme attaché militaire en France et au Royaume-Uni. Sa carrière prometteuse tant sur le plan militaire que sur le plan diplomatique s'interrompt en 1936, lorsqu’il est mis en disponibilité, son engagement au sein du parti nazi étant considéré comme incompatible avec ses fonctions

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rendulic rejoint la Wehrmacht après l’Anschluss, en 1938. En 1940, il commande la 14e division d’infanterie ; d’octobre 1940 à 1942, il est à la tête de la 52e division, puis dirige, de 1942 à 1943, le XXXVe corps d’armée, avant d'être mis en réserve. À partir de 1943, il participe à l'émergence d'une nouvelle génération de chefs militaires au sein du commandement de la Wehrmacht : plus politiques, ces officiers sont aussi plus entreprenants, mais aussi plus engagés dans le mouvement nazi[1].

Yougoslavie[modifier | modifier le code]

De 1943 à 1944, Rendulic est le général commandant de la 2e armée blindée en Yougoslavie. En 1944, sur ordre d’Adolf Hitler, il lance l'opération Rösselsprung afin de capturer le chef des partisans yougoslaves, Josip Broz Tito. Le 25 mai 1944, les parachutistes allemands prennent d’assaut le quartier général de Tito, à Drvar, à l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, mais Tito leur échappe.

Finlande et Norvège[modifier | modifier le code]

De 1944 à 1945, il commande la 20e armée de montagne, remplaçant Eduard Dietl dans cette fonction, et à partir de juin 1944, l’ensemble des troupes d’occupation en Finlande et en Norvège. Après le déclenchement de la Guerre de Laponie, il ordonne la destruction de la ville finlandaise de Rovaniemi, suite à la conclusion d’une paix séparée entre la Finlande et l’Union soviétique. Lors de la retraite allemande du nord de la Norvège, il mène une politique de terre brûlée, ne laissant aucun immeuble intact et abandonnant la population sans vivres ni approvisionnement.

Le front de l'Est[modifier | modifier le code]

En 1945, Rendulic est le commandant en chef du groupe d’armées Courlande (Heeresgruppe Kurland), encerclé dans la poche du même nom. Peu après, il commande brièvement le Groupe d'armées Nord, avant de reprendre la tête du groupe d'armées Courlande, qui combat en Lettonie. Il termine la guerre en dirigeant le Groupe d'armées Sud, renommé groupe d'armées Ostmark, qui se bat en Autriche et en Tchécoslovaquie. Lors de l’offensive alliée sur Prague, Rendulic se rend aux troupes américaines le 7 mai 1945.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Après sa capture, Rendulic est emprisonné et traduit devant le tribunal de Nüremberg, lors du procès des otages, en raison de représailles infligées aux populations civiles en Yougoslavie et des crimes de guerre commis durant la guerre de Laponie. Le 19 février 1948, il est jugé coupable et condamné à vingt ans de prison, peine réduite à 10 ans d’emprisonnement ; il est libéré le 1er février 1951.

Rendulic entame ensuite une carrière d’écrivain et s’implique dans la politique locale de Seewalchen am Attersee, dans la région de Salzkammergut en Autriche. Il meurt à Eferding, le 18 janvier 1971.

Promotions militaires[2][modifier | modifier le code]

k.u.k Leutnant 8 août 1910
k.u.k Oberleutnant 8 avril 1914
k.u.k Hauptmann 1er mai 1917
Major (Bundesheer) 1925
Oberstleutnant (Bundesheer) 1929
Oberst (Bundesheer) 1er juin 1935 Il commande une brigade motorisée de chasseur en Autriche (Jäger-Brigade (mot.))
Retraite 1er février 1936 Il est mis à la retraite
Oberst (Wehrmacht) 16 mars 1938 Il reprend du service après l’Anschluss dans la Wehrmacht
Chef d'état-major 1er avril 1938 Chef de l'état-major du XVII. Armee-Korps
Generalmajor 1er décembre 1939
Generalleutnant 1er décembre 1942
General der Infanterie 1er décembre 1942
Generaloberst 1er avril 1944

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Florian Berger, Mit Eichenlaub und Schwertern. Die höchstdekorierten Soldaten des Zweiten Weltkrieges. Selbstverlag Florian Berger, 2006. (ISBN 3-9501307-0-5)
  • (de) Walther-Peer Fellgiebel, Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Germany: Podzun-Pallas, 2000. (ISBN 3-7909-0284-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]