Split

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Split
Blason de Split
Héraldique
Drapeau de Split
Drapeau
Image illustrative de l'article Split
Administration
Pays Drapeau de la Croatie Croatie
Comitat Split-Dalmatie
Maire
Mandat
Željko Kerum[1] HGS
2005-2009
Code postal 21000
Indicatif téléphonique international +(385)
Indicatif téléphonique local (0) 21
Démographie
Population 167 121 hab. (2011[2])
Densité 2 653 hab./km2
Population municipalité 178 102 hab. (2011[3])
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 00″ N 16° 26′ 00″ E / 43.5, 16.43333343° 30′ 00″ Nord 16° 26′ 00″ Est / 43.5, 16.433333  
Altitude 3 m
Superficie 6 300 ha = 63 km2
Localisation

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Liens
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Split Prononciation du titre dans sa version originale Écouter (grec ancien : Ασπάλαθος, Aspálathos, latin : Spalatum, italien : Spalato) est la seconde ville la plus peuplée de Croatie et le siège du Comitat de Split-Dalmatie. Au recensement de 2011, le comitat comptait 454 798 habitants[4], la municipalité 178 102 habitants[5], dont 96,23 % de Croates[6] et la ville seule comptait 167 121 habitants[2].

La ville de Split s'est établie à l'intérieur, puis autour de l'immense palais de l'empereur romain Dioclétien, construit entre 294 et 305, qui s'étendait sur une surface de 39 000 m². L'empereur était originaire de la ville de Salone (située sur les hauteurs de Split). En 1420, Split fut intégrée dans la République de Venise, jusqu'à sa disparition en 1797. La ville est aujourd'hui inscrite sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO.

C'est un grand port, industriel et touristique de la côte dalmate.

Histoire[modifier | modifier le code]

Domination romaine[modifier | modifier le code]

Gravure du front de mer de Split avec les vestiges du Palais de Dioclétien. Robert Adam, 1764.
Vue des murailles de Split vers 1764, gravé par l'architecte écossais Robert Adam.
Photographie de 1910 de Split.

Cette ville présente la singularité d'avoir été construite à l'intérieur, puis autour, du palais de Dioclétien.

Cet empereur romain — d'origine dalmate — se fait construire un immense palais sur sa côte natale, de 294 à 305. Il y passe sa retraite (voir Tétrarchie). Ce palais, outre les bâtiments résidentiels, comprend thermes, bibliothèque, temple dédié à Jupiter, caserne abritant une garde, et est cerné de remparts. Le tout occupe une surface de 215 m sur 180, soit 39 000 m² (environ 8 stades de football). Le front de mer est encore constitué de l'enceinte du palais. Sur ce front de mer, s'ouvre encore la porte maritime, qui dans l'Antiquité, permettait aux navires d'accoster directement.

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le palais se transforme en ville lorsque les habitants de la cité romaine voisine de Salone (capitale de la province romaine de Dalmatie) s'y réfugient (en 615). Ils établissent de hautes maisons dans ou contre les remparts, ou encore en s'appuyant sur les monuments antiques. Le mausolée de Dioclétien est transformé en cathédrale dédiée à Saint-Domnius ou Duje, patron protecteur de la ville, en 650, le temple de Jupiter en baptistère.

Domination vénitienne[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire romain d'Occident, Split tomba sous la coupe des Byzantins et l’indépendance dont elle put bénéficier du XIIe au XIVe siècle, lui permit de se développer et de connaître un remarquable essor économique. En 1420, Split fut conquise par la République de Venise qui réussit à contrôler l’essentiel des relations commerciales et économique sur l’Adriatique. La menace des invasions turques obligea à la construction d’imposants remparts au XVIIe siècle. La présence de l’autorité vénitienne a bien souvent été liée à une période de développement économique et urbain. Le centre historique de Split comporte de nombreuses habitations de style vénitien (palais du recteur, hôtel de ville, tour vénitienne). La domination vénitienne prit fin en 1797.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1805 à 1813 Split est, comme toute la Dalmatie, gouverné par la France et Napoléon au sein des Provinces illyriennes. Les souvenirs de cette gouvernance française de Split aujourd'hui sont la première rue moderne de la ville qui s'appelle toujours Marmontova du nom du Maréchal Marmont administrateur des provinces illyriennes, et le sommet de Marjan au nom de Telegrin (à l'époque un télégraphe optique français y était installé). Suite au Congrès de Vienne (1815), Split et la Dalmatie intègrent l'Empire d'Autriche puis l'Autriche-Hongrie après le Compromis austro-hongrois de 1867 (Ausgleich) et jusqu'au Traité de Saint-Germain-en-Laye du 10 septembre 1919. Split demeure dans la partie autrichienne (Cisleithanie) de la nouvelle Autriche-Hongrie tout en conservant ses particularismes linguistiques. Ainsi, aux cultures vénitienne et slave, s'ajoute progressivement un substrat germanophone. Les Dalmates jonglent entre le croate, l'italien et l'allemand. Si Trieste devient le principal port de Cisleithanie - Autriche - et Rijeka (Fiume) le principal port de Transleithanie - Hongrie - le port de Split demeure un fort ancrage pour la marine de guerre austro-hongroise. La ville (au nom bilingue de SPLJET - SPALATO) est chef-lieu du district de même nom, l'un des 13 Bezirkshauptmannschaften en Dalmatie[7]. Le nom vénitien (italien) seul est officiellement utilisé avant 1867[8].

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la chute de l'Autriche-Hongrie, avec la fondation du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, Split se retrouve dans la Dalmatie « yougoslave » (plus vaste), contrairement à Zadar (Zara) qui domine la Dalmatie italienne (plus petite et morcelée). La culture croate reprend ses droits face à une élite qui continue de cultiver les influences autrichiennes et vénitiennes.

Split aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La ville est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité pour son palais de Dioclétien, mais aussi la cathédrale Saint-Domnius

Par ailleurs, la ville abrite le musée Ivan Meštrović, sculpteur croate élève de Rodin.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Hajduk Split, l'un des plus grand club de football Yougoslave puis Croate.

KK Split, club de basket-ball qui écrivit les plus belles pages de son histoire européenne sous le nom de Jugosplatika Split dans les années 80-90.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Split est jumelée avec[9] :

Personnages célèbres de Split[modifier | modifier le code]

Croatia - Split - Riva under night.JPG

Localités[modifier | modifier le code]

La municipalité de Split compte 8 localités :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (hr) Gouvernement de Croatie, « Adresse et contact de la ville », sur vlada.hr (consulté le 17 octobre 2009)
  2. a et b Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population in major settlements"
  3. Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population in major towns and municipalities"
  4. Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population by age and sex, by settlements"
  5. 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population in major towns and municipalities"
  6. Recensement 2011 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques, "Population in major towns and municipalities"
  7. Die postalischen Abstempelungen auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Wilhelm KLEIN, 1967
  8. Handbook of Austria and Lombardy-Venetia Cancellations on the Postage Stamp Issues 1850-1864, by Edwin MUELLER, 1961.
  9. Gradovi prijatelji Splita

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]