Walter Warlimont

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Maurice Kriegel-Valrimont.
Warlimont le 28 juin 1948 à Nuremberg.

Walter Warlimont, né le 3 octobre 1894 à Osnabrück (province de Hanovre, aujourd'hui land de Basse-Saxe) et mort le 9 octobre 1976 (à 82 ans) à Kreuth (Bavière), est un général allemand de la Seconde Guerre mondiale. Il a été condamné pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour sa responsabilité comme chef adjoint des opérations de l'Oberkommando der Wehrmacht[Note 1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il termine la Première Guerre mondiale au grade de Oberleutnant. Au début de la guerre civile espagnole en 1936, der Oberst Warlimont est conseiller militaire du général Franco. En 1937, il devient commandant du 26e régiment d'artillerie à Düsseldorf. En 1938, il est co-responsable de tous les préparatifs concernant les futures opérations de la Seconde Guerre mondiale. Il est nommé Generalmajor en 1940 et chef adjoint des opérations de l'Oberkommando der Wehrmacht sous les ordres de Jodl. En 1942, il est nommé Generalleutnant et en avril 1944, General der Artillerie[Note 2]. Il est blessé lors de l'attentat contre Hitler du 20 juillet 1944 au Wolfsschanze. Le soir même, il appelle le Generalfeldmarschall Kluge pour lui annoncer que le Führer est vivant[1]. Hitler qui se méfie désormais de la hiérarchie en poste sur le front de l'Ouest fait de Warlimont son messager[1], même si il est un temps supposé avoir pris part au complot[1]. Ainsi le 22 juillet, il se déplace au chevet de Rommel, hospitalisé après une attaque aérienne sur son véhicule en Normandie[1] puis, début août, se rend auprès de Kluge pour lui dire à quel point Hitler compte sur l'opération Luttich (la contre-attaque de Mortain)[1] et il se rend encore dans la poche de Falaise pour exhorter Eberbach à continuer ses contre-attaques[1].

Affecté par des blessures mal soignées qu'il a reçues lors de l'attentat contre Hitler, il est ensuite placé sur la liste des réservistes de l'OKH.

Après la guerre, il est condamné à perpétuité dans le procès du Haut Commandement militaire, pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Sa peine est ensuite réduite en 1951 à 18 ans de prison mais, déjà en 1957, il est libre et retraité, cherchant domicile près du lac Tegern dans les Alpes bavaroises.

Il figure parmi les témoins interrogés par Marcel Ophuls dans son documentaire, Le Chagrin et la Pitié (1969).

Littérature[modifier | modifier le code]

Dans son livre Im Hauptquartier der deutschen Wehrmacht (traduit en français en 1975 sous le titre 5 ans au GQG de Hitler[1]), Warlimont décrit sa vue personnelle des événements au quartier général allemand entre 1939 et 1944.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Jörg Friedrich: Das Gesetz des Krieges. Das deutsche Heer in Rußland 1941-1945. Der Prozeß gegen das Oberkommando der Wehrmacht, Piper, Munich, 1995 - gibt einen guten Einblick über die Tätigkeit und Verantwortung Warlimonts im Russlandkrieg.
  • (de) Horst Mühleisen, General der Artillerie Walter Warlimont, Gerd R. Ueberschär (éd.), Hitlers militärische Elite. Vom Kriegsbeginn bis zum Weltkriegsende vol. 2, Primus Verlag, Darmstadt 1998, ISBN 3-89678-089-1, ISBN 3-534-12678-5 (Wissenschaftliche Buchgesellschaft), p. 270-275.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En abrégé l'OKW : le haut-commandement de la Wehrmacht.
  2. Voir aussi les articles de Wikipedia plus précis : en allemand General der Artillerie (Allemagne) (de), ou en anglais General of the Artillery (Germany) (en).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Claude Quétel (sous la direction de), Dictionnaire du Débarquement, Rennes, éditions Ouest-France,‎ 2011, 725 p. (ISBN 978-2-7373-4826-6), p. 710 "Warlimont (General der Artillerie Walter)"

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