Four crématoire

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Four crématoire au Japon

Un four crématoire ou four de crémation est un four permettant de réduire en cendres le corps des hommes et des animaux. Il est situé généralement dans un crématorium.

Le four est chauffé entre 850 °C et 1 200 °C lors d’une crémation. Celle-ci dure près d’une heure trente. Les résidus sont les composés minéraux du corps essentiellement sels de calcium, d'où l'expression de restes calcinés. Dans le cas d'un humain, les "cendres" sont remises à la famille, dans une urne à fournir.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un four crématoire datant du IIe siècle a été mis au jour en 1966 près des thermes gallo-romains de Mackwiller, dans le Bas-Rhin en France[1].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Illustration d’un four crématoire de la fin du XIXe siècle.
Four crématoire pour les animaux

En France, le Conseil municipal de Paris, autorise en 1885, l’établissement au cimetière de l’Est – actuel cimetière du Père-Lachaise – d’un four crématoire destiné à l’incinération des débris humains provenant des amphithéâtres de dissection et des corps non réclamés dans les hôpitaux ainsi que les ossements humains trouvés dans des fouilles[2].

L'Église catholique a longtemps interdit la crémation à ses fidèles, puis sa position s'est assouplie en considération du fait que certains saints (Polycarpe, Jeanne d'Arc) avaient eux-mêmes été incinérés à leur corps défendant et qu'on estimait que cela ne compromettait nullement leur future résurrection supposée.

Utilisation dans les camps d'extermination nazis[modifier | modifier le code]

L'usage des fours crématoires dans les camps d'extermination nazis, reste associé à la Shoah. Les fours servaient à brûler en grand nombre les cadavres des prisonniers[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hatt Jean-Jacques. Mausolée et four crématoire gallo-romains à Mackwiller (Bas-Rhin). In: Gallia. Tome 25 fascicule 1, 1967. p. 75-85.
  2. Conseil municipal de Paris. Rapports et documents. Année 1885. Paris, Imprimerie municipale, 1886.
  3. Miklos Nyiszli, Médecin à Auschwitz, Éd. René Julliard 1961, J'ai lu, Leur aventure, nº A266, 1966.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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