Franz Böhme

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Franz Friedrich Böhme
Franz Böhme en 1943
Franz Böhme en 1943

Naissance 14 avril 1885
Zeltweg
Décès 29 mai 1947 (à 62 ans)
Nuremberg
Origine Allemand
Allégeance Flag of Austria-Hungary (1869-1918).svg Autriche-Hongrie
Flag of Austria.svg Première République d'Autriche
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Bundesheer
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade General der Gebirgstruppe
Années de service 1914 – 1945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement 32. Infanterie-Division
XXXXIII. Armeekorps
Distinctions Croix de chevalier de la Croix de fer
Croix allemande

Franz Friedrich Böhme (né à Zeltweg en Autriche le 14 avril 1885 - mort à Nuremberg le 29 mai 1947) est un militaire autrichien, puis allemand au grade de General der Gebirgstruppe au sein de la Heer dans la Wehrmacht.

Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer. Cette décoration est attribuée pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.

Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, il se suicida avant son procès qui devait avoir lieu à Nuremberg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il entre dans les Forces armées austro-hongroises le 14 août 1904 . Pendant la Première Guerre mondiale, Franz Böhme combattit en Galicie (1914-1916) dans un régiment Hongrois (38e RI), puis en Volhynie, en Courlande et à Dünaburg (1917). En 1917-1918, on le retrouve sur le front d'Isonzo, puis en 1918 sur le front de Verdun dans la première division autrichienne sous le commandement du Ve corps d'armée prussien. Il reçut à cette occasion la Croix de fer de première puis de seconde classe.

Entre deux guerres[modifier | modifier le code]

Il remplace Alfred Jansa à la tête de l'armée autrichienne. Après l'Anschluss (13 mars 1938), il fut intégré dans l'armée allemande (16 mars 1938)[1].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans la Wehrmacht, il participa à l'invasion de la Pologne (septembre 1939) et de la France (mai-juin 1940). En avril 1941, à la tête de ses hommes, il prit part à l'opération Marita[2].

En Serbie[modifier | modifier le code]

Du 16 septembre au 2 décembre 1941, Böhme exerça la fonction de gouverneur militaire en Serbie.

Le 6 avril 1941, Belgrade avait été bombardée et le 17 avril 1941, le Royaume de Yougoslavie avait dû capituler[3]. Dès le mois de mai, Draža Mihailović, un fidèle partisan de la monarchie, coordonna l’action des résistants tchetniks contre les Nazis[3] et Josip Broz Tito, à la tête des partisans communistes, entra en résistance à partir de juillet[3]. Le 16 septembre, Hitler avait personnellement[1] signé l'ordre de pacifier les Balkans « par les moyens les plus énergiques »[4]. Franz Böhme, muni des pleins pouvoirs, fut chargé d'appliquer l'ordre en Serbie. La règle fut d’exécuter 100 Serbes ou Juifs pour tout Allemand tué[1]. Le 19 octobre 1941, en représailles à la mort de soldats allemands, Böhme ordonna le massacre de Kragujevac ; le 21 octobre et les jours suivants, environ 5 000 civils, comprenant beaucoup de lycéens, furent exécutés[5].

En décembre 1943, il est adjoint au commandant général du XVIIIe corps d'armée. En juin 1944, il prend le commandement de la Seconde Armée panzer dans les Balkans, mais il est gravement blessé le 15 juillet 1944 dans un accident d'avion. Il est alors transféré au commandement de l'armée de réserve, cédant le contrôle de la Seconde Armée panzer au général Maximilian de Angelis.

Norvège[modifier | modifier le code]

À partir du 8 janvier 1945, il dirige les forces armées allemandes en Norvège et est commandant de la 20e Armée de montagne, succédant au Generaloberst Lothar Rendulic. Il capitule le 7 mai 1945 et est arrêté en Norvège en octobre 1945.

Nuremberg et suicide[modifier | modifier le code]

Pour éviter d'être jugé lors du Procès des otages, l'un des procès-suites de Nuremberg, il se suicida en sautant du 4e étage de la prison, le 29 mai 1947. Il est enterré au cimetière de St-Léonard à Graz en Autriche.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Some of the prisoners held at Special Camp 11
  2. Invasion de la Grèce
  3. a, b et c Dušan Bataković, Histoire du peuple serbe, L’Âge d’Homme, 2005
  4. Walter Manoschek: Serbien ist judenfrei. Militärische Besatzungspolitik und Judenvernichtung in Serbien 1941/42. Schriftenreihe des Militärgeschichtlichen Forschungsamtes, 2. Auflage, München 1995
  5. Kragujevac: The Making of a Massacre - N.B. : le nombre de victimes varie d'une source à l'autre (cf. sur le site)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]