Mostar

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Mostar
Мостар, Stari grad
Blason de Mostar
Héraldique
Drapeau de Mostar
Drapeau
Vue générale du vieux Mostar.
Vue générale du vieux Mostar.
Administration
Pays Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Entité Drapeau de la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine Fédération de Bosnie-et-Herzégovine
Canton Herzégovine-Neretva
Municipalité Mostar
Maire
Mandat
Ljubo Bešlić (HDZ-BiH)
2008-2012
Code postal 88 000
Démographie
Population 81 882 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 36″ N 17° 48′ 29″ E / 43.3433, 17.808143° 20′ 36″ Nord 17° 48′ 29″ Est / 43.3433, 17.8081  
Altitude 60 m
Localisation

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Mostar

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Mostar
Municipalité de Mostar
Administration
Maire
Mandat
Ljubo Bešlić (HDZ-BiH)
2008-2012
Démographie
Population 128 782 hab. (2010)
Densité 99 hab./km2
Géographie
Superficie 130 000 ha = 1 300 km2
Liens
Site web Site de la municipalité

Mostar (en cyrillique : Мостар) est une ville et une municipalité de Bosnie-Herzégovine. Elle est située dans le canton d'Herzégovine-Neretva, Fédération de Bosnie-et-Herzégovine. Au recensement 1991, la ville comptait 75 865 habitants et la municipalité 126 628[1]. En 2010, la population de la ville était estimée à 69 838 habitants.

Mostar est le centre administratif du canton de Herzégovine-Neretva. Le « Quartier du Vieux Pont de la vieille ville de Mostar » est inscrit par un comité désigné par l'assemblée générale de l'UNESCO sur la liste du patrimoine mondial.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Mostar est située à une centaine de kilomètres au sud de Sarajevo, à environ 40 km de la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie et à 50 km de la mer Adriatique. La ville se trouve sur les bords de la rivière Neretva. Elle est reliée par le train à la côte croate et à Sarajevo.

L'aéroport, resté très longtemps militaire, a commencé (notamment au printemps 2014) à s'ouvrir aux vols réguliers ; à titre d'exemple, vols bi-hebdomadaires de Mistral Air (it) vers Rome[2] et vers Coni[3], et surtout les vols de BH Airlines (ou B&H Airlines, BH signifiant Bosnie et Herzégovine)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Stari Most, le Vieux Pont de Mostar.


Placé sur la Neretva, entre les hauteurs du Hum et les pentes de la Velez, le site révèle une occupation humaine dès la préhistoire, comme en témoignent les enceintes fortifiées et les nécropoles.

Les Romains, ayant conscience des possibilités stratégiques et commerciales de ce passage, s'y établissent. On retrouve de ce fait les vestiges enfouis de la ville romaine sous la ville actuelle.

À la fin de l'antiquité des basiliques chrétiennes y sont édifiées et cette présence chrétienne sera permanente et active encore au Moyen Âge.

Ce n'est qu'en 1474 que le nom de Mostar apparaît pour la première fois dans un document en référence au gardiens du pont, les mostari.

Ce pont antique qui se trouvait sur la route commerciale entre l’Adriatique et les riches régions minières du centre de la Bosnie, permit à la bourgade de s'étendre sur la rive droite de la Neretva et de devenir le siège d’un kadiluk (district avec un juge régional). Elle fut ensuite la première ville du sandjak de l’Herzégovine, avant d'être le centre du gouvernement turc à l'arrivée des Ottomans.

Mostar au XVe siècle se développe lors des quatre siècles suivants, sous la tutelle de l'Empire ottoman. En 1878, Mostar, ainsi que le reste de la Bosnie-Herzégovine, passe sous administration austro-hongroise, puis fait partie, après 1918, du nouveau Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, la future Yougoslavie.

Au XVe siècle, les archives mentionnent une place forte à l'endroit où l'on passait d'un bord à l'autre de la rivière Neretva par un pont suspendu. Ce pont, qui a donné son nom à la ville, Mostar, ("mostar" signifiant le "passeur du pont" à qui il fallait payer le droit de passage), favorisa le développement du transport et l'essor du commerce. Dès 1475, un premier quartier musulman (dit "mahala"), avec mosquées et bains, s'établit au bord de la rivière, au nord du lieu de passage. Le noyau du bourg musulman s'est formé de part et d'autre du pont de pierre construit en 1566 sous le gouvernement de Karadjoz-Beg. Quand la Bosnie-Herzégovine passe sous administration austro-hongroise en 1878, après la période ottomane, la ville de Mostar connaît un nouvel essor économique et urbain.

Le pont de Mostar sur un timbre-poste de l'émission de la Bosnie-Herzégovine de 1906.

La ville, exceptionnelle par l'ensemble de ses habitations et monuments réunis dans un urbanisme harmonieux qui s'est développé au fil des siècles, était célèbre pour sa douceur de vivre. Jusqu'à l'époque contemporaine, la ville avait conservé son caractère tout en étant un lieu de production artisanale et un important centre d'échanges commerciaux. Même si, comme partout en Europe, des immeubles souvent hors-échelle y ont été construits pendant les années 1960, dans l'ensemble, la vieille ville avait conservé son cachet médiéval.

Mostar pendant la guerre de Bosnie[modifier | modifier le code]

Mostar et son pont après la guerre.
Le pont réparé à l'été 2009.

Mostar a considérablement souffert de la guerre (1992-1995). Trois camps se sont affrontés à Mostar de 1992 à 1995 : tandis que les Serbes tenaient les hauteurs, les Croates avaient parqué les Bosniaques (Slaves musulmans) dans le ghetto de la vieille ville, sur la rive Est de la Neretva. Le 9 novembre 1993, un obus croate a abattu le Stari Most, le « vieux pont » ottoman, symbole de la ville.

Capitale de l'Herzégovine, elle était un centre industriel (constructeur aéronautique SOKO, et un complexe industriel de production d’aluminium Aluminij) et commercial actif (textile, tabac, produits alimentaires) ainsi qu'un site touristique très fréquenté en raison de son architecture orientale ottomane et de ses nombreuses mosquées. Dès le printemps 1992, la ville et sa région sont touchées par plusieurs offensives militaires menées par l’armée populaire yougoslave (JNA) et les troupes paramilitaires des Serbes de Bosnie. Non préparés et organisés militairement et ayant observé de loin la guerre en Croatie, la population bosniaque applique la politique pacifiste dictée par Alija Izetbegović. Cette passivité entraînera une prise des montagnes environnantes et d’une partie de l’est de la ville par les troupes serbes. La totalité des ponts enjambant la rivière Neretva sont détruits à l’exception du vieux pont. Dans la zone industrielle, l’équipement de l’usine du constructeur aéronautique SOKO est déménagée en Serbie, l’aéroport et le complexe de l’usine d’aluminium Aluminij sont détruits.

Mieux organisée, la reprise de la ville, de la vallée de la Neretva et de ses environs est effectuée par les troupes du conseil de défense croate (HVO) et des forces armées croates (HOS) lors de l’opération "Aubes de juin", du 7 au 26 juin 1992. S’installa par la suite un calme précaire dans la ville qui fut submergée par les réfugiés bosniaques chassés de l’est de la Bosnie tombée sous contrôle serbe. Elle eut pour conséquence une modification de la population de la ville et de l’équilibre entre Croates et Bosniaques. De nombreuses personnes spéculèrent sur un accord secret entre le président de la république de Croatie, Franjo Tuđman et le président de la république de Serbie, Slobodan Milošević sur un partage de la Bosnie-Herzégovine au détriment des Bosniaques. Il fut rapporté que Slobodan Milošević désirait obtenir toutes les terres de l'est et de l'ouest de la Bosnie alors que Franjo Tuđman souhaitait s'assurer le contrôle des régions à majorité croate. La politique de la Croatie et de Franjo Tuđman pour la Bosnie-Herzégovine n'a jamais été transparente, certains pensent que Franjo Tuđman souhaitait agrandir les frontières de la Croatie en Bosnie-Herzégovine. La création de l’Armée de la République de Bosnie et d'Herzégovine entraîna d’importantes défections de combattants bosniaques dans les troupes du HVO et du HOS. Ceux-ci partirent avec les armes dont ils furent dotés lorsqu’ils combattaient sous commandement croate, et prirent contrôle de la partie orientale de la ville où ils étaient majoritaires. En 1993, les ultra-nationalistes croates qui étaient à ce moment convaincus de la défaite des Bosniaques, et pensaient partager la Bosnie-Herzégovine avec leurs ennemis serbes, créé la "république d'Herceg-Bosna". Mais la résistance des troupes gouvernementales fut désespérée et inouïe. Alors que le ravitaillement était régulièrement coupé, que l'État-major bosniaque donne la priorité à la défense du nord et du centre du pays, les forces bosniaques tiennent et repoussent toutes les attaques.

Panorama de Mostar.
La vieille ville.

Le conflit entre les Bosniaques et les Croates finit par tourner au désavantage des ultra-nationalistes croates d'Herceg-Bosna lorsque l'armée de Bosnie-Herzégovine prend le contrôle du nord de la Bosnie et de la Bosnie centrale, encerclant la population croate dans les villes de Novi Travnik, Vitez, Busovača, Kiseljak, Kreševo ou encore Žepče. Les troupes bosniaques, après la prise de la Bosnie centrale aux troupes croates du HVO, entamèrent une percée vers le sud (Opération Neretva 93) prenant le contrôle d'une partie de l'Herzégovine, de Konjic, Jablanica et les parties septentrionales et orientales de la ville de Mostar lors de l'opération Neretva 93 et firent jonction avec les unités situées à l’est de Mostar.

La suite des événements fut caractérisée par des affrontements comparables à une guerre de tranchées entre le conseil de défense croate (HVO) et les forces bosniaques de l’Armée de la République de Bosnie et d'Herzégovine (ARBiH), le long de la ligne de démarcation située en centre ville, le long du « bulevar narodne revolucije » (boulevard de la révolution populaire). Durant cette période, les minorités des deux parties de la ville furent les cibles de représailles et durent quitter leurs habitations lors des périodes d’accalmie pour rejoindre les parties de la ville ou ils étaient majoritaires. Ceci provoqua une homogénéisation de la partie croate et bosniaque de la ville.

Le sommet des affrontements entre croates et bosniaques, fût atteint le 9 novembre 1993, lorsque les forces croates détruisent le vieux pont de Mostar en le dynamitant afin de prévenir toute tentative bosniaque de s'emparer de la partie occidentale de la ville contrôlée par les forces croates. Cette action fut condamnée par la communauté internationale et provoqua la consternation chez un certain nombre d’habitants croates de la ville attachés au symbole de leur ville. L'opération Neretva 93 a été arrêtée par des autorités bosniaques après qu'elle a reçu les informations sur les incidents contre des civils et des prisonniers de guerre croate. Plus tard, des équipes mixtes croates et bosniaques avec l’aide d’une entreprise turque reconstruisirent à l’identique le pont et son quartier. Il fut inauguré le 22 juillet 2004 lors d’une cérémonie en présence de nombreuses personnalités. Les accords de Washington sous le patronage de la nouvelle administration américaine du président Bill Clinton mirent fin aux affrontements entre Croates et Bosniaques. Une période d’accalmie s’installa, mais les tensions et rancœurs persistèrent encore pendant de longs mois.

Elles renaissaient sporadiquement lors de la construction d’édifices religieux, ainsi, la hauteur du clocher d’une église et l’installation d’une croix sur la montagne surplombant la ville côté croate provoqua des manifestations côté bosniaque. Des affrontements furent également signalés lors de rencontres de football, comme celle opposant la Croatie à la Turquie, en quart de finale du championnat d'Europe de football 2008 en Autriche.

Mostar depuis la guerre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stari Most.
La maison Cardak.

Mostar-Ouest (essentiellement quartiers modernes et depuis 1995 à majorité croate et catholique) et Mostar-Est (principalement quartiers plus anciens à majorité bosniaque et musulmane), séparées par le « Bulevar narodne revolucije » pendant la guerre ont été réunifiées en une seule municipalité, elle est ainsi devenue la capitale du Canton de Herzégovine-Neretva. La Neretva traverse le quartier oriental de la ville.

Le Stari Most, le « vieux pont », a été reconstruit à l'identique en 2004 avec de nombreuses pierres d'origine (notamment pour le revêtement du pont), et selon la technique ottomane d'époque. Il accueille comme par le passé le traditionnel championnat de plongeon dont le local est la maisonnette Cardak située à la sortie occidentale du Vieux Pont.

Les immeubles, lieux de la guérilla urbaine ; Mostar, une ville qui porte encore les stigmates de la guerre, août 2006.

Mostar-Ortijes : ce camp de la SFOR situé à côté de l'actuel aéroport abritait les éléments des armées (Allemagne, France, Italie, Espagne, Maroc) qui composaient un élément vital dans la sécurisation de la ville.

De nombreuses maisons restent à reconstruire dans la ville, mais le centre historique renaît de ses cendres rapidement grâce à de nombreux donateurs. L'attrait et le charme du centre de Mostar ont ainsi pu être préservés malgré tout.

Localités[modifier | modifier le code]

Localisation de la municipalité de Mostar en Bosnie-Herzégovine.

En 1991, la municipalité de Mostar comptait 57 localités :

Après la guerre de Bosnie-Herzégovine et à la suite des accords de Dayton, les localités de Kamena, Kokorina et Zijemlje ont été rattachées à la municipalité d'Istočni Mostar, intégrée à la République serbe de Bosnie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Ville[modifier | modifier le code]

Répartition de la population dans la ville (2010)[modifier | modifier le code]

En 2010, sur un total de 81 882 habitants, la population se répartissait de la manière suivante :

Nationalité Nombre %
Musulmans 28 814 35,19
Croates 21 862 26,70
Serbes 16 089 19,65
Yougoslaves 11 643 14,22
Inconnus/Autres 3 471 4,24

Municipalité[modifier | modifier le code]

Évolution historique de la population dans la municipalité[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1971 1981 1991
89 580 110 377 126 628


Répartition de la population dans la municipalité (2010)[modifier | modifier le code]

En 2010, sur un total de 128 782 habitants, la population se répartissait de la manière suivante[1] :

Nationalité Nombre %
Musulmans 45 150 35,06
Croates 42 510 33,01
Serbes 24 262 18,84
Yougoslaves 11 693 9,08
Inconnus/Autres 4 468 3,47

Politique[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Mostar.

A Mostar se trouvent les centres culturels suivants :

  • Centre pour la culture "Mostar"
  • Maison de la Culture "Dom Kulture Herceg Stjepan Kosača"
  • Centre Culturel Jeunesse "Abraševic"
  • Salle de Concert "Pavarotti-Mostar"
  • Archives de la Herzégovine (aujourd'hui Archives cantonales)
  • Musée de la Herzégovine
  • Bibliothèque municipale "Herceg Stjepan Kosače"
  • Gradska biblioteka "Luka"
  • Théâtre populaire de Mostar
  • Théâtre croate "HNK-Mostar"
  • Maison Aleksa Šantić

L'évènement culturel le plus connu est l'Été de Mostar avec notamment un récital de poésies anciennes d'Aleksa Šantić. Une des plus anciennes compétitions de plongeons traditionnels depuis le Vieux Pont a lieu le dernier week-end du mois de juillet.

Économie[modifier | modifier le code]

  • La ville abrite une importante usine d'aluminium[5].
  • L'opérateur de télécommunication HT est basé à Mostar

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monuments nationaux de Mostar.
La rivière Neretva.

La ville de Mostar est la plus grande ville touristique de Bosnie-Herzégovine avec de nombreuses curiosités :

  • Vieille ville de Mostar avec le Stari Most (Vieux Pont) et le quartier touristique
  • Mosquée Karadoz-beg
  • Église des Franciscains (Franjevačka crkva avec la plus grande cloche du pays)
  • Ruelle Bišcevic bordée de maisons Turques
  • Vieux hameau de Brankovac avec maisons & jardins des maisons traditionnelles de style Ottoman
  • Vieux village de Blagaj où habitait le (duc) Herceg Stjepan Kosače, où se trouvent: la Source de Buna, la Tekia (maison de Derviche qui a inspiré Meša Selimović pour son livre « le Derviche et la Mort »).
  • Parc naturel de Ruište avec les montagnes de Prenj (où pousse le « Lys Bosniaque » )
  • Réserve naturelle « Diva Grabovica », quasiment à l'état primitif
  • le « Plateau (Blato) », colline qui domine la ville, dans sa partie occidentale
  • Maison d'Aleksa Šantić, le plus grande poète de Mostar
  • Musée de l'Herzégovine

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

La vieille ville de Mostar.

Pacifiquement, malgré les tensions issues des années noires, la population se remet progressivement du traumatisme de la guerre (1992-1995) selon les nouvelles modalités. Les maisons et immeubles sont restaurés au rythme du programme de reconstruction de l'Union européenne. De nombreux mostariens se réinstallent à l'ouest ou à l'est du « Bulevar » en fonction de leur appartenance à la communauté bosniaque ou croate. Les échanges entre les deux parties de la ville restent toujours très importants malgré la tendance de chacune des communautés de s'inspirer, soit du voisin croate, soit des vallées centrales de la Bosnie. La population a été démobilisée avec soulagement à l'arrivée de la SFOR représentée sur place par un détachement des Forces armées espagnoles et les différents chefs militaires ont poursuivi leur carrière sur le terrain économique ou politique.

La communauté serbe a quasiment en totalité pris le chemin de l'exil, vers la République serbe de Bosnie ou vers l'étranger. Des réfugiés (croates et bosniaques) originaires de toutes les régions de Bosnie-Herzégovine s'y sont installés après la guerre, et Mostar reste un foyer dynamique au point de vue culturel et économique.

La ville voit se multiplier les boutiques de vêtements, de meubles, de musique ou de hi-fi à prix modérés. En raison de la non-adhésion à l'OMC, les prix restent relativement bas pour la clientèle locale et attractive pour les pays limitrophes, ce qui permet une reprise économique (notamment du secteur du BTP) se répercutant sur tout l'arrière pays d'Herzégovine, les villages devenant en quelques années des villes champignons. Les exilés (principalement d'Allemagne & d'Autriche) représentent un potentiel important d'investissement dans la région, et l'économie est soutenue par la stabilité du mark convertible, monnaie de la Bosnie-Herzégovine indexée sur l'Euro. Le secteur informel est important et reste un facteur de dynamisme économique malgré tout.

Les jeunes sont contraints de faire face à un chômage toujours élevé, et l'éloignement des centres universitaires de pointe (Sarajevo, Split, Zagreb) les conduit souvent à quitter la région, qui, n'ayant pas suffisamment d'emplois qualifiés à leur offrir, subit alors une fuite des cerveaux.

La richesse du patrimoine de la ville, la proximité de sites touristiques comme Medjugorje (lieu de pèlerinage catholique), le village de Blagaj (lieu de pèlerinage musulman), la nécropole bogomile de Radimlja et le musée de la résistance de Jablanica font de Mostar le centre d'une région attractive, profitant aussi de l'essor touristique de la côte adriatique de Croatie proche.

Capitale régionale en plein mouvement qui se modernise rapidement, Mostar est une ville dynamique ouverte sur le monde.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville compte deux principaux clubs de football : le Velež Mostar et le Zrinjski Mostar.

Quelques personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Informations[modifier | modifier le code]

Données géographiques[modifier | modifier le code]