Dubrovnik
| Dubrovnik Raguse |
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Vue de Dubrovnik
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| Administration | ||
| Pays | Croatie | |
| Comitat | Dubrovnik-Neretva | |
| Maire | Andro Vlahušić 2009- |
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| Code postal | 20000 | |
| Indicatif téléphonique international | +(385) | |
| Indicatif téléphonique local | (0) 20 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 0 555 m | |
| Superficie | 14 335 ha = 143,35 km2 | |
| Démographie | ||
| Population | 30 436 hab. (2001) | |
| Densité | 212,3 hab./km2 | |
| Population municipalité | 43 770 hab. (2001) | |
| Densité municipalité | 305,3 hab./km2 | |
| Localisation | ||
| Internet | ||
| Site de la ville | http://www.dubrovnik.hr | |
Dubrovnik est une ville et une municipalité de Croatie, capitale du Comitat de Dubrovnik-Neretva. L'ancien nom est Raguse, capitale de la République maritime connue sous le nom de République de Raguse. Ses habitants, ainsi que ce qui s'y rapporte, s'appellent encore des ragusains.
Au recensement de 2001, la municipalité comptait 43 770 habitants, dont 88,39 % de Croates, 3,26 % de Serbes, et 3,17 % de Bosniaques[1] et la ville seule comptait 30 436 habitants[2].
Elle a pour devise « La liberté ne se vend pas même pour tout l'or du monde ».
Sommaire |
[modifier] Géographie
Située au sud de la côte dalmate, à proximité de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro, la ville-forte de Dubrovnik est un des hauts lieux touristiques de Croatie. Cette ville portuaire porte en effet de nombreux témoignages de sa très riche histoire, au travers de ses monuments et de ses rues pavées.
La principale d'entre elles, la Placa (ou Stradun), est une large avenue dallée tracée au milieu de la ville, sur l'ancien marécage qui séparait la Raguse latine sur le rocher de Dubrava sur le continent. Lorsque la ville s'agrandit au cours du Moyen Âge, elle assécha ce marais et en fit une artère.
Le climat de la ville est marqué par des étés chauds et humides ainsi que par des hivers froids, mais tempérés par la proximité maritime. Ses caractéristiques sont semblables à ceux de la plaine du Pô en Italie, sur la côté adriatique opposée.
[modifier] Histoire
[modifier] Moyen Âge et époque moderne
Dubrovnik a été fondée durant la première moitié du VIIe siècle. Dès sa fondation, la ville a été placée sous la protection de Byzance. En 980, la ville devint le siège d'un évêché. À l'instar de Venise dont elle devint concurrente, Dubrovnik sut tirer parti de sa position côtière pour développer un commerce maritime lucratif.
Elle était gouvernée par un recteur, élu chaque mois. Celui-ci était logé au palais du recteur, où il ne recevait ni amis, ni famille, se consacrant entièrement à sa tâche. La République de Raguse comprenait uniquement les ports de Raguse (Dubrovnik) et de Ragusavecchia (Cavtat) jusqu'en 1120, date à laquelle elle étendit son arrière-pays.
Entre 1180 et 1190, le Grand Prince de Rascie Stefan Nemanja essaya à deux reprises de s'emparer de la République de Raguse, sans succès. En 1184, l'armée des trois frères, (Miroslav et Stracimir avaient rejoint Nemanja dans cette campagne), était devant les murs de la riche République de Dubrovnik (Raguse). La ville était chrétienne et peuplée d'Italiens venant de l'ancienne province de la Dalmatie, comme toute la région, mais elle était jalouse et surtout très fière de son indépendance, et elle résista à l'armée de Nemanja deux fois de suite. En effet, après un premier échec en 1184, Nemanja revint en 1185 devant ces murs, pour subir un nouvel échec militaire. En 1186, Nemanja décida alors de libérer les autres villes de la région qui étaient sous domination byzantine, l'armée serbe prend les villes de Svac, Bar, Danj, Sard et Ulcinj avec une étonnante rapidité. Entre 1233 et 1242, la République étendit à nouveau ses possessions dans l'arrière-pays.
L'importance de son trafic la conduisit à établir la première quarantaine en 1377 pour se protéger de la peste noire.
Après la quatrième croisade, elle est passée sous la domination de Venise, jusqu'en 1358. En 1358 (traité de paix de Zadar), la République de Raguse reconnut la suzeraineté du roi de Hongrie, à qui elle versa un tribut jusqu'en 1526, après la bataille de Mohács. L'autorité hongroise ne portait cependant que sur les impôts et la flotte et on fait donc traditionnellement débuter l'indépendance de la République de Raguse à1358.
La République reçut l'île de Meleda (Mljet) puis les alentours de Slano en 1399. Entre 1427 et 1451, elle acheta la région des Konavle au royaume de Bosnie.
En 1409 et en 1417, Venise lui contesta le monopole du commerce dans la ville de Drijeva, qui était alors possession du royaume de Bosnie. Elle échoua par deux fois, et Raguse resta maîtresse du commerce du sel (salines de Ston), qui passait par cette ville.
En 1416, elle est le premier état européen à abolir l'esclavage et, donc, à interdire le commerce des esclaves. Durant les quinzième et seizième siècles, elle développa son commerce entre l'Europe ottomane et les ports de la Méditerranée. Au seizième siècle, la flotte de commerce de la République comptait 160 navires.
L'avancée turque dans les Balkans, et notamment la conquête de la Serbie, nuit gravement au commerce de la République. Elle signa, en 1442, un traité avec les Ottomans; ce traité autorisait les marchands de Raguse à commercer dans les Balkans, moyennant le paiement d'une taxe.
Farouchement catholique, la République réservait les postes de la magistrature aux membres de cette religion et obligea parfois les orthodoxes à se convertir. En 1492, elle accueillit toutefois un groupe de Juifs expulsés d'Espagne.
À la fin du quinzième siècle, des conflits opposèrent Venise aux Hongrois, puis Venise aux Ottomans pour le contrôle du marché de Drijeva, nuisant ainsi gravement au commerce des marchands de Raguse, qui en avaient le monopole. Il faut attendre 1503 pour qu'un traité de paix soit signé.
Tout comme Venise, elle offrit de l'assistance à l'alliance musulmane lors de la bataille de Diu contre les Portugais, en 1509, dans l'Océan Indien.
Après 1526, elle paya un tribut aux Ottomans, et ce jusqu'en 1718. Le tribut s'élevait alors à 12 500 ducats par année. La république ne se releva jamais complètement de la crise du commerce maritime en Méditerranée et du tremblement de terre de 1667 (plus de 5 000 morts).
En 1699, elle céda deux portions de terre à l'Empire ottoman. De cette manière, Venise ne pouvait plus l'attaquer que par la voie maritime, et non plus par voie terrestre. Ceci est à l'origine de l'unique accès à la mer de la Bosnie dans la région de Neum.
La puissance commerciale qu'elle acquit ainsi fut la source de la puissance politique qu'elle a su sauvegarder jusqu'à l'annexion en 1809 par Napoléon Bonaparte (incorporation dans les provinces illyriennes dirigées par Marmont puis Fouché).
[modifier] Époque récente
Le 1er octobre 1991, l'Armée populaire yougoslave attaque et encercle Dubrovnik pendant la guerre d'indépendance croate. Le siège dura jusqu'à mai 1992. La plus grosse attaque d'artillerie eut lieu le 6 décembre 1991, tuant 19 personnes et en blessant 60. Le nombre total de victimes dans cette région est de 114 civils tués, selon la Croix-Rouge, dont le poète Milan Milisić (voir (en) Milan Milisić).
De 1992 à 1993, la ville a, par ailleurs, été la cible de tirs de l'armée serbo-monténégrine postée sur les hauteurs de Zarkovica, au nord est de la ville, pendant la guerre d'indépendance de la Croatie.
L'attaque contre Dubrovnik visait à compromettre une société politique monténégrine réticente dans les entreprises militaires décidées par Slobodan Milošević : on avait raconté aux réservistes monténégrins que les « Oustachis » attaquaient le Monténégro, et ils ont mis à sac la région, notamment Cavtat et la vallée des Konavle.[réf. nécessaire]
[modifier] Reconstruction
68% des bâtiments de la vieille ville auraient été touchés directement ou indirectement par les tirs d'obus.
La reconstruction s'est déroulée, autant que possible, dans le respect des techniques traditionnelles, tout en appliquant des normes anti-sismiques nouvelles, dans cette région géologiquement instable.
La restauration des toitures fut particulièrement problématique, les matériaux traditionnels n'étant plus disponibles en quantité suffisante. Les anciennes tuiles furent ainsi progressivement remplacées par de nouvelles, bâtiment par bâtiment. Ces nouvelles tuiles proviennent d'une fabrique située à côté de Toulouse.
[modifier] Transport
La ville est desservie par l'Aéroport de Dubrovnik situé à 20 km au sud de la ville près de Čilipi. La ville sera dans le futur desservie par l'Autoroute A1.
[modifier] Tourisme
Dubrovnik, qui déroule ses remparts sur la côte dalmate, au bord de l'Adriatique, est redevenue un lieu de villégiature. L'enjeu est de taille pour le pays, qui devrait rejoindre l'Union européenne le 1er juillet 2013, et dont le tourisme représente près d'un quart du produit intérieur brut. L'ancienne Raguse, qui fut au XVe siècle une République rivale de Venise, renommée Dubrovnik en 1918 à la chute de l'empire austro-hongrois, est aujourd'hui une ville-musée, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Entre 1991 et 1993, les deux tiers de ses bâtiments ont été détruits ou endommagés, mais ils ont été restaurés avec soin entre autres grâce à des fonds étrangers. Les visiteurs ne s'y trompent pas. Les mois d'été, sur le Stradum, l'artère principale de la ville, la foule est aussi serrée que sur un quai de métro aux heures de pointe.
[modifier] Localités
La municipalité de Dubrovnik compte 32 localités :
[modifier] Images de la vieille ville
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Grande fontaine d'Onofrio
[modifier] Jumelages
Ravenna (Italie) depuis 1969
Vukovar (Croatie) depuis 1993
Graz (Autriche) depuis 1994
Helsingborg (Suède) depuis 1998
Raguse (Italie) depuis 2000
Bad Homburg (Allemagne) depuis 2002
Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) depuis 2006
Monterey (États-Unis) depuis 2007
Rueil-Malmaison (France) depuis 2011[3]
[modifier] Personnalités
- Naissance de Anselmo Banduri en 1671
- Roger Joseph Boscovich, jésuite, astronome et mathématicien, est né à Dubrovnik en 1711
- Marin Držić, dramaturge de la Renaissance croate, né à Dubrovnik en 1508
- Dubravka Tomšič Srebotnjak, pianiste classique, née à Dubrovnik en 1940.
[modifier] Notes et références
- Recensement de 2001 : (en) Population by ethnicity, by towns/municipalities, census 2001 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques. Consulté le 7 juillet 2008
- (en) Population by sex and age by settlements, census 2001 sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques. Consulté le 7 juillet 2008
- Cérémonie de signature
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Lien externe
- (en)/(hr) Site de la ville de Dubrovnik