Hermann Göring

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Hermann Göring
Hermann Göring en août 1932.
Hermann Göring en août 1932.
Fonctions
Ministre de l'Air
27 avril 193323 avril 1945
Gouvernement Cabinet Hitler
Prédécesseur Paul Bis von Hingenr
Successeur Robert Ritter von Greim
Ministre de l'Économie
1937 – 1938
Prédécesseur Hjalmar Schacht
Successeur Walther Funk
Ministre-président de Prusse
11 avril 193324 avril 1945
Prédécesseur Franz von Papen
Successeur Suppression de la Prusse
Reichsstatthalter de Prusse
1935 – 1945
Prédécesseur Adolf Hitler
Successeur Suppression de la Prusse
Président du Reichstag
30 août 193224 avril 1945
Président Paul von Hindenburg
Adolf Hitler
Chancelier Heinrich Brüning
Franz von Papen
Kurt von Schleicher
Adolf Hitler
Prédécesseur Paul Löbe
Successeur Aucun
Ministre des Forêts
juillet 193423 avril 1945
Prédécesseur Poste créé
Successeur Poste supprimé
Député
représentant la 4e circonscription de Potsdam
20 mars 192824 avril 1945[1]
Élection 20 mars 1928
Réélection 20 mars 192814 sept. 1930
31 juillet 19326 novembre 1932
5 mars 193312 novembre 1933
29 mars 193610 avril 1938
Biographie
Date de naissance 12 janvier 1893
Lieu de naissance Rosenheim (Empire allemand)
Date de décès 15 octobre 1946 (à 53 ans)
Lieu de décès Nuremberg (Allemagne sous occupation alliée)
Parti politique NSDAP
Conjoint Carin von Kantznow (1923-1931, décédée)
Emmy Sonnemann (1935-1946)
Profession Aviateur
Homme politique

Signature

Hermann Wilhelm Göring (ou Goering[2] ; prononcé, en allemand, [ˈɡøː.ʁɪŋ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) (né le 12 janvier 1893 à Rosenheim ; mort par suicide le 15 octobre 1946 à Nuremberg) était un militaire et un homme politique allemand de premier plan du Parti national-socialiste et du gouvernement du Troisième Reich.

Commandant en chef de la Luftwaffe et ministre de l'Air, il fut condamné à mort à l'issue du procès de Nuremberg en raison de son implication dans les crimes du régime nazi.

Les jeunes années[modifier | modifier le code]

Hermann Göring en 1907

Hermann Göring, fils de Heinrich Ernst Göring et de Franziska Tiefenbrunn (21 avril 1859 – 15 juillet 1923), est né à Rosenheim en Bavière le 12 janvier 1893. Après avoir participé en tant qu'officier de l'armée prussienne aux campagnes de 1866 contre l'Autriche et de 1870 contre la France, son père exerce des fonctions de juge à Metz, puis à Altkirch. Finalement remarqué par Bismarck il est nommé premier commissaire du Reich en Afrique du Sud-Ouest, charge qu'il exerce à dater de 1888[3]. Avant de partir pour le continent africain, le père de Göring épouse en secondes noces Fransziska Tiefenbrunn, une fille de paysans, de vingt ans sa cadette. En Afrique, à Windhoek, elle donne naissance à deux filles, Olga Thérèse Sophie (1889) et Paula Elisabeth Rosa (1890), après un fils, Karl Ernst (1885). Heinrich Göring ayant ensuite été muté à Haïti (1889), son épouse revient en Allemagne pour y donner naissance à Hermann. Elle retourne ensuite rejoindre son époux et laisse son fils durant trois ans à la garde d'une amie (Mme Graf). Hermann Göring aura encore un autre frère, Albert en 1895 (celui-ci aidera des personnes persécutées par le régime nazi)[4].

Vers 1899, le père de Göring qui a été mis à la retraite, accepte la proposition du parrain de Hermann, Hermann von Epenstein, médecin anobli d'origine juive, de s'installer dans un des deux châteaux qu'il vient d'acquérir. C'est chez Epenstein, dans le château Veldenstein (de), à 30 km au nord-est de Nuremberg, que Göring passe la plus grande partie de son enfance[5]. Il s'y initie à l'escalade et devient un excellent alpiniste[6]. Les biographes nazis de Göring passèrent sous silence le fait que son parrain, qui exerça apparemment une grande influence sur le jeune Hermann, était d'origine juive, tout comme ils n'évoquèrent jamais le fait que sa mère avait entretenu une liaison avec Epenstein, au point que son frère cadet ressemblait étrangement à ce dernier[7].

La scolarité de Hermann se déroule mal. Il ne supporte pas la discipline et se montre paresseux. Un changement d'école, de Fürth à Ansbach, ne résout pas le problème. Sur la suggestion de son parrain, il est envoyé en 1908 à l'École des Cadets de Karlsruhe. Ceci génère une transformation radicale du jeune Göring qui se plie à la discipline militaire et sort de l'école avec d'excellentes notes qui lui permettent d'accéder sans difficulté à l'académie militaire de Gross-Lichterfelde, près de Berlin, où sont formés les futurs officiers de l'armée impériale[8]. Il en sort en mars 1911 avec le grade de sous-lieutenant[9].

Le baron von Epenstein, ayant contracté mariage avec une femme de quarante ans sa cadette, se sépare de sa maîtresse et invite la famille de Göring à quitter le château de Burg Veldenstein. Le père de Göring, gravement malade et devenu alcoolique, décède peu après. C'est sur ces entrefaites que Hermann Göring est affecté au 12e régiment d'infanterie de Bade "Prinz Wilhelm" à Mulhouse qu'il rejoint en janvier 1914[10].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre son affectation et le début de la Première Guerre mondiale, Göring mène la vie normale d'un jeune officier d'infanterie en garnison[11]. Au déclenchement de la guerre et conformément aux plans établis par l'état-major de Moltke, son unité fait retraite à l'est du Rhin. Göring est toutefois chargé de plusieurs missions de reconnaissance au-delà du Rhin qu'il met à profit pour en découdre avec des unités françaises, ce qui lui vaut la Croix de Fer de 2e classe[12].

À l'automne 1914, l'unité de Göring est envoyée dans les Vosges. Lorsque le front se fige, elle prend position dans le secteur de Baccarat. L'humidité et le froid qui règnent dans les tranchées ont un effet désastreux sur Göring : il est terrassé par une crise de rhumatisme qui affecte les articulations des jambes et il est évacué vers l'hôpital de Metz. C'est là que Bruno Loerzer, qu'il avait connu au 112e régiment d'infanterie et qui a passé son école de pilote, lui suggère de rejoindre l'arme aérienne, en lui expliquant que cela lui permettra de s'extraire de la boue des tranchées[13]. Göring établit une demande de transfert pour l'aviation et suit une formation d'observateur aérien[14].

Fin 1914, il est affecté en cette qualité à la base aérienne de Stenay près de Verdun. À l'époque, l'armée allemande a beaucoup de mal à obtenir des photographies exploitables de la zone d'opération. Au prix de manœuvres audacieuses, le tandem Göring-Loerzer rapporte d'excellentes prises de vue de la zone de Verdun. Les deux hommes sont régulièrement appelés à l'état-major pour commenter les clichés qu'ils rapportent. Après une mission particulièrement réussie, le Kronprinz en personne leur décerne la Croix de fer de première classe (Eiserne Kreuz Erster Klasse) le 25 mars 1915[15].

Cela ne suffit cependant plus au belliqueux Göring (qui allait jusqu'à emporter un fusil et des grenades lors de ses missions de reconnaissance) qui demande à se faire affecter à la chasse. Le 30 juin 1915, il est affecté à l'école d'aviation de Fribourg[16];

Il rejoint la 5e Jagdstaffel (escadrille de chasse) en octobre 1915 et y remporte sa première victoire le 16 novembre 1915 en abattant un Farman au-dessus de Tahure[17]. Il poursuit la guerre dans différentes unités. Revenu au 5e Jagdstaffel, il est contraint à un atterrissage forcé, après un engagement contre six avions anglais au cours duquel il est blessé. Il passe les quatre mois qui suivent dans différents hôpitaux militaires et en convalescence[18].

Il rejoint, au printemps 1917, le front et la 26e Jagdstaffel commandée par Bruno Loerzer. Lorsque l'escadrille est transférée sur le front des Flandres, Göring se voit confier le commandement de la 27e Jagdstaffel qui opère dans le même secteur[19]. Pendant ces années d'opérations, Göring fait preuve d'un comportement chevaleresque, s'abstenant notamment d'achever ses adversaires lorsqu'ils sont à court de munitions[20]. Il accumule aussi les victoires en combat aérien et, le 2 juin 1918, le Kaiser lui décerne à Berlin la médaille Pour le mérite[21].

Le 8 juillet 1918, alors qu'on attendait à ce poste Ernst Udet ou Carl Loewenhardt, il succède au capitaine Reinhard - qui vient de se tuer en essayant un nouveau modèle d'avion - au commandement de l'escadron de chasse de Richthofen (Jagdgeschwader 1), dont il devient le dernier chef[22]. Pendant toute la durée de la guerre, Göring enregistre vingt-deux victoires confirmées[23]. Toutefois le sort de la guerre est en train de tourner en défaveur de l'Allemagne. Dans le ciel, Göring et ses hommes sont confrontés dans les airs à de nouveaux modèles d'avions alliés plus efficaces et plus solides[23] et sur terre la situation se dégrade inexorablement, forçant les escadrilles allemandes à chercher des aérodromes de repli[24]. Fin octobre, les puissances centrales s'effondrent et, au début du mois de novembre, le Reich ouvre des négociations avec les alliés. Göring reçoit l'ordre, le 11 novembre, conformément aux dispositions de l'armistice, d'acheminer les avions de l'escadrille à Strasbourg pour les livrer aux forces françaises, Il désobéit avec l'assentiment de ses principaux pilotes, et ramène les avions à Darmstadt[25].

Le jour de la démobilisation officielle de l'escadrille à Aschaffenburg, près de Francfort, Göring se livre à une violente diatribe contre les socialistes allemands qui exercent le pouvoir en Allemagne[26]. De passage à Berlin, il assiste en décembre 1918 au Philharmonique de Berlin à une grande réunion d'officiers où le ministre de la défense du nouveau gouvernement socialiste les incite à soutenir les autorités et à renoncer aux décorations, insignes de grades et épaulettes. Göring monte alors sur la scène et se lance dans un discours brutal où il déclare notamment « Ceux qui sont à blâmer, ce sont ceux qui ont excité le peuple, qui ont poignardé notre glorieuse armée dans le dos, sans autre but que de parvenir au pouvoir et de s'engraisser aux dépens du peuple. Je demande à tous de nourrir une haine, une haine profonde et durable, pour ces porcs qui ont outragé le peuple allemand et nos traditions. Le jour viendra où nous les chasserons d'Allemagne. Préparez-vous pour ce jour; travaillez pour ce jour[27]! »

Outre qu'il accrédite la légende du "coup de poignard dans le dos", ce discours coupe définitivement à Göring toute possibilité d'être admis dans les cadres de la future Reichswehr[28]. De retour chez sa mère à Munich, il doit se cacher pour échapper aux unités des soviets de soldats et d'ouvriers qui recherchent les anciens officiers de l'armée impériale. Il se réfugie chez le capitaine anglais Beaumont, avec qui il a sympathisé après avoir abattu son avion et l'avoir fait prisonnier pendant la guerre, et qui est désormais chargé de superviser le démantèlement de l'aviation allemande pour le compte des alliés[29].

L’après-guerre et l’engagement dans le nazisme[modifier | modifier le code]

Son mariage avec Emmy Sonnemann. On peut apercevoir Hitler à l'arrière-plan.
Adolf Hitler et Hermann Göring en 1934

En 1919, il devient pilote commercial au Danemark, où il devient également un représentant de la firme Fokker. En 1920, ayant trouvé un meilleur emploi, il quitte le Danemark pour la Suède où il est employé par la Svensk Lufttrafik comme pilote de ligne[30]. C'est là qu'il rencontre sa première femme, Carin, baronne von Kantzow, née von Fock, liée aux milieux de l'aristocratie et de la finance, et qu'il épouse le 3 janvier 1923 à Munich.

Hermann Göring milite dans plusieurs organisations nationalistes, tout en étant un membre actif d'associations philosophiques et politiques comme l'Ordre de Thulé.

Göring retourne en Allemagne en automne 1921 et assiste à des cours d'histoire et de sciences politiques à l’université de Munich ; pendant ces cours qu'il n'a pas terminé, ses opinions le poussent vers le parti NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei). Après avoir assisté à un discours d'Hitler en octobre 1922, il rencontre personnellement celui-ci en tête à tête avant d'adhérer au parti[31]. Laurence Rees relève à ce propos que « le principal enseignement du témoignage de Göring est qu’Hitler n’eut pas besoin de le convaincre de quoi que ce soit – ils partageaient déjà tous les deux le même diagnostic de ce qui n’allait pas en Allemagne […] ce qu’Hitler offrait par-dessus tout à Göring (comme à beaucoup d’autres), c’était l’assurance profonde d’être conforté dans ce qu’il pensait déjà sur le monde – la confirmation de la légitimité totale de son opinion ». Göring refuse, dans un premier temps, d'être nommé à un poste de direction ou de commandement à ses débuts au sein du parti, de crainte que l'on puisse penser qu'il était venu rencontrer Hitler spécialement pour cela. C'est pourquoi, pendant un ou deux mois, il demeure dans l'ombre[32]. Hitler lui confie en décembre 1922 le commandement des sections d'assaut ou SA (Sturmabteilung), les « chemises brunes », dont le chef d'état-major est le capitaine Ernst Röhm[33].

Lors du putsch de la Brasserie manqué de Munich de la nuit du 8 au 9 novembre 1923, il est atteint à l'aine par deux balles au cours de la fusillade entre nationaux-socialistes et forces de l'ordre[33]. Il est emmené dans la cour du numéro 25 de la Residenzstraße où il est recueilli par Robert Ballin, propriétaire juif (Göring l'épargne par la suite lors des déportations). Il a alors recours à la morphine et, par la suite, devient dépendant de cette substance. À la suite d'un mandat d’arrestation lancé contre lui, il se réfugie en Autriche. Il demeure plusieurs semaines dans une clinique d’Innsbruck, gagne ensuite l'Italie où il rencontre Mussolini, puis la Suède où il reste quatre années. L'ancien as se laisse aller - il devient obèse et aigri, les douleurs de sa blessure ne lui laissent aucun répit, sauf quand la morphine la lui fait oublier. Le besoin insatiable de drogue prend fermement racine en lui[34]; la folie le guette et il est même interné en septembre 1925.

L'amnistie prononcée par Hindenburg lui permet de retourner en Allemagne en automne 1927, et il est accueilli par Adolf Hitler avec peu d'enthousiasme, car ce dernier avait été mis au fait de son état de santé mentale[35]. En effet, la direction des SA demeure à la charge de Franz Pfeffer von Salomon et Göring doit se rendre à Berlin afin de trouver du travail[35]. Néanmoins, grâce à ses contacts personnels dans le milieu de l’industrie, il collecte des fonds pour subventionner le Parti nazi. Il devient représentant pour trois firmes allemandes : BMW, Heinkel et Tornblad[35]. Il est élu aux élections législatives de mai 1928, en tant que député en Bavière et devient ainsi l'un des douze premiers députés nazis au Reichstag[35]. Il est réélu en septembre 1930 alors que le parti national-socialiste obtient 107 sièges au Reichstag[35]. Göring espère alors reprendre le commandement des SA, mais Hitler confie ce poste à Ernst Röhm qu'il vient tout juste de rappeler d'Amérique latine à cet effet[35].

Le 17 octobre 1931, son épouse Carin meurt d'une crise cardiaque[35] et il épouse en secondes noces en 1935 une actrice allemande, Emmy Sonnemann. Hitler est le témoin officiel du marié.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Document signé de Göring donnant pour mission à Heydrich de se charger de l'organisation et de la mise en place de la Solution Finale

Le parti national-socialiste obtient une large victoire aux élections législatives du 31 juillet 1932, en gagnant 230 sièges sur les 608 du Reichstag[36]. Hindenburg refuse néanmoins de nommer Hitler chancelier et maintient son ami Franz von Papen à ce poste[37]. Le 30 août 1932, Göring devient président du Reichstag après une coalition entre le centre, le parti NSDAP et le parti du peuple bavarois[37]. Le Reichstag est incendié pendant la nuit du 27 au 28 février 1933 par un militant communiste néérlandais, Marinus Van der Lubbe ; selon certaines sources, les pistes remonteraient à Göring comme organisateur du complot, bien qu'aucune preuve formelle ne puisse être avancée, et provoque une vague d'assassinats. Si Göring s'est parfois vanté en privé d'être le responsable de l'incendie, à en croire Hermann Rauschning (auteur tenu en suspicion par plusieurs historiens), des historiens comme Ian Kershaw pensent qu'il s'agit là de ses fanfaronnades habituelles, et que les nazis ont exploité l'incendie du Reichstag par un déséquilibré communiste sans l'avoir organisé eux-mêmes.

Göring est ministre de l'Intérieur pour la Prusse dans le premier gouvernement Hitler du 30 janvier 1933[38], et il ouvre les vannes de la violence en déchaînant les SA contre les opposants, avant comme après l'énigmatique incendie du Reichstag. Il aide à l'ouverture des premiers camps de concentration et crée le 26 avril 1933 le bureau de la police politique (Gestapa, Geheime Staatspolizeiamt) prussienne, renommé par la suite Gestapo (Geheime Staats Polizei)[39], dont il cède progressivement la responsabilité à Himmler entre 1934 et 1936[40].

Göring devient aussi ministre de l'Air (Reichsluftfahrtminister) en 1933. En juin 1934, il dirige avec les SS la rafle et le massacre des SA lors de la nuit des Longs Couteaux.

Il est nommé en 1935 commandant en chef de la Luftwaffe au sein du ministère de l'air (Reichsluftfahrtministerium). Il soutient en Espagne le général Franco par l’envoi de la Légion Condor célèbre par le bombardement de Guernica (1937).

Dès 1936, il prépare économiquement l'Allemagne à la guerre en qualité de responsable du Plan de Quatre Ans (Vierjahresplan) et devient le responsable de l'autarcie et du dirigisme économique[41]. En 1937, il fonde la Reichswerke Hermann Göring ; ce cartel comprendra par exemple 228 sites sidérurgiques et sera en 1944 la plus grande firme sidérurgique d'Europe, et l'entreprise publique la plus grande du monde. Dès 1938-1939, Göring organise pour ce faire la mainmise sur les industries stratégiques des pays annexés (Autriche, Tchécoslovaquie), prélude à la mise en coupe réglée des pays conquis.

Actif dans les « questions juives », Göring joue un rôle très important dans les persécutions antisémites et en particulier dans l'aryanisation[42]. Après la nuit de Cristal organisée par Goebbels (9 novembre 1938), il participe à l'aspect financier du pogrom, inflige cyniquement une amende exorbitante d'un milliard de marks aux Juifs[43] pour les « désordres » et les dégâts matériels du pogrom et met en place les rouages qui participent à l'aryanisation de l'économie, c'est-à-dire la nationalisation des biens juifs, qu'il lie à la politique de réarmement dans un discours en décembre 1938[44]. Il encourage leur émigration forcée. C'est sur son initiative que sont créés les premiers camps de concentration. Il missionne Heydrich par un ordre du 31 juillet 1941 de prendre toutes les mesures nécessaires à la mise en place de la Solution Finale et de travailler à ce projet.

Il est nommé au grade de Feldmarschall après l'affaire Blomberg-Fritsch[45]. En 1938, il négocie avec l’Angleterre, la France, la Hongrie, l’Italie et la Pologne l’Anschluss avec l’Autriche.

Pourtant, Göring redoute une guerre et il est conscient, malgré ses fanfaronnades, que le Reich ne peut pas gagner contre une coalition européenne. Ainsi, au moment de la crise de Munich, il transporte le colonel Stehlin dans son avion personnel pour lui montrer la concentration de la Wehrmacht vers la Bohème, ce qui aurait permis à l'armée française de dissuader l'Allemagne de l'attaquer plus tard ; en août 1939, il utilise l'industriel suédois Dahlerus pour tenter une ultime négociation.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tract largué au-dessus de l'Allemagne par la RAF en 1942 et ridiculisant Göring (les bombardements aériens ont changé de camp)
Paul Conrath et Hermann Göring en 1942

Président du conseil ministériel pour la défense du Reich[modifier | modifier le code]

Le 30 août 1939, Göring se voit confier la présidence du conseil ministériel pour la défense du Reich, nouvellement créé à sa demande. Censé fonctionner comme un cabinet de guerre, il regroupe progressivement un certain nombre de dignitaires nazis, mais en février 1940, à la demande de Hitler, il cesse de fonctionner[46].

Commandant en chef de la Luftwaffe[modifier | modifier le code]

En 1940, Göring devient Reichsmarschall des Großdeutschen Reiches, titre qu'il est le seul à posséder. Il est le seul durant la Seconde Guerre mondiale à recevoir la Grand Croix de l'ordre de la croix de fer (Grosskreuz), l'une des plus hautes distinctions allemandes, que ne s'étaient vu décerner que des chefs du prestige de Blücher ou de Hindenburg. Il est toujours chef suprême de l'aviation et de l'économie de guerre. À l'entrée en guerre, il est le successeur désigné de Hitler. On le surnomme « l'Homme de fer » et il jouit d'une très grande popularité dans la population allemande.

Paradoxalement, Hermann Göring est alors opposé à la guerre, qu'il juge trop risquée tant que l'Angleterre reste en lice. Or, lorsque Hitler sacrifie les chasseurs aux bombardiers, l'ancien pilote de chasse ne fait aucune objection : en fait, il n'ose s'opposer de front à son chef. Il multiplie les vantardises et les échecs. Fin mai 1940, il obtient qu'Hitler stoppe ses blindés aux portes de la poche de Dunkerque[47], promettant que son aviation suffirait à liquider les forces franco-britanniques massivement encerclées : en réalité, la RAF perd deux fois moins d'appareils que la Luftwaffe qui se montre impuissante à empêcher le rembarquement spectaculaire de 400 000 soldats britanniques et français[48]. En 1941, après son échec dans la bataille d'Angleterre qui oppose frontalement la Luftwaffe à la chasse anglaise, le Maréchal du Grand Reich reste quelque temps dans l'ombre.

Il déclare un jour dans une interview : « Si une seule bombe ennemie tombe un jour sur Berlin, je veux bien m'appeler Meier[49] » (équivalent allemand de manger son chapeau). Quelques mois plus tard, des bombes américaines et britanniques vont pleuvoir sur le Grand Reich. Pourtant les Berlinois, qui ne l'appellent plus que « Hermann Meier » par ironie, ne retirent pas leur sympathie à ce personnage haut en couleurs et fanfaron dont ils ignorent ou négligent les actes criminels, au point que Hitler, conscient de la popularité de Göring, se garde de jamais le disgracier publiquement malgré son irritation croissante envers ses échecs répétés[50].

En mai 1941, Göring, connaissant les plans de Barbarossa, réunit une commission de cinquante experts et cadres dirigeants dont les travaux vont mener à une mouture du Generalplan Ost, devant aboutir à une recomposition méthodique des territoires conquis sur l'URSS.

Le 31 juillet 1941, Göring charge Heydrich, chef de la sécurité du Reich, de prendre toutes les mesures nécessaires à une « solution globale de la question juive », c'est le passage à la déportation et à l'élimination massive des Juifs dans les pays européens occupés : étoile jaune, camps d'extermination (voir conférence de Wannsee).

En janvier 1943, il se vante encore en assurant à Hitler que sa Luftwaffe peut continuer à approvisionner par la voie des airs l'armée assiégée à Stalingrad ; son erreur de jugement a des conséquences désastreuses pour l'Allemagne. Göring traite de lâcheté et d'incapacité les généraux et « les héros de la bataille d'Angleterre » ; plusieurs officiers vont alors se révolter contre celui qu'ils surnomment le « bouffi » et demander sa disgrâce.

Successeur désigné de Hitler, son incapacité à tenir en respect les flottes de bombardiers alliées fait de lui non seulement une des cibles des colères de Hitler, qui ne souhaite néanmoins pas le limoger pour des raisons de prestige (son éviction aurait été exploitée par la propagande alliée[51]), mais aussi l'une des cibles du ressentiment des industriels et des militants du parti[52]. Il se porte cependant garant de la fidélité de la Luftwaffe à Hitler après l'attentat du 20 juillet[53].

Durant la dernière année du conflit, il tente de redonner du moral aux hommes placés sous ses ordres, malgré le déséquilibre des forces, multipliant les visites à ses troupes cantonnées dans des aérodromes[54]. Mais le plus souvent, il se réfugie dans la drogue et le luxe de sa propriété de Carinhall, loin de Berlin et de ses ennemis, entouré d'amis et de courtisans[54].

Le pillard[modifier | modifier le code]

Cependant, même à ce moment où tout ce qui l'entoure commence à craquer, le Reichsjägermeister (grand « veneur » de l'Empire) continue à vivre dans son univers personnel, se consacrant à la chasse[55] et collectionnant des tableaux en tant que « grand amateur de l’art de la Renaissance », spécialement fasciné par Lucas Cranach. Avec l'aide d'experts personnels comme Bruno Lohse et Walter Andreas Hofer[56], il pille les trésors artistiques des territoires occupés de l'Europe occidentale. Il est aussi, au moins jusqu'en 1942-1943, un des organisateurs essentiels du pillage économique des pays occupés, et du transfert forcé de travailleurs civils dans le Reich ; le gauleiter Fritz Sauckel, « négrier de l'Europe », lui est nommément subordonné à partir de 1942.
Non content de piller les territoires conquis pour son compte, il encourage les soldats à faire de même, sur une grande échelle, dans les territoires occupés. Ainsi, jusqu'alors limitées en volumes, les restrictions d'achat pour les soldats sont levées sur ordre de l'administration qu'il contrôle, le plan de quatre ans ; il institue ainsi un « décret paquetage », interdisant le pillage au sens strict, et autorisant les permissionnaires à rentrer chez eux avec ce qu'ils peuvent porter, sans aucune autre restriction. De plus, le nombre de paquets, d'un poids maximum de 1 200 grammes, que les soldats peuvent envoyer à leurs proches est illimité[57]. En 1942, il fait pression sur le ministère des Finances et obtient la fin de la perception des droits de douane pour les colis envoyés en Allemagne[58]. Jusqu'à la fin du conflit, il défend ces mesures contre les représentants du ministère des Finances, dont certains arguments peuvent parfois prêter à sourire, notamment lorsque ces derniers tentent de préciser, par exemple, le mode de transport des marchandises : celles-ci peuvent être sanglées ou traînées, mais doivent permettre le salut militaire, ce qui provoque l'ire de Göring ; en 1942, Hitler manifeste son opinion sur la question en intervenant dans ce différend en faveur du Maréchal du Reich, et cette restriction (l'obligation de la possibilité du salut militaire) est abandonnée[59].
De même, il joue un rôle actif dans la prédation des ressources alimentaires de l'ensemble des territoires occupés par le Reich: ainsi, le 6 août 1942, ayant réuni l'ensemble des responsables économiques des différents commandements de troupes d'occupation, il exige d'eux un rendement plus important encore des pillages de denrées alimentaires au profit du Reich, balayant d'un revers de main leurs objections[60]. Lors de la fête de la moisson de 1942, il prononce d'ailleurs un discours dans lequel il associe ce pillage, qui aboutit à la couverture des besoins alimentaires du Reich par les importations venues des pays occupés, à l'augmentation des rations octroyées aux citoyens allemands[61].

Des fonctions de plus en plus inutiles[modifier | modifier le code]

Depuis de longs mois, Göring, absent de l'entourage immédiat de Hitler[54], est systématiquement dénigré, notamment par Goebbels, qui est conscient de l’impopularité du chef de la Luftwaffe dans le Reich : ainsi, ce dernier propose à de nombreuses reprises de le limoger[52] ; Hitler lui-même se montre réceptif à ces critiques en parlant du fiasco total de la Luftwaffe[62]. Pour tenter de s'opposer à ces manœuvres, il assiste très souvent aux réunions de l'état-major, auxquelles est présent Hitler[63]; il est ainsi présent à celui du 6 avril 1945, durant lequel Gotthard Heinrici, chargé de la défense de Berlin, doit exposer ses plans: il propose à ce dernier un renfort de 100 000 hommes de la Luftwaffe, inaugurant une surenchère de la part des commandants présents[64].
Le 20 avril, il assiste au 56e anniversaire de Hitler, après avoir vidé sa propriété, tout expédié à Berchtesgaden et donné des ordres pour son dynamitage[65]. Dans un Reich coupé en deux, il conserve le commandement de la Luftwaffe qu'il exerce depuis Berchtesgaden[66].

La disgrâce[modifier | modifier le code]

Sur la foi du récit de la crise de désespoir de Hitler du 22 avril, il interprète les propos de Hitler comme un mandat pour négocier[67]; mais peu après, ce dernier est revigoré et démet le maréchal du Reich de tous ses titres et de toutes ses charges, et fait placer Göring en résidence surveillée au Berghof[68] ; cette disgrâce doit beaucoup aux manœuvres de Bormann, un de ses ennemis les plus acharnés, qui présente la demande de Göring comme une trahison[69]. Dans les derniers jours de la guerre, le 25 avril 1945, Göring est définitivement désavoué, et même condamné à mort[70] par son Führer après avoir tenté de prendre le pouvoir alors que celui-ci s'était enfermé dans le Führerbunker dans Berlin assiégé. Il est remplacé par Robert Ritter von Greim. Hitler lui octroie néanmoins sa grâce au vu de ses services passés, et se contente de le faire assigner à résidence par les SS. Le Führer exclut Göring du parti national-socialiste dans son testament du 30 avril, ainsi que Himmler, avant de se suicider. Quelques jours plus tard, Göring se rend aux Américains en Bavière.

Le procès de Nuremberg[modifier | modifier le code]

Hermann Göring lors du procès de Nuremberg.

Le 21 mai 1945, il est interné dans le camp américain de Mondorf-les-Bains : cet homme lourd de 140 kilos est alors presque impotent et a perdu une partie de ses facultés intellectuelles, d'après les témoignages du médecin de la prison. En effet, après avoir été blessé pendant le putsch manqué de 1923, il avait commencé à absorber des doses massives de morphine, puis après plusieurs et laborieuses cures de sevrages, il avait débuté une addiction à la paracodine, dérivé d'un opiacé la codéine, qu'il avait accumulé dans des doses pharamineuses. Lors de sa fouille à Mondorf-les-Bains, 20 000 comprimés de 10 mg en avaient été découverts. Il en était devenu dépendant, jusqu'à son arrivée à la prison où il est enfin et à nouveau sevré, notamment avec l'aide du psychiatre Douglas Kelley[71]. Cela contribua à lui faire perdre une grande partie de sa surcharge pondérale et retrouver ses facultés. Il affirme son ascendant sur ses codétenus et se présente à la barre comme le plus haut responsable nazi après Hitler, assumant les actes du IIIe Reich.

Au procès de Nuremberg, il fait rectifier les mauvaises traductions pendant les interrogatoires, car il maîtrise la langue anglaise, et déstabilise le procureur américain Jackson, notamment en se lançant dans des discours fleuves en réponse à ses questions. Plus patient et plus concret, le procureur britannique, Sir David Maxwell Fyfe (en), a plus de succès dans son contre-interrogatoire (21 mars) : ce dernier fait allusion à l'exécution sommaire de cinquante prisonniers de la Royal Air Force, attaquant directement son honneur de soldat qui lui tenait très à cœur. Göring est condamné à mort pour plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerres et crimes contre l'humanité.

Göring s'empoisonne le 15 octobre 1946, pour échapper à l'humiliation de la pendaison[72]. Il meurt dans sa cellule à l’aide d’une capsule de cyanure, probablement fournie par un jeune garde américain. En effet, un des gardes de Göring, âgé de 19 ans à l'époque et nommé Herbert Lee Stivers, avoue en février 2005 lui avoir transmis un stylo contenant un prétendu médicament. Celui-ci lui aurait été remis par deux Allemands qui prétendaient que le condamné était malade. Jeune, crédule et amouraché d'une Allemande qu'il voulait impressionner, Stivers accepta de transmettre le stylo et ne révéla ce geste que cinquante-huit ans plus tard[73].

Le corps de Hermann Göring fut incinéré et ses cendres dispersées dans l'Isar, affluent du Danube.

Décorations[modifier | modifier le code]

Il possède un bâton de maréchal « en ivoire constellé d'aigles d'or, serti de six cent quarante diamants et de croix gammées en platine »[74].

Son frère Albert[modifier | modifier le code]

Albert Göring (1895 - 1966), le frère cadet de Hermann, rejeta toute l'idéologie nazie et, usant de l'influence de son frère, permit à de nombreux dissidents d'échapper au régime. Ses actes de résistance ne furent jamais publiquement reconnus. Selon une autre version (retrouvée dans les archives du KGB et citée dans le livre de Julian Semenov 17 moments du printemps), Albert a utilisé sa position de frère cadet de Hermann, mais dans le but de libérer les gens qu'il trouvait sympathiques. Une fois, il a envoyé une demande de libération à un chef de camp de concentration, en signant juste « Göring ». Par peur, le chef de camp a fait sortir un ami d'Albert et également un dissident allemand qui avaient les mêmes noms. Cela provoqua un énorme scandale et la SS ouvrit une enquête. Hermann Göring dut user de tout son pouvoir pour faire libérer son frère.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands : le IIIe Reich, une dictature au service du peuple, Paris, Flammarion,‎ 2005 (ISBN 2-082-10517-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Richard J. Evans, le Troisième Reich, Flammarion, Paris, collection Au fil de l'Histoire,
  • Ian Kershaw, La fin : Allemagne, 1944-1945, City, Éditions du Seuil,‎ 2012, 665 p. (ISBN 978-2-020-80301-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Ian Kershaw, Hitler, Paris, Flammarion,‎ 2000 (ISBN 2-082-12528-9)
  • Emmy Göring, Göring, le point de vue de sa femme, Paris, Presses Pockett,‎ 1963
  • Roger Manvell et Heinrich Frankel, Herman Göring, Paris, Stock,‎ 1963
  • François Kersaudy, Hermann Goering : le deuxième homme du IIIe Reich, Paris, Perrin,‎ 2009, 800 p. (ISBN 978-2-262-02617-2, résumé) Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Voir à ce propos Lionel Richard, « Goering, de l’enfer au purgatoire », Le Monde diplomatique, 7 janvier 2010.
  • (en) Guido Knopp, Les complices de Hitler,‎ 1996 (ISBN 2-733-90639-9)
  • Jean Dumont, André Brissaud, Fabrice Laroche, Jean Mabire et François D'Orcival, Histoire secrète de la Gestapo, t. 1, Genève, Editions de Crémille,‎ 1971, 258 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Bernadac, La Luftwaffe, Paris, Éditions France empire, coll. « Le Glaive et les Bourreaux (V) »,‎ 1983, 404 p. (ISBN 2-704-80269-6)
  • Asher Lee, Goering : L'homme qui a perdu la guerre, Paris, Rossel Édition, coll. « Des temps et des hommes », 271 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (de) Andreas Gautschi, Der Reichsjägermeister. Fakten und Legenden um Hermann Göring, Hanstedt, Nimrod,‎ 2000 (ISBN 3-927-84820-4)
  • (de) Dieter Wunderlich, Göring und Goebbels. Eine Doppelbiografie, Regensburg, Pustet,‎ 2002 (ISBN 3-791-71787-1)
  • (de) Joachim C. Fest, Hermann Göring. Der zweite Mann in : Das Gesicht des Dritten Reiches. Profile einer totalitären Herrschaft, Munich et Zurich, Piper,‎ 1993 (ISBN 3-492-11842-9)
  • (de) Robert Wistrich, Wer war wer im Dritten Reich, Fischer,‎ 1993 (ISBN 3-596-24373-4)
  • (de) Werner Maser, Hitlers janusköpfiger Paladin: die politische,‎ 2000 (ISBN 3-861-24509-4)
  • (en) R.J. Overy, Göring, The iron man, London, Routledge & Kegan Paul,‎ 1984
  • (en) Ella Leffland, The Knight, Death and the Devil, New York, Morrow,‎ 1990 (ISBN 0-688-05836-1)
  • (en) Ewan Butler et Gordon Young, Marshall without glory : the troubled life of Herman Göring, London, Hodder & Stoughton,‎ 1951

Film et série télévisée où apparaît le personnage de Göring[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Pièces de théâtre où apparaît le personnage de Göring[modifier | modifier le code]

  • 2010 au théâtre : Du cristal à la fumée, joué par Bernard-Pierre Donnadieu
  • 2012 au théâtre : Nuremberg, la fin de Goering, joué par Gotz Burger

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De facto.
  2. Göring est l'orthographe allemande, mais son nom est souvent transliterré Goering en français et d'autres langues, en utilisant ‹oe› pour remplacer le « o umlaut » ‹ö›.
  3. 1885 pour Kersaudy Göring Paris 2009 p. 13.
  4. Kersaudy, p. 13-14
  5. Kersaudy, p. 15
  6. Kersaudy, p. 15-16
  7. Kersaudy, p. 17
  8. Kersaudy, p. 19
  9. Kersaudy, p. 20
  10. Kersaudy, p. 20-21
  11. Kersaudy, p. 22
  12. Kersaudy, p. 22-23
  13. Kersaudy, p. 23-24
  14. Kersaudy, p. 24
  15. Kersaudy, p. 25-26
  16. Kersaudy, p. 26-27
  17. Kersaudy, p. 27
  18. Kersaudy, p. 27-30
  19. Kersaudy, p. 31
  20. Kersaudy, p. 32
  21. Kersaudy, p. 33
  22. Kersaudy, p. 34
  23. a et b Kersaudy, p. 35
  24. Kersaudy, p. 36
  25. Kersaudy, p. 36-38
  26. Kersaudy, p. 39
  27. Kersaudy, p. 40. L'auteur reprend cette citation de E. Grintzbach, Hermann Göring, Werk und Mensch, Eher Verlag, Munich, 1938. S'agissant d'un document publié avant guerre, on ne peut exclure une invention ou, du moins, une exagération de la propagande.
  28. Kersaudy, p. 42
  29. Kersaudy, p. 41
  30. Asher Lee, Goering : L'homme qui a perdu la guerre, Paris, p. 21-22.
  31. Laurence Rees, Adolf Hitler, La séduction du Diable, Albin Michel, 2012, 441p. (ISBN 9782226245328) [EPUB] emplacement 536 et suiv. sur 8147.
  32. André Brissaud, Histoire secrète de la Gestapo, Chapitre 1 : Naissance de la Gestapo, p.  12
  33. a et b André Brissaud, Histoire secrète de la Gestapo, Chapitre 1 : Naissance de la Gestapo, p. 13
  34. Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours, Paris, 1999, p. 643.
  35. a, b, c, d, e, f et g André Brissaud, Histoire secrète de la Gestapo, Chapitre 1 : Naissance de la Gestapo, p. 15
  36. André Brissaud, Histoire secrète de la Gestapo, Chapitre 1 : Naissance de la Gestapo, p. 15-16
  37. a et b André Brissaud, Histoire secrète de la Gestapo, Chapitre 1 : Naissance de la Gestapo, p. 16
  38. C'est l'un des deux seuls ministres nazis alors avec Wilhelm Frick
  39. (en) George C. Browder, Hitler's enforcers the Gestapo and the SS security service in the Nazi revolution, New York, Oxford University Press,‎ 1996, 384 p. (ISBN 978-0-195-34451-6), p. 34 ainsi que Robert Gellately, The Gestapo and German society : enforcing racial policy 1933-1945, Oxford, Clarendon Press,‎ 1991, 297 p. (ISBN 978-0-198-20297-4), p. 29.
  40. Robert Gellately, The Gestapo and German Society: Enforcing Racial Policy, 1933-1945, Oxford University Press, 1990, 297 p. (ISBN 9780198202974) p. 30
  41. Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours, Paris, 1999, p. 675.
  42. spoliation des juifs de leurs biens, accélérée en 1938-1939
  43. Christian Bernadac, La Luftwaffe, Paris, Éditions France empire, Collection Le Glaive et les Bourreaux (V), 1983, p. 222.
  44. Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, p. 49.
  45. Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à nos jours, Paris, 1999, p. 692.
  46. R.J.Evans, Le troisième Reich, III, 1939-1945, p. 598-599.
  47. François Kersaudy, Hermann Goering le deuxième homme du IIIe Reich, Paris, Perrin,‎ 2013 (1re éd. 2009) (ISBN 978-2-262-04180-9), p. 407
  48. Raymond Cartier, La Seconde Guerre mondiale, Larousse, 1964, p. 116
  49. « Göring passait pour avoir dit au début de la guerre que si les Alliés étaient un jour en mesure de bombarder Berlin, il "voudrait s’appeler Meier", et ce fut, à partir de 1942 environ, un sobriquet largement utilisé pour le désigner. » (François Delpla, Nuremberg face à l'histoire, ch. 31, en ligne, qui renvoie (par exemple) au journal de Rudolf Semmler, cité par Manvell et Fraenkel, Hermann Göring, Londres, Heinemann, 1962, tr. fr. Paris, Stock, 1963, p. 397.
  50. Guido Knopp, Les Complices de Hitler, 1998, chapitre consacré à Hermann Göring
  51. Ian Kershaw, La Fin, p. 45.
  52. a et b Ian Kershaw, La Fin, p. 203.
  53. Ian Kershaw, La Fin, p. 79.
  54. a, b et c Ian Kershaw, La Fin, p. 219.
  55. Notamment à Carinhall
  56. Cf. Laurence Bertrand Dorléac. Pour la France, voir Didier Schulmann, Spoliation des œuvres d'art, France (1940-1944), dans Encyclopædia Universalis, Paris, av. 2000 (bibliogr. en ligne).
  57. Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, p. 106.
  58. Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, p. 107.
  59. Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, p. 110.
  60. Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, p. 170-171.
  61. Götz Aly, Comment Hitler a acheté les Allemands, p. 172.
  62. Ian Kershaw, La Fin, p. 523, note 8.
  63. Ian Kershaw, La Fin, p. 394.
  64. Ian Kershaw, La Fin, p. 396.
  65. Ian Kershaw, La Fin, p. 431.
  66. Ian Kershaw, La Fin, p. 436.
  67. Ian Kershaw, La Fin, p. 606, note 31.
  68. Ian Kershaw, La Fin, p. 435.
  69. Ian Kershaw, La Fin, p. 507.
  70. Ainsi que sa femme et sa fille dont Hitler était le parrain
  71. Jack El-Hai : Le nazi et le psychiatre, Ed. Les Arènes, Coll. Histoire, 2013,ISBN 235204281X
  72. après avoir demandé à être fusillé, ce qui lui fut refusé
  73. POOL Bob, "Former GI Claims Role in Goering’s Death", Los Angeles Times, 7 février 2005
  74. Frédéric de Monicault, « Le psychiatre et le bourreau », dans Le Figaro littéraire, jeudi 28 novembre 2013, page 6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]