Zadar

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Zadar
Blason de Zadar
Héraldique
Drapeau de Zadar
Drapeau
Vue de Zadar
Vue de Zadar
Administration
Pays Drapeau de la Croatie Croatie
Comitat Zadar
Maire Zvonimir Vrančić [1] HDZ
Code postal 23000
Indicatif téléphonique international +(385)
Indicatif téléphonique local (0) 23
Démographie
Population 69 556 hab. (2001)
Densité 359 hab./km2
Population municipalité 72 718 hab. (2001)
Densité 375 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 51″ N 15° 13′ 40″ E / 44.114167, 15.227778 ()44° 06′ 51″ Nord 15° 13′ 40″ Est / 44.114167, 15.227778 ()  
Altitude 0 m
Superficie 19 400 ha = 194 km2
Superficie municipalité 19 400 ha = 194 km2
Localisation

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Zadar
Liens
Site web http://www.grad-zadar.hr

Zadar (en italien, Zara)[2] est une ville et une municipalité de Croatie située au nord de la Dalmatie. Elle est le chef-lieu du Comitat de Zadar. Au recensement de 2001, la municipalité comptait 72 718 habitants, dont 92,77 % de Croates[3] et la ville seule comptait 69 556 habitants[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur un ancien centre des Liburnes, la ville est transformée en colonie romaine après que ceux-ci aidèrent Octavien dans la première guerre dalmate (35-33 av. J.-C.). Elle fut alors baptisée Iader (variantes Iadera ou Ieader, parfois écrit avec J initial plus récemment — en grec ancien ΄Ιάδαιρα ou ΄Ιάδερα , plus tard τα Διάδωρα). Sous l'Empire, la ville fut prospère, en raison du commerce du vin et de l'huile. Son toponyme (illyrien) était sans doute Hal Zara. La colonie romaine tombe lors de l'invasion des Goths, puis en 538 sous domination byzantine. La domination byzantine s'achèvera dans la IIe moitié du XIVe siècle. Les Vénitiens détournent la quatrième croisade pour piller la ville lors de son siège en 1202 (en). Ce sont alors les Hongrois qui, en vertu du traité de Zadar, contrôlent la ville avant qu'elle ne passe en 1409 sous la domination de Venise. Pendant quatre siècles, la ville servira à repousser l'invasion des Turcs.

En 1797, les Autrichiens s'emparent de Zadar avant qu'elle soit rattachée à la province illyrienne en 1808 par Napoléon Ier jusqu'en 1813, année où l'Autriche réoccupe la ville jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. Le Traité de Rapallo donne la ville aux Italiens. La Seconde Guerre mondiale défigure la ville par les 54 bombardements alliés en 1943 et 1944. La ville perd la plupart de ses magnifiques bâtiments austro-hongrois du XIXe siècle mais la majorité de ses édifices plus anciens sont épargnés par les bombes. La plupart de la population de souche italienne (environ 20 000 personnes, 83 % des Zadarois au début de la guerre entre les royaumes d'Italie et de Yougoslavie le 6 avril 1941) s'enfuit. Environ 150 Italiens sont massacrés par les partisans de Tito. Après la guerre, un projet prévoyait de raser toutes les habitations et de ne conserver que les églises pour faire du centre un musée à ciel ouvert.

En 1947, la ville devient officiellement yougoslave, puis croate après l'indépendance du pays en 1991. Zadar est la cinquième ville de Croatie (environ 80 000 habitants). Elle a été élue en 2004 ville de grande perspective[réf. souhaitée] (propension à se développer) avec le plus fort potentiel de tout le bassin méditerranéen.

En 2012, Zadar est une cité bien vivante qui, à en croire l'office du tourisme, séduit près de 150 000 touristes chaque année. Le secret de Zadar ? Son côté à la fois détendu et dynamique, ses paisibles jardins publics qui ont comblé le vide des maisons disparues, ses boutiques pour fashion victims et ses petits restaurants où l'on déguste des poulpes sautés arrosés d'un verre de vinarija dingac, l'un des meilleurs crus du pays.

Les italiens de Zadar[modifier | modifier le code]

Une dizaine de personnes de la communauté italienne demandait en 2009 l’ouverture d’une section en langue italienne dans une école maternelle publique, mais le projet n’a pas vu la lumière officiellement parce que le nombre d’enfants demandeurs était inférieur au nombre minimum pour la création de la section. [5] Précisons qu'à la fin de la seconde guerre mondiale la majorité des italiens zadarois qui avaient choisi de ne pas partir avait dû renoncer au passeport italien pour démontrer à l'État Yougoslave qu'ils étaient fidèles au régime de Tito, prêts à s'intégrer au sein d'un pays désirant ardemment oublier les horreurs du régime fasciste italien. À ce jour les autres communautés de la ville n'ont pas fait de demande particulière, intégrant leurs enfants dans un cursus scolaire normal où à l'âge adéquat ils auront la possibilité d'apprendre de nombreuses langues différentes, et pas uniquement celle de leurs parents.

Monuments[modifier | modifier le code]

Malgré les importantes destructions subies en 1944, la ville garde des traces importantes de son passé historique mouvementé.

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Cathédrale Sainte-Anastasie
  • Église Saint-Siméon (basilique paléochrétienne du Ve siècle ayant ensuite connu de nombreux remaniements de style gothique puis baroque. Elle renferme la châsse de Saint Siméon datant de 1377) et le Triptyque de la Vierge du Faubourg datant lui aussi du dernier quart du XIVème siècle, peint par le vénitien Meneghelo Ivanov de Canalis qui se raccroche aux évolutions stylistiques d'Europe centrale[6].
  • Église Saint-Michel
  • Église Saint-Chrysogone
  • Église Sainte-Marie
  • Église Saint-Donat (complexe religieux de style roman et byzantin remontant au IXe siècle)
  • Cathédrale Sainte-Anastasie (église romane du XIIe siècle comportant une imposante façade à trois portail et renfermant le sarcophage de Sainte Anastasie dans la crypte)
  • Église Saint-Élie
  • Église et couvent Saint-François
  • Église Notre-Dame (église abbatiale bénédictine remontant à 1066) et couvent de religieuses bénédictines (renfermant une importante collection d'art sacré, notamment des reliquaires)

Autres[modifier | modifier le code]

  • Fortifications vénitiennes, édifiées au XVIe siècle pour contrer la menace turque Ottomane
  • Place nationale (Narodni trg en croate), de style renaissance
  • Vestiges de l'ancien forum romain
  • Place Petra Zoranica
  • Musée Archéologique
  • Orgue maritime, réalisé en 2005
  • Salut au soleil

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

  • Meneghelo Ivanov de Canalis, peintre vénitien installé à Zadar jusqu'en 1341[7]
  • Luciano Laurana (1420 - 1479), architecte italien né à Zadar
  • Francesco Laurana (1430 – 1502), sculpteur et médailliste italien né à Zadar
  • Andrea Schiavone (vers 1510/1515 et mort en 1563), peintre et graveur italien
  • Spiridon Brusina (1845 - 1908), zoologiste né à Zadar
  • Felix Weingartner (1863 - 1942), compositeur, pianiste et chef d'orchestre autrichien né à Zadar
  • Francesco Millich (1939 - ), écrivain, né italien à Zadar
  • Krešimir Ćosić (1948 - 1995), joueur et entraineur de basket-ball yougoslave élevé à Zadar et y ayant débuté sa carrière sportive
  • Ana Lovrin (1953 - ), femme politique croate et ancien maire de Zadar
  • Damir Levacic (1959 -), joueur d'échecs français
  • Zoran Primorac (1969 - ), joueur de tennis de table croate né à Zadar
  • Arijan Komazec (1970 - ), joueur de basket-ball croate né à Zadar
  • Dado Pršo (1974 - ), footballeur croate né à Zadar
  • Saša Bjelanović (1979 - ), footballeur croate né à Zadar
  • Luka Modrić (1985 - ), footballeur croate né à Zadar
  • Hrovje Perincic (1978 - ), basketteur croate né à Zadar
  • Marija Vrsaljko (1989 - ), basketteuse croate née à Zadar

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localités[modifier | modifier le code]

La municipalité de Zadar compte 15 localités :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (hr) Gouvernement de Croatie, « Adresse et contact de la ville », sur vlada.hr (consulté le )
  2. le nom ancien est Jadres
  3. Recensement de 2001 : (en) « Population by ethnicity, by towns/municipalities, census 2001 », sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques (consulté le 7 juillet 2008)
  4. (en) « Population by sex and age by settlements, census 2001 », sur dzs.hr, Crostat - Bureau central de statistiques (consulté le 7 juillet 2008)
  5. Asilo Zara: italiano solo per italiani - Traduction de l'article de Slobodna Dalmacija du 27 mai 2009
  6. Etienne Vacquet, « Deux siècles et demi d’échanges internationaux », Dossier de l’art, vol. Hors série Trésors des Princes d’Anjou, no 77,‎ juin 2001, p.34
  7. Etienne Vacquet, « Deux siècles et demi d’échanges internationaux », Dossier de l’art, vol. Hors série Trésors des Princes d’Anjou, no 77,‎ juin 2001, p.34

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]