Trieste

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Trieste
Blason de Trieste
Héraldique
Drapeau de Trieste
Drapeau
Trieste (de h. en b. et de g. à d.) : la piazza Unità d'Italia, le Grand Canal et au fond l'église catholique Sant'Antonio Nuovo, l'église serbo-orthodoxe San Spiridone, ruelle de Trieste, le château Miramare, le Molo Audace
Trieste (de h. en b. et de g. à d.) : la piazza Unità d'Italia, le Grand Canal et au fond l'église catholique Sant'Antonio Nuovo, l'église serbo-orthodoxe San Spiridone, ruelle de Trieste, le château Miramare, le Molo Audace
Noms
Nom allemand Triest
Nom frioulan Triest
Nom slovène Trst
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Bandiere dal Friûl.svg Frioul-Vénétie julienne 
Province Trieste 
Maire Roberto Cosolini (PD)
2011-
Code postal 34100
Code ISTAT 032006
Code cadastral L424
Préfixe tel. 040
Démographie
Gentilé triestini
Population 205 535 hab. (31-12-2010[1])
Densité 2 433 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ N 13° 46′ E / 45.65, 13.7745° 39′ Nord 13° 46′ Est / 45.65, 13.77  
Altitude Min. 2 m – Max. 2 m
Superficie 8 449 ha = 84,49 km2
Divers
Saint patron San Giusto
Fête patronale 3 novembre
Localisation

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Trieste
Liens
Site web http://www.comune.trieste.it/

Trieste [tri'ɛs:te] (anciennement Tergeste en latin, Trst en slovène, Triest en allemand, Trieszt en hongrois), est une ville italienne située au pied des Alpes dinariques sur la mer Adriatique au bord du golfe de Trieste et de la baie de Muggia, à proximité de la frontière italo-slovène. Elle est le chef-lieu de la région de Frioul-Vénétie julienne et de la province de Trieste.

Trieste compte, en 2009, environ 205 000 habitants, appelés les Triestins. Géographiquement, elle est parfois considérée comme la « dernière ville du Nord-Est » de l'Italie, ou comme la « ville de l'extrême Sud » de l'Europe centrale ou bien comme la « première ville » de la nouvelle Europe élargie à l'Est. L'histoire complexe de Trieste, qui fut longtemps le principal débouché méditerranéen du Saint-Empire romain germanique puis de l'Empire austro-hongrois avant son rattachement à l'Italie, et sa position au carrefour des influences latine/italienne, germanique/autrichienne et slave/slovène, ont forgé ici une culture et des traditions très particulières par rapport au reste de l'Italie.

Les ressources de la ville sont avant tout dues au port international, rival de celui de Venise, ainsi qu'aux activités qui y sont liées : chantiers navals, sidérurgie, raffineries de pétrole. Le commerce joue dans l'économie de la ville un rôle particulièrement important. Le tourisme y est en progression (le château de Miramare reste l'un des châteaux les plus visités d'Italie). Son université fondée en 1924 est renommée. Trieste est connue pour être une « cité des sciences » et accueille sur son territoire le synchrotron ELETTRA[2]. Cette ville frontalière a été élue première ville italienne pour sa qualité de vie en 2009 par le quotidien économique Il Sole 24 Ore[3] qui considère que la ville « allie tout le confort d'une métropole au bien-être que procure une nature foisonnante et multiple[4] ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et topographie[modifier | modifier le code]

Vue satellite de la ville de Trieste.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Monfalcone Komen (Slovénie) Sežana (Slovénie) Rose des vents
N Sežana (Slovénie)
O    Trieste    E
S
Muggia Hrpelje-Kozina (Slovénie)

Lieux-dits et quartiers[modifier | modifier le code]

Les sept arrondissement de Trieste

La ville de Trieste est administrativement divisée en sept arrondissements :

  1. Altipiano Ovest : Borgo San Nazario, Contovello (Kontovel), Prosecco (Prosek), Santa Croce (Križ)
  2. Altipiano Est : Banne (Bani), Basovizza (Bazovica), Gropada (Gropada), Opicina (Opčine), Padriciano (Padriče), Trebiciano (Trebče)
  3. Barcola (Barkovlje), Cologna (Kolonja), Conconello (Ferlugi), Gretta (Greta), Grignano (Grljan), Guardiella (Vrdela), Miramare, Roiano (Rojan), Scorcola (Škorklja)
  4. Barriera Nuova, Borgo Giuseppino, Borgo Teresiano, Città Nuova, Città Vecchia, San Vito, San Giusto, Campi Elisi, Sant'Andrea, Cavana
  5. Barriera Vecchia (Stara mitnica), San Giacomo (Sv. Jakob), Santa Maria Maddalena Superiore
  6. Cattinara (Katinara), Chiadino (Kjadin), San Luigi, Guardiella (Vrdela), Longera (Lonjer), San Giovanni (Sv. Ivan), Rozzol (Rocol), Melara
  7. Chiarbola (Čarbola), Coloncovez (Kolonkovec), Santa Maria Maddalena Inferiore (Sv. Marija Magdalena Spodnja), Raute (Rovte), Santa Maria Maddalena Superiore (Sv. Marija Magdalena Zgornja), Servola (Škedenj), Poggi Paese, Poggi Sant'Anna (Sv. Ana), Valmaura, Altura, Borgo San Sergio


Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Trieste est selon la classification de Köppen de type Cfa (subtropical humide, sans sécheresse estivale). En ce qui concerne les trois décennies de référence mondiale de climatologie officiels (GIEC / OMM) 1971-2000, la température moyenne annuelle à la station météorologique de Trieste était de 15° C, les températures moyennes du mois le plus froid (janvier), s'élevaient à quelque 6° C, tandis que le mois le plus chaud (juillet) était légèrement au-dessus de 24° C. En hiver, les températures descendent rarement, du moins sur la côte, en dessous de zéro, à l'inverse, dans les localités du Karst triestin, il y a souvent des nuits au minimum négatif. Rares sont aussi le long de la côte, les jours de neige, le brouillard ou la grêle. L'humidité moyenne annuelle est de 64 % tandis que l'amplitude journalière est de 4,5° C : les deux sont parmi les plus basses en Italie.

Étant donné les particularités du territoire de sa province, on peut être dit que tandis que le centre de Trieste développe le long de la côte, des températures relativement douces et un bon ensoleillement, les villages et localités karstiques subissent sur le plateau arrière à une hauteur de deux cents à cinq cents mètres d’altitude un climat beaucoup plus continental. À Basovizza, située à environ 370 mètres d’altitude, la température moyenne annuelle est d'environ 11° C, avec une moyenne au mois le plus froid (janvier) de 1,5° C et au mois le plus chaud (juillet) de 20,6° C.

À cause des effets de relief, un peu de pluie peut se produire tout au long de l'année (il s'agit d'une particularité par rapport au climat typiquement méditerranéen), mais au cours des mois d'été la pluviométrie est néanmoins rare et se manifeste le plus souvent dans des orages (juillet est généralement le mois le plus sec). La pluviométrie atteint son apogée en fréquence et intensité en novembre et en avril à cause des perturbations d’origine atlantique.

Relevé météorologique de Trieste
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,8 4,3 6,6 10 14,5 17,8 20,3 20,4 16,8 12,7 8,1 4 11,7
Température moyenne (°C) 6,4 24,4 15
Température maximale moyenne (°C) 7,6 9 12,2 16,5 21,6 25 27,9 27,7 23,3 17,8 12,3 8,8 17,5
Record de froid (°C) −9,3 −14,6 −6,4 1,2 3,8 8,1 10,3 11 7 3,6 −1,5 −7,9 −14,6
Record de chaleur (°C) 16,6 21,2 23,9 29,3 32,2 36,2 37,2 37 34,4 30,8 24,4 18 37,2
Ensoleillement (h) 96,1 118,7 142,6 177 226,3 243 288,3 260,4 210 167,4 99 83,7 2 112,5
Précipitations (mm) 58 56,9 63,4 82,8 84,2 100,4 62,1 84,5 103,4 111,4 107,4 88,5 1 003
Nombre de jours avec précipitations 7 6 7 8 9 9 6 6 8 9 9 8 92
Humidité relative (%) 67 64 62 64 64 65 62 62 66 68 67 68 64,9
Source : Servizio Meteorologico dell'Aeronautica Militare, data 1951-2011, www. meteoam.it

La bora[modifier | modifier le code]

À ce climat général font exception les journées de bora (fort vent froid en rafales, dont le nom vient du grec Boréos : le Nord), qui pénètre du nord-est par l'arrière-pays le long de vallées qui s'ouvrent dans les montagnes de l’arrière-pays, débouchant sur Trieste et sur le golfe. Ce vent violent peut atteindre les 180 km/h avec des rafales extrêmes à 212 km/h[4]. Par effet de la compression adiabatique la température du vent qui descend sur la ville gagne de trois à quatre degrés mais les rafales augmentent considérablement sur la peau une sensation de froid, même avec des températures relativement douces. Exceptionnellement il y a même en été des coups de bora pour des périodes très courtes avec parfois une augmentation des températures supérieure à 35 degrés. Les rafales d'air d'origine continentale d’Est-Nord-Est gagnent à l'embouchure de l'Adriatique une vitesse supplémentaire et peuvent dans des cas exceptionnels en haute mer atteindre plus de 50 nœuds, comme enregistré en décembre 1996. Dans certaines régions, la bora est plus forte et plus fréquents que dans d'autres, et seule la région de la côte qui va de Miramare à Sistiana, est totalement à l'abri de l'effet du vent. Très intéressante est la tendance de la fréquence des vents d'est et de la bora en général qui, au cours des 100 dernières années, a diminué de 28 jours, tandis que les vents provenant du sud-est et du sud comme le sirocco, ont augmenté leur fréquence de 18 jours par an.

Article détaillé : Bora.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période pré-romaine[modifier | modifier le code]

Les origines de la cité de Trieste remontent à la plus haute antiquité. Au deuxième millénaire avant J.-C., la région s'étendant du plateau à la mer a été le site de colonies de divers peuplements d'origine illyrienne de la branche indo-européenne [5],[6]. La mythologie grecque fait débarquer Jason, à la recherche de la Toison d'or, et les Argonautes à l'embouchure du fleuve Timavo près de l'actuelle ville. Un bois sacré au pied du mont Hermada, était également dédié aux héros Anténor et Diomède. Des fouilles archéologiques en 1976 ont mis au jour une grotte dédiée à Mithra dans la localité de San Giovanni al Timavo[7].

Période romaine[modifier | modifier le code]

Arc romain de Trieste appelé Arc de Riccardo
Vestiges de l'aqueduc romain (Val Rosandra)

L'ancienne Tergeste est sous contrôle romain depuis -177. En -52, le petit village de pêcheurs devient une importante colonie romaine sous Jules César, qui mentionne sa population dans la Guerre des Gaules (VIII, 24). La ville s'enrichit alors de bâtiments importants tels que le forum romain et le théâtre, dont les vestiges sont encore visibles sur la colline de San Giusto. À noter aussi la présence d'un arc romain appelé Arc de Riccardo, datant du 3e siècle av. J.-C. et qui date de l'époque de la construction des murs de la cité par l'empereur Auguste. La ville romaine était alimentée par deux aqueducs importants : le plus long partait de la Val Rosandra et mesurait 17 km de long. Depuis le début du troisième siècle de notre ère, l'Urbe Tergestina a été maintes fois soumise aux invasions barbares. C’est seulement vers 850, lorsque l'évêque Jean de Trieste acquiert de Lothaire, roi des Francs, le pouvoir sur la ville, qu’a pu commencer une période caractérisée par une plus grande stabilité.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après la chute de l'Empire romain, la ville passa sous le contrôle de l'Empire byzantin et ce jusqu'en 788 quand elle fut occupée par les Francs. Diocèse épiscopal en 1098, Trieste continuait à porter le nom latin de Tergestum. Au XIIe siècle, elle devint une ville libre après des siècles de batailles contre sa rivale Venise.

Au Moyen Âge, Trieste devient un important carrefour commercial. Après deux siècles de rivalité avec la République de Venise (qui l'occupe de 1369 à 1372), elle se donne en 1382 à Léopold III de Habsbourg, duc d'Autriche[8].

Période moderne : de la Renaissance au Risorgimento[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle après un bref passage sous juridiction espagnole, Trieste retourne à la maison d'Autriche (1552). Le passage à une Trieste moderne se fait en 1719, lorsque l'empereur Charles VI décrète un édit de la liberté de navigation et ouvre ainsi les portes au commerce en donnant à la ville le privilège de port franc, seul débouché maritime de l'Empire autrichien.

Occupée par les Français en 1797, 1805 et 1809, elle est intégrée aux Provinces illyriennes (18091814), puis redevient autrichienne et connaît une période de grande prospérité, particulièrement après la construction de la ligne de chemin de fer Vienne-Trieste (terminée en 1857). À la fin du XIXe siècle, c'est une grande cité cosmopolite austro-hongroise qui héberge des artistes comme James Joyce, et Italo Svevo. Ses habitants italiens sont pourtant mécontents de se trouver sous domination autrichienne et aspirent à rejoindre l'Italie — c'est ce qu'on appelle l'irrédentisme.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1921, après la Première Guerre mondiale qui brise l'empire austro-hongrois, Trieste devient italienne, en même temps que les autres terres irrédentes [non rattachées à l'Italie]. Le port perd rapidement de son importance et entre dans une profonde crise économique. Il sert de base à la naissance du Parti national fasciste (en proportion, les plus grands nombres d'adhérents sont de Trieste et de sa région dès 1922). En octobre 1920, les squadristes incendient le siège du journal socialiste, il Lavoratore, dirigé par Ignazio Silone.

Lorsque l'Italie quitte l'Axe, la ville est prise par les Allemands (1er octobre 1943), qui en font la capitale d'une nouvelle province administrée directement par eux et nommée « Adriatische Küstenland ». Ils y ouvrent le tristement célèbre camp (surtout de transit mais plus tard aussi d'élimination) de la Risiera di San Sabba où furent emprisonnées, avant d'être transférées 12 à 15 000 personnes, surtout des Juifs mais également des partisans, des Slaves, des résistants italiens.

Le 1er mai 1945, les partisans communistes de Tito (IVe armée yougoslave) entrent à Trieste aux cris de «Trst je naš », « Trieste est à nous ». Mais le lendemain, 2 mai, la 2e division néo-zélandaise du général Bernard Freyberg entre également en ville. Les communistes yougoslaves y restent néanmoins pendant 40 jours et assassinent beaucoup d'Italiens (fascistes mais aussi résistants et antifascistes), utilisant les foibe et même le camp nazi de la Risiera.

En 1947, le traité de Paris crée un « Territoire libre de Trieste » sous contrôle de l'ONU, coupé en deux zones, l'une anglo-américaine, avec 311 000 habitants comprenant la ville de Trieste (zone A), l'autre yougoslave avec 54 000 habitants et comprenant la ville de Capodistria (Koper), (zone B). La plupart de la population originaire (40 000 Italiens, mais aussi des Croates et Slovènes) abandonne la zone B entre 1947 et 1956, poussée par le climat de terreur communiste créé par les massacres des foibe et autres intimidations. Le 26 octobre 1954, la partie A retourne à l'Italie, tandis que la partie B va à la Yougoslavie et, au sein de celle-ci, est partagée entre la Croatie et la Slovénie. Ce n'est qu'avec l'entrée en vigueur officielle le 11 octobre 1977 du traité d'Osimo signé le 10 novembre 1975 par l'Italie et la Yougoslavie, que Trieste et son territoire deviennent définitivement italiens. Ce traité entérine la division entre ces deux pays du Territoire libre de Trieste créé à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, effective depuis le protocole d'accord du 26 octobre 1954. Trieste perd une grande partie de son ancienne province de l'Istrie au profit de l'ancienne Yougoslavie. L'émergence des nouveaux États voisins (la Slovénie et la Croatie) rend ce traité caduc et certaines voix s'élèvent pour la négociation d'un nouveau traité compatible avec les aspirations européennes.

Population et communautés ethniques et religieuses[modifier | modifier le code]

Habitants recensés


Trieste est une ville à la mentalité plutôt ouverte, de par sa position géographique de frontière et des vicissitudes historiques qui en ont fait le carrefour de nombreuses langues et cultures. En fait, quasiment tous les groupes ethniques et tous les mouvements religieux y disposent d'un lieu de culte spécifique. Dans la ville de Trieste même on compte actuellement à côté des Italiens une centaine de groupes ethniques minoritaires, tant déjà présents à travers l'histoire (Serbes, Slovènes, Roumains, Grecs, Juifs, Arméniens, Vaudois, Allemands, Croates) que plus récemment installés (Albanais, Chinois, Africains, Sud-Américains).

À travers le vaste territoire communal de Trieste, qui s'étend jusqu'à la frontière avec la Slovénie, on rencontre aussi des faubourgs et des localités du haut-plateau karstique dans lesquels vit une communauté de langue et de culture slovène (5 % de la population communale suivant le recensement de 1971), qui dispose de son propre réseau scolaire. Il faut par ailleurs noter que de l'autre côté de la frontière se trouve une communauté italienne istrienne qui maintient des liens avec l'Italie, et plus particulièrement avec Trieste qui a accueilli après la Seconde Guerre mondiale près de 40 000 réfugiés italiens (profughi, esuli) d'Istrie et de Dalmatie, des régions devenues yougoslaves en 1945.

Avant la Première Guerre mondiale, la communauté de langue allemande dépassait les 10 % de la population [9],[10] et celle de langue slovène atteignait les 24,80 % (recensement de 1910). La première a ensuite quasiment disparu et la seconde s'est réduite. Actuellement, dans le centre urbain elles ont numériquement été dépassées par d'autres communautés, en particulier les Chinois, les Serbes et les Croates.

Trieste était également au tournant du XXe siècle, une ville ayant de fortes communautés religieuses minoritaires : orthodoxes grecs et serbes, arméniens, protestants (luthériens, réformés, vaudois et anglicans) et surtout la communauté juive, d'influence économique, politique et culturelle notable.

Église catholique romaine et diocèse de Trieste[modifier | modifier le code]

Campanile avec frise romaine de la basilique et statue de Saint Juste

La présence chrétienne antique à Trieste remonte au martyre de Juste de Trieste sous l'empereur Dioclétien en l'an 303 et qui a donné son nom à la cathédrale de Trieste érigée au Ve siècle. Au siècle suivant, Trieste devient le siège épiscopal du diocèse de Trieste.

Article détaillé : Diocèse de Trieste.

En 2010 on comptait pour le diocèse de Trieste, 221 700 catholiques baptisés pour 241 800 habitants[réf. nécessaire].

Communauté juive de Trieste[modifier | modifier le code]

La synagogue de Trieste

La communauté juive de Trieste comptait en 1900 entre 5 000 et 7 000 membres[11], installés là depuis le Moyen Âge[12] au sein d'un ghetto créé vers 1690 autour du Corte Trauner[13], et ayant un rôle économique et culturel majeur pour la ville. De 1908 à 1912 fut édifiée une vaste synagogue dans le centre-ville, via San Francesco sur les plans des architectes Ruggero et Arduino Berlam qui la construiront dans un style rappelant les églises syriennes datant de l'Empire romain[14]. Inaugurée en 1912, elle constitue la plus grande synagogue d'Europe avec celle de Budapest, selon que soient considérés la surface ou le volume.

En 1938, avec la promulgation des lois raciales fascistes, la communauté en majorité ashkénaze émigra massivement dans le reste de l'Europe et aux États-Unis. Durant la Seconde Guerre mondiale, l'extermination de la communauté juive dans les camps d'Europe centrale et surtout dans l'un des seuls camps italiens de concentration dénommé la Risiera di San Sabba réduisit fortement la population juive de Trieste. De nos jours, la communauté hébraïque de Trieste compte environ 700 personnes[11].

Communauté arménienne de Trieste[modifier | modifier le code]

La communauté arménienne vénitienne du XVIIe siècle est secouée par des tensions qui la jettent en 1772 dans une scission. Don Giuseppe Maria Nicolò Mainati (1789-1830), un prêtre triestin d’origine grecque, écrit dans ses Croniche Ossia Memorie Storiche Sacro-Profane Di Trieste (1817) qu’en conséquence de ceci, deux moines arméniens, Babic et Gasparenz gagnent Trieste en 1773 pour un service de pastorale spirituelle des commerçants arméniens.

Ils obtinrent de l'impératrice Marie-Thérèse d’Autriche un « diplôme » daté du 30 mars 1755 pour avoir en concession l'église de Sainte Lucia, dite des Saints-Martyrs. Dans la cathédrale Saint-Juste une pierre tombale comportant une mitre d'évêque et la gravure suivante : « Martino Carabzth vescovus ritus armen necto1756 ». Un évêque arménien est donc enseveli dans l’antique cathédrale catholique Saint-Juste.

Les pères arméniens mekhitaristes ont séjourné à Trieste pendant deux périodes : la première prend fin en 1810, quand ils ont dû fermer leur paroisse pour dettes, la seconde débutant en 1817 et prenant fin en 1910. En 1859, ils ouvrent un lycée royal commercial au sein du célèbre collège mekhitariste qui était la première école de langue italienne de Trieste.

L'église arménienne était située au numéro 7, rue Giustinelli : l'église de la Bienheureuse Notre-Dame des Grâces est maintenant l'église de la communauté de langue allemande catholique de Trieste. Elle a été l'église du XIXe siècle de la communauté arménienne. La rue porte le nom du riche propriétaire terrien arménien Giustinelli qui en 1846 a offert ce terrain aux pères Mekhitaristes qui avaient déjà quitté Trieste dans le but de construire une nouvelle église et un monastère, dont les pères Mekhitaristes de Venise sont toujours propriétaires.

L'église est intacte et possède un bel orgue construit en 1894 par Franz Rieger à la suite d'un don de l’alpiniste et écrivain Julius Kugy (1858-1944), qui venait ici pour jouer tous les jours. L'église est actuellement en danger d'abandon et avec une superbe vue panoramique sur le golfe de Trieste, pourrait faire l’objet de transactions immobilières peu scrupuleuses. Une des deux tours de l’église menace de s’effondrer. Elle a été étayée depuis le printemps 2008 pour garantir d'autres travaux de restauration selon les besoins. Les pères arméniens mekhitaristes de Venise, propriétaires du complexe, après cette première intervention ne semblent pas avoir de plan d'urgence pour faire face à d'autres investissements et ont déjà vendu des terrains avoisinants pour la construction d’un nouveau parking.

Parmi les noms de famille des Arméniens de Trieste, au passé et au présent on peut retenir les noms suivants : Ananian, Aidinian, Zingirian, Hermet, Giustinelli, Anmahian, Tumanshvili, Hovhanessian.

Selon un article paru dans le journal il Piccolo de janvier 2010, les Hovhanessian, avec cinq ou six autres familles qui vivent dans la ville, sont les derniers descendants d'une communauté beaucoup plus nombreuse qui à la fin du XVIIIe siècle et jusqu’au milieu du XXe siècle a contribué à la fortune de Trieste. À cette époque entre via Tigor et via Cereria les commerçants et les artisans arméniens ont donné naissance au soi-disant « village arménien » autour de la pittoresque église de la rue Giustinelli. C’était l’époque où l’architecte Georgio Aidinian construisait des palais fortifiés typiques, où les Hermet dominaient la scène politique et culturelle, et où les Zingirian ouvraient leur premier cabinet de science optique, en même temps que les Hovhanessian apparaissaient dans la ville. À la suite des persécutions turques, « le premier à arriver en 1923 a été Garabed Bahschian fuyant Constantinople » selon le témoignage de Giacomo Hovhanessian (il Piccolo, janvier 2010).

Garabed trouva rapidement du travail à la manufacture de tabac mais presque aussitôt décida de capitaliser ses compétences en tant que boulanger. Un an plus tard il créa l '«usine orientale de bonbons » dans la Via Mazzini 5. Le magasin, avec deux belles vitrines et des tables de marbre où l’on pouvait déguster le café turc, avait une atmosphère qui plut immédiatement aux Triestins. Tant et si bien que tout juste un an plus tard, Garabed fait appel aux deux frères de l'épouse, Kevork et Onnig Ohannessian, père de Giacomo. Avec leur arrivée, la pâtisserie Bahschian prospéra.

Célèbre pour son rahat lokum, pour son baklavà (le roi des bonbons arméniens), pour le yaourt servi dans des petites jarres de terre cuite, la pâtisserie Bahschian devint vite le point de rencontre des Grecs, des Arméniens et des Juifs triestins. Dans les années soixante, deux familles d'origine arménienne vivaient encore à Trieste : une famille Tumanshvili qui vivait dans un grand bâtiment rue Giustinelli et une famille Ananian dans les environs de la via Tigor. C'était le quartier historique des Arméniens au cœur de la vieille ville de Trieste.

Communauté luthérienne de Trieste[modifier | modifier le code]

Église luthérienne évangélique (1874)

Depuis 1778, il existe à Trieste une communauté évangélique de la confession d'Augsbourg. La présence protestante est néanmoins plus ancienne et est attestée dès 1540 par la participation de fidèles triestins aux prêches organisées par les réformateurs luthériens. En 1852[15], la ville comptait 2 353 protestants. De nos jours la communauté est réduite à 150 membres qui se réunissent dans l'église néogothique construite Largo Panfili. L'architecte du projet initial (1871) était Carl Johann Christian Zimmermann et l'église a été construite en 1874 par les architectes Giovanni Andrea Berlam, Giovanni Scalmanini et Brisco.

Communauté anglicane de Trieste[modifier | modifier le code]

L'église du Christ (Christchurch) de la via San Michele accueille les membres de la communauté anglicane. De style néoclassique, elle a été construite de 1821 à 1829 par l'importante communauté de commerçants britanniques résidants alors à Trieste, grâce à l'appui de l'empereur François Ier d'Autriche. Son style grec néo-classique à colonnes doriques la caractérise. Acquise par la commune de Trieste en 1985, elle a été complètement restaurée et offre aux fidèles anglicans une célébration mensuelle. Son chapelain actuel (2013) est le révérend Jon-Henry Bowden. La ville de Trieste dispose également de l'édifice pour des activités culturelles.

Communauté évangélique helvétique triestine[modifier | modifier le code]

Présente depuis le XVIIIe siècle, la communauté évangélique helvétique a pour lieu de culte l'antique basilique paléochrétienne du Christ Sauveur également appelée basilique Saint Sylvestre (classée monument national), située Piazza San Silvestro.

Communauté vaudoise triestine[modifier | modifier le code]

Les membres de cette communauté sont arrivés à Trieste à la suite de l'arrivée de militaires et fonctionnaires dès la fin de la Première Guerre mondiale[réf. nécessaire]. Le premier culte vaudois s'est tenu à Trieste dans la basilique Saint Sylvestre le jour de Noël 1918 et célébré par le pasteur Francesco Rostan, grâce à l'accueil des membres de la communauté helvétique triestine. En 1927 est signée une convention d'accord entre les deux communautés vaudoise et helvétique[réf. nécessaire].

Communauté méthodiste[modifier | modifier le code]

L'église méthodiste s'est implantée dans la ville grâce au pasteur méthodiste triestin Felice Dardi qui exerçait ses fonctions à Venise et ce dès la fin du XIXe siècle[réf. nécessaire]. Sa mission en langue italienne fut accueillie favorablement par la population triestine réformée de langue italienne malgré l'opposition des dirigeants locaux l'église catholique[réf. nécessaire]. Son lieu de culte est depuis 1898 la chapelle du cimetière évangélique située Via dei Monti.

Communauté musulmane[modifier | modifier le code]

Malgré une présence historique musulmane ancienne à Trieste, très sporadique jusqu'au XIIe siècle, et l'implantation d'un cimetière ottoman et de sa chapelle funéraire en 1849 via Costalunga, la ville de Trieste ne dispose pas d'un lieu de culte officiel pour la communauté musulmane mais d'un centre culturel islamique Centro culturale islamico di Trieste e de la Venzia Giulia (CSVFG) situé via Pascoli. La population musulmane triestine est principalement constituée de personnes de passage (étudiants étrangers, commerçants, voyageurs) mais aussi de ressortissants de l'ex-Yougoslavie, de la Turquie et de quelques convertis.

Foi bahá'íe[modifier | modifier le code]

Les baha'is sont les disciples de Bahāʾ-Allāh. Trieste accueille l'un des centres de la congrégation, l'Assemblea spirituale locale Baha'i di Trieste qui organise des conférences[16], participe à des réunions interreligieuses[17].

Franc-maçonnerie triestine[modifier | modifier le code]

Rotonda Pancera, ancien siège maçonnique

L'implantation de la Franc-maçonnerie à Trieste remonte au XVIIIe siècle[réf. nécessaire]. Ses premiers membres se réunissaient au Casino San Pietro. En 1774 une première loge régulière est fondée sous le nom de Alla Concordia dans le Borgo Teresiano. Son grand-maître était le consul général des Pays-Bas à Trieste, Emilio Baraux[réf. nécessaire].

Interdite pendant le règne de l'empereur François II d'Autriche, la maçonnerie triestine connaît une période de renaissance sous les occupations françaises de 1797, 1805 et 1809. Une loge maçonnique est érigée Via Commerciale sous le nom de La Vedovella (la petite veuve). En 1816, le retour des Autrichiens rétablit l'interdiction de la maçonnerie qui rentre en clandestinité[réf. nécessaire]. Les sous-sols de la Rotonda Pancera, une construction néo-classique située via San Michele, servent alors de lieu de réunion aux franc-maçons de Trieste et une loge y est aménagée.

Dès 1925, les fascistes infligent à la maçonnerie une persécution sans précédent. Les archives conservées dans un local près du Théâtre Verdi sont dévastées et brûlées. De nos jours, la maçonnerie triestine très active et qui compte plus de 200 membres[18] a retrouvé un siège Corso Umberto Saba. L'une des loges triestines régulières porte le nom de Pro Hominis Dignitate di Trieste (pour la dignité humaine). Le 28 janvier 2012, le Grand-Orient d'Italie a tenu une convention publique à Trieste à l'occasion du 150e anniversaire de l'unité italienne, en l'honneur de la multi-culturalité, multi-religiosité de Trieste et en mémoire des persécutions subies[19].

Société théosophique de Trieste[modifier | modifier le code]

La fondatrice de la société théosophique, Helena Petrovna Blavatsky (1831-1891) a séjourné fréquemment en Italie et rapporte dans ses écrits divers séjours à Trieste. Son amitié avec le général Giuseppe Garibaldi (1807-1882) est notable et facilite le développement rapide de la société théosphique dans les contrées de langue italienne[réf. nécessaire]. Trieste participe au développement de ce mouvement et un première loge y est fondée en 1908 après un passage remarqué de la présidente de la société théosophique Annie Besant (1847-1933)[réf. nécessaire]. La société théosophique triestine accueille des hôtes célèbres comme le consul britannique à Trieste Richard Francis Burton (1821-1890), traducteur des Mille et une nuits et du Kâmasûtra[réf. nécessaire].

Pendant la période fasciste, la société théosophique est interdite par une ordonnance du 4 janvier 1939 qui cite également Trieste. Certain de ses membres sont emprisonnés ou déportés[réf. nécessaire].

L'actuel siège de la société théosphique de Trieste est situé Via Enrico Toti. La société théosophiques de Trieste propose un programme de conférences. La maison d'édition théosophique triestine Sirio a publié de nombreux ouvrages de 1952 à 1995.

Économie[modifier | modifier le code]

Le port[modifier | modifier le code]

Le port de Trieste

Trieste, en tant que ville frontière et ouverte sur la mer, fut durant de nombreuses années une ville d'échanges commerciaux portuaires importants, et un des plus grands ports de la Méditerranée. L'activité portuaire s'est fortement réduite durant l'entre-deux-guerres mais reste très présente au niveau de la gare maritime et des différentes installations portuaires du nord et du sud de la ville.

Seule ville de l'empire austro-hongrois ouverte sur la mer Méditerranée, elle constitua l'accès principal de nombreuses marchandises provenant d'outre-mer. Le commerce avec l'orient et l'Afrique a été pendant de nombreux siècles important. Ainsi, Trieste a depuis longtemps constitué une plaque tournante du commerce du thé et du café où transite un tiers des importations du pays[4]. De nos jours, la société de café Illy, fondée à Trieste en 1933 par Francesco Illy, est toujours installée dans la ville[4].

Transports[modifier | modifier le code]

Les gares de Trieste

La ville possède deux importantes gares, l'une au nord, la gare centrale de Trieste accueillant le trafic en provenance de l'Italie et du reste de l'Europe occidentale, l'autre au sud-ouest, la gare de Trieste Campo Marzio qui était tournée vers la côte dalmate et l'Europe centrale. Cette dernière gare est aujourd'hui transformée en un musée ferroviaire.

Le tram d’Opicina

En 1899 la ville de Trieste adopta le projet de tramway de l'ingénieur-architecte Eugenio Geiringer pour la construction de la ligne Trieste-Opicina, qui impliquait du fait de la forte déclivité du terrain (une différence de 348 m et une pente moyenne de 8 % pouvant atteindre ponctuellement 26 %) une attention tout à fait particulière. C’est un système mixte combinant tram à traction électrique et funiculaire (système Strubb) qui fut choisi et qui n’a pas son équivalent ailleurs dans le monde. La ligne part de la piazza Caserma (aujourd’hui piazza Oberdan) et gagne ensuite la pente raide de Scorcola et à travers les bourgades de Cologna, Conconello et Banne avant d’atteindre Opicina, le tout à 7 km/h. La mise en œuvre et la gestion des travaux est confiée à la Società Anonima delle Piccole Ferrovie di Trieste, établie en 1901 avec capital privé. Le concepteur du projet Eugenio Geiringer en exerça les fonctions de directeur. La société obtint une concession pour 50 ans qui sera prolongée jusqu'en 1961. Les travaux durèrent un an et l’ouvrage fut achevé à la fin de l’été 1902. Le tram fut inauguré le 10 septembre 1902 dans un grand élan de joie par la population triestine. Mais l'enthousiasme ne dura pas longtemps: dans les premières heures du 10 octobre 1902 et ce à peine à un mois de son ouverture, un accident se produisit : par un jour de fort vent (la bora), l'une des motrices commença à descendre la colline à grande vitesse et heurta une maison, Heureusement, il n'y eut pas de victimes, mais le tramway fit l'objet de critiques acerbes sur la sécurité des systèmes vite corrigés.

Cet incident inspira une célèbre chanson populaire triestine el tram di Opcina ou encore appelée la Bora et qui est toujours très en vogue en Italie et à Trieste :

El tram di Opcina (chanson en dialecte triestin de 1902) :

“E anche el tram de Opcina xe nato disgrazià - vignindo zò per Scorcola una casa’l ga ribaltà - Bona de Dio che jera giorno de lavor - che dentro no ghe jera che’l povero frenador”

Ce tramway est toujours en fonction et relie Trieste à Opicina sur une ligne historique constituant le dernier exemple en Europe de traction mixte (électrique dans les parties normales et à crémaillère dans les fortes pentes). Cette ligne est aujourd'hui devenue touristique en montant sur les hauteurs de la ville et offrant un panorama unique sur le golfe.

  • Bibliographie : Alla scoperta del tram di Opicina. Storia, immagini e curiosità della celebre linea tranviaria, Di Matteo Andrea, Editore : Luglio (Trieste) (2010)

Le réseau de bus

La ville de Trieste possède aussi un réseau de bus moderne bien équipé, ce transport est le plus utilisé dans la région Frioul-Vénétie julienne et passe par 51 lignes.

Enseignement supérieur et recherche à Trieste[modifier | modifier le code]

Université de Trieste.
Université de Trieste (façade principale).

Trieste était siège depuis 1877 d’une célèbre école de commerce supérieure, la Scuola superiore di commercio ainsi que d’une école d’architecture. La Scuola superiore di commercio, fondée par le baron Pasquale Revoltella, est instituée par dotation privée durant l'administration des Habsbourg. Le souhait de Trieste d’accéder au statut universitaire fut l’objet d’âpres tensions entre l’administration autrichienne qui refusait cette création et la composante italienne de l’élite intellectuelle de la ville qui désirait cette ouverture[20]. Après le rattachement de Trieste au royaume d'Italie, la fusion de l’école supérieure et d'autres instituts est effective dès 1919. Le décret royal du 8 août 1924 dote Trieste d’une université appelée tout d’abord Regia Università degli studi economici e commerciali. Après la Seconde Guerre mondiale et au retour de Trieste à l'Italie, l'université de Trieste prend le nom d’Università degli studi di Trieste et intègre de nouvelles facultés comme celles de pharmacie, de médecine, de chirurgie et plus tard de sciences politiques. Les dernières créations de l’université sont un institut de langues pour traducteurs et interprètes, un institut de psychologie (1997) et un institut d’architecture (1998). Peu à peu l’Université de Trieste gagne en prestige et accueille de nombreuses unités de recherche scientifique.

Trieste est devenue « Cité de la Science[21],[22] », accueillant le principal parc scientifique italien et des chercheurs du monde entier.

L’Università degli Studi se compose de douze instituts : architecture, économie, pharmacie, jurisprudence et droit, ingéniérie, lettres et philosophie, médecine et chirurgie, psychologie, sciences politiques, sciences de l'éducation et de la formation, sciences mathématiques, physiques et naturelles, langues modernes pour interprètes et traducteurs. Ils sont constitués de vingt départements de recherches thématiques.

L'Aquarium marin

Parmi les établissements scientifiques de Trieste se distinguent également :

  • l’Observatoire astronomique de Trieste (OAT) né d’un département de l’école nautique fondée à Trieste par l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche en 1753. En 1898, la villa Basevi devient le siège historique de l'Observatoire astronomique de Trieste. En 1923, l’OAT fut inscrit dans la liste des observatoires astronomiques italiens. Il est actuellement affilié à l'Institut national d'astrophysique (INAF).
  • l’Institut national d'océanographie et géophysique expérimentale[23] (OGS) qui regroupe l'ancien institut Zentralanstalt für Meteorologie und Geodynamik fondé en 1898 pendant la période autrichienne.
  • le Centre de recherches océanographiques, l’aquarium et la réserve maritime de Miramare-Trieste (WWF)[24]
  • le synchrotron ELETTRA[25] créé en 1994 sur le campus scientifique.
  • le Centre international de physique théorique
  • l’École internationale supérieur des hautes études (SISSA).
  • l’Université privée du Collegio del Mondo Unito de Duino.
  • l’Institut et le Jardin botanique de Sgonico, créé en 1964 et financé par la province de Trieste. Il couvre une surface de plus de 6 000 m2 et présente plus de 600 espèces natives du Carso triestin.

En 2009, Trieste est notée comme accueillant la deuxième meilleure université d’Italie (selon une classification établie par Il Sole 24 Ore[26]) ; en 2013, selon le Classement mondial des universités QS elle apparaît dans les 500 meilleures universités mondiales[27]. En 2013, selon un autre classement global elle est au nombre des 250 premières universités mondiales[28].

Culture triestine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

La ville s'organise autour du port, du Grand Canal et de la place centrale ouverte sur la mer, appelée piazza Unità d'Italia.

Les restes de la présence romaine sont visibles avec le théâtre tomain qui pouvait accueillir 6 000 spectateurs et l'arc de Ricardo datant tous deux du Ier siècle av. J.-C., le forum romain avec vestiges d'une basilique civile, ainsi que les restes de deux aqueducs romains dont le plus long mesurait 17 kilomètres, ainsi qu'un lapidarium.

Le théâtre romain

Parmi les principaux lieux de culte de la ville se trouvent la cathédrale catholique de San Giusto, la basilique de San Sivestro (culte vaudois), l'église catholique Santa Maria Maggiore, l'église catholique Sant'Antonio Taumaturgo, le Temple Luthérien, l'église orthodoxe serbe San Spiridone et l'église orthodoxe grecque San Nicolò, ainsi que la synagogue de Trieste qui est l'une des deux plus grandes d'Europe et rappelle l'important passé hébraïque attaché à la ville.

La ville présente aussi de belles places, parcs et jardins, palais, théâtres, villas, fontaines et monuments divers, ainsi que plusieurs châteaux.

La fontaine des Quatre Continents sur la piazza Unità d'Italia.
Piazza Unità d'Italia

C'est la place principale de Trieste autour de laquelle toute la vie de la ville s'organise. Appelée à l'origine Piazza San Pietro ou Piazza Grande, puis Piazza Francesco Giuseppe (du nom de l'empereur François Joseph d'Autriche), elle prit le nom de Piazza Unità d'Italia en 1918 à la suite du rattachement de Trieste à l'Italie. Elle se trouve au pied de la colline de San Giusto, entre le quartier construit par l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche (Borgo Teresiano) et le quartier construit à l'époque de l'empereur Joseph II d'Habsbourg-Lorraine (Borgo Giuseppino). La place planifiée dès 1788 par l'architecte Domenico Corti, de plan rectangulaire est encadrée de nombreux édifices publics et palais. De par sa superficie (10,368 m²) elle est la plus vaste place d'Europe qui s'ouvre sur la mer. Elle est prolongée par un quai au nom célèbre : le Molo Audace.

Sur la place se trouve fontaine monumentale construite de 1751 à 1754, appelée la fontaine des Quatre-Continents (ainsi que Fontana del Mazzoleni). Deux autres fontaines bordent le palazzo du Lloyd Triestino construit de 1881 à 1883 et représentent les déesses Thétis (œuvre du sculpteur Giuseppe Pokorny) et Vénus (œuvre du sculpteur Ugo Haedti). À noter sur la place la présence d'une colonne dédiée à l'empereur Charles VI, consécutive à sa visite du 10 septembre 1728. La statue de pierre blanche qui surmonte la colonne et le représente depuis 1754 est une œuvre du sculpteur Lorenzo Fanoli.

Molo Audace

En 1740 s'échoua au fond du port de Trieste le navire San Carlo, épave qui fut aussitôt utilisée pour la construction d'un nouveau quai construit de 1743 à 1751. Ce quai porta le nom du navire San Carlo. À l'origine, le quai ne mesurait que 95 mètres de long et fut peu à peu amplifié au cours du temps pour atteindre la longueur actuelle de 246 mètres. À la fin de la première guerre mondiale, le 3 novembre 1918, le premier navire de la marine italienne à rentrer dans le port de Trieste et à s'attacher au quai fut L'Audace. On donna le nom de l'Audace au quai (Molo Audace) et sur une petite colonne de pierre blanche on érigea une rose des vents de bronze avec épigraphe en souvenir de cet événement. L'Audace est toujours exposé à la base du phare de la Victoire (Faro della Vittoria). De nos jours le Molo Audace qui forme une véritable place sur la mer, est devenu un lieu de promenade privilégié des Triestins et prolonge de façon harmonieuse la perspective de la piazza Unità d'Italia.

Le Grand Canal (Canal Grande)

Creusé de 1754 à 1756 à l'emplacement d'anciens marais sur un projet de l'architecte vénitien Matteo Pirona, il permettait aux navires d'entrer au cœur de la cité. Il se situe au cœur du Borgo Teresiano, quartier construit sous l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche. À l'origine sa longueur arrivait jusqu'à hauteur de l'église Saint-Antoine-le-Thaumaturge. Cette dernière partie fut comblée pour permettre la construction d'une place. De nos jours la construction d'un pont fixe appelé Ponterosso et qui donne le nom au quartier, ne permet plus aux voiliers d'aborder. Seules de petites embarcations y ont accès. Sur ses rives s'élèvent l'église San Spiridone ainsi que les palais : le Palazzo Carciotti (1805 - architecte Matteo Pertsch) siège de la capitainerie du port de Trieste, le Palazzo Genel (1873 - architecte Domenico Monti), le café historique Stella Polare, le Palazzo Gopcevich, aujourd'hui musée (1850 – architecte Giovanni Andrea Berlam), le Palazzo Aedes appelé aussi le « gratte-ciel rouge » (1928 - architecte Arduino Berlam). À noter aussi sur l'un des ponts construit en 1832 du Canal Grande appelé Ponterosso, la statue en bronze de l'écrivain James Joyce (1882-1941) qui habitait le quartier. Au bord du Canal Grande, sur la petite place homonyme appelée Piazzetta Ponterosso se trouve une belle fontaine avec une statue, construite en 1753 par Mazzoleni[29].

La cathédrale San Giusto
Cathédrale catholique de San Giusto

Elle se trouve située sur la colline homonyme. Elle présente le plan d'une basilique paléochrétienne à cinq nefs, avec presbytère en abside et sol en mosaïques. Quelques vestiges antiques sont insérés dans la construction. Elle a été construite au Ve siècle sur le site d’une basilique civile et d’un ancien temple romain dédié à la triade Jupiter, Junon et Minerve. Au cours des siècles l'église primitive à trois nefs a subi de nombreux et substantiels changements pour des raisons inconnues de nous. Une première restauration a lieu en 547 par le premier évêque de Trieste connu répondant au nom de Frugifero. Deux autres édifices religieux lui ont été rajoutés : une petite cathédrale dédiée à la Vierge puis au Xe siècle, la chapelle destinée à recueillir les reliques de saint Giusto (saint Juste). Des trois nefs de l'ancienne cathédrale, reste aujourd'hui le seul centre le long duquel il y a deux rangées de colonnes d’origine byzantine. Du presbytère subsiste la magnifique mosaïque du XIIe siècle représentant le Christ, saint Giusto et saint Servolo, œuvre probable de maîtres originaires de Vénétie, ainsi qu’en abside la chapelle dédiée à saint Apollinaire. À noter également un baptistère d’origine romane. La nef de la cathédrale actuelle voit le jour au XIVe siècle, à la suite de la fusion de l'ancienne cathédrale et de la chapelle par la volonté de l’évêque Roberto Pedrazzani de Robecco. Le bâtiment est orné d'une magnifique rosace gothique en calcaire triestin, insérée dans le grès de la façade. Le clocher est construit sur un propylée du Ier siècle et comporte divers vestiges antiques. Une statue de saint Juste y figure en bonne place. Le clocher de San Giusto et ses cloches ont été longtemps un symbole irrédentiste pour les patriotes de toute l’Italie. Une célèbre chanson italienne porte le nom « les cloches de San Giusto » et a été interprétée notamment par Luciano Pavarotti. La cathédrale a le statut de basilique[30].

L'église serbo-orthodoxe San Spiridone
Église serbo-orthodoxe San Spiridone

Cette caractéristique église de rite serbo-orthodoxe est consacrée à saint Spiridon le Taumaturge et est également dénommée chiesa degli Schiavoni. Elle a été érigée le long du Grand Canal sur les fondations d'une église orthodoxe préexistante du XVIIIe siècle qui était indifféremment utilisée par les communautés orthodoxes grecques ou serbes. Le projet de l'édifice actuel fut réalisé par l'architecte milanais Carlo Maciacchini, entre les années 1861 et 1868, sur seule commande de la communauté serbo-orthodoxe. L'édifice peut accueillir 1 600 personnes. Le temple se présente comme dans la tradition orientale, sous forme d'un édifice de plan à croix grecque, surmonté de cinq coupoles à caractéristique couleur d'azur. La pierre utilisée est d'origine locale, sauf les colonnes réalisées en marbre de Vérone et les corniches faites de marbre de Toscane. La façade est recouverte de mosaïques. L'intérieur est richement décoré par des peintures et des fresques mais ce qui domine l'ensemble est une prestigieuse iconostase faite de bois massif sculpté. Quatre icônes représentent la Vierge Marie, Jésus, saint Spiridon et l'Annonciation. Elles furent réalisées à Moscou et sont recouvertes d'or et d'argent. À noter le grand candélabre d'argent offert à la communauté serbo-orthodoxe en 1782 par le futur tsar [[Paul Ier de Russie]], lors de son passage à Trieste.

La basilique Santa Maria Maggiore
Basilique catholique Santa Maria Maggiore (ou dite dei Gesuiti)

C'est l'une des grandes églises de Trieste, construite de 1627 à 1682 en style baroque, surplombant la scénique Scalinata delle Medaglie d’Oro. Sa façade est attribuée à l'architecte jésuite Andrea Pozzo (1647-1709). Son plan librement inspiré de celui de l'église du Gesù de Rome est celui d'une vaste croix latine. La basilique est divisée en trois nefs par deux rangées de piliers. La nef centrale est surmontée d'une vaste coupole. Le transept gauche abrite un autel dédié à Saint Ignace de Loyola et celui de droite, un autel dédié à saint François Xavier, à la fois le fondateur et l'un des premiers disciples de l'ordre des jésuites. L'un des autels majeurs est dédié au Christ crucifié. D'autres autels historiques ornent l'église comme celui offert par le baron Pasquale Revoltella et dédié à la Madonne des Grâces. Une des chapelles de droite est dédiée à la Madonne della Salute, le tableau qui s'y trouve est attribué au peintre Sassoferrato ou à son école. L'autel majeur de la chapelle est consacré à la Madonne della Salute et reste un lieu de pèlerinage privilégié des Triestins. Cette dévotion se rattache à la fin d'une épidémie de choléra survenue en 1849 et Trieste fête depuis la Madonne della Salute le 21 novembre. Les grandes orgues de la basilique ont été restaurées en 2009. Dans la basilique repose également la dépouille du bienheureux Monaldo de Capodistria, décédé en 1278. La basilique est aussi connue pour ses souterrains.

Iconostase de l'église San Nicolò dei Greci.
Église orthodoxe Saint Nicolas des Grecs (San Nicolò dei Greci)

Érigée en 1786, elle a été rénovée par l'architecte Matteo Pertsch en 1819. Elle se présente comme une construction avec deux campaniles et héberge une importante iconostase.

Basilique paléochrétienne Saint-Sylvestre (San Silvestro) de culte réformé

La petite basilique paléochrétienne s'élève aux pieds de la grande basilique baroque de Santa Maria Maggiore. De style antique, elle a été estaurée en 1927 et libérée de ses ornements baroques. Elle était considérée jusqu'à la découverte d'une autre basilique paléochrétienne via del Mare dans les années 1960, comme le plus ancien lieu de culte de Trieste.

La tradition rapporte qu'elle fut érigée sur les fondations de la maison natale de deux martyres (en 254) : sainte Tècle et sainte Eufémia. Elle fut plus tard dédiée à saint Sylvestre, pape à l'époque de l'empereur Constantin le Grand. Elle a conservé son aspect antique primitif, malgré l'ajout de baies gothiques à côté du clocher dans sa structure romane du XIe siècle. En raison de ses caractéristiques remarquables, elle est classée comme monument national.

La petite basilique Saint-Sylvestre abrite de nos jours la communauté évangélique réformée, composée de la communauté de confession helvétique et de la communauté vaudoise.

La cathédrale Sant'Antonio Nuovo vu du Canal Grande.
Monastère San Cipriano

Situé via delle Monache, il est occupé depuis 1426 par des moniales bénédictines. La façade de la chapelle abbatiale, à triple portique d'entrée, est du XVIIIe siècle. L'intérieur de la nef unique héberge des autels de style rococo[31].

Église catholique Saint-Antoine-le-Thaumaturge (Sant’Antonio Taumaturgo) appelée aussi Sant’Antonio Nuovo

Cette monumentale église de Trieste fut projetée en 1825 en style néo-classique par l'architecte Pietro Nobile et fut terminée en 1849. Sa façade principale est marquée par six imposantes colonnes et offre une belle perspective au bout du Grand Canal. Elle est surmontée d'une coupole. Deux clochers encadrent sa façade arrière. L'intérieur présente une fresque du peintre Sébastiano Santi. Le décor du maître-autel est de l'artiste Alessandro Longhi.

Église du Christ (Christchurch) de la communauté anglicane

Elle se trouve via San Michele. Elle fut construite en 1829 en style néo-classique par la grande communauté de commerçants britanniques résidents d'alors à Trieste. Acquise en 1985 par la ville et complètement restaurée, elle dessert une fois par mois la communauté anglicane actuelle de Trieste.

Église évangélique luthérienne de la confession d'Augsbourg

Construite par les architectes Giovanni Berlam et Giovanni Scalmanini sur un projet de l'architecte Zimmermann de Breslau, elle fut inaugurée en 1874. Elle est de style néogothique et son clocher est d'une hauteur de 50 mètres.

Capella Civica Madonna del Rosario (chapelle civique catholique de la Madonne du Rosaire)

Elle est l'une des petites églises anciennes de la ville. Au XVIIe siècle, les nobles triestins avaient l'habitude de s'associer en congrégations religieuses et créèrent en 1613 à la suite de la bataille de Lépante (7 octobre 1571) une fraternité de dévotion mariale dédiée au Rosaire. Dans l'ancien centre-ville, Piazza vecchia, ils décidèrent de construire cette chapelle civique qui fut bâtie en vingt ans de 1631 à 1651. De discrets ornements baroques agrémentent sa façade.

Sanctuaire de Montegrisa
Sanctuaire catholique de Montegrisa

Aussi appelé Temple de Montegrisa, il est érigé à près de 350 mètres au-dessus du golfe de Trieste et est entouré d'une vaste pinède. C'est un édifice moderne (haut de 45 mètres) construit sur projet de l'ingénieur Antonio Guacci et de l'architecte Nordio par volonté de l'archevêque de Trieste, Monseigneur Santin, de 1959 à 1966.

Petite église Santa Maria in Siaris
L'église Santa Maria in Siaris

Cette petite église est située dans le parc naturel de la Val Rosandra (au Sud-Est de Trieste). Elle date probablement du XIIIe siècle[32].

L'Hôtel de Ville
Palazzo municipale (hôtel de ville)

Le Palazzo Municipale de la ville de Trieste, encore appelé Palazzo Comunale di Trieste est situé piazza Unità d'Italia. Le Palazzo Municipale fut construit sur un projet de l'architecte triestin Giuseppe Bruni (1827-1877). L'architecte triestin Eugenio Geiringer en dirigea de 1872 à 1877 les travaux de construction. Il présente un corps central richement décoré surmonté de la Torre dell'Orologio et de deux ailes d'une facture plus sobre. Au sommet de la Torre dell'Orologio, deux personnages en bronze battent les heures. Du fond de la Piazza Unità d’Italia l'une des plus belles places d'Europe, le Palazzo Municipale fait face à la mer.

Grand Hôtel Duchi d'Aosta

En 1872, le fonds d’investissement foncier des assurances Assicurazioni Generali chargea l'architecte triestin Eugenio Geiringer du projet et de la construction, Piazza Unità d'Italia près du Palazzo Pitteri, d’un nouvel hôtel qui s’appelait à l’origine hôtel Garni et qui devait prendre le nom d’hôtel Vanoli. Eugenio Geringer s’attacha également à l’aménagement de son restaurant en lui donnant un cachet tout à fait dans le goût de la Belle Époque. En 1912, l’hôtel Vanoli fut électrifié puis pris bien plus tard (1972) l’actuel nom de Grand Hôtel Duchi d’Aosta. Ce bâtiment fut construit en 1873 et présente des façades d’un goût et style français, l’une donnant à droite de la piazza Unità d’Italia et l’autre sur front de mer. L’histoire de cet établissement est très antique puisqu’à sa place s’élevait déjà en l’an 300 l’Hospitium Magnum le long des débarcadères de Trieste qui offrait aux voyageurs gîte et couvert. Entre 1727 et 1732 un nouvel établissement, l’Osteria Grande, fut construit sur les fondations de l’ancien Hospitium Magnum. Cet hôtel fut peu à peu agrandi et transformé prenant le nom de Locanda Grande. En 1768 l'archéologue Johann Joachim Winckelmann y fut assassiné par son amant Francesco Arcangeli et ce fait divers donna lieu à maintes légendes. Il fut démoli en 1847 avant d’être remplacé par l’actuel Grand Hôtel Duchi d’Aosta. L'architecte Raoul Puhali (1904-1980) restructura plus tard cet établissement. Le Grand Hôtel Duchi d'Aosta accueillit au cours de son histoire des personnalités diverses et illustres : l’Infante d’Espagne Marie épouse du roi Ferdinand, Frédéric de Gonzague duc de Mantoue, le vice-amiral Horatio Nelson, Giacomo Casanova, Carlo Goldoni et beaucoup d’autres.

Le palais de la Lloyd austro-ungarico
Palazzo del Lloyd austro-ungarico

Ce prestigieux bâtiment fut construit Piazza Unità d'Italia de 1880 à 1882 par l'architecte viennois Heinrich Freiherr von Ferstel. Le maître d'œuvre en était un autre architecte viennois Josef Horwath, assisté dans la construction de l'ouvrage par les architectes Geiringer, Vallon, Fumis et Jessersitz de Trieste.

Palazzo delle Assicurazioni Generali

En 1833, la direction générale de l'assurance Assicurazioni Generali de Trieste chargea l'architecte Eugenio Geiringer de la construction d'un nouveau bâtiment de prestige, à partir duquel l'on pourrait visualiser l'ensemble du golfe et du port de Trieste. Il s'ensuivit une construction de style néo-antique très en vogue à l'époque et caractéristique de l'architecture triestine du XIXe siècle. La façade qui donne sur front de mer, est caractérisée par un avant-corps central constitué d'une colonnade soutenant les balcons du premier étage. Le bâtiment est dominé par un pignon, flanqué de deux obélisques, où figure l'inscription « Assicurazioni Generali », ainsi que l'année de fondation de la société (1831) par un membre de la famille Morpurgo (de la famille de l'épouse d’Eugenio Geiringer). L'entrée se présente comme un grand hall comportant quatre colonnes de calcaire. Autrefois un imposant escalier menait à l'étage mais il fut démoli en 1965 pour être remplacé par un autre escalier, simple, pour gagner de la place.

Le Palazzo delle Assicurazioni Generali
Palazzo della Banca d'Italia

Le Palazzo della Banca d’Italia se situe au 141, via Cavour. Il fut construit en style néo-Renaissance italienne par l'architecte triestin Eugenio Geiringer et l’architecte austro-hongrois Müller tout au début du XXe siècle. Il se présente comme un bâtiment massif et très richement orné à trois étages avec un rez-de-chaussée surélevé. L’entrée principale est surmontée d’un balcon d'honneur représentatif.

Le Palazzo del Governo
Palazzo del Governo

Le prestigieux Palazzo del Governo de Trieste est l'un des plus importants bâtiments de la Piazza Unità d'Italia. Sa construction fut projetée par l'architecte viennois Emil Artman et réalisée de 1901 à 1905 en lieu et place de l'ancien Palais du Gouvernement Austro-hongrois bien plus modeste, le Palast der K. und K. Statthalterei. Les caractéristiques principales de sa façade sont son vaste balcon couvert, ainsi que son revêtement de mosaïques en verre de Murano sur la partie supérieure de l'édifice, représentant diverses allégories triestines et des médaillons comportant la croix de la maison royale de Savoie. Sa partie basse est recouverte de pierres blanches d'Istrie. Autrefois se trouvait devant le palais un jardin d'agrément aujourd'hui disparu au profit de l'embellissement de la place. En 1960, différents travaux de restauration furent réalisés sur des projets des architectes Nordio et Cervi.

De nos jours le Palazzo del Governo est le siège du Commissariato del Governo nella regione Friuli - Venezia Giulia ainsi que de la préfecture de région (Prefettura - UTG di Trieste). De prestigieux salons de représentation avec une imposante vue sur la mer et sur l'ensemble du golfe de Trieste, se trouvent au premier étage et accueillent les hôtes de marque en visite officielle dans la région. La richesse extérieure et intérieure du Palazzo del Governo en fait l'une des plus belles et prestigieuses préfectures d'Italie.

La Grande Poste (1890-1894)
La Grande Poste et la place Vittorio Veneto

Le bâtiment est construit sur place Vittorio Veneto d'après le projet de l'architecte Friedrich Setz et est inauguré le 28 octobre 1894. Elle est alors le siège de la direction des postes et télégraphes de l'empire autrichien à Trieste. Elle abrite de nos jours le musée postal et télégraphique de la Mitteleuropa.

Palazzo Gopcevich

La construction rouge et blanche située le long du Grand Canal est conçu par l’architecte Giovanni Andrea Berlam en 1850. Le palais est le siège du musée théâtral Carlo-Schmidl.

Palazzo Genel

Le palais est l'œuvre de l'architecte Domenico Monti qui le réalise près du Grand Canal en 1873, la façade principale donnant sur la Piazza Ponterosso.

Casa Smolars (1906)
Casa Smolars

Cette maison de cinq étages est construite en 1906, via Dante, dans le style Liberty (correspondant à l'Art nouveau en Italie).

Palazzo Leo

Sa construction date de 1745.

Palazzo Modello

Le palais est construit de 1871 à 1873 en lieu et place des anciennes églises Saint-Pierre et Saint-Roch sur un projet de l'architecte Giuseppe Bruni.

Palazzo Carciotti

Il fut construit à partir de 1798 dans le style néo-classique d'après les plans de Matteo Pertsch pour le négociant grec Demetrio Carciotti établi à Trieste en 1775. Après des modifications dues à l'architecte Giovanni Righetti, le bâtiment est achevé en 1803.

Palazzo Marenzi (1650)
Palazzo Vivante

Cette demeure hébergea le commandement de la Troisième Armée durant la Première Guerre mondiale, assuré par le général Emanuele Filiberto, duc d'Aoste[33].

Casa Stratti

La façade de la Casa Stratti, qui donne sur la piazza Unità d'Italia, fut bâtie en 1872 sur le projet des architectes Eugenio Geiringer et Domenico Righetti qui représente la dernière phase du style néo-classique triestin.

Le Palais de la Bourse

Siège de l'actuelle chambre de commerce, de l'industrie, de l'artisanat, et de l'agriculture de Trieste, la Bourse de Trieste fut construite par l'architecte Antonio Mollari en 1806 et constitue l'un des exemples les plus saisissants de l'architecture néoclassique triestine. Face à la Bourse, se trouve la fontaine de Neptune (1755) restaurée et remise en place le 27 avril 2011. La place de la Bourse est l'une des places principales de Trieste, qui accueille également une colonne surmontée de la statue de l'empereur Léopold I d'Autriche (1673).

Principal édifice du camp de la Risiera di San Sabba, où se trouvait le four crématoire.
Camp de concentration de Risiera di San Sabba

La Risiera di San Sabba était un camp de concentration et de transit tenu par les Nazis à destination des opposants politiques et des juifs. Les historiens estiment le nombre de morts supérieur à 3 000 et des milliers d'autres y transitèrent vers d'autres camps en Allemagne et en Pologne. Aujourd'hui on peut y visiter un musée retraçant cette histoire.

La tour Cucherna (Tor Cucherna ou Tor Cucherla)

Située via Caboro, elle faisait partie de l'enceinte défensive médiévale de la ville. Elle a été restaurée en 1461 par Mastro Nicolò de Pari[réf. nécessaire]. Elle est haute de 10 m et large de 5 m. Elle est actuellement envahie par la végétation.

La tour Donota (Tor Donota)

Elle date du XIVe siècle. Elle était flanquée de la porte du même nom, l'une des principales entrées de la ville médiévale.

Château San Giusto et Forum romain
Château San Giusto

Le château fortifié est édifié sur la colline de San Giusto qui surplombe Trieste. Il a été bâti en deux siècles de 1470 à 1630 à proximité du Forum romain. À l'intérieur se trouve le Musée municipal du Château hébergeant principalement une grande collection d'armes anciennes (et une salle d'instruments de musique anciens).

Ruines du castello di Moccò

Ces vestiges[34] sont situés dans le parc naturel de la Val Rosandra (commune de San Dorligo della Valle), au Sud-Est de Trieste. La première mention de ce château médiéval est faite en 1233. Les vestiges de la tour datent du XVe siècle. L'évêque de Trieste, Pietro Bonomo (1458-1546), le fit raser le 15 octobre 1511.

Château de Miramare
Château de Miramare

Construit en 1856 pour l'archiduc Maximilien, le château de Miramare est l'un des monuments les plus connus de la ville.

Article détaillé : Château de Miramare.
Villa Geiringer de Scorcola

La villa Geiringer, aussi appelée le petit château Castelletto de Scorcola a été construite via Ovidio par son propriétaire l’architecte Eugenio Geiringer en 1896 sur un bâtiment préexistant sur sa propriété et qui datait de 1888. La villa qui domine tout le golfe de Trieste a l’aspect d’un petit château d’aspect néo-médiéval. Durant la Seconde Guerre mondiale elle servit de siège au Generalkommando de la garnison de l’Axe et fut l’une des poches de résistance allemande avant l’arrivée des troupes yougoslaves à Trieste. Selon un témoignage de monseigneur Antonio Santin (1895-1981) à l’époque évêque (1938) puis archevêque (1963) de Trieste-Capodistria, un passage souterrain reliait la villa à l’hôpital militaire. La villa Geiringer est devenue aujourd'hui l’European School of Trieste, fondée en 1980, une école de modèle anglais, intégrée au système scolaire italien.

Villa Basevi (siège historique de l'observatoire)
Villa Basevi, siège historique de l'observatoire de Trieste

Cette villa en forme de château-fort néo-médiéval est située au 11, via Tiepolo à la périphérie de Trieste. Elle était une propriété des marquis Diana et fut acquise par le chevalier Giuseppe Basevi en 1895. Après le tremblement de terre de 1895, Giuseppi Basevi fait alors amplifier et transformer la villa par l’architecte triestin Eugenio Geiringer aux dimensions d’un château et dès la fin des travaux le 27 mars 1898, cède sa villa en location au gouvernement austro-hongrois d’alors pour y transférer l’observatoire Zentralanstalt für Meteorologie und Geodynamik et pour y installer de façon correcte un sismographe de type Rebeur-Ehrlet à trois pendules horizontaux non amortis ainsi qu’un observatoire astronomique. Le bâtiment est aujourd'hui le siège historique de l’observatoire astronomique de Trieste.

Villa Fausta

Eugenio Geiringer agrandit et modifia cette villa construite au no 5, Salita di Gretta, en 1855 par l’ancien maire de Trieste Muzio Giuseppe Spirito de’Tommasini (1794-1879), qui était aussi un célèbre botaniste. Le nom de villa Fausta a pour origine le prénom de Livia Fausta Veneziani qui fut plus tard propriétaire des lieux et l’épouse du célèbre écrivain Italo Svevo (1861-1928). Italo Svevo résida quelque temps dans cette villa.

Villa Engelmann

Située au cœur d'un parc, elle fut conçue par volonté de Francesco Ponti en 1840 avant de devenir la propriété de Frida Engelmann en 1888. Elle fait face à l'église Beata Vergine delle Grazie.

Villa Ferdinandiana appelée aussi Palazzo Ferdinandeo

Construite sur projet de l'architecte Friedrich Hitzig et réalisée par Giuseppe Sforzi de 1856 à 1858 dans un style Renaissance tardif en l'honneur de l'empereur d'Autriche Ferdinand I. Elle abrite aujourd'hui un institut post-universitaire. Elle est entourée d'un vaste parc.

Villa Necker

Maison domaniale d'un riche commerçant nommé Antonio Strohlendorf et embellie par l'architecte français Champion en 1784. Elle sera acquise par le comte d'origine égyptienne Cassis Faraone en 1790. Le comte Cassis Faraone lui adjoindra une orangerie et aménagera le parc. La villa servira de refuge et d'habitation à Jérôme-Napoléon Bonaparte (1805-1870). Elle est de style néoclassique.

Villa Murat

Appelée aussi Villa di Campo Marzio, elle était de style néoclassique et ressemblait à la Villa Necker. Elle était une propriété du Vice-Roi de Naples, Joachim Murat. Elle était habitée par Caroline Bonaparte et Elisa Baciocchi. La villa été démolie au début du XXe siècle pour faire place à une unité de traitement du riz, également abandonnée puis démolie. Dans son parc, s'élevait un petit théâtre construit en 1830, également démoli en même temps que la Villa Murat.

Monument dédié à l'impératrice Élisabeth d'Autriche

Situé piazza della Libertà, il se compose de la statue en bronze de l'impératrice d'Autriche Élisabeth de Wittelsbach (1837-1898) dite Sissi et d'un monument en marbre blanc de Carrare (Italie). Il marque l'hommage du peuple triestin[réf. nécessaire] à la souveraine décédée de mort violente à Genève le 10 septembre 1898. Le monument fut réalisé à la suite d'une souscription publique en 1912 par le sculpteur et architecte Francesco Seifert[réf. nécessaire]. En 1921 le monument fut entreposé pour raisons politiques dans un local du château de Miramare et remis en place en 1997 par le chargé aux affaires culturelles Roberto Damiani après maintes polémiques[35].

Monument dédié à l'empereur Maximilien Ier du Mexique

La statue de Maximilien Ier, réalisée par le sculpteur Johann Schilling, a été inaugurée à son actuel emplacement piazza Giuseppina le 3 avril 1875 en présence de l'empereur François-Joseph d'Autriche[réf. nécessaire]. Déposée pour raisons politiques dès la fin de la Première Guerre mondiale, puis remontée dans le parc du château de Miramare en 1961, elle a regagné son emplacement d'origine le 19 décembre 2008[36].

Monument dédié à Giuseppe Verdi

Situé Piazza San Giovanni, il a été éalisé en deux étapes par le sculpteur Alessandro Laforet en 1906 et 1920[réf. nécessaire].

Phares de Trieste[modifier | modifier le code]

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Dès l’époque romaine, le port de Trieste s’est doté d’un phare attesté par des écrits du XVIIe siècle signalant l’existence de vestiges d’un phare de cette époque à l’emplacement actuel du phare Lanterna. Ce phare avait comme fonction de signaler aux marins l’écueil nommé Scoglio dello Zucco et d’éviter les échouages. Au XVIIe siècle un capitaine nommé Cesareo fait ériger à la suite d'une grâce obtenue une chapelle dédiée à Saint Nicolas de Myre qui avait fonction de signal et d’accueillir une lanterne perpétuelle. Tombée à l’abandon, cette chapelle est remplacée en 1744 par un phare plus puissant par volonté spéciale de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Ce projet coûteux dote le port de Trieste d’un phare important qui attire des visiteurs. En 1797, Napoléon souhaite le visiter lors de son séjour à Trieste. Ce phare fonctionne jusqu’en 1833 et est alors remplacé par le phare Lanterna sur un projet de l’architecte Matteo Pertsch. Sa portée était à l’origine de 12 milles marins portés plus tard à 16 milles, ce qui était considérable pour l’époque. L’agrandissement du port de Trieste rend nécessaire la construction en 1927 d’un autre phare bien plus important, le phare de la Victoire. Sa portée est de 35 milles marins.

Le phare de la Victoire (faro della Vittoria)

Symbole de la ville, il fut construit de 1923 à 1927[37] sur un projet remontant au lendemain de la Première Guerre mondiale par l'architecte Arduino Berlam (1880-1946)[38] avec une statue de cuivre martelé du sculpteur Giovanni Mayer (1836-1943) représentant la Victoire ailée.

La Lanterna (aussi appelée faro del Pedocin[39])

Le phare est situé sur le site d'un ancien fort militaire désaffecté du molo Fratelli Bandiera, dédié aux frères Bandiera[40]. Le phare est construit de 1831 à 1833 en pierre calcaire du karst en provenance d’Aurisina par le maître d’œuvre Valentino Valle sur projet de l’architecte Matteo Pertsch (1769-1834) approuvé par le conseiller et architecte Pietro Nobile (1776-1854)[41]. Il est inauguré le 12 février 1833 et fonctionne jusqu’en 1969. Sur sa base fortifiée surmontée de créneaux était placé un canon dont le tir signalait midi, ce qui constituait une attraction pour les Triestins. Après une période de total abandon, il est restauré[42] et devient en 1992 siège de la Ligue navale de Trieste[43].

Le phare se présente comme une construction massive cylindrique et légèrement conique de 60 m de circonférence, posée sur l’ancien fort et terminée par un chapiteau dorique surmonté de la lanterne, ce qui lui donne une forme de colonne. La lanterne culmine à 33,50 m au-dessus du niveau de la mer.

Théâtres et opéras de Trieste[modifier | modifier le code]

Politeama Rossetti
Teatro Verdi de Trieste
Sala Tripcovich

La vie culturelle et musicale triestine se déroule principalement dans les édifices datant de la période austro-hongroise et de nombreuses salles plus récentes :

Teatro ou Politeama Rossetti - Stabile del Friuli Venezia Giulia

Construit au XIXe siècle par l'architecte Nicolò Bruno, c'est l'un des plus importants théâtres d'Italie. Il comportait à l'origine plus de 5 000 places assises. Son aspect actuel est dû à des restaurations entreprises en 1928 puis en 1969 par Umberto Nordio qui portèrent le nombre de places assises à 1 531 places. Les dernières restaurations (1999-2001) sont l'œuvre des architectes Luciano Celli et Marina Cons.

Teatro comunale lirico Giuseppe Verdi ou Teatro Verdi

Construit entre 1798 et 1801, le projet original de la salle est dû à Gian Antonio Selva, architecte de La Fenice de Venise. Matteo Pertsch lui succéda et s'occupa essentiellement des façades. L'influence de son maître, Giuseppe Piermarini, architecte de La Scala de Milan se retrouve sur la façade principale. La façade donnant sur la mer a été refaite par l'architecte triestin Eugenio Geiringer. Il comporte actuellement 1 300 places assises. Le Teatro Verdi est réputé dans toute l'Europe pour son festival international de l'opérette.

Teatro romano

Théâtre romain dont la construction remonte au Ier ou IIe siècle, il a été restauré en 1938 et accueille de nos jours des spectacles estivaux de plein-air.

Teatro Orazio Bobbio (ex-Contrada)

Il a été fondé le 22 avril 1976 grâce à l'initiative des acteurs Orazio Bobbio, Ariella Reggio, Lidia Braico et du régisseur Francesco Macedonio.

Teatro Miela Reina

Se situe Piazza Duca degli Abruzzi. Il a été créé par la coopérative culturelle Bonawentura en 1990.

Teatro La Scuola dei Fabbri

Se situe Via dei Fabbri. Accueille également un laboratoire d'expression théâtrale.

Teatrino Franco e Franca Basaglia

Se situe Via Edoardo Weiss. Sa restauration a débuté vers 1990 mais c'est seulement en 2008 qu'il a pu à nouveau accueillir son public. Sa capacité maximale est de 250 sièges.

Teatro la Barcaccia

Se situe Via dell'Istria. C'est un groupe théâtral qui s'est constitué en 1977.

Teatro Silvio Pellico

Se situe Via Ananian. Son activité est variée: théâtre, événements divers, danse et cinéma.

Teatro San Giovanni - P.A.T. Teatro

Se situe Via San Cilino. A été fondé en septembre 2000. Son répertoire intègre des œuvres en dialecte triestin.

Sala Tripcovich

Elle est conçue par l'architecte triestin Umberto Nordio en 1935 comme gare routière et transformée en théâtre. La salle comporte près de 1 000 places assises. Elle porte le nom du Baron Raffaello de Banfield Tripcovich (1922-2008), directeur du théâtre Verdi de Trieste.

Teatro stabile Sloveno - Slovensko Stalno Gledališče

Se situe Via Petronio. Il a été créé en 1907. Détruit par un incendie criminel en 1920, il est recréé en 1945.

Cafés et pâtisseries de Trieste[modifier | modifier le code]

Les cafés de Trieste ont été et sont toujours des places intellectuelles et littéraires de la ville[4]. Les écrivains James Joyce, Rilke, Italo Svevo et Umberto Saba, qui tous vécurent dans la ville, sont les grands noms attachés à Trieste et à ses cafés. Le fructueux commerce du café à Trieste avait entraîné au cours du au XVIIIe siècle la naissance de « boutiques du café » sur le modèle de celles de Venise. Beaucoup étaient aux mains de marchands grecs ou suisses. En 1768 on parle déjà de la Caffeteria da Caponi, via dei Bottari (actuelle via San Nicolò) et d’une dizaine d’autres locaux. À la même époque, la commission impériale d’hygiène et de sécurité bloquait l’ouverture d’autres cafés, les raisons étant bien évidemment d’ordre politique car les Triestins s’y rendaient pour y discuter et s’y retrouver librement. Mais devant la demande, les établissements se multiplièrent : de 28 établissements en 1782, l’on passa en 1815 à 94 établissements (56 restaurants et 38 cafés). En 1830 (selon les chiffres de la chambre de commerce) l’on comptait déjà 350 établissements pour la seule ville de Trieste dont certains devinrent vite célèbres comme le Caffè Tommaseo. Pour ce qui est du commerce en gros actuel de café, il est de nos jours resté un secteur très vivant qui concerne plus de 50 entreprises triestines et qui emploie plus de 900 salariés. Trieste représente 27 % des importations de café sur les 7 477 166 sacs importés en Italie (chiffres de la chambre de commerce de Trieste, 2008).

Caffè Tommaseo

Le caffè Tommaseo a été ouvert en 1830. Il est le plus ancien café de Trieste et a été nommé d'après l'écrivain dalmate Niccolò Tommaseo (1802-1874). Les décorations du café sont l'œuvre du peintre Gatteri. Les miroirs ont été spécialement conçus et fabriqués en Belgique. Le café Tommaseo a été restauré en 1997. Il est également célèbre pour avoir introduit au début du siècle, la crème glacée.

Intérieur du Caffè San Marco
Caffè San Marco

Ouvert en 1914 par Marco Lovrinivich, l'établissement a ensuite été complètement détruit pendant la Première Guerre mondiale en tant que lieu de rencontre pour les irrédentistes. Immédiatement reconstruit dans les années 1920, il représenta le lieu de rencontre pour les intellectuels (Umberto Saba, Italo Svevo et Virgilio Giotti). Il servit de laboratoire pour jeunes et irrédentistes dans la préparation de faux passeports, servant aux patriotes anti-autrichiens à fuir vers l'Italie. L'activité de café s'est terminée abruptement le 23 mai 1915 quand une troupe autrichienne a dévasté le local. Parmi les nombreux propriétaires qui se sont succédé dans la gestion du café sont Lovrinivich Marco, les sœurs Stocks. Le café, restauré plusieurs fois grâce à la générosité des « Assicurazioni Generali», reste après sa réouverture le 16 juin 1997, d'aspect inchangé. Certaines peintures de masques sont attribuées au peintre viennois Timmel, qui venait se reposer dans ce café. En fait, tout le café suit le style architectural de la sécession viennoise, qui conjointement à l'Art nouveau. Des nus peints en médaillons sur les murs, apparemment par Napoleone Cozzi un « écrivain, alpiniste, décorateur et irrédentiste » et Ugo Flumiani « un peintre - a dit Magris - des eaux agitées ». Les nus sont en fait la métaphore des cours d'eau du Frioul, mais aussi de l'Istrie et de la Dalmatie, qui se perdent dans la mer Adriatique.

Caffè Tergesteo

Il se trouve aujourd'hui à l'intérieur de la galerie couverte homonyme et est connu pour ses verrières qui narrent des épisodes de la vie triestine d'alors. Fondé en 1863 il se situait tout d'abord face au théâtre lyrique Giuseppe Verdi avec des terrasses ouvertes. Localisé également près de la Bourse, il était un traditionnel point de rencontre fréquenté par les hommes d'affaires et l'élite culturelle de la ville. L'écrivain triestin Umberto Saba (1883-1957) lui dédia un couplet dans son œuvre (« Café Tergeste, tu réconcilies l'Italien et le Slave dans la nuit tardive, le long de ton billard »).

bar Cattaruzza

Situé dans l'ancien « gratte-ciel » en style Art nouveau construit de briques et en pierre d'Istrie par l'architecte Arduino Berlam, il conserve son aménagement d'intérieur d'époque et ses belles mosaïques.

La pasticceria Pirona
Pâtisserie Pirona

Fondé en 1900 par Alberto Pirona sur via della Barriera Vecchia, l'établissement est de style Art Nouveau. Fréquentée par la noblesse, la bourgeoisie et l'élite intellectuelle de Trieste, dont James Joyce qui a vécu au no 32 de la même rue et passait des heures dans cette pâtisserie. À la fin des années 1980, la famille De Marchi acquiert la patisserie d'Oscar Pirona, dernier propriétaire de la famille fondatrice. Depuis 1991, la pâtisserie Pirona fait partie de l'association « Locali Storici d’Italia » qui regroupe les locaux chargés d’histoire de l'Italie et dont l’objectif est d'améliorer la qualité du tourisme historique et culturel relativement à ces lieux qui ont réussi à préserver intact le mobilier et l'atmosphère du passé.

Pâtisserie La Bomboniera

Cette pâtisserie, fondé en 1850 par la famille d'origine hongroise Eppinger, compte parmi les plus anciennes d'Italie. C'est la dernière pâtisserie de Trieste en style Art nouveau demeurée intacte depuis plus d'un siècle. L'établissement a pour spécialités les pâtisseries d'Europe centrale d'origine austro-hongroise (strudel, kugelhopf, dobos…) et spécialités triestines (putizza, presnitz…), de tradition cachère et dans un four à bois qui date de 1850.

Dialecte triestin[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le dialecte triestin (dialecte de type vénète) a remplacé le tergestino, le vieux type local dialectal rhéto-roman. Le triestin également parlé par des écrivains et des philosophes, reste la langue la plus largement utilisée dans la famille et dans de nombreux contextes sociaux d'un caractère informel et parfois formel, côte à côte dans une situation de diglossie, à l'italien, la langue et administrative, qui reste principal vecteur de communication dans les relations d'un caractère public.

Parmi les écrivains ayant écrit en dialecte triestin peuvent être cités :

Trieste : une ville d'écrivains[modifier | modifier le code]

Trieste est et a toujours été une pépinière d'écrivains du fait de son multiculturalisme et cosmopolitisme. Son université est renommée et ses cafés littéraires sont célèbres.

Italo Svevo (1861-1928)
James Joyce (1882-1941)
Écrivains en langue latine
  • Pietro Bonomo (1458-1546), évêque de Trieste et de Vienne
  • Jules César, publia La Guerre des Gaules et donna son nom à la région de Trieste qualifiée de Julienne
Écrivains de langue italienne
Écrivains de langue slovène
Écrivains de langue française
Écrivains de langue allemande
Écrivains de langue anglaise
Écrivain en langue hébraïque

Légende de la hallebarde ou de la lance de saint Serge[modifier | modifier le code]

Serge de Rome était un tribun militaire du IIe siècle qui appartenait à la quinzième Légion Apollinaire mais qui avait séjourné pour un temps à Trieste où il avait rencontré de nombreux chrétiens qui étaient devenus ses amis et où il s’était converti au christianisme. Comme prévu, il fut rappelé à Rome à cause de ses sentiments chrétiens et condamné. Mais, tandis que ses amis pleuraient, il les rassurait en disant que Dieu ferait un miracle comme une démonstration que la religion chrétienne est la seule foi vraie et qu’un signe leur serait envoyé à l’heure de sa mort. Il fut jugé par le cruel empereur Antiochus qui le condamna avec brutalité à porter des clous aux pieds et de se rendre aux castrums de Saura, Tetrapirgius et de Rosapha. Il souffrait beaucoup mais était secouru la nuit par une armée d'anges qui s'approchèrent de lui et il fut complètement guéri. Furieux, Antiochus décida alors de le faire disparaître et le condamna à être mis à mort à Rosapha (actuelle Syrie) le 7 octobre 303 par décapitation. Il tomba alors d’un ciel limpide sur le forum Trieste cette hallebarde encore conservée dans le trésor de la cathédrale. La hallebarde ne rouille pas et semble incorruptible. Sa représentation figure sur le blason de Trieste.

Sur son lieu de martyre fut construite une église pour recueillir sa dépouille. Puis au Ve siècle on bâtit une grande basilique à Frigia en son honneur autour de laquelle se développa une ville que l’empereur Justinien appela Sergiopoli. Saint Serge est l’un des saints patrons protecteurs de la ville de Trieste et sa fête a lieu le 7 octobre de chaque année. La hallebarde de saint Serge reste le symbole le plus marquant de la ville. En son honneur on nomma une bourgade du territoire de Trieste en son nom. Aujourd’hui cette bourgade s’appelle Črni Kal et se trouve en Slovénie. Un quartier de la ville de Trieste porte depuis 1956 le nom de «borgo San Sergio».

Médias[modifier | modifier le code]

Journaux et médias distribués à Trieste :

Quotidiens Périodiques Éditeurs TV Radio Internet

à Trieste :

Administration[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1993 Giulio Staffieri Alliance nationale  
1993 2001 Ricardo Illy Centre-gauche  
2001 2006 Roberto Dipiazza Forza Italia  
2006 2011 Roberto Dipiazza Forza Italia  
2011 en cours Roberto Cosolini Parti démocrate  
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Trieste porte : de gueules à une pointe de hallebarde d'argent.

  • Cette hallebarde d'argent est de fait un "ranseur", ancienne pertuisane semblable aux lances des gardes suisses du Vatican. (Neubecker évoque une « lance de Saint Serge »). Elle figure sur un fond d'écusson rouge français antique et est surmontée d'une couronne symbolisant les murailles antiques de la ville.
  • Certains blasonnements donnent : « sceptre fleurdelisé », voire « fleur de lys » (une des hypothétiques origines de la fleur de lys étant cette « hallebarde ») mais c'est le terme de « hallebarde » (alabarda) qui est le plus rencontré.
blason

Dans sa période autrichienne, cette « hallebarde » est d'or, issante de la pointe et broche sur les armes d'Autriche (de gueules à la fasce d'argent) dans un coupé de Habsbourg et d'Autriche.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Trieste a depuis plusieurs dizaines d'années engagé des processus de jumelages avec[44] :

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

(en ordre alphabétique dans les rubriques)

Secteur scientifique, historique et technique :

Secteur artistique musical et de la scène :

photographie de Charlotte impératrice du Mexique
Charlotte de Belgique, impératrice du Mexique.

Secteur artistique des beaux arts :

  • Angelo Battista (né en 1927), peintre
  • Giuseppe Bino (1829-1914), peintre
  • Leo Castelli (1907-1999), galeriste et marchand d'art américain né à Trieste
  • Athos Cozzi (1909-1989), dessinateur de bande dessinée et illustrateur
  • Arturo Fittke (1873-1910), peintre
  • Famille Janesich, joailliers de renommée mondiale depuis 1835 → voir : « L'orfèvrerie juive de Trieste » - Magazine : L'Objet d'art no 188 Page : 38-45
  • Alexander Kircher (1867-1939), peintre
  • Pompeo Posar (1921-2004), photographe
  • Domenico Venier (1896-1996), orfèvre, peintre et musicien

Secteurs économique, politique et religieux :

photographie de Maximilien I empereur du Mexique
Maximilien de Habsbourg, empereur du Mexique (1863).

Secteurs médical et psychologique :

Secteur sportif :

Autres personnalités marquantes :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Popolazione residente e bilancio demografico sur le site de l'ISTAT.
  2. Trieste città della scienza. Un sistema d'eccellenza-Trieste city of science. A system of excellence, éd. Zar Federica, 2007
  3. (it) Trieste batte Aosta: è prima nella qualità della vita dans Il Sole 24 Ore du 19 décembre 2009.
  4. a, b, c, d et e Irrésistible Trieste du magazine Ulysse dans Le Monde du 25 juin 2010
  5. Transactions of the Philological Society of Oxford, volume 32, issue 1, pages 1 à 14, novembre 1931, reprise de l'article du 17 mai 1930 de B. F. C. Aktinson
  6. A History of Ancient Greek, from the Beginnings to Late Antiquity, María Arapopoúlou, Cambridge University Press, A.-F. Christidis éditeur, 2007, p. 745.
  7. (it) Grotta del Mitreo sur le site officiel de la commune de Duino Aurisina.
  8. L'acte de soumission fut signé en octobre 1382, dans l'église Saint-Bartholomé du village de Šiška (apud Sisciam), aujourd'hui un quartier de Ljubljana.
  9. (it) La nascita di una città. Storia minima della popolazione di Trieste - La città dei gruppi 1719-1918, R. Finzi, G. Panjek, (2001), Trieste p. 69-237.
  10. La cultura tedesca a Trieste dalla fine dell 1700 al tramonto dell'Imperio absburgico, S. De Lugnani, Trieste (1986).
  11. a et b Selon la plaquette informative de la synagogue de Trieste.
  12. La première mention notariée d'un acte de vente à la communauté juive date de 1236 ((it) Histoire de la communauté hébraïque de Trieste)
  13. (it) Histoire de la communauté hébraïque de Trieste : Dal cinquecento al seicento il primo privilegio e la nascita del ghetto
  14. (it) « La grande sinagoga », Communauté juive de Trieste
  15. Données communales de Trieste[précision nécessaire]
  16. Programme du Teatro Miela du lundi 30 octobre 2006.
  17. Il Piccolo, Trieste, page 21, édition du 20 octobre 2010.
  18. Massoni d'Italia, article de Roberto Giuristante, du 10 décembre 2011
  19. La Voce di Trieste du 9 décembre 2013.
  20. Anna Maria Vinci, Storia dell'Università di Trieste. Mito, progetti, realtà, Trieste, Università degli studi di Trieste - LINT, 1997
  21. (it) Portail officiel de la Cité de la Science
  22. (it) Interview du maire de Trieste Roberto Cosolini par OggiScienza.
  23. Site officiel de l'Institut national d'océanographie et géophysique expérimentale
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  26. (it) La classification 2009 complète du journal Il Sole 24 Ore.
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  28. (en) University of Trieste d'après The World University Rankings 2013-2014.
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  30. Friuli - Venezia Giulia, Guida Artistica, Pro Loco, Institut géographique De Agostini, Udine, 1990
  31. (it) Monastero di San Cipriano sur le site http://www.visit-trieste.it
  32. Maurizio Radacich, Val Rosandra / Dolina Glinščice : Guida alla sua storia e ai suoi piccoli segreti, edizioni Italo Svevo, Trieste 2009.
  33. [PDF] Le Palazzo Vivante par Lucia D'Agnolo.
  34. Fulvio Colombo, Moccò – castello e distretto. Quattro secoli di medioevo alle porte di Trieste, in « Archeografo Triestino », CVII, 1999, p. 409-482.
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  41. Marino Zerboni, Il faro della Lanterna, éditions MGS Presse, Trieste, année ???, page ???[précision nécessaire].
  42. Il Piccolo, « La Lanterna restaurata apre al pubblico », 9 juin 2007.
  43. Site de la LNI
  44. (it) Elenco aggiornati a febbraio 2011 dei gemelaggi stipulati dai comuni del FVG
  45. http://www.mauriziofondriest.com/d/sites/default/files/biografia.pdf

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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