Slaves

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Les langues slaves en Europe aujourd'hui
Les pays à majorité slave (vert foncé), et à minorités slaves (plus de 10 % : vert clair).

Les ancêtres Indo-Européens des Slaves, proches des Baltes et des Germains sur le plan ethnolinguistique, sont connus depuis la fin du Ier millénaire avant notre ère, mais le nom de « slaves » daterait du Ve siècle lorsque les Byzantins, et plus tard les Occidentaux, commencèrent à entrer en relations directes avec eux. Lorsque pour la première fois au Ier siècle de notre ère, Pline l'Ancien et Tacite parlent des Veneti (→ Vénètes), voisins orientaux des Germains, il est très probable qu'ils se réfèrent aux Slaves. Au IIe siècle, Claude Ptolémée, énumérant les peuples d'Europe centrale et orientale, cite le nom de suovenoi proche du grec sklavenoi plus tardif, il s'agit très probablement de la première mention de la racine du mot « slave ».

Il est possible que les Protoslaves aient également été apparentés aux Scythes et aux Thraces, dont la langue était « satem » comme celles des slaves. Avant cette date, ils n'étaient pas directement en contact avec l’Europe méditerranéenne : on suppose que le nom de « Vénètes » est une forme latine du nom de « Wendes » que leur donnaient les Germains[1]. Mais les mentions sont très rares avant qu’ils soient connus sous le nom des Slaves qui signifie soit « les glorieux » (de Slava), soit « ceux qui parlent » (de Slovo).

Au Moyen Âge, les Slaves constituèrent des principautés et des royaumes puissants en Europe centrale et en Europe orientale, dont certains existent toujours sous d'autres formes aujourd’hui :

Au XXe siècle, trois états Slaves constituèrent des fédérations :

  • l'URSS (constituée de plusieurs États fédérés, dont trois slaves, mais c'étaient les plus peuplés et dans toutes les républiques, ce sont les Slaves qui gouvernaient) ;
  • la Tchécoslovaquie (constituée de deux pays slaves)
  • la Yougoslavie (constituée de six États fédérés slaves).

Actuellement la population mondiale de locuteurs de langue slave est estimée à près de 400 millions. Les trois principaux groupes linguistiques slaves sont :

Du point de vue linguistique, de nombreuses langues slaves sont assez proches pour être inter-compréhensibles à leurs locuteurs ; on trouve dans ce cas :

On trouve aussi des populations slaves très anciennement présentes en Lusace, en Allemagne orientale, patrie des Sorabes, dans certaines parties de la Carinthie et du Burgenland, en Autriche, et le long de la frontière nord de la Grèce.

En outre, les colons slaves implantés au XIXe siècle et au XXe siècle constituent une proportion importante de la population des pays issus de l'ancien Empire russe et de l'ancienne URSS tels le Turkménistan (7 %), le Kirghizistan (8 %), l'Ouzbékistan (9 %), la Lituanie (15 %), la Moldavie (16 %), le Kazakhstan (environ 26 %, numériquement la plus grosse communauté), l'Estonie (29 %), la Lettonie (environ 36 %) et davantage encore dans les républiques autoproclamées, non reconnues au niveau international, et qui de facto dépendent totalement de la logistique russe : l'Abkhazie (11 %), l'Ossétie du Sud (10 %) et la Transnistrie (environ 62 %).

Enfin il existe une nombreuse diaspora slave dans le monde : États-Unis, Canada, Australie, France, Royaume-Uni, Allemagne, Portugal[2].

Distribution géographique des langues slaves

Les États slaves, aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Voici la liste des États slaves classés par nombre d'habitants[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Trois hypothèses sont généralement retenues pour expliquer le mot slave, bien qu'il en existe d'autres :

  • la plus évidente et la plus simple consiste à rattacher le nom au vieux slave slava, avec le sens de renommée, gloire. Autrement dit, les Slaves se seraient eux-mêmes qualifiés de glorieux (comme les Celtes, le mot kelt ayant le sens de noble) ;
  • une autre hypothèse part du vieux-slave slovo (= mot, parole), les Slaves se définissant entre eux comme ceux qui savent parler, dont le langage est compréhensible : cette hypothèse s’appuie notamment sur le fait que dans les langues slaves le terme désignant un Allemand est dérivé d’un adjectif signifiant non-parlant : en ukrainien, en polonais, en bosniaque, en bulgare en Croate, serbe et en tchèque, les mots " nijem", niemy, němý, "nemtsi" signifient muet, et " Nijemci", Niemiec / Němec signifient Allemand.
  • la troisième hypothèse, qui rejoint la même étymologie que la première, prétend que le mot slave est issu de Slava, nom originel du fleuve Dniepr autour duquel les premières traces des Slaves en Europe sont accréditées. Les Slaves se seraient nommés ainsi en fonction de leurs origines géographiques, comme ont pu le faire d'autres peuples (Saxons, Frisons, Vikings…).

Toujours est-il que le mot slave est à l’origine de la Slavonie, de la Yougoslavie, de la Slovaquie et de la Slovénie. C’est également lui qui a donné le français esclave (latin médiéval slavus, sclavus), de nombreux Slaves des pays actuellement est-allemands, tchèques et polonais ayant été réduits en esclavage durant le haut Moyen Âge (et notamment dans l’Empire carolingien), tant qu'ils étaient encore polythéistes. Une fois christianisés, le processus cessa.

Origines : les Protoslaves[modifier | modifier le code]

Origine et expansion des Slaves (Ve-Xe siècles)
Origine et expansion des Slaves (VIe-VIIe siècles)

Hypothèse de la culture Milograd[modifier | modifier le code]

Les pré-Proto-Slaves (ou Balto-Slaves) auraient été les porteurs de la culture de Milograd (VIIe siècle avant notre ère au Ier siècle de notre ère) du nord de l'Ukraine et le sud de la Biélorussie.

L'hypothèse de la culture Chernoles[modifier | modifier le code]

Les pré-Proto-Slaves seraient les porteurs de la culture de Chernoles (750-200 avant notre ère) du nord de l'Ukraine, et plus tard de la culture de Tsaroubintsy (IIIe siècle av. J.-C. au Ier siècle de notre ère).

Hypothèse de la culture lusacienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture lusacienne.

La pré-Proto-Slaves auraient été présents dans le Nord-Est de l'Europe centrale, au moins depuis la fin des années 2e millénaire avant notre ère, et auraient été les porteurs de la culture lusacienne (1300-500 av. J.-C.), et plus tard la culture de Przeworsk (IIe siècle av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C.).

Concernant leurs ancêtres, la plupart des historiens slaves s’accordent à penser que les premiers d’entre eux (les Protoslaves) auraient pu être enrôlés dans les confédérations de divers autres peuples en migration au nord de la mer Noire : ainsi, il a pu y avoir des Protoslaves parmi les Huns turcophones, parmi les Alains iraniens (IVe-Ve siècle), parmi les Goths germanophones (Ve siècle), et on sait avec certitude (grâce aux chroniqueurs byzantins) qu'il y en eut parmi les Avars turcophones aux VIe et VIIe siècle et surtout parmi les Varègues.

Le berceau originel des Protoslaves à la fin de l’Antiquité, si l’on en croit les témoignages archéologiques, pourrait se situer dans le bassin du Dniepr, dans les régions comprises entre, au nord, la Dvina occidentale, à l’ouest le San, au sud le Boug méridional, et à l’est le Don. Ces régions de plaine boisée, situées en Ukraine occidentale et en Biélorussie, sont celles qui portent les témoignages les plus anciens d’une présence slave (culture de Tcherniakov).

L'apparence physique[modifier | modifier le code]

Procope affirme que les Slaves « sont grands et particulièrement forts, leur peau n'est pas très blanche, et leurs cheveux ne sont ni blonds, ni noirs, mais ils ont tous des cheveux roux ». « Ils ne sont ni déshonorants, ni méchants, mais simples dans leurs manières, tels les Huns (Avares) ». Ou encore : « Certains d'entre eux n'ont pas non plus de tunique ou manteau, mais portent uniquement une sorte de culotte tiré vers le haut à l'aine. »

Une description similaire est également donnée par l'écrivain arabe Ibn Fadlan décrivant la Rus : « Je n'ai jamais vu un peuple de physique parfait exemple. Ils sont aussi grands que des palmiers et de couleur rougeâtre. »

Cependant, il n'a guère été impressionné par l'état de leur hygiène. L'enquête anthropologique des sites préhistoriques slaves semble appuyer la littérature historique, et suggère que les Slaves furent dolichocéphales précoces, ainsi que blonds. Aujourd'hui, l'anthropologie physique, et en particulier les indices crâniens dont elle use, sont tombés en disgrâce. Comme le dit Luca Cavalli-Sforza, il n'y a aucune garantie que les observations anthropologiques reflètent des différences davantage génétiques que socio-économiques, nutritionnelles, environnementales, ou dépendantes de divers facteurs historiques.

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

Alors qu'en Europe occidentale, l'anthropologie physique a subi des critiques depuis les abus des idéologies racistes et notamment de l'Allemagne nazie, elle a continué de jouir d'une certaine popularité dans l'ancienne URSS, et par conséquent, dans les pays qui en sont issus. Certaines des conclusions tirées par les anthropologues soviétiques ont récemment été réfutées par la génétique moléculaire et l'ADN, mais elles continuent à être employées pour décrire des variations phénotypiques générales entre les populations. Ainsi, Tatiana Alexeïeva a récemment décrit cinq principaux types des « caractéristiques physiques Slaves » :

(1) « Caractéristiques des Slaves de la Mer Blanche et de la Mer Baltique » :

De peau claire et de cheveux blonds, aux traits du visage moyens, ils sont principalement de type mésocéphale et brachycéphale. Caractéristiques typiques des Russes du Nord, les Biélorusses et des Polonais, résultat du brassage avec les premiers Varègues Nord Européens (les Rus'). Mais comparés à ce type connexe Ouest Baltique (Scandinave), ils possèdent un nez moins proéminent, une barbe plus clairsemée et un léger renflement de la paupière supérieure, caractère du à des mélanges avec les Tatars de type mongoloïde.

(2) « Caractéristiques des Slaves l'Europe de l'Est » :

Remarqué chez la majorité des Russes du sud et une partie des Biélorusses. Ils se distinguent par des cheveux plus foncés et des yeux moins fréquemment bleus. À l'Est de la Russie d'Europe, il y a eu brassage avec des populations autochtones Finnoises et Ouraliennes. Les types indigènes avaient des crânes dolichocéphales, aux visages de relief marqué, de fortes pommettes et mâchoires, et le nez proéminent. Le mélange ouralien est caractérisé par des visages un peu aplatis et le nez moins proéminent.

(3) « Caractéristiques des Slaves carpato-dniepriens » :

Distingué chez les Polonais, les Slovaques et les Ukrainiens, groupes ethniques présents dans les Carpates septentrionales, ainsi que quelques-uns des Tchèques. Ce sont des brachycéphales aux visages relativement larges. Ces types ont été trouvés dans les cimetières slaves de la Slovaquie et la Moravie. Morphologiquement, ces personnes sont apparentées au type alpin défini par Ripley, qui s'étendait vers l'Ouest dans ce qui est maintenant l'Autriche, la Suisse et une partie du nord de l'Italie. Il se pourrait que les populations vivant des Carpates au Dniepr soient une variante nord-est de de type alpin, issue de mélanges avec les populations Celto-Germaniques antérieures.

(4) « Caractéristiques des Slaves de la Mer Noire » :

Il est représenté principalement par des Bulgares : bruns, de taille moyenne, dolichocéphales. Leurs visages sont plus fréquemment étroits que ronds, leurs yeux noirs, marron clair ou foncé. À en juger par paléo-anthropologie des données, ce type de combinaison provient de l'Europe de l'Est de l'époque néolithique, du type Méditerranéen et du Caucase, présent aussi à l'âge du bronze tardif (1er millénaire avant notre ère). Il provient donc des populations pré-slaves : Thraces romanisés ou hellénisés, Scythes et Sarmates. Il est aussi présent chez les Slaves de l'Est, dans la population ukrainienne méridionale de type anthropologique Prut, et parmi les Russes méridionaux de la région du Don.

(5) « Caractéristiques des Slaves dinariques » :

En ex-Yougoslavie, tels les Huns, on rencontre un type de conformation musclée, brachycéphale, avec des visages très larges, des yeux verts ou bleus, le nez proéminent, la croissance des cheveux abondante et une haute stature ainsi que les petits doigts à tendance recroqueviller jusqu'à l'âge de 5-6 ans. Ces caractéristiques rappellent le complexe morphologique des peuples du Caucase central (de type dit arménoïde).

Migrations[modifier | modifier le code]

Selon la théorie de la « patrie de l'Est », avant d'être connus du monde gréco-romain, les tribus de langue slave ont fait partie des nombreuses confédérations multi-ethniques de l'Eurasie, telles celles des Sarmates, des Huns, des Avars et des Bulgares. Les Slaves sont sortis de l'ombre aux Ve et VIe siècles lors des grandes migrations, lorsqu'ils s'étendirent sur les territoires abandonnés par les tribus germaniques fuyant les Huns et leurs successeurs. Les Slaves apparaissent alors dans le pays entre l'Oder et la ligne Elbe-Saale, dans le Sud de la Bohême, en Moravie, dans une grande partie de l'Autriche actuelle, dans la plaine pannonienne et les Balkans, tandis que près de leur terroir d'origine, ils occupent tout le bassin supérieur du Dniepr. D'autres arrivent jusqu'au Péloponnèse, tandis que des groupes passent le Bosphore et sont sédentarisés en Asie Mineure.

Autour du VIe siècle, les Slaves se présentent en grand nombre aux frontières de l'Empire romain d'Orient, dont la partie européenne était alors peuplée de Grecs sur les côtes, et dans l'intérieur de Proto-Albanais et de Thraces latinisés. Les chroniques byzantines (Jordanès, Procope de Césarée et Théophylacte Simocatta) notent que : « l'herbe ne repoussait pas dans les endroits où les Slaves avaient défilé, si grand était leur nombre ».

Le caractère tardif des migrations slaves explique que des peuples parlant des langues différentes portent des noms apparentés, comme Slovènes et Slovaques, ou Serbes et Sorabes.

Premières mentions[modifier | modifier le code]

Dès le Ier siècle apr. J.-C., Pline l'Ancien et Tacite parlent de Veneti (→ Vénètes), voisins orientaux des Germains.

Au IIe siècle, Claude Ptolémée, tirant des informations des voisins méridionaux des Slaves, fait mention de Suovenoî, première apparition de la racine du mot « slave ».

Jordanès écrit que les trois ethnonymes, les Veneti, Sclavenes et Ante, étaient un seul et même peuple. Cela sera confirmé plus tard par entre autres Wawrzyniec Surowiecki, Pavel Jozef Šafárik et d'autres historiens.

Dans Ptolémée d'Alexandrie aux IIe siècle, les territoires (englobant toutes les régions boisées de l'Europe centrale) ont déjà été habitée par les "Stavanoi", ainsi ils pourraient également être identifiés avec les Slaves au début par les mêmes historiens modernes.

Les Slaves sous le nom d'Antes et de Sklavènes commencent à être mentionnés par les historiographes byzantins sous Justinien Ier (527-565). Au début des guerres gothiques, Procope de Césarée signale la présence de mercenaires antes parmi les troupes du général byzantin Bélisaire chargé de reconquérir l'Italie sur les Ostrogoths[4].

Procope écrit en 545 que « Les Antes et les Sklavènes ont eu un seul nom dans un passé lointain, car ils étaient tous appelés Spori dans les temps anciens ». Il décrit leur structure sociale et leurs croyances : « ils ne sont pas dirigés par un homme, mais vivent depuis les temps anciens dans une démocratie où tout ce qui concerne leur vie, que ce soit en bien ou en mal, est décidé par le peuple assemblé. Ces deux peuples barbares conservent depuis les temps anciens les mêmes institutions et les mêmes coutumes, car ils estiment que seul Péroun, le créateur de la foudre, est maître de tout, et on lui sacrifie des bovins et toutes sortes d'autres victimes ».

Procope mentionne aussi qu'ils étaient grands et robustes : « Ils vivent dans de misérables hameaux qu'ils mettent en place de loin en loin, mais, généralement, ils sont nomades. Quand ils entrent dans la bataille, la majorité d'entre eux va à pied contre de leurs ennemis, portant peu des boucliers et des javelots dans leurs mains, et jamais de cuirasse. Certains d'entre eux ne portent pas même une chemise ou un manteau, mais juste des braies. Les deux peuples ont la même langue, tout à fait barbare. En outre, ils ne diffèrent pas du tout les uns des autres en apparence : ce sont tous des gens exceptionnellement grands et vigoureux, aux cheveux clairs ou blonds, à la peau rose, mais assombrie de crasse. Pauvres, ils vivent une vie difficile, ne prêtent aucune attention au confort, ni même aux lésions corporelles... ». Les études archéologiques et palynologiques confirment ces dires : une péjoration climatique de l'hémisphère nord semble en effet être à l'origine des grandes invasions aux IIIe et VIIe siècles depuis les confins de l’Asie (où sévit durant des dizaines de décennies, une terrible sécheresse avec des gels prolongés, attestés par les pollens fossiles) et depuis le nord de l’Europe (où l’absence d’été provoqua des famines détectables par l’état des personnes alors inhumées)[5].

Jordanès précise qu'au début, les Sklavènes s'installaient d'abord près des marécages et des forêts, qui leur rappelaient leur pays d'origine. Par la suite, leur nombre croissant, ils occupèrent progressivement toutes les plaines, tandis que les populations antérieures hellénophones, latinophones ou albanophones se repliaient sur les côtes ou les piémonts et devenaient minoritaires.

Ménandre Protector mentionne un Sklavène nommé Daurentius qui tua en 577-579 un envoyé du khan avar Bayan I. Les Avars ayant demandé aux Slaves de devenir leurs vassaux, ce Daurentius aurait dit : « Qui voudrait notre terre, perdra la sienne, car c'est nous qui viendrons le soumettre ». Finalement, Avars et Slaves semblent s'être alliés sur un pied d'égalité.

Expansion maximale[modifier | modifier le code]

Aux VIe et VIIe siècles, une partie des Slaves migre vers l’ouest jusqu’à l’Elbe et, contournant les Carpates, arrive au sud au Danube, à la place des Germains (Goths, Vandales, Gépides, Lombards…) qui s’étaient déplacés vers l’Empire romain d’Occident. Après le règne de Justinien, entre 586 et 610, les Slaves du Danube, alliés aux Avars arrivés en 567, font irruption au sud du fleuve, atteignant l’Empire romain d'Orient. Ils pénètrent dans les Balkans et atteignent l’Adriatique. Vers 548, ils sont en Illyrie (en Carinthie, en Istrie et en Albanie), provoquant l’abandon du limes oriental. Dans les Balkans, certains Slaves s’installent jusqu’au cœur de la Grèce et de petits groupes sont arrivés jusqu’en Anatolie, dans certaines îles grecques et en Italie (ou ils ont laissé des patronymes comme Schiavenno ou Schiano).

L’expansion des Slaves vers le sud est assez bien documentée, puisqu’elle a fait vaciller l'autorité de l’empire byzantin sur les Balkans, au profit des Avares et des Bulgares. Des chroniqueurs comme Jean d'Éphèse en ont fait le récit : « Trois ans après la mort de Justin, en 581, le maudit peuple des Sclavènes parcourut toute l’Hellade, les provinces de Thessalonique et de Thrace, ravagea quantité de villes, prit d’assaut de nombreuses forteresses, dévasta et brûla, réduisit la population en esclavage et se rendit maître du pays tout entier. »

La poussée des Slaves vers l’ouest, à partir du VIe siècle, leur permit de peupler des territoires qui avaient été auparavant peuplés par les Germains. La toponymie révèle l’emprise des Slaves sur l’Est de l’actuelle Allemagne orientale. Les Slaves habitant cette région ont été les Obodrites et les Sorabes. Beaucoup de noms de lieux ont ici des étymologies slaves, à commencer par le nom de la ville de Berlin, qui, selon les étymologues slavisants, ne viendrait pas de l'allemand Bär (« ours ») mais du slave berlo (« bâton, pieu »). Berlin était donc la « ville entourée de pieux ». Cette étymologie est d’autant plus probable que, pour les Slaves, les pieux constituaient non seulement les éléments de base des remparts, mais aussi les fondations des habitations en zone marécageuse (et Berlin en est une). Quant à Leipzig, c’était la « ville des tilleuls », Lipsk en slave.

Le commerce d'esclaves, nom justement dérivé de Slaves, a amené certains beaucoup plus loin de leurs terres d'origines, jusqu'en Espagne musulmane où des esclaves de cour ont fondé des dynasties : Saqāliba désigne les Slaves, en particulier aux esclaves et aux mercenaires dans le monde Arabe médiéval[6]. Le Saqālib avait la réputation d'être « le plus courageux et violent des guerriers ». Dans le monde Musulman, les Saqālib, très prisés notamment en raison de leur blondeur, ont servi ou ont été forcés de servir d'une multitude de façons : fonctionnaires, harem, eunuques, artisans, soldats, et même gardes du calife de Cordoue. Convertis à l'Islam, certains Saqālib sont devenus dirigeants des taïfas (principautés) dans la péninsule ibérique, après l'effondrement du califat.

Structures politiques[modifier | modifier le code]

Allégorie : combat des Slaves contre les Scythes (Viktor Vasnetsov, 1881).

Grossissant les rangs d’autres peuples d’origine iranienne (les Sarmates), turco-iranienne, ou encore germanique (les Goths), les anciens Slaves ne formaient pas encore, au départ, des « nations » (au sens actuel du terme).

À l’origine répartis en de nombreuses tribus, sans doute de taille modeste, les Slaves n'avaient pas encore d'organisation politique ou militaire à grande échelle. L’unité de base était probablement la famille, et au-delà de celle-ci, le regroupement en communautés villageoises agro-pastorales, les Sklavinies. Karol Modzelewski souligne la similitude entre les structures sociales des anciens Slaves et celles des anciens Germains et Baltes. La communauté familiale, fortement solidaire, est intégrée dans le cadre de l'assemblée villageoise et dans celui, plus vaste, de l'assemblée tribale autour d'un sanctuaire commun. Les décisions se prennent à l'unanimité par acclamations, en l'absence d'un appareil étatique permanent. L'expansion des Slaves prend d'abord la forme d'une infiltration dans les vides laissés par les vagues migratoires des Avars, Bulgares, Hongrois...

La tactique des Slaves, décrite par l'empereur byzantin Maurice, relève de la guérilla : ils s'abritaient dans les forêts et les marécages, et évitaient la bataille rangée. Un auteur carolingien les qualifie de « grenouilles ». En tout cas, la méthode s'avère efficace contre des États aux ressources limitées, qui ne peuvent maintenir leur armée en campagne pour de longues périodes.

Le monde slave aux VIIe et VIIIe siècles.

Formation des premiers « États » slaves (VIIe-XIe siècles)[modifier | modifier le code]

Elle est étroitement liée aux contacts avec les peuples voisins, notamment les Varègues, mais aussi les empires germanique, byzantin et khazar.

Au Xe siècle, à la suite des première et deuxième vagues d’invasions barbares, le « domaine slave » atteint son extension historique (et maximale vers l’ouest) : les langues slaves commencent alors à diverger, ayant acquis au cours des invasions des caractères différents permettant de distinguer parmi eux tribus occidentales, méridionales et orientales (sur le plan linguistique).

La pression des peuples germaniques au nord et à l’ouest (à l’époque carolingienne, les Francs les arrêtent sur l’Elbe ; à l’époque ottonienne, les Saxons commencent à s’étendre vers l’est), et celle des peuples des steppes à l’est et au sud semble avoir mis un terme à l’expansion des Slaves et les avoir fixés dans l’espace.

Le rôle de l’évangélisation des Slaves dans la formation de leur identité[modifier | modifier le code]

Initiée à la fois depuis Constantinople au sud, et depuis Rome à l’ouest, l’évangélisation des Slaves s’étend également du début du IXe siècle jusque vers la fin du XIe siècle pour l’essentiel d’entre eux, du moins.

L’action de Cyrille et Méthode – le premier ayant achevé d’apporter aux Slaves une écriture : l’alphabet glagolitique – fut celle qui eut le plus de conséquences. À cause de son caractère graphique assez difficile et compliqué, au cours du Xe siècle, l’alphabet glagolitique sera progressivement remplacé par l’alphabet cyrillique, dérivé de l'alphabet grec.

Dès lors, les Slaves de l’ouest et une partie des Slaves du sud (les Croates, les Slovènes et les Dalmates), qui avaient embrassé la religion chrétienne catholique définie par Rome, eurent un destin politique distinct des autres Slaves (de l’Est ou du Sud) qui avaient embrassé le christianisme de rite grec, dit « orthodoxe », défini par les quatre autres patriarches (Jérusalem, Constantinople, Antioche et Alexandrie, bientôt rejoints par Moscou). La division religieuse se doublait d'une division politique, puisque les Slaves de rite latin se définissaient par rapport à le Saint-Empire romain germanique, qui pouvait leur reconnaître ou non le titre royal, et ceux de l'Est par rapport à l'Empire byzantin : les Bulgares, puis les serbes et enfin les Russes s'efforceront d'obtenir le titre de "tsar" (césar) par délégation ou succession de Byzance.

Les établissements et les « États » slaves du haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les structures politiques mises en place au haut Moyen Âge par les Slaves, ou par les peuples qui les encadraient, ne durèrent pas longtemps et sont assez peu connues. Ces Sklavinies (grec : Σκλαβινίαι, latin : Sclaviniae), intercalées entre les « valachies » du bassin du bas-Danube et dans l'empire byzantin aux VIIe et IXe siècles, étaient le plus souvent de petites communautés appelées Kniazats (ou Canesats dans les chroniques en latin), mais parfois aussi Banats (« duchés autonomes » en hongrois) ou encore voïvodies (« provinces autonomes » au sein d’autres États, à ne pas confondre avec les Voévodats roumains, dont le nom est également d’origine slave, mais qui sont des principautés).

Comme pour la majorité des peuples qui participèrent aux invasions, le terme d’État parfois conféré à ces structures est contestable dans la mesure où les khanats, royaumes ou principautés de cette période, étaient bien éloignées de la res publica antique, confondant sous un même terme les territoires, la dépendance des hommes à l’égard d’un pouvoir personnel et les biens de ce pouvoir.

Le royaume des Antes sur le Don : un « État » protoslave[modifier | modifier le code]

Selon Procope de Césarée, Jordanès et Maurice le Stratège, les premiers Slaves comptaient les Vénètes, les Wendes (deux formes du même mot), les Sklavènes et les Antes. Ces derniers, échappant à la domination des Goths aux IIIe et IVe siècles grâce à l’arrivée des Huns, auraient finalement constitué un premier État entre le Dniepr et le Don de 523 à 602. Celui-ci fut écrasé par les Avars, peuple turcophone des steppes, nouveau venu dans les invasions « barbares ».

Les Slaves de l'Ouest en Europe centrale[modifier | modifier le code]

Les Slaves occidentaux atteignirent la région de Dresde avec les Sorabes sans doute au VIe siècle : ils disposent aujourd’hui encore d’une autonomie locale en Lusace, dans l’Allemagne orientale.

À leurs côtés se trouvaient alors :

Les Polanes (les futurs Polonais) suivaient vers l’est, eux-mêmes voisins des Drezvlianes (futurs Biélorusses) proches des Vyatiches, établis autour de Moscou) (futurs Russes).

Des agglomérations modestes, nommées gorods, grods ou grads, furent fondées en grand nombre partout où ils se trouvaient et sont connues pour la période kiévienne.

Le Royaume de Samo (623-658)[modifier | modifier le code]

Son origine reste incertaine mais il fut le premier souverain des Slaves (623-658) dont le nom est connu, et a établi l'un des premiers États slaves, une union supra-tribale généralement appelée : empire, royaume ou de l'union des tribus de Samo.

Les Slaves s'établissent sur les territoires de l’ancienne RDA, de la République tchèque actuelle, de la Slovaquie et de l’Autriche, souffrirent au VIIe siècle de la domination des Avars sur la région et de l’hostilité des Francs à l’ouest : en 623, ils se révoltèrent et élurent un commerçant franc nommé Samo comme chef.

Empire de Samo

L'événement le plus célèbre de la carrière de Samo est sa victoire sur l'armée royale franque sous Dagobert Ier en 631 ou 632. Provoqué par une « violente dispute dans le royaume de Pannonie des Avars ou Huns » lors de sa neuvième année, Dagobert a mené trois armées contre les Wendes, la plus importante étant composée de Austrasiens sous lui. Les Francs furent mis en déroute près de Wogastisburg (castrum latine Wogastisburc ), un lieu non identifié qui signifie « forteresse / château de Vogast ». Au lendemain de la victoire des wendes, le prince sorabe Dervan abandonné les Francs et "placé lui-même et son peuple en vertu de Samo» (Frédégaire). Samo aurait même envahi la Thuringe franque à plusieurs reprises et y aurait entrepris des pillages.

Il vivait avec douze femmes, avec qui il eut 32 garçons et 15 filles ou, selon d'autres versions, 22 fils et 15 filles. La légende raconte que le roi, sur son lit de mort, « appela trois de ses fils auxquels il ordonna d'amener chacun deux flèches. Il prit à chacun une première flèche et rompit les trois flèches une par une sous leurs yeux. Puis il leur prit la seconde flèche et essaya vainement de rompre les trois flèches ensemble. Vous voyez, conclut-il, si vous restez ensemble, unis pour lutter contre l'ennemi, vous ne serez pas brisés : dites-le à vos autres frères et sœurs ! »[7].

La Grande-Moravie (833- 907)[modifier | modifier le code]

Après que les Avars ont été écrasés par les Francs (à l’ouest), par les Bulgares (à l’est) et par les Moraves et les Slovaques (au nord), la principauté de Moravie (en République Tchèque orientale et Slovaquie occidentale actuelles) s’agrandit d’abord de la principauté de Nitra (qui comprenait la Slovaquie, la Hongrie du nord, et l’Ukraine subcarpathique), plus tard de la Bohême (890-894) et du sud de la Pologne actuelle. C’est ainsi que se forma la Grande-Moravie en 833. Cet État « hérissé de villes fortifiées et de châteaux forts » (Denise Eckaute) dut combattre les Saxons au nord et les Bavarois au sud : il dura moins d’un siècle sous cette forme. L’empire, dirigé par Mojmir I, Ratislav, Slavomir, Svatopluk (871-894) et Mojmir II, disparut en effet en 907, pour cause de querelles internes et sous les coups des tribus hongroises, les Magyars, récemment arrivés dans la région depuis la steppe ukrainienne (Etelköz) située à l’est des Carpates.

C’est notamment à l’initiative de Ratislav que les missionnaires Cyrille et Méthode furent dépêchés en 863 par l’empereur Michel III pour évangéliser les Slaves.

La Principauté de Bohême (fin du IXe siècle-XIe siècle)[modifier | modifier le code]

Le royaume de Bohême se constitua autour de Prague à la fin du IXe siècle. La région, qui avait été rattachée à la Grande Moravie en 888/890 - 894 sous le règne de Svatopluk, devint un État tributaire de la Francie Orientale en 895.

Au Xe siècle, la dynastie des Premyslides y affirma son pouvoir sous le règne de Venceslas Ier de Bohême (921-935). Venceslas, confronté à la puissante Saxe, devint le vassal d’Henri l’Oiseleur et se plaça sous la protection du pape afin de consolider son pouvoir. Se heurtant à l’opposition des nobles et de son frère en raison de cette politique qui renforçait l’autorité centrale, il fut tué par ce dernier en 935 et devint martyre à la fin du siècle.

Le fratricide Boleslav et ses successeurs, notamment Boleslav II (972-999), continuèrent avec moins de succès l’œuvre de Venceslas, limités par le Saint-Empire romain, auquel la principauté appartenait, et par la puissance polonaise. Prague devint un évêché en 973, la Moravie actuelle fut conquise en 1019 et c’est finalement sous le règne de Vratislav II (1061-1092) que la dynastie obtint en 1089 la couronne des mains de l’empereur Henri IV pour avoir pris son parti au moment de la querelle des investitures (1075-1122) avec le pape.

Le royaume de Gniezno (Xe siècle)[modifier | modifier le code]

Peu après le milieu du Xe siècle se forma également le premier « État » polonais autour de Gniezno, sous le règne de Miesko Ier (ou Mieszko, 920-992) qui prit le titre de roi, reçut le baptême et épousa la sœur du duc de Bohême, Boleslas Ier, en 966. Ainsi, il choisit d’épouser le christianisme directement de Rome pour éviter de tomber sous la domination saxonne.

Miezko s’était entendu avec le margrave saxon Gero (mort en 965) pour soumettre les Slaves de la Baltique. Ayant unifié les Slaves de la Vistule, il sut profiter successivement de l’écrasement des Magyars par Otton Ier au Lechfeld (955), puis de la défaite italienne d’Otton II au cap Colonne (982), tout comme ses successeurs profiteraient de l’affaiblissement des Hohenstaufen au XIe siècle, pour faire reconnaître sa royauté par l’empereur et pour constituer un royaume polonais qui allait s’étendre de Gdańsk à Cracovie.

Les Slaves du Sud dans les Balkans[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle Procope et Théophylacte Simocatta mentionnent qu'en 577, une horde de 100 000 Slaves envahit la Thrace et l'Illyrie: Sirmium (actuelle Sremska Mitrovica, la cité byzantine la plus importante sur le Danube), est perdue en 582. Les débuts de la présence slave dans l’Empire d’Orient sont contemporains de l'arrivée des Antes aux bouches du Danube, et des Sklavènes dans l’Illyrie, la Dalmatie, la Mésie et la Thrace. Auparavant, les Slaves avaient déjà ravagé ces parties de l'empire byzantin en 545-546 (Thrace), en 548 (Dyrrachium, Illyricum), en 550 (Thrace, Illyricum), 551 (Illyricum), ce qui leur avait donné une connaissance du terrain, et affaibli les défenses impériales. Entre la fin du VIe siècle et le début du VIIe siècle, l’irruption des Avars vient bouleverser cette relative stabilité, mais il semble que les Slaves avaient recommencé leurs mouvements auparavant : les chroniques syriennes, qui datent de 551, mentionnent une seconde vague d’invasion qui atteint la mer Égée. À la fin du VIe siècle, Jean d'Éphèse écrit que « toute la Grèce est occupée par les Slaves ». En tout cas, c’est sans doute à cause de l’invasion des Avars que le limes danubien est franchi à nouveau par les Slaves au début du VIIe siècle : en 609, 617 et 619. En 617, les faubourgs même de Constantinople sont menacés[8].

Une fois installés en « sklavinies », intercalées entre les « valachies » existantes[9], l'empire leur accorde finalement le statut de « fédérés » (foederati), mais concrètement, ne contrôle plus que les côtes de la péninsule balkanique, où les slaves deviendront progressivement majoritaires dans l'intérieur : ils y laissent une empreinte particulière qui persiste jusqu’à nos jours[5]. Une fois majoritaires sur le plan démographique (si l’on excepte l’Albanie, les côtes grecques et les terroirs montagneux valaques comme la Romania Planina ou le Stari Vlah près de Sarajevo), les slaves du sud, d'origines diverses, vont se différencier aux IXe et XIe siècles.

Comme la Baltique, l' Adriatique a connu la piraterie des Slaves qui ont commencé à améliorer leurs opérations de construction navale au moment où les Arabes ont commencé à massivement attaquer les eaux orientales romaines impériales. Les Slaves étaient qualifiés de constructeurs talentueux dans les arts navals.

Déjà vers le milieu du VIIe siècle - en 642 - les Slaves ont émigré à partir de la côte dalmate vers l'Italie et envahi Siponto dans le golfe du Monte Gargano. Par la suite, des raids dans la mer Adriatique ont augmenté rapidement, jusqu'à ce que les Slaves soient devenus la menace la plus redoutable pour voyager en toute sécurité.

En 827-828, où la majorité de la puissance navale de Venise faisait campagne dans les eaux siciliennes, les Narentines ont pris plus de liberté dans leurs quêtes raids. Mais après que la Marine vénitienne ait été renversée, les Narentines se sont repliés à nouveau. Un chef Narentine a été baptisé dans la République de la Vénétie, en 829, marquant un traité entre Méranie et la République de Venise. Cependant, il n'éprouvait pas le besoin d'observer fidèlement le traité : quand Venise s'affaiblit ils ressuscitèrent leur ancien métier de raids de pirates. Lorsque les Narentines ont attaqué et massacré plusieurs marchands vénitiens qui revenaient du duché de Bénévent dans le Sud de l'Italie en 834/835, les Vénitiens étaient pétrifiés.

Ces Slaves de Dalmatie ont utilisé le moment de faiblesse de Venise quand les Arabes les attaquèrent lourdement, pour faire des tentatives militaires de plus en plus audacieuses contre les Vénitiens. En 846, ils n'ont pas réussi à prendre Venise elle-même mais ils se sont emparés de la ville voisine de la lagune de Caorle. Après de nombreuses réussites militaires, l'auto-détermination, la liberté et le tribalisme gagnèrent en force dans Neretvia. Les Mariens étaient les premiers Slaves du Sud qui ont pris l'initiative de se battre pour eux-mêmes, mais à la différence des autres Slaves, c'étaient strictement pour leur intérêt personnel et le pillage.

Au IXe siècle les pirates détruirent le village fortifié de Sipar (Istrie).

Dès la seconde moitié du IXe siècle, les Narentines avaient longtemps essayé de changer complètement leur mode de vie de pirates . Malgré cela, les Narentines enlevèrent l'émissaire de l'évêque romain qui revenait du Conseil ecclésiastique de Constantinople dans le milieu de mars 870. Les païens slaves ont longtemps résisté à l'influence du christianisme, jusqu'à ce que l'empereur romain oriental Basile Ier de la dynastie macédonienne ait enfin réussi à les pacifier. Il réunifia ensuite l'ensemble de la Dalmatie sous la domination byzantine impériale. Ils ont été baptisés en 870.

Dès que la Marine impériale a abandonné les eaux de l'Adriatique, les païens ne pouvaient pas résister à la relance de leurs vieilles habitudes - ce qui a provoqué une offensive militaire contre les vénitienne en 886.

Venetia du doge Pietro I Candiano alla lui-même avec 12 galères d'envahir les eaux de Neretvia en 887 et a coulé 5 navires Narentine dans le port de Mokro. Après avoir atterri près de ses forces Mokro, il a chassé les Mariens, en avançant à l'intérieur des terres. Le 18 septembre 887, les Narentines se précipitèrent contre lui et le vainquirent de manière décisive. Dans la bataille, le doge Pietro Ier lui-même perdit la vie.

Cela a engendré la République de Venise pour renouveler l'alliance anti-slave avec le roi Bérenger d'Italie le 7 mai 888.

  • Les plus occidentaux d’entre eux, les Carentanes (du slave Korǫtanъ désignant alors le pays où s’installèrent les ancêtres des Slovènes, dont l’actuelle Carinthie), furent confrontés aux Bavarois. Ces derniers ont arrêté l’expansion slave vers l’ouest. Les mêmes Slovènes tombèrent ensuite sous la domination des Avars au VIIe siècle. Leur aire de répartition initiale couvrait tout l’Ouest de l’actuelle Hongrie (principautés de Pribina et Kozel). L'indépendance des Slovènes fut de peu de durée, puisqu'ils ne tardèrent pas à passer sous la domination de l'aristocratie allemande dans les duchés de Carinthie et Carniole.
  • les Serbes, qui apparaissent initialement dans l’actuelle Allemagne orientale, en Serbie blanche, se sont ensuite établis au centre et à l’est des Balkans sous la conduite du Prince de Serbie Blanche, formant en outre des enclaves jusqu’en Grèce orientale. Par la suite ils établirent un état puissant sous la dynastie des Nemanjic (voir Empire serbe).
  • d’autres peuples slavophones, aujourd'hui disparus, se partagèrent le reste des anciennes provinces romaines adriatiques : ainsi, les Doukliènes et les Narentanes remplacèrent petit-à-petit les Istriens en Istrie et les Morlaques en Dalmatie; ils s'intégrèrent ultérieurement aux Croates.
  • Les plus orientaux d’entre eux, les Slavons apparaissent d'abord dans le bassin du bas-Danube, en connexion avec la confédération irano-turcophone des Bulgares, dont ils prennent le nom et à laquelle ils donnent leur langue. Les Slavons/Bulgares s'étendent ensuite progressivement vers la Mer Égée, absorbent la plupart des Thraces latinisés (le restant donnera naissance aux minorités aroumaines) et se différencient tardivement (aux XIXe et XXe siècles) en Macédoniens et en Bulgares, aux langues encore très proches.

Le premier Empire bulgare (681-1018)[modifier | modifier le code]

En 649, les Bulgares, confédération initialement iranophone et turcophone établie dans la boucle du Don, furent attaqués à l’est par les Khazars, peuple turcophone converti au judaïsme, établi le long de la Volga. Ils se scindèrent alors en deux groupes : l'un partit vers le nord et s'établit sur la moyenne-Volga (Bulgarie de la Volga), l'autre partit vers l’ouest et s'établit dans l'actuelle Ukraine (empire de Koubrat). De là, les Bulgares, déjà mélangés à des Slaves, affrontèrent Empire d’Orient et, après avoir vaincu l’empereur Constantin IV Porphyrogénète, s’installèrent en Mésie orientale, sur la mer Noire (autour de Varna, en Bulgarie). Là, ils soumirent la population déjà majoritairement formée de Slavons, dont ils finiront par adopter la langue.

Sous le « règne » de leur khan, Asparuch, les Bulgares constituèrent un premier empire, mi-slavon, mi-valaque par sa population (681). Il s’étendit progressivement, regroupant un grand territoire recouvrant les états actuels de Bulgarie, Grèce septentrionale, Macédoine, Moldavie, Roumanie et Serbie orientale. Linguistiquement et culturellement, a fusion qui s’opéra entre Slavons des plaines, Valaques des montagnes, Bulgares de l’aristocratie du Khân et Grecs des côtes, se fit au profit de la langue des Slavons, même si des témoignages épigraphiques montrent que de nombreux éléments culturels bulgares, latins ou grecs survécurent au moins jusqu’au Xe siècle. Religieusement, ce furent les Grecs qui donnèrent au royaume sa religion chrétienne orthodoxe.

Le nouvel Empire ainsi constitué fut l’un des plus redoutables rivaux de Byzance. Au IXe siècle, deux de ses souverains, Boris Ier qui reçut le baptême et prit le nom de Michel, puis Siméon le Grand tentèrent même de prendre le titre de Basileus. Ils échouèrent à prendre Constantinople, mais possédaient la majeure partie de la péninsule balkanique. Bien plus tard, l’empereur byzantin Basile II réussit à abattre cet empire malgré les efforts de son dernier souverain, le tsar Samuel, et prit le titre de Bulgaroctone (« massacreur de Bulgares ») en 1018.

Les Slaves de Thessalie et l’Empire byzantin[modifier | modifier le code]

Depuis le début du VIe siècle, les Slaves ont commencé à passer le Danube plus souvent dévastent et volent les riches villes byzantines, les forteresses et les villages, pénétrant même à l'intérieur de la péninsule balkanique.

Les dossiers nous dise que même en 517 après J.-C., lorsque Anastase Ier (419-518) était le souverain de l'Empire byzantin la Macedoine et la Thessalie ont été dévastés par les cavaleries Ghetic (slave) qui ont volé tout au long de l’Épire Thermopylae.

Il est certain que vers la fin du VIe siècle, la région d'Ohrid a été exposé à une colonisation massive de Slave. Dans la troisième décennie du VIIe siècle de la région d'Ohrid a été complètement colonisé par la tribu Slave des Berzites. Dans la deuxième décennie du VIIe siècle de cette tribu, aux côtés d'autres tribus, y compris Draguvites, Sagudates et Velegizites, a conclu un chef de file d'une grande alliance slave par le chef Hatczon.

Outre la forme la région d'Ohrid, la Macédoine a été aussi colonisée sur l'ensemble du territoire qui s'étendait entre les villes contemporaines de Veles, Kavadarci, Prilep, Bitola, et Debar. Les écrivains byzantins ont commencé à appeler cet ensemble du territoire "Sclavinia" (Sklabhnia).

Depuis la fin du VI et le début du VIIe siècle, des changements radicaux ethniques survenus dans la région d'Ohrid. La ville dévastée et privée de Lychnid et a ensuite été nommé par un nom slave d'Ohrid. Il ya plusieurs explications à l'origine du nom slave. Qui prévaut est celle selon laquelle le nom d'Ohrid est entièrement slave et qu'il est dérivé du substantif Hrid, colline. La forme Ahrida ou SAIRS, le plus probable provient du nom slave Ohrid où «o> a".

Les auteurs des chroniques de voyage écrit que Lychnidos lac dans le langage contemporain a été nommé le lac d'Ohrid, dès le Xe siècle, à l'époque du tsar Samuel. Dans l'hagiographie de saint Naum, le lac a été nommé « lac Blanc». Ce nom correspond à celui utilisé par les Grecs, avec le sens de "lac lumineux". À cette époque, toute la région d'Ohrid est devenu une partie de la «Sclavinia-Berzitia" qui était régie par un organisme indépendant d'union slave. Dans "Sclavinia" l'Empire byzantin n'a pas détenu un quelconque pouvoir.

Les résultats des fouilles archéologiques à Ohrid nous indique que les Slaves - Berzites qui habitaient la région ont progressivement commencé à absorber une grande partie de la culture autochtone. Dans le même temps avec le développement progressif de la ville d'Ohrid, à partir du début du VIIe siècle aussi la culture macédonienne médiévale avec ses caractéristiques spécifiques commencé à émerger dans la région d'Ohrid et dans d'autres parties de la Macédoine. Cette culture a été pleinement reconnu au Xe siècle quand l'État macédonien médiévale a été formé. Il est évident d'après les faits connus que les deux influences politiques et culturelles de l'Empire byzantin cessé d'affecter région d'Ohrid d'ici la fin du VIe siècle.

Les Slaves qui avaient « slavisé » la Grèce au début du VIIe siècle, parmi lesquels se trouvaient notamment des Sklavènes, des Serbes et des Slavons, se heurtèrent à la résistance des Albanais et des Grecs, mais trouvèrent des alliés parmi les Valaques latinophones.

Sous Justinien II, puis sous ses successeurs de la dynastie isaurienne (717-775), les Byzantins regagnèrent le terrain perdu. Appliquant une politique draconienne, ils déportèrent des populations entières au nord du Danube (notamment des Valaques) et en Asie Mineure (notamment des Slavons). Ces mesures s’accompagnèrent de la mise en place de nouvelles structures administratives à caractère défensif : les « thèmes », circonscriptions à la fois militaires et civiles gouvernées par des « stratèges ».

Ainsi, en partie sous l’action indirecte des Slaves et ayant perdu ses populations latinophones, l’Empire romain d'Orient se transforma en Empire byzantin, c’est-à-dire essentiellement grec.

Les Slaves de l'Est en Europe orientale[modifier | modifier le code]

Dans la région de la mer Baltique, des groupes de pirates de slave vécu du VIIIe au XIVe siècle.

Les Slaves de la Baltique, dont l'agriculture n'est pas très développé au début de 800, ont un besoin urgent de ressources, depuis les îlots secs étaient les seuls capables de la culture et de bétail étaient rares. Lin a pu être cultivé, qui a été transformé en de lin ou de toile pour les vêtements et utilisé comme une forme de monnaie. À cette époque, les Slaves baltes ont été également connu pour l'apiculture, échangeant leur miel et de cire aux Allemands pour cierges et l'étanchéité des documents. Une fois que le commerce a commencé, la forme allemande de la monnaie distribuée au sein du groupe. Après que cette information sur le point précis de l'échange entre Germains et Slaves est inconnue au IXe siècle.

Pendant cette période, il est connu que les Slaves sont croisés avec les Danois, conduisant à une série d'événements fatidiques. Les Slaves de la Baltique avait engagés dans des activités de piraterie avant, tandis que les Danois ont estimé que le commerce et le piratage est allée de pair, ce qui rend pour une tentative intéressante de relations commerciales. Baltique Slaves s'intéresse très tôt dans le développement, en essayant d'obtenir une prise des rivières au Danemark en vue de contrôler le commerce. Les Danois ne se représenterait pas pour cela, provoquant la guerre de surgir entre les deux groupes.

En Europe orientale, c'est vers l'est que les Slaves s'étendent, rencontrant au nord-est des populations finnoises établies autour des lacs et dans la forêt boréale, et au sud-est des populations turcophones nomadisant dans la steppe eurasienne, entre les bouches du Danube et l'Altaï. Combats, avancées, reculs, assimilations, traités alternent. Le premier grand état attesté se constitue au IXe siècle : c'est la Rus' de Kiev, traduite dans les sources historiques par Ruthénie, Russynie ou Roussénie (puis plus tard par "Russie de Kiev" par anachronisme en français). Au XIe siècle, c'était le plus grand État d’Europe en superficie. Fondée à l'origine par les Varègues, la Rus' tire son nom du scandinave rodslagen ("le pays du gouvernail")[10].

Initialement dirigée par une dynastie d'origine scandinave : les Riourikides, rapidement slavisés, la Rus' s'étendit de la mer Baltique à la Volga. Au IXe siècle, sa capitale était Kiev, une cité slave qui, jusqu'au début du IXe siècle rendit hommage aux Khazars, mais qui fut prise par les Varègues en 864. La population de la Rus' était culturellement et ethniquement diversifiée, comprenant des Slaves, des populations finnoises et des Baltes : cette population fut christianisée au IXe siècle, et, lors du schisme de 1054, resta fidèle à la foi orthodoxe, alors que les Slaves occidentaux suivirent l'obédience de Rome (quant aux Slaves méridionaux, les Slovènes et les Croates suivirent l'obédience de Rome, les autres restèrent dans celle de Constantinople). Les règnes de Vladimir le Grand (980-1015) et de son fils Iaroslav le Sage (1019-1054) constituèrent l'âge d'or de la Rus', qui avait vu promulguer les premiers codes juridiques slaves, tel la Rousskaïa Pravda (« Vérité ruthène »). La Rus' est la plus ancienne entité politique commune à l'histoire des trois nations slaves orientales modernes : les Biélorusses, les Russes et les Ukrainiens, différenciés à partir du XIIe siècle[11].

À partir du XIIe siècle, la Rus' se divise en différentes principautés qui, après 1223, subiront le joug des Mongols : pour s'en dégager, certaines (la Galicie-Volhynie ukrainienne) intégreront le royaume de Pologne, d'autres (celles de l'actuelle Biélorussie) intégreront le Grand-duché de Lituanie (qui, en 1412, s'étend de la Baltique à la Mer Noire), et les plus orientales (celles de la haute-Volga) seront ultérieurement réunies autour de la Moscovie, pour former l'Empire russe dont le souverain porta, dès lors, le titre de tzar de toutes les Russies. La Moscovie vainquit les Mongols en 1380 puis ne cessa de s'étendre, dépassant vers l'ouest et le sud-ouest la limite des peuplements est-slaves pour atteindre les mers Baltique et Noire au XVIIIe siècle, dépassant vers le sud le Caucase pour s'implanter en Géorgie en 1801, et dépassant vers l'est l'Oural et progressant à travers l'Asie pour atteindre le Pacifique au XVIIe siècle. Devenu multinational, cet empire fut transformé en république fédérative en février 1917, puis en champ d'expérimentations sociales et ethniques sous le gouvernement communiste (octobre 1917-décembre 1991), qui en fit une « Union soviétique » de 15 républiques, qui se fragmenta à l'issue de cette période. Par conséquent, depuis 1991, les peuples slaves orientaux vivent principalement au sein de trois états : la Fédération de Russie, la Biélorussie et l'Ukraine, mais, à la suite de la colonisation de peuplement depuis le XIXe siècle, mais surtout durant la période soviétique, plusieurs millions sont dispersés à travers les autres anciennes républiques soviétiques, où, à la suite du processus de russification, le russe reste la principale langue de communication inter-ethnique (язык межнационального общения)[12].

Drapeau aux couleurs pan-slaves

Hymne et drapeau slaves[modifier | modifier le code]

Article connexe : Kolovrat (symbole).

Hej Sloveni (Hé, les Slaves) est un hymne consacré aux slaves. Ses paroles originales ont été écrites en 1834 sous le titre « Hej, Slováci » (Hé, les Slovaques) par Samuel Tomášik. Il sert depuis comme hymne du panslavisme, du mouvement Sokol, ainsi que de la RFS Yougoslavie, de la République fédérale de Yougoslavie et de l'état fédéré de Serbie-et-Monténégro. La chanson est également considérée comme le second hymne officieux des Slovaques. Sa mélodie est basée sur le Mazurek Dąbrowskiego, l'hymne de la Pologne depuis 1926, mais elle est beaucoup plus lente et plus accentuée.

Il est appelé Hej, Slaveni en croate et bosniaque, Хеј Словени/Hej, Sloveni en serbe, Hej, Slováci en slovaque, Hej, Slované en tchèque, Еј, Словени en macédonien, Hej, Slovani en slovène, Hej Słowianie en polonais, Хей, Славяни en bulgare, Гей, Славяне en russe.

Il existe également, depuis cette même époque, un drapeau pan-slave aux couleurs russes, dans un ordre différent.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • V. Zdenek, Le Monde slave ancien, Cercle d'art, 1983
  • Francis Conte, Les Slaves, Paris, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de l’évolution de l’humanité », 1996
  • Francis Dvornik (professeur de Harvard, département des Études slaves), (trad. Danielle Palevski, Maroussia Chpolyansky), Les Slaves, histoire et civilisation de l'Antiquité aux débuts de l'époque contemporaine [« The Slavs, their early history and civilisation »], Seuil, coll. « l'Univers historique », imprimerie Firmin-Didot 7-86, 1970
    • Ouvrage original : Francis Dvornik, The Slavs, their early history and civilisation. Boston, American Academy of Arts and Sciences, 1956
  • Karol Modzelewski, L'Europe des Barbares, Aubier, 2005
  • Virginie Symaniec, La Construction idéologique slave orientale : Langues, races et nations dans la Russie du XIXe siècle, Éditions Petra, ISBN 978-2-84743-045-5, 2012

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le grand Mourre : wendes
  2. La ruée des Slaves - L'Express
  3. http://www.google.com/publicdata?ds=wb-wdi&met_y=sp_pop_totl&idim=country:BGR&dl=bg&hl=bg&q=%D0%BD%D0%B0%D1%81%D0%B5%D0%BB%D0%B5%D0%BD%D0%B8%D0%B5+%D0%BD%D0%B0+%D0%B1%D1%8A%D0%BB%D0%B3%D0%B0%D1%80%D0%B8%D1%8F#ctype=l&strail=false&nselm=h&met_y=sp_pop_totl&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=country&idim=country:BGR:UKR:SRB&hl=bg&dl=bg
  4. Procope de Césarée, Histoire de la guerre contre les Goths, Livre I, XXVII, 1.
  5. a et b Vladislav Popovic, La descente des Koutrigours, des Slaves et des Avars vers la mer Égée : le témoignage de l'archéologie, Comptes-rendus des séances de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, Volume 12, pp. 596-648,‎ 1978 (lire en ligne)
  6. Francis Conte, Les Slaves, Bibliothèque de l'Evolution de l'Humanité, Albin Michel, 1996, p. 91-96.
  7. [1].
  8. Georges Ostrogorsky, Histoire de l'État byzantin, Payot, Paris, 1956
  9. Jordanès, dans son œuvre Getica note par exemple : « ... Sclavini a civitate nova et Sclavino Rumunense et lacu qui appellantur Mursianus... » in : De rebus Geticis citant le manuscrit de Vienne ; même si et sclavino rumunense est une interpolation du XIe siècle comme cela a été supposé, elle n'en est pas moins significative.
  10. Chronique de Nestor, naissance des mondes russes, éd.: Anacharsis, 2008; Régis Boyer : Vikings et varègues: histoire, mythes, dictionnaire, éd.: R. Laffont, 2008
  11. François-Georges Dreyfus, Une histoire de la Russie : des origines à Vladimir Poutine, éditions de Fallois, 2005.
  12. Hélène Carrère d'Encausse, La Russie inachevée, Fayard, 2000.