Balkans

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Balkans
Carte topographique des Balkans.
Carte topographique des Balkans.
Localisation
Pays Drapeau de l'Albanie Albanie
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau de la Croatie Croatie
Drapeau de la Grèce Grèce
Kosovo Kosovo (reconnaissance partielle)
Drapeau de la Macédoine Macédoine
Monténégro Monténégro
Roumanie Roumanie
Serbie Serbie
Drapeau de la Slovénie Slovénie
Drapeau de la Turquie Turquie (Thrace orientale)
Coordonnées 42° N 22° E / 42, 22 ()42° Nord 22° Est / 42, 22 ()  
Mers Méditerranée et Noire

Géolocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Balkans
Les Balkans. Leur limite au nord est fixée par les fleuves Danube-Save-Kupa, excluant de facto la Slavonie croate et la Voïvodine serbe des Balkans.
Les pays balkaniques, selon la définition linguistique et culturelle (voir Union linguistique balkanique).

Les Balkans sont une des trois "péninsules" d'Europe du Sud. Elle est bordée par des mers sur trois côtés : l'Adriatique et l'Ionienne à l'ouest, la mer Égée au sud et la mer de Marmara et la mer Noire à l'est. Au nord, on la délimite généralement par les cours du Danube, de la Save et de la Kupa. Cette région couvre une aire totale de plus de 550 000 km2 et regroupe une population de près de 53 millions d’habitants.

Origine et utilisation du terme[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le nom des montagnes aujourd'hui nommées « Balkans » était Αίμος (Haemos en grec et Haemus en latin), mot thrace signifiant, selon Teodor Capidan, « neigeux ». Ce nom désignait la chaîne de montagnes traversant la Bulgarie d’est en ouest (« Grand Balkan »), qui est appelée Стара Планина (Stara Planina, « vieille montagne ») en bulgare, en serbe et en slavon (ainsi qu’en tchèque, slovaque, lituanien, estonien).

L’appellation byzantine Aimos / Emmon / Emmona se retrouve dans la forme turque Emine-Balkan, l’adjectif balkan pouvant désigner en turc soit des « montagnes boisées », soit des « montagnes glissantes » (c’est l’un des sens des mots turcs bal : « poisseux », « miel », et kan : « gluant », « sang » ; mais, à l’époque romantique, les autres sens de ces deux mots ont donné naissance à une légende très populaire selon laquelle balkan signifierait « de miel et de sang » pour désigner aux yeux des Turcs un pays riche en douceurs, fruits, chaleur, richesses de la terre, mais farouchement défendu par d’indomptables guerriers[1],[2]). En fait les Ottomans désignaient leurs possessions du sud-est de l’Europe sous le nom de Roumélie (Rum-eli c'est-à-dire « pays des Romains ») ou, plus récemment, Avrupa-i Osmani (« Europe ottomane »).

Selon les thèses de certains historiens et linguistes qui cherchent à démontrer l'origine iranienne des premiers Bulgares, le mot Balkan pourrait provenir de Balkh en Bactriane[3], ou bien il s’agirait d’un emprunt ancien au persan remontant à bala-khana « maison élevée »[4]. Il est à noter que le terme balkan ou balkô est aussi un mot proto-germanique désignant un faîte, une crête, une arête ou une chaîne ayant produit les vocables du vieux frison balka, du norrois balkr et du vieil anglais balca duquel dérive balk (bloc) en anglais moderne, tous ultimement du proto-indo-européen bhelg.

C’est en 1808 que l’expression « péninsule des Balkans » (Balkanhalbinsel) a été utilisée pour la première fois par le géographe allemand Johann August Zeune. En élargissant ainsi le terme de « Balkans » bien au-delà du Grand Balkan, Zeune lui donna la signification antique du nom « Haemus » qui désignait toutes les chaînes de l’Europe du Sud-Est, depuis les Alpes slovènes jusqu’à la mer Noire, avec une importance analogue aux Apennins pour la péninsule italique. Malgré les critiques formulées par des géographes comme Theobald Fischer dès 1839, cette idée, réfutée sur le plan géomorphologique à mesure que la région fut mieux connue, perdura cependant dans le domaine politique et culturel, et comme concept géographique aux limites d’ailleurs mouvantes.

Au XIXe siècle, lors des combats pour la libération des divers peuples de la région contre les dominations impériales ottomane et austro-hongroise, une certaine condescendance a donné, dans l’historiographie occidentale, une connotation péjorative au terme « Balkans » : ainsi, « balkanisation » désigne un processus de déstructuration politique ; en fait, cette « balkanisation » a surtout été voulue par le congrès de Berlin. Tout cela a conduit à utiliser le terme plus neutre d'« Europe du Sud-Est ». C’est ainsi que le journal en ligne Balkan Times s'est lui-même renommé Southeast European Times en 2003.

Limites[modifier | modifier le code]

Les "Balkans" ou Europe du Sud-Est peuvent avoir plusieurs étendues, selon la définition adoptée :

  • la définition d'origine, due aux géographes allemands et austro-hongrois, désigne la région bas-danubienne et balkanique[5], incluant les Balkans au sens strict, les pays ex-yougoslaves en entier, l'Albanie, la Roumanie et la Moldavie, région parfois élargie jusqu'à la Hongrie ; la première utilisation connue du terme « Europe du Sud-Est » est due à un chercheur autrichien, Johann Georg von Hahn (1811-1869) ;
  • une définition intermédiaire (utilisée par exemple par Paul Garde dans Les Balkans[7]) y inclut les pays ex-yougoslaves en entier, l'Albanie et la Roumanie, mais pas la Moldavie, malgré le passé commun des deux pays[8].

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la définition la plus communément acceptée, cette région couvre une aire totale de plus de 550 000 km2. Sa limite au nord est fixée par les fleuves Danube-Save-Kupa. Le relief de la péninsule des Balkans culmine à 2 925 m au mont Musala dans le massif de Rila (Bulgarie) ; le mont Olympe (Grèce) est en seconde position avec 2 919 m. La majeure partie de la péninsule est montagneuse, avec des altitudes moyennes de 500 m, des dénivellations importantes, des cours d'eau d'une longueur moyenne de 250 à 300 km, des bassins versants étroits et de petite taille (10 000 à 20 000 km2).

Les plaines, petites et peu nombreuses, se situent le long des cours d'eau et des côtes. Quatre principales chaînes de montagnes, toutes datant de l'orogénèse alpine, rayonnent autour d'une région centrale, située autour du massif du Šar, au sud de la dépression du Kosovo-polje:

  • la chaîne dinarique, qui longe l'Adriatique vers l'ouest en direction des Alpes, et forme la ligne des partage des eaux entre cette mer et le bassin du Danube ;
  • la chaîne du Pinde, vers le sud, qui forme la ligne de partage des eaux en Grèce continentale :
  • la chaîne des Balkans, vers l'est en direction de la mer Noire, qui forme la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Maritsa et celui du Danube ;
  • la chaîne du Rhodope, vers le sud-est en direction de la mer Égée.

Le climat est méditerranéen le long des côtes de la mer Adriatique et de la mer Égée, océanique et subtropical humide le long des côtes de la mer Noire, et continental dans l'intérieur et au nord du 42e parallèle.

Une population de près de 53 millions d’habitants vit dans la péninsule, soit une densité moyenne de 96 hab./km2.

Les villes principales sont:

Biogéographie[modifier | modifier le code]

Selon les données palynologiques[9] et paléontologiques disponibles, à la fin de la dernière glaciation, celle du Würm, les Balkans (ainsi que les péninsules ibériques et italiennes, le Sud de la France et probablement les Carpates méridionales) ont joué le rôle de « refuge glaciaire » pour la biodiversité végétale[10] dont diverses espèces d'arbres[11] et animale[12]. Les espèces reliques de l'ère glaciaire ont subsisté parce que les barrières montagneuses (Balkans, Alpes, Pyrénées) ont freiné les migrations des espèces méditerranéennes du sud vers le nord, contrairement à ce qui s'est passé en Amérique du Nord. Ainsi, le lion (venu d'Arabie et de Perse) était, dans l'Antiquité archaïque, présent en Grèce et en Turquie méridionale, mais pas au nord du Taurus ni des Rhodopes qui firent office de barrières biogéographique. Au nord de ces chaînes, le sommet de la chaîne alimentaire était occupé par les loups et les ours, toujours présents de nos jours. L'aurochs, le bison, le tarpan, l'onagre et le bièvre ont également été présents dans la péninsule au nord des Rhodopes, comme en témoignent fossiles et toponymes[13]

Géologie[modifier | modifier le code]

Carte géologique simplifiée des Balkans.
La chaîne des Balkans centraux, en Bulgarie.
Belgrade, la ville blanche, la plus grande ville slave des Balkans, en Serbie.
Église de style byzantin du XIIIe siècle sur les rives du lac d'Ohrid en Macédoine.
Forteresse de Tsarevets dans la capitale de la Bulgarie médiévale, Veliko Tarnovo.
Vieille ville de Raguse, à Dubrovnik, en Croatie.
Pont ottoman du XVIIIe siècle, rebâti en 2004, à Mostar, en Herzégovine.

Comme la plupart des marges méditerranéennes, la péninsule des Balkans présente une géologie complexe, due au fait qu'il s'agit de la zone de jonction de plusieurs boucliers anciens et qu'elle se situe à la limite, très fragmentée, des plaques tectoniques africaine et eurasiatique. Elle est formée pour partie par un bâti hercynien, voire antérieur, et pour partie par des régions appartenant à la Téthys alpine, à ses talus continentaux et à la bordure de la plateforme carbonatée arabo-africaine.

Durant le mésozoïque, la péninsule se trouvait dans l'océan Téthys dont la Méditerranée est un vestige, et constituait au sein de celui-ci un archipel semblable à ce qu'est aujourd'hui l'Insulinde. L'ensemble a été violemment resserré entre les plaques africaine, eurasiatique et anatolienne, lors des phases orogéniques himalayo-alpines, qui ont entraîné la fracture de la plaque eurasiatique, créant la micro-plaque égéenne et d'immenses nappes de charriage constituées de calcaires et flyschs plissés entre les massifs cristallins et métamorphiques[14].

Le rapprochement entre les plaques a fait surgir les monts Dinariques, le Pinde, l'Olympe, les Balkans et le Rhodope. Ce mouvement tectonique de 4 cm par an en moyenne a aussi fait surgir des volcans comme le mont Théra (dans l'île du même nom qui s'est effondrée à la suite d'une grande éruption au deuxième millénaire avant notre ère et qui est encore actif : un nouveau cône s'élève au centre de la caldeira. Le volcanisme jadis bien plus intense a laissé de nombreuses intrusions de roches magmatiques dans toute la péninsule, où les sources thermales sont nombreuses.

Deux failles restent très actives : la première parcourt l'Égée d'est en ouest (de Rhodes à l'ouest de la Crète) puis remonte le long du Péloponnèse jusqu'à Corfou ; la seconde va des Dardanelles aux Sporades puis rejoint le golfe de Corinthe. Le mouvement alpin et les charriages se sont manifestés durant les trois derniers millions d'années par l'apparition de nombreuses failles et fossés d'effondrement, provoquant des tremblements de terre réguliers : la moitié des secousses annuelles en Europe ont lieu dans les Balkans et surtout en Grèce.

C'est dans ce cadre géomorphologique que s'est mis en place le réseau hydrographique actuel. À la fin de la glaciation de Würm, la remontée des mers d'une centaine de mètres a dessiné les côtes actuelles, ainsi que les plaines littorales et les deltas des fleuves[15].

Concernant les divisions géologiques-géographiques on parle généralement, chez les géologues, de « Dinarides » pour la partie occidentale de la péninsule (boucliers pannonien et adriatique, et leurs marges), et d'« Hellénides » pour la partie orientale (boucliers moesien, hellénide et anatolien et leurs marges). Les marges des boucliers anciens ont été soulevées lors de l'orogenèse alpine, et la péninsule est quadrillée de failles secondaires mais tectoniquement toujours actives.

Pays des Balkans[modifier | modifier le code]

Selon la carte topographique de l'encadré, les Balkans englobent :

En totalité[modifier | modifier le code]

En partie[modifier | modifier le code]

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Les Balkans peuvent être subdivisés selon au moins sept critères différents[16].

Langues[modifier | modifier le code]

Les langues parlées dans les Balkans sont :

Carte linguistique des Balkans au début du XXe siècle
Les alphabets dans les Balkans et en Europe de l'Est

Définition culturelle[modifier | modifier le code]

Le terme « Balkans » fait avant tout référence à une aire culturelle, c'est-à-dire un ensemble composé de groupes et de langues différents, mais qui partagent néanmoins un certain nombre de traits culturels communs, héritage d'un passé commun. Le géographe Georges Prévélakis[19] et les historiens aroumains Papacostea et Neagu Djuvara expliquent cet héritage commun par l'existence de six ou sept couches d'un millefeuille historique balkanique qui feraient aujourd'hui de cette région, une aire culturelle à part entière, et qui, selon leurs termes, définissent un Homo balcanicus :

  • le substrat thraco-illyre et hellène, qui commence lors des premières migrations indo-européennes, 2000 ans avant notre ère, et agit jusqu'aux premières constructions étatiques de la région (décrites dans l'Iliade neuf siècles avant notre ère, mais probablement antérieures);
  • la romanisation, qui a contribué à l'unification balkanique à travers le réseau des routes et des cités, et s'est poursuivie par une synthèse culturelle dans le bassin du bas-Danube. Celle-ci se diffuse par l'intermédiaire des Thraco-romains et de leurs descendants les « Valaques » (Aroumains et Roumains), populations pastorales qui survivent sur les piémonts, tandis que dans les plaines s'installeront les Slaves ;

Les linguistes, en tout cas, affirment[20] qu'il existe une Union linguistique balkanique qui se manifeste, à travers la diversité des langues d'origines différentes (y compris le turc qui n'est pas indo-européen) par des traits syntaxiques, grammaticaux et phonologiques communs.

Toutefois, cette unité culturelle n'est guère reconnue par les historiographies grecque, bulgare et des pays de l'espace yougoslave, qui minimisent l'apport de la romanisation et l'influence turque, considérant que les particularités et les spécificités de chaque groupe ethnique l'emportent largement sur les traits communs. Depuis l'émergence du nationalisme romantique du XIXe siècle et xénophobe du milieu du XXe siècle, chaque État balkanique s'est réapproprié son histoire en minimisant les apports des peuples voisins et en magnifiant celui de sa majorité ethnique actuelle, de manière à projeter dans le passé les nations actuelles, comme si elles s'étaient constituées dès l'Antiquité ou le haut Moyen Âge[21].

Quoi qu'il en soit, il existe des traditions culturelles spécifiquement balkaniques telles que les Коледа/Colinde, les Màrtis (Μάρτης)/Martenitsa/Mărțișor ou les Broucolaques, considérées comme un héritage thrace et/ou illyrien.

Les peuples et cultures des Balkans ont pu, parfois, susciter des réactions de type raciste : Édouard Thouvenel, ambassadeur de France à Constantinople, a écrit en 1855 que « l’Orient est un détritus de peuples et de religions », et des productions de succès comme le film « Le père Noël est une ordure », à travers le personnage de Preskovitch et les spécialités du « dobitchu » et du « kloug aux marrons », ont fait dire à des connaisseurs de la culture balkanique tels Jean-Marie Martin que « ne pouvant pas, légalement, se moquer des pays voisins de la France et encore moins des africains, des arabes ou des juifs, certains humoristes comme la troupe du Splendid se sont engouffrés dans le vide juridique qui leur permet de véhiculer les pires clichés sur les Balkans, et ces comédiens ne sont pas les seuls, loin de là »[22].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Sources[23]

  • L'agriculture se développe dans la région dès 6000 ans avant J.-C. : civilisations de Bubanj, Butmir, Glina, Goumelnitsa, Sesklos, Starčevo, Varna, Vinča...
  • XVIIIe siècle av. J.-C. : des populations de langues indo-européennes, ancêtres des Grecs, des Thraces, des Illyres et des Scythes, s'installent dans la région. Ils appellent Pélasges leurs prédécesseurs, qu'ils assimilent.
  • XIIe siècle av. J.-C. : abandon, pour trois siècles, de la plupart des sites, comme en Italie, probablement à la suite d'une épidémie ou d'une crise environnementale, peut-être liée à l'explosion du volcan de Santorin. Une grande partie des habitants s'exilent vers l'ouest en remontant le Danube (les archéologues parlent de populations danubiennes jusqu'à l'océan Atlantique) ou vers le sud en prenant la mer (les historiens parlent de peuples de la mer dont les Achéens, Hylléens, Lyciens, Philistins, Sardes, Sicules, Zakkariens…). Débuts de la civilisation mycénienne dans le Péloponnèse.
  • IXe siècle av. J.-C. : débuts des civilisations dorienne, ionienne, éolienne et thrace, avec des cités autonomes fortifiées et des royaumes le pourtour de la mer Égée.
  • VIIe siècle av. J.-C. : début de la colonisation grecque le long des côtes, depuis les îles d'Apsoris (auj. Creš) et de Pelagosa (auj. Palagruža) en mer Adriatique jusqu'au pourtour de la mer Noire, en passant par le pourtour de la mer Ionienne.
  • 667 avant J.-C. : fondation par des colons Doriens de la cité de Byzance (future Constantinople).
Orphée, fils du roi de Thrace Œagre, charmant les animaux sauvages, mosaïque, Dallas Museum of Art.
  • 513 avant J.-C. : le quart sud-est de la péninsule est conquis par l'Empire perse et organisé en une province, la satrapie de Skidra.
  • Ve siècle av. J.-C. : deux royaumes illyre et thrace, mais fortement hellénisés, la Macédoine et le royaume des Odrysses, se développent tandis qu'Athènes et Sparte se disputent l'hégémonie de la Grèce après avoir chassé les Perses hors de la péninsule des Balkans.
  • 358-339 avant J.-C. : développement et extension du Royaume hellénique de Macédoine dans la moitié est de la péninsule des Balkans ; début de la période hellénistique.
  • 335-280 avant J.-C. : développement et extension de la civilisation celte dans les Balkans : installation de peuples celtiques tels les Scordisques (dans le bassin du Danube), les Tectosages ou les Taurisques (dans le bassin de l'Euros). Le contact des civilisations grecque classique (qui fournit l'écriture et l'architecture), thraco-illyre et celtique (qui fournissent un syncrétisme religieux pénétré d'influences pythagoriciennes : le culte de Zalmoxis) produit une civilisation balkanique préromaine où le rôle politique moteur est joué par le royaume de Macédoine, dont beaucoup de peuples voisins sont clients.
  • 229-148 avant J.-C. : l'Empire romain conquiert les côtes de l'Adriatique et la Macédoine.
  • 33-29 av. J.-C. : l'Empire romain conquiert l'intérieur de l'Illyrie et la Mésie (Thrace du Nord). Il fixe sa frontière sur le Danube. Début du processus de la romanisation au nord de la « ligne Jireček ». Au sud, le royaume thrace hellénisé de Bizye (Βιζύη, aujourd'hui Vize en Turquie) dans le bassin de l'Euros, résiste jusqu'en 45 de notre ère.
  • 330 : l’empereur Constantin fait de Byzance, renommée Constantinople, la nouvelle capitale de l'Empire romain. Les peuples balkaniques sont romanisés au nord de la ligne Jireček, hellénisés au sud, mais les Illyres de Prévalitaine, de Macédoine occidentale et d'Épire gardent leur langue : les Albanais y voient leurs ancêtres. Le christianisme se répand.
  • 375 : premières invasions des Goths et des Huns.
  • 395 : à la mort de Théodose, l’Empire romain est séparé en Empire romain d'orient et Empire romain d'Occident : la séparation traverse les Balkans le long de la rivière Drinus et des sources de celle-ci à l'Adriatique. L'Illyricum avec la Pannonie et la Dalmatie, rattachés à l'Empire d'Occident, échoient donc aux royaumes germaniques héritiers de celui-ci à partir de 454.
  • 454-535 : les Ostrogoths règnent à l'ouest de la Drina. La population des Balkans est presque entièrement christianisée.
  • 527 : Justinien est couronné empereur à Constantinople. De 532 à 537 il fait construire la basilique Sainte-Sophie (Ναός Αγίας Σοφίας), à l'époque la plus grande église d'Europe.
L'arrivée des premiers Slaves sur les rives de l'Adriatique.
  • 533554 : les généraux de Justinien, notamment Bélisaire, reconquièrent l’Afrique du Nord, l'Espagne du Sud et l’Italie sur les Vandales et les Ostrogoths : ils reprennent le sud de la Dalmatie tandis qu'au nord, et en Pannonie, s'installent les Lombards. Simultanément, des groupes de Slaves commencent à s'installer dans l'Empire.
  • 568 : les Lombards migrent en Italie et sont remplacés par des Slaves qui, à partir de 577, s'installent de plus en plus nombreux dans les Balkans où ils se mêlent aux Grecs, aux futurs Albanais et aux Thraces romanisés dits Valaques (futurs Aroumains et Roumains). Appelés Sklavènes (Σϰλαβένοι) par les grecs, les Slaves forment des communautés rurales, les Sklavinies, qui s'intercalent entre celles des Thraces romanisés, les Valachies. Les Sklavènes sont locuteurs du slavon ancien.
  • VIIe : période de nombreuses invasions : Avars et Bulgares par la terre, Perses puis Arabes par la mer. L'Empire romain d'orient (que les historiens modernes appellent Empire byzantin depuis que Hieronymus Wolf a lancé ce nom en 1557) perd son autorité sur l'intérieur des terres et ne contrôle plus que les côtes de la péninsule, de langue grecque : il s'hellénise et adopte le grec comme langue officielle.
  • VIIIe et IXe : différenciation des Slaves des Balkans (Slaves du Sud) en Bulgares à l'est de la rivière Morava (Slaves du premier État bulgare) et en Serbo-croates à l'ouest de celle-ci. Le premier État bulgare domine la majeure partie de la péninsule. Les missionnaires grecs évangélisent les Slaves en slavon et créent pour eux l'alphabet cyrillique, dérivé du grec.
  • 866, 909, 941, 970 : invasions varègues et russes.
  • 9711025 : sous la dynastie macédonienne, l’Empire byzantin reprend ses territoires européens aux Bulgares et aux Serbes. En 1014 à la Bataille de Kleidion, l'empereur Basile II devient le Bulgaroctone (« massacreur de Bulgares »). La frontière est à nouveau fixée sur le Danube. Les Valaques, qui avaient résisté aux côtés des Bulgares et des Serbes, sont dispersés et se réfugient dans le Pinde, en Macédoine occidentale, en Thessalie et au nord du Danube (pour certains, jusqu'en Moravie). Installation des Iasses et autres Alains dans le bassin du Danube.
  • 1054 : lors du schisme de l’Église chrétienne, la majorité des Balkaniques, à l'exception des Slaves les plus occidentaux (Slovènes et une partie des Serbo-croates) et des Albanais du Nord choisissent de rester dans l'obédience de Constantinople. Une minorité de Serbo-Croates et de Bulgares ne choisissent ni Constantinople, ni Rome, mais le christianisme du pope Bogomil, un mouvement paulicien connu en occident sous le nom de catharisme (du grec ϰάθαροϛ, « pur »). Les Slovènes suivront désormais l'histoire du Saint-Empire romain germanique.
  • 1091 : invasion des Pétchénègues et des Alains, que les armées impériales défont à Levounion sur l'Euros.
  • 1096-97 : la première croisade traverse les Balkans et s'embarque à Constantinople pour passer en Anatolie.
  • 1148 : la deuxième croisade traverse la Bulgarie alors byzantine.
  • 1180 : après la mort de Manuel Ier l’Empire byzantin décline. Les Serbo-Croates recouvrent leur indépendance ; à l'ouest les Croates s'unissent à la Hongrie tandis qu'à l'est, les frères valaques Asan et Petru Deleanu soulèvent la Bulgarie.
  • 1186 : la Bulgarie recouvre son indépendance (c'est le "Royaume des Bulgares et des Valaques" des chroniques) ; l'Empire byzantin est réduit à la Grèce et aux côtes de la péninsule des Balkans et de l'Anatolie.
  • 1190-91 : la troisième croisade traverse les Balkans et s'embarque à Gallipoli pour passer en Anatolie.
  • 1204 : la quatrième croisade s'empare de Constantinople et y proclame un « Empire latin » ; les Grecs conservent les Empires de Nicée et de Trébizonde, et le despotat d’Épire, mais la puissance byzantine est définitivement fragmentée et affaiblie, et ne pourra plus jouer le rôle de « bouclier de l'Europe » face aux Turcs. D'autres États croisés se forment dans le centre de la Grèce et dans les îles égéennes, tandis que les Vénitiens et les génois s'emparent de la plupart des îles et des ports (les Vénitiens en Dalmatie, en Albanie et en Grèce, les Génois en Égée orientale et en mer Noire).
  • 1242 : la Bulgarie et la Serbie sont ravagées par les Tatars. Dans le sillage de ceux-ci, arrivent les Roms.
Les Balkans en 1340.
Janissaires ottomans, fils de sujets chrétiens élevés par les Turcs selon le système du devchirmé.
  • 1354 : les Turcs ottomans débarquent en Europe, à Gallipoli.
  • 1380-1394 : les Turcs ottomans conquièrent les états bulgares et la Serbie, encerclant Constantinople. La Bosnie est rattachée à la Hongrie. La Dobrogée est rattachée à la Valachie.
  • 1453 : les Turcs ottomans prennent Constantinople : Constantin XI Paléologue le dernier empereur de l’Empire romain d’Orient, y laisse la vie. L'Empire ottoman conquiert la Bosnie, la Dobrogée, et vassalise les principautés voisines de Valachie et Moldavie. La Dalmatie reste vénitienne, la Croatie hongroise, seules la république de Raguse et la principauté de Cetinjé, sur l'Adriatique, sauvegardent leur indépendance.
  • 1526 : les Turcs ottomans conquièrent la Slavonie (partie nord-est de la Croatie) et le Banat.
  • XVIIe au XVIIIe : une partie des Slaves (Bosniaques de langue serbo-croate, Pomaques de langue bulgare), un petit groupe de Valaques (les Mégléno-roumains) et la grande majorité des Albanais se convertissent à l'islam pour ne plus payer le Haraç (double-capitation sur les non-musulmans) : ils quittent ainsi le Milliyet des Rum (« Roumis ») pour celui des Osmanlı (« Turcs », mais pas dans le sens linguistique : en fait, fidèles du sultan ottoman).
  • 1699 : l'Autriche prend aux Ottomans la Slavonie et la Croatie centrale.
  • XVIIIe : l'Empire ottoman commence à décliner : l'Autriche et la Russie développent des visées stratégiques sur les Balkans et y pénètrent (1718, 1735, 1774, 1787). De 1718 à 1739 l'Autriche annexe la Serbie. Tout au long du siècle, elle enrégimente les Serbes fuyant la domination turque dans les garde-frontières de la Militär-Grenze, zone établie aux limites de l'Empire ottoman en 1702, où elle leur distribue des terres, en Croatie centrale, en Slavonie et dans le Banat. C'est l'origine des régions à majorité locale serbe (Krajina ou Vojvodina) dans ces régions. Quant à la Russie, elle se pose en protectrice du Milliyet des Rum (chrétiens orthodoxes).
  • 1797 : suite à l'effondrement de Venise devant Napoléon, l'Autriche annexe l'Istrie, la Dalmatie et la république de Raguse.
  • 1805-1809 : la France annexe l'Istrie, la Croatie, la Dalmatie et Raguse pour en faire ses Provinces illyriennes. Les idées de la Révolution française se répandent dans les Balkans.
  • 1809 : les îles Ioniennes ou Heptanèse, vénitiennes depuis le Moyen Âge, et disputées pendant les guerres napoléoniennes, deviennent une possession britannique sous le nom de République des îles Ioniennes (ou septinsulaire).
  • 1816-1831 : des révoltes secouent les « Roumis » de l'Empire ottoman, animées et coordonnées par des sociétés secrètes telles la Filiki Eteria : elles aboutissent à l'autonomie de la Serbie, qui en 1817 devient une principauté vassale, comme l'étaient déjà la Moldavie et la Valachie voisines, et à l'indépendance de la Grèce, reconnue en 1831 sur le Péloponnèse, la Grèce centrale et les Cyclades.
  • 1833 : institution de la principauté autonome de Samos vassale de l'Empire ottoman.
  • 1852 : la principauté de Cetinjé s'agrandit et prend le nom de principauté du Monténégro.
  • 1859 : formation de la principauté de Roumanie, issue de l'union de la Moldavie avec la Valachie : elle reste nominalement vassale du Sultan ottoman.
  • 1863 : la Grèce s'agrandit des îles Ioniennes, cédées par les Britanniques.
  • 1876 : les massacres bulgares par l'armée ottomane, suite à une révolte des Bulgares, choquent l'Europe.
  • 1876 : insurrection bosniaque, qui se conjugue avec un conflit militaire entre la Russie et l'empire ottoman[24].
  • 1878-1885 : suite à la guerre russo-turque de 1877, d'importants changements ont lieu, au détriment de l'Empire ottoman :
    • les indépendances de la Serbie (agrandie de la région de Niš), du Monténégro (agrandi une nouvelle fois) et de la Roumanie (agrandie des deux-tiers de la Dobrogée) sont reconnues ;
    • la Bosnie-Herzégovine et le sandjak (arrondissement) de Novibazar (entre la Serbie et le Monténégro) sont occupées, et désormais administrées par l'Autriche-Hongrie ;
    • la Bulgarie, dont les Russes, au traité de San Stefano, auraient voulu faire un grand royaume allant de l'Adriatique à la mer Noire et du Danube à l'Égée, est reconnue, au traité de Berlin en 1878, comme simple principauté vassale (comme l'étaient avant 1878 la Serbie, la Valachie et la Moldavie), mais seulement entre le Danube et le Grand Balkan, avec la capitale Sofia : la moitié sud-est du pays, nommée Roumélie orientale, reste province ottomane, avec une dose d'autonomie interne ;
    • l'Empire ottoman conserve le Sud de la péninsule, de l'Adriatique (Albanie, Kosovo, Épire) à Constantinople. Des mouvements de populations ont lieu, des musulmans des territoires perdus venant s'installer dans la partie de la péninsule restée turque.
  • 1881-1885 : la Grèce s'agrandit de la Thessalie tandis que la Serbie et la Roumanie, jusque-là Principautés, deviennent elles aussi des Royaumes, comme l'était déjà la Grèce. La Serbie a une dynastie autochtone, tandis que la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie ont des dynasties d'origine allemande.
  • 1885 : l'union de la principauté de Bulgarie et de la Roumélie orientale forme le Royaume de Bulgarie qui reste nominalement vassal du sultan ottoman.
  • 1885-1886 : guerre entre la Serbie et la Bulgarie : la Serbie attaque la Bulgarie mais subit une lourde défaite.
  • 1897 : Guerre des trente jours entre la Grèce et l'Empire ottoman: l'attaque grecque échoue, et la Grèce doit céder à la Turquie les cols de la Thessalie du nord.
  • 1908 : l'Autriche-Hongrie évacue le sandjak de Novibazar, mais annexe la Bosnie-Herzégovine. L'indépendance du Royaume de Bulgarie est définitivement reconnue.
  • 1911 : l'Italie s'empare du Dodécanèse.
  • 1912-1913 : Guerres balkaniques :
    • dans la première, le Monténégro, la Serbie, la Bulgarie et la Grèce se partagent les territoires encore ottomans dans la péninsule, à l'exception d'une partie de l'Albanie devenue indépendante en 1913 (grâce à l'appui austro-hongrois et allemand) et de la Thrace orientale autour des détroits et de Constantinople; la Bulgarie porte l'essentiel de l'effort de guerre contre les Ottomans, tandis que la Serbie occupe la Macédoine bulgarophone;
    • dans la seconde, la Bulgarie qui tente de prendre aux Serbes la Macédoine bulgarophone, est attaquée et vaincue par ses alliés de la veille, auxquels se joignent les Turcs (qui reprennent la Thrace autour d'Edirne, restée turque jusqu'à nos jours) et la Roumanie (qui annexe la Dobroudja du Sud).
En Serbie (1914). László Mednyánszky.
Le Pacte balkanique de 1934.
Conservé à la Bildarchiv der Österreichischen Nationalbibliothek de Vienne, le fameux accord des « zones d'influence » contresigné par Churchill et Staline à Moscou le , qui livre la Grèce aux intérêts britanniques et la Roumanie et Bulgarie aux intérêts soviétiques.
  • 1914-1918 : Première Guerre mondiale :
  • 1929 : le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes prend le nom de Yougoslavie.
  • 1934 : constitution du Pacte balkanique entre la Grèce, la Roumanie, la Turquie et la Yougoslavie.
  • 1939 : le 7 avril, l'Italie occupe l'Albanie.
  • 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale :
    • l'Italie attaque la Grèce en octobre 1940 mais est repoussée en Albanie ;
    • la Yougoslavie, envahie par l'Allemagne en avril 1941, est démembrée : la Slovénie est partagée entre l'Italie (qui annexe aussi la Dalmatie, le Monténégro et le Kosovo) et l'Allemagne ; la Croatie et la Bosnie-Herzégovine forment un État satellite de l'Allemagne, dirigé par Ante Pavelić ; la Hongrie annexe la Voïvodine à l'ouest de la Tisza, et la Bulgarie la Macédoine, tandis que la Serbie elle-même est occupée et administrée par la Wehrmacht ; la Voïvodine à l'est de la Tisza devient territoire allemand. Deux résistances antagonistes se mettent en place : celle monarchiste des Tchetniks, fidèle au gouvernement exilé à Londres, et celle communiste des Partisans, dirigée par Iosip Broz Tito ;
    • la Grèce est occupée en mai 1941. Un mouvement de résistance, l'EAM, se met aussitôt en place ;
    • la Bulgarie, à nouveau alliée à l'Allemagne, s'agrandit une dernière fois, des territoires qu'elle revendiquait : Macédoine ex-yougoslave, Thrace grecque, et Dobroudja du Sud (seul territoire qu'elle conservera finalement) ;
    • à partir de 1943, les mouvements de résistance libèrent de vastes zones en Grèce du nord et Yougoslavie ;
    • à la fin de la guerre, le plan de partage entre Alliés, négocié à Téhéran en 1943, à Moscou en octobre 1944 et à Yalta en 1945, est mis en application : malgré la puissance de sa résistance communiste, la Grèce (90 % d'influence occidentale) reste dans l'orbite britannique puis américaine au prix d'une guerre civile ; en Yougoslavie reconstituée et agrandie (50 % d'influence occidentale, 50 % d'influence soviétique), Tito gagne contre les Tchétniks mais prendra bientôt ses distances avec l'URSS ; même chose en Albanie avec Enver Hoxha ; en Bulgarie et Roumanie par contre (90 % d'influence soviétique) les communistes peuvent imposer leur pouvoir, malgré leur faiblesse numérique initiale.
  • 1946 : agrandie des territoires cédés par l'Italie, la Yougoslavie devient une république fédérale composée de six républiques : Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Serbie et Macédoine, qui acquièrent alors leurs frontières actuelles (au Kosovo près); la Grèce s'agrandit du Dodécanèse, cédé par l'Italie.
  • 1954 : la zone de Trieste qui avait été constituée en état libre à l'issue de la guerre, est partagée entre l'Italie (qui retrouve la ville même et ses alentours immédiats) et la Yougoslavie (qui annexe le reste, ce qui ouvre un débouché maritime à la Slovénie). Cela place la limite nord-ouest des Balkans sur la rivière Dragonija en Istrie.
  • 1949-1989 : la péninsule est divisée en trois zones étanches : au nord-est, Bulgarie et Roumanie font partie du bloc soviétique (Pacte de Varsovie et Comecon) ; au sud, Grèce et Turquie font partie du glacis occidental (OTAN) ; à l'ouest, Yougoslavie et Albanie sont communistes, mais non-alignés, la Yougoslavie avec des frontières ouvertes, l'Albanie au contraire très fermée, et ultérieurement proche de la Chine de Mao.
  • 1967-1974 : Dictature des colonels en Grèce. L'ensemble de la péninsule subit alors des régimes autoritaires.
  • 1981 : la Grèce rejoint l'Union européenne.
Projet de drapeau des Balkans par-delà les nationalismes[25].

Atlas historique[modifier | modifier le code]

[26]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/02/21/au-pays-du-sang-et-du-miel-le-geste-courageux-mais-insense-d-angelina-jolie_1646361_3476.html
  2. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/07/27/004-serbie-nouveau-gouvernement-dacic.shtml
  3. Petăr Dobrev : Nepoznatata drevna Bălgarija (L'ancienne Bulgarie inconnue), éd. Ivan Vazov, Sofia, 2001, ISBN 954-604-121-1
  4. Maria N. Todorova, Imagining the Balkans (1997) Oxford University Press, New York books.google.fr
  5. Hosch, Nehring, Sundhaussen (Hrsg.), Lexikon zur Geschichte Südosteuropas, S. 663, (ISBN 3-8252-8270-8)
  6. http://www.palgrave.com/products/title.aspx?is=0333793471
  7. Paul Garde, Les Balkans, Flammarion, 1999, ISBN 2-08-035181-8
  8. Les géographes roumanophones de Roumanie et de Moldavie, arguant de l'origine et de l'histoire commune jusqu'en 1812, y incluent systématiquement leurs deux pays ; les géographes occidentaux et slaves, en revanche, en excluent la Moldavie et souvent aussi la Roumanie, la première en raison de son appartenance à la sphère d'influence russe de 1812 à 1918, de 1940 à 1941 et depuis 1944, la seconde parce que seuls 10 % de son territoire (la Dobrogée du Nord) se trouvent au sud du Danube.
  9. B. Diaconeasa, S. Farcaş, Aspects concernant les refuges glaciaires, à la lumière des analyses palynologiques de séquences datées C14 ; Contribuţii Botanice, 2002
  10. G Lang, Some aspects of European late- and post-glacial flora history; Acta Botanica Fennica, 1992 (résumé)
  11. Bennett, K.D., Tzedakis, P.C., Willis, K.J., 1991, Quaternary refugia of north European trees, Journ. of Biogeogr., 18: 103-115.
  12. RS Sommer & A. Nadachowski, Glacial refugia of mammals in Europe: evidence from fossil records ; Mammal Review, 2006 - Wiley Online Library ; 36: 251–265. doi: 10.1111/j.1365-2907.2006.00093.x ([Résumé])
  13. Alexandru Filipașcu : Animaux sauvages du temps de nos ancêtres (ro : « Sălbăticiuni din vremea strămoșilor noștri », Ed. Științifică, Bucarest 1969.
  14. Ion Argyriadis, Actes du colloque « Michel Durand-Delgas », Société Géologique de France, Paris, 3-4 décembre 2013 et Franck Auriac, Olivier Deslondes, Thomas Maloutas, Michel Sivignon, Atlas de la Grèce., CNRS-Libergéo-Documentation française 2003, p. 5-11.
  15. Atlas de la Grèce., p. 16-19.
  16. Paul Garde : Les Balkans, Dominos Flammarion, 1999, ISBN 2-08-035181-8 et Georges Prevelakis, Les Balkans, culture et géopolitique, Nathan, 2004, ISBN 2-09-190223-3
  17. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j http://www.strategicsinternational.com/31_02.pdf
  18. « Romaphobie » - LeMonde.fr et Press kit: Issues - Multi-ethnic States and the Protection of Minority Rights - World Conference Against Racism
  19. Georges Prevelakis, Les Balkans, culture et géopolitique, Nathan, 1004, ISBN 2-09-190223-3
  20. Le premier savant à remarquer les ressemblances entre les langues balkaniques fut le slovène Jernej Kopitar en 1829, mais ce ne fut qu'à partir des années 1920 qu'elles furent théorisées, avec comme contributeurs importants Gustav Weigand et Kristian Sandfeld-Jensen (Linguistique balkanique, 1930). Puis le roumain Alexandru Rosetti lança le terme d'union linguistique balkanique en 1958. Theodor Capidan alla plus loin en affirmant que leur structure était susceptible d'être réduite à un type balkanique commun. Le modèle actuellement accepté par la majorité des linguistes est celui du polonais Zbigniew Gołąb.
  21. Ernest Gellner, Nations et nationalisme, Bibliothèque historique Payot, 1999 et Éric Hobsbawn, Nations et nationalisme depuis 1780: programme, mythe, réalité, Folio histoire 2002.
  22. Jean-Marie Martin sur [1]
  23. * Georges Castellan, Histoire des Balkans, Fayard 1999 ; Histoire de l’Albanie et des Albanais, Armeline, 2001 ; Un pays inconnu : la Macédoine, Armeline, 2003 ; Serbes d’autrefois : aux origines de la Serbie moderne, Armeline, 2005 ;
    • L. Genet, Histoire contemporaine, Hatier, 1970, p. 408 à 411 ;
    • Hans-Erich Stier, Grosser Atlas zur Weltgeschichte, Westermann, Braunschweig, 1985, ISBN 3-14-100919-8.
  24. Colling 1949, p. 295
  25. D'après le Mouvement pour la paix dans les Balkans sur [2] et Patrick Simon, Itinéraire d'un pacifiste dans les Balkans, éd. Fleur de Lys, Laval, Québec, 2005, 318 pages, ISBN 2-89612-279-6, l'étoile au milieu symbolise la fraternité, les cinq étoiles autour symbolisent les albanais, les slaves, les est-romans, les grecs et les turcs
  26. La série de cartes est une synthèse du Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte, 1985, ISBN 3-14-100919-8, du DTV Atlas zur Weltgeschichte, 1987 traduit chez Perrin, ISBN 2-7242-3596-7, du Putzger historischer Weltatlas Cornelsen 1990, ISBN 3-464-00176-8, de l’Atlas historique Georges Duby chez Larousse 1987, ISBN 2-03-503009-9, de la série des Atlas des peuples d'André et Jean Sellier à La Découverte : Europe centrale : 1992, ISBN 2-7071-2032-4 et Orient : 1993, ISBN 2-7071-2222-X, du Történelmi atlasz de l'Académie hongroise, 1991, ISBN 963-351-422-3 CM, de l’Atlas istorico-geografic de l'Académie roumaine, 1995, ISBN 973-27-0500-0, et de la partie historique du Meyers Handatlas, du Bibliographisches Institut de Leipzig, 1931. Par commodité graphique (espace) les États de l'Église catholique sont désignés par le nom de « Vatican ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Balkans » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • Jean-Michel Cantacuzène, « Mille ans dans les Balkans », Éditions Christian, Paris, 1992. (ISBN 2-86486-054-0).
  • Georges Castellan, « Histoire des Balkans : XIVe-XXe siècle », Fayard, Paris, 1999.
  • Joëlle Dalegre « Grecs et Ottomans 1453-1923. De la chute de Constantinople à la fin de l’Empire ottoman » L’Harmattan Paris (2002) (ISBN 2474521621)
  • Pierre du Bois de Dunilac, « La question des Balkans », Revue des relations internationales, no 103, 2000, p. 271 à 277.
  • Paul Garde, « Les Balkans. Héritages et évolutions », Flammarion, Paris, 2010.
  • Barbara Jelavich, « History of the Balkans », Cambridge University Press, 1983.
  • Dimitri Kitsikis, « La Montée du national-bolchevisme dans les Balkans », Avatar, Paris, 2008.
  • Ernest Weibel, « Histoire et géopolitique des Balkans de 1900 à nos jours », Ellipses, Paris, 2002.