Oberkommando der Wehrmacht

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Drapeau du commandant en chef de l'OKW

L’Oberkommando der Wehrmacht (OKW) (Haut commandement de la Wehrmacht) était le commandement suprême des forces armées allemandes de 1938 à 1945.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Il a été créé sur ordre du Führer le 4 février 1938[1] suite à l’affaire Blomberg-Fritsch en remplacement du ministère du Reich à la Guerre (Reichskriegsministerium), Adolf Hitler voulant avoir les coudées franches pour sa politique d’annexions et de conquêtes. Contrairement aux autres états-majors allemands, l'OKW était l'instrument docile de la volonté d'Hitler, qui l'a progressivement transformé en sa "maison militaire" personnelle.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'OKW avait (en théorie) autorité sur les états-majors des trois armées, qui étaient des organisations indépendantes :

Le maréchal Wilhelm Keitel fut chef de l’OKW de 1938 à 1945 et il signa à ce titre la capitulation de l'Allemagne le 8 mai 1945. Le général Alfred Jodl en était le chef d'état-major de 1939 à 1945 et signa la capitulation le 7 mai 1945 à Reims. Tous deux furent condamnés à mort au procès de Nuremberg et pendus le 16 octobre 1946.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre, Hitler a progressivement transféré certaines compétences de l'OKH à l'OKW, plus docile à obéir à ses ordres. Dès 1940, la Norvège fut ainsi le premier théâtre d'opérations sous la responsabilité directe de l'OKW. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’OKW supervisait les opérations militaires sur tous les fronts à l'exception du front oriental, seul resté sous la responsabilité de l'OKH. L'OKW avait ainsi perdu son rôle stratégique de commandement suprême pour devenir un commandement opérationnel parallèle aux états-majors des trois armées.

L'OKW émettait un rapport quotidien d'information appelé Wehrmachtbericht.

Le général Walter Warlimont, adjoint de Jodl, a laissé un récit de son expérience à l'OKW de 1939 à 1944 traduit en français sous le titre Cinq ans au grand quartier général d'Hitler.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Bernadac, La Luftwaffe, Paris, Éditions France empire, Collection Le Glaive et les Bourreaux (V), 1983, p. 150.

Articles connexes[modifier | modifier le code]