Oberkommando der Wehrmacht

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Drapeau ou fanion du commandant en chef de l'OKW, après juillet 1940.
La structure de commandement de la Wehrmacht, avant la mise en place de l'OKW (1935-1938).

L’Oberkommando der Wehrmacht[N 1] (OKW) était l'organe de commandement suprême des Forces armées allemandes de 1938 à 1945.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

L’OKW a été créé sur ordre du Führer le 4 février 1938[1] à la suite de l’affaire Blomberg-Fritsch, en remplacement du ministère de la Guerre du Reich (Reichskriegsministerium), car Adolf Hitler souhaitait limiter les résistances dans la conduite de sa politique d’annexions et de conquêtes à venir. Contrairement aux autres états-majors allemands, l'OKW était l'instrument docile de la volonté de Hitler, qui l'a progressivement transformé en sa « maison militaire » personnelle.

Organisation[modifier | modifier le code]

La structure de commandement de la Wehrmacht, après la mise en place de l'OKW (1938-1945).

L'OKW avait (en théorie) autorité sur les états-majors des trois armées, qui étaient des organisations indépendantes :

Le Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel a été le chef de l’OKW de 1938 à 1945 et, à ce titre, a signé le second acte de capitulation de l'Allemagne le à Berlin. Le General Alfred Jodl en a été le chef des opérations de 1939 à 1945 et a signé le premier acte de capitulation le 7 mai 1945 à Reims. Tous deux ont été condamnés à mort par le tribunal de Nuremberg et exécutés par pendaison le 16 octobre 1946.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre, Hitler a progressivement transféré certaines compétences de l'OKH à l'OKW, plus docile à son égard. Dès 1940, la Norvège a ainsi été le premier théâtre d'opérations sous la responsabilité directe de l'OKW. En outre, à partir de décembre 1941, à la suite des difficultés rencontrées au cours de la bataille de Moscou, Hitler a démis de ses fonctions le commandant en chef de l’OKH (le Generalfeldmarschall Walther von Brauchitsch) et en a assuré le commandement direct. Il disposait ainsi d’un OKW docile et d’une gestion directe de l'OKH. Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’OKW supervisait les opérations militaires sur tous les fronts à l'exception du front de l’Est, seul resté sous la responsabilité de l'OKH. L'OKW avait ainsi perdu son rôle stratégique de commandement suprême pour devenir un commandement opérationnel parallèle aux états-majors des trois armées.

L'OKW émettait un rapport quotidien d'information, appelé le Wehrmachtbericht.

Le général Walter Warlimont, adjoint de Jodl, a laissé un récit de son expérience à l'OKW de 1939 à 1944 traduit en français sous le titre Cinq ans au Grand Quartier général de Hitler.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En français, le « Haut Commandement de la Wehrmacht » ou le « Haut Commandement des Forces armées ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Bernadac, La Luftwaffe, Paris, Éditions France empire, Collection Le Glaive et les Bourreaux (V), 1983, p. 150.

Articles connexes[modifier | modifier le code]