Opération Crossbow

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L'Opération Crossbow (en français : « Opération Arbalète ») est une série d'opérations de bombardement aérien, effectuées par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, contre les rampes de lancement de V1 de décembre 1943 jusqu'à mars 1945.

Sommaire

[modifier] Contexte

Suite à des renseignements provenant de divers réseaux de résistance, le service du contre-espionnage allié connut l’existence des armes secrètes V1 dès 1942.
Jusque fin 1943, les services anglais et américains estimaient que ce type d’armes ne pouvait pas exister ! Même au 10 juin 1944 les sceptiques n’avaient pas désarmé !
L’état major allié (SHAEF) décida le bombardement systématique des rampes de lancement des armes V.

Partie d'une fusée V2 récupérée dans le Bug après la guerre

En juillet 1944, un avion de la RAF est parvenu à se poser sur un terrain de Pologne, à embarquer un V1 intact fourni par la Résistance polonaise au prix d’efforts extraordinaires et à le rapporter en Angleterre. Les experts ont alors constaté que l’engin correspondait aux descriptions faites en 1942.

En février 1944, les réseaux de résistance avertirent Londres que les allemands avaient fait des essais réussis de V1 aéroportés qu’on lançait d’un avion ! Le bombardier Heinkel 111 fut adopté pour le lancement des V1 aéroportés. Ces appareils avaient leur base en Hollande et les V1 qu’ils lançaient évitaient le barrage de DCA. Ils continuèrent leurs action meurtrière jusqu’en 1945. La dernière bombe tomba sur le village de Datchworth le 29 mars 1945.

[modifier] Préambule

Pour l'exécution de ces opérations les renseignements pris par la Résistance furent primordiaux.

Le rôle de la résistance dans cette page de l'histoire est indéniable. Qu'il s'agisse des Polonais ou des Français, l'armée des ombres a démontré qu'on ne pouvait se passer d'elle et qu'elle pouvait mener des opérations d'espionnage.

En effet, les reconnaissance aériennes démontrèrent la limite de leur efficacité, les allemands ayant camouflé leurs installations.

En juillet 1944, un avion de la RAF est parvenu à se poser sur un terrain de Pologne, à embarquer un V1 intact fourni par la Résistance polonaise au prix d’efforts extraordinaires et à le rapporter en Angleterre. Les experts ont alors constaté que l’engin correspondait aux descriptions faites en 1942. Jusque fin 1943, les services anglais et américains estimaient que ce type d’armes ne pouvait pas exister. Même au 10 juin 1944 les sceptiques n’avaient pas désarmés. Ce premier V1 remis par des résistants polonais a été étudié par les scientifiques alliés. Il leur fallut 17 jours pour comprendre le fonctionnement du moteur et trois mois pour appréhender le fonctionnement de la bombe volante.

[modifier] L’opération

L'objectif de ces opérations était multiple :

  • détruire les rampes de lancement ;
  • détruire les dépôts ;
  • détruire les centres de production.

[modifier] Bombardements principaux

[modifier] Bilan

A fin août 1944, Saint-Leu-d'Esserent est détruite à 85%, le site est inutilisable par les allemands.
Toutefois la dernière bombe volante tomba sur le village de Datchworth le 29 mars 1945.

[modifier] Liens internes

[modifier] Filmographie

[modifier] Bibliographie

  • Jacques Bergier, Agents secrets contre armes secrètes, Arthaud, coll. « Les Clés de l'aventure », 1955 


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