Pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale

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Les pays impliqués dans la Seconde Guerre mondiale peuvent être classés en deux grandes catégories : les puissances de l'Axe et les puissances Alliées.

Puissances de l'Axe[modifier | modifier le code]

Représentants des hiérarchies fascistes italienne et nazie lors des funérailles du chef de la police italienne, (it) Arturo Bocchini, en 1940.
De gauche à droite : Karl Wolff, Reinhard Heydrich, inconnu, Heinrich Himmler, Emilio de Bono, Rodolfo Graziani, Hans Georg von Mackensen (diplomate).
Article détaillé : Axe Rome-Berlin-Tokyo.

Signataires du Traité tripartite[modifier | modifier le code]

Cosignataires du Traité tripartite[modifier | modifier le code]

Non signataires, mais cobelligérants[modifier | modifier le code]

Pays annexés ou déjà en guerre avant le début de ce conflit[modifier | modifier le code]

Gouvernements collaborateurs créés après 1940[modifier | modifier le code]

Puissances Alliées[modifier | modifier le code]

« Sam » et « Ivan », en réalité les soldats William Robertson et Alexander Sylvashko, se serrent symboliquement la main le jour du Elbe Day devant le panneau EAST MEETS WEST, lors de la jonction des deux armées en plein cœur du Reich ennemi ;
cette photographie fut bien entendue arrangée ( lire (en) Photo op ) le 25 avril 1945 sur l'Elbe.

Les Alliés[modifier | modifier le code]

Soutiens des alliés[modifier | modifier le code]

Pays attaqués, occupés, ou ayant changé de camp, pendant la guerre[modifier | modifier le code]

Bulgarie[modifier | modifier le code]

Le Royaume de Bulgarie est signataire du pacte tripartite mais ne combat qu'en Yougoslavie et en Grèce dont il annexe des territoires en Macédoine et en Thrace (il s'agrandit aussi en Roumanie). Le pays n'est pas engagé sur le Front de l'Est. Envahi en septembre 1944 par l'Armée rouge, et obligé de changer de camp, il se retire de Grèce et de Yougoslavie, et combat les troupes allemandes présentes sur son territoire aux côtés de l'Armée rouge.

Roumanie[modifier | modifier le code]

Le Royaume de Roumanie est neutre au début de la guerre, mais le roi Carol II réprime violemment le fascisme roumain et fait transiter par son territoire les forces polonaises, que la flotte roumaine amène à Alexandrie, en territoire britannique. Hitler le considère comme hostile et procède au dépeçage du pays (URSS, Hongrie et Bulgarie s'accroissent à ses dépens)[9]. Après le coup d'état pro-nazi qui renverse le roi et met au pouvoir les fascistes, la Roumanie est occupée en octobre 1940, devient une puissance de l'Axe et attaque l'URSS aux côtés de l'Allemagne en juin 1941. Pour les Allemands, la Roumanie était importante à cause de ses réserves en pétrole très importantes à l'époque. Deux divisions roumaines cependant combattent en URSS du côté allié.

Le 23 août 1944, la Roumanie connaît un coup d'État pro-allié dirigé par le fils de Carol II, jeune roi encore adolescent qui renverse les fascistes. Le pays déclare la guerre à l'Allemagne et combat les forces allemandes présentes sur son territoire : les troupes soviétiques y entrent sans rencontrer de résistance. Trois semaines plus tard, l'URSS accepte enfin l'armistice : durant ce laps de temps, elle continue à se considérer en pays ennemi et à déporter un grand nombre de prisonniers roumains vers la Sibérie. Par la suite, ce jour est considéré comme fête nationale pendant la période communiste. L'armée roumaine poursuit la guerre contre l'Allemagne jusqu'en Tchécoslovaquie.

Philippines[modifier | modifier le code]

Envahies par le Japon en 1942 et occupées jusqu'à 1945, le Commonwealth des Philippines a été intégré officiellement à la Sphère de coprospérité de la grande Asie orientale, après la proclamation de la République des Nouvelles Philippines. Le président en titre José P. Laurel participa notamment en 1943 à la Conférence de la Grande Asie orientale tenue à Tokyo en novembre 1943.

En marge de cette occupation, la résistance à l'occupant fut menée par de nombreux groupes qui reçurent le soutien des Alliés dans leur lutte contre l'Empire du Japon.

Birmanie[modifier | modifier le code]

Envahie par le Japon en janvier 1942, puis par la Thaïlande en mai, la Birmanie, alors colonie britannique fut dans les faits divisée en deux alors que les Britanniques et les Chinois étaient refoulés au nord et qu'au sud était instauré par le Japon l'État de Birmanie, un régime fantoche avec à sa tête le président Ba Maw. Ce dernier fut l'un des invités de la Conférence de la Grande Asie orientale de 1943.

Indes néerlandaises[modifier | modifier le code]

Les Indes orientales néerlandaises ont été envahies et occupées par l'Empire du Japon à compter de mars 1942.

Irak[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre anglo-irakienne.

Soutien de l'Axe, le Royaume d'Irak est battu et occupé par les Alliés, qui renversent le gouvernement nationaliste et utilisent le pays comme base arrière à compter de 1941.

Indochine française[modifier | modifier le code]

L'Indochine française (regroupant les actuels Viêt Nam, Cambodge et Laos) est envahie et partiellement occupée en 1940 par l'Empire du Japon, qui en prend totalement le contrôle en mars 1945.

Pays neutres[modifier | modifier le code]

La plupart des pays ci-dessous ont proclamé leur neutralité avant d'être assaillis.

Pays demeurés nominalement neutres[modifier | modifier le code]

Aucun autre conflit n'a jamais laissé aussi peu de pays neutres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La Slovaquie est déclarée indépendante de la Tchécoslovaquie le 14 mars 1939. Sous l'égide de Mgr. Jozef Tiso, l'influence nazie et la présence de la Wehrmacht y étaient considérables jusqu'en septembre 1944. Le reste de la Tchécoslovaquie, des provinces Bohême et Moravie, ont été occupés par l'Allemagne le 15 mars 1939, et ont été proclamés protectorats allemands.
  2. Envahie par l'Empire du Japon depuis 1937, la Chine voit sa partie orientale placée sous contrôle nippon. Un régime fantoche, celui de Nankin, est créé pour donner une apparence d'indépendance à ce territoire, mais dans les faits il n'a aucune autonomie.
  3. En France le gouvernement provisoire dirigé par le maréchal Pétain signe un armistice le 22 juin 1940. Ce gouvernement s'installe à Vichy et y instaure un nouveau régime, l'État français, qui se subordonnera étroitement à l'occupant Allemand jusqu'à la libération, et même au-delà (Commission gouvernementale de Sigmaringen).
  4. Le pays fut envahi, mais une guerre de résistance s'ensuivit.
  5. La Belgique est envahie en 1940 par les Allemands mais quelques hommes politiques s'exilent à Paris puis exil à Londres pour poursuivre la guerre. Les forces belges, devenues les Forces belges libres, continueront également le combat contre l'Italie en Afrique depuis le Congo, colonie belge.
  6. Quelques forces françaises ont continué à combattre en s'exilant (Forces françaises libres) dans les colonies pour recréer une armée et une autorité, tandis que d'autres éléments, restés clandestinement sur le sol français, y ont constitué, en liaison avec les premiers, les premiers réseaux de la résistance intérieure. Le général de Gaulle est celui qui organisa et dirigea les Forces françaises libres et qui dirigea le gouvernement en exil de la France libre.
  7. Les colonies françaises sauf celles ralliées à la France libre, sont restées contrôlées par le gouvernement de Vichy, jusqu'à l'intervention des alliés (opération Torch).
  8. L'Égypte était techniquement neutre, mais Le Caire est bientôt devenu une base militaire importante des forces britanniques. En raison d'un traité de 1936 par lequel le Royaume-Uni avait le droit de poster des troupes sur le sol égyptien, afin de protéger le canal de Suez. L'Égypte a donc servi de base à la 8e armée britannique qui a tenu le front libyen jusqu'au refoulement complet des forces de l'Axe.
  9. Grigore Gafencu, Préliminaires de la guerre à l’est : de l’accord de Moscou (21.08.1939) aux hostilités de Russie (22.06.1941). Egloff, Fribourg/Suisse 1944
  10. Le Royaume de Yougoslavie a commencé la guerre comme neutre, mais son régent a signé le Traité tripartite le 25 mars 1941. À son retour le 27 mars un coup d'État anti-nazi l'attendait, ce qui entraina l'intervention allemande du 6 avril 1941. La Yougoslavie a été dépecée par les Germano-Italiens et le régime oustachi croate, mais la résistance des Tchetniks serbes de Draža Mihailović et des Partisans communistes de Tito a été si forte qu'elle a réussi à immobiliser une vingtaine de divisions allemandes jusqu'à la fin du conflit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]