Lazar Koliševski

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Lazar Koliševski
Лазар Колишевски
Image illustrative de l'article Lazar Koliševski
Fonctions
1er président de la république fédérative socialiste de Yougoslavie
4 mai 198015 mai 1980
Premier ministre Veselin Đuranović
Prédécesseur Josip Broz Tito (en tant que président de la Nouvelle République yougoslave)
Successeur Cvijetin Mijatovi (en)
6e Président de la Yougoslavie et de l'Assemblée du Peuple yougoslave
19 décembre 195326 juin 1962
Premier ministre Ljupco Arsov (en)
Aleksandar Grlickov
Prédécesseur Dimce Stojanov
Successeur Ljupco Arsov (en)
1 er Président du Gouvernement de la République socialiste de Macédoine
16 avril 194519 décembre 1953
Président Metodija Andonov - ento (en)
Dimitar Vlahov (en)
Prédécesseur Création du titre
Successeur Ljupco Arsov (en)
Biographie
Nom de naissance Lazar Koliševski
Date de naissance 12 février 1914
Lieu de naissance Sveti Nikole (Macédoine)
Date de décès 6 juillet 2000 (à 86 ans)
Lieu de décès Skopje
Nationalité macédonienne
Parti politique Ligue des communistes de Yougoslavie (dont il fut le président de 1970 à 1982)
Conjoint Taskana Ersvala Kertzer Koliševski
Profession Général de l'Etat-major de l'Armée macédonienne
Religion Athéisme
Présidents du Gouvernements de la République socialiste de Macédoine
Président de la république fédérale socialiste de Yougoslavie

Lazar Koliševski (19142000) est un homme politique yougoslave et macédonien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunes années[modifier | modifier le code]

Lazar Koliševski est né à Sveti Nikolé en 1914. Ses origines sont très modestes car ses parents furent agriculteurs. Ayant une enfance pauvre, il se révolte et s'intéresse à l'âge de 16 ans à la politique où il suit la voie du communisme macédonien, au pouvoir.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Alors que les forces nazies sont entrées à Belgrade en avril 1941, la Bulgarie, l'allié allemand dans la guerre, a pris le contrôle d'une partie de la Macédoine sur le Vardar, avec les plus grandes villes de l'ouest, Tetovo, Gostivar et Debar.

Lazar, à l'âge de 27 ans, rejoint les partisans yougoslaves dans la lutte contre la Bulgarie et ses adhérents locaux.

Plus tard, en automne 1941, Koliševski devient secrétaire du Comité local du Parti communiste de Yougoslavie. À la fin de 1941, il est arrêté et condamné à mort par un tribunal militaire bulgare pour « appel à la désertion, à l'entrée dans le régime staliniste et à l'appel pour la continuité de la guerre ».

Il écrit finalement un appel à la clémence, où il se déclare être "[…]fils de parents Bulgares qui s'est [toujours] senti et se sent être Bulgare, et qui malgré le joug terrible a préservé un mode de vie, une langue et des mœurs bulgares " [1], et a vu sa peine commuée en réclusion à perpétuité. Il dira plus tard : « Grâce au ciel ! Dieu est toujours avec moi ».

À la fin de 1944, Koliševski est libéré par le nouveau gouvernement bulgare, et devint bientôt le président du Parti communiste de Macédoine où il demande la création d'une république communiste.

Pour ses efforts et son courage dans la guerre, Koliševski a été décoré de l'Ordre yougoslave de la Guerre.

Après la guerre, les plus hautes fonctions[modifier | modifier le code]

Président du Gouvernement macédonien[modifier | modifier le code]

Vers la fin de la guerre, Koliševski devient le tout premier Président du Gouvernement de la République socialiste de Macédoine, devenue une unité fédérale de la Yougoslavie fédérale démocratique. Ce sont essentiellement les plus hautes fonctions dans l'État fédéral de la Macédoine, juste après viendra la tant convoitée présidence de la République macédonnienne.

Il commence d'importantes réformes économiques et sociales. Koliševski finalement apporte la révolution industrielle à la Macédoine.

En 1955, la capitale de Skopje est devenue l'une des villes les plus dynamiques dans la région et est devenue la troisième plus grande ville de la Yougoslavie. Grâce aux réformes de Koliševski, la petite République qui en 1945 a été la région la plus pauvre de Yougoslavie est désormais la plus forte croissance économique.

Le 19 décembre 1953, Koliševski prend sa retraite comme Premier ministre de Macédoine et de ses fonctions de Président de l'Assemblée du peuple, deuxième haut poste du régime macédonien.

Toutefois, il reste le Président de la Ligue des communistes de Macédoine, la division macédonienne de la Ligue des communistes de Yougoslavie, qui étaient les nouveaux noms des partis communistes en Yougoslavie. Il était toujours l'homme le plus puissant de la République en raison de son influence dans le Parti communiste yougoslave.

Avec son retrait lent de la vie politique en Macédoine, il commence à voyager dans d'autres nations comme un diplomate yougoslave. Il fait de nombreux déplacements importants dans les années 1950 et 1960 dans des pays comme l'Égypte, l'Inde, l'Indonésie et d'autres nations qui allait plus tard aider à former les nations non-alignés.

Il est le président de la Yougoslavie par intérim après la mort du général Tito pendant quelques jours seulement.

Mort[modifier | modifier le code]

Lazar Koliševski meurt l'après-midi du 6 juillet 2000 vers 18 heures, dans son luxueux appartement de Skopje. Il eut des funérailles nationales, dignes du « grand chef d'État » qu'il était, selon le président Boris Trajkovski.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il fut marié à Taskana Ersvala Kertzer (ép. Koliševski), née en 1920 et décédée en février 2008, qui fut une chanteuse de cabaret. Ils ont eu trois enfants : Gorgjen (1943), Perksa (1945) et Gherko (1946).


Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Молба за милостъ от Лазаръ Паневъ Колишевъ, затворникъ при Скопския областен сѫдъ, осѫденъ на СМЪРТЪ отъ Битолския военно-полеви сѫдъ по наказ. дѣло 133/941. по закона за защита на държавата , 7/12/1941 (en bulgare)