Maximilian von Weichs

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maximilian Maria Joseph Karl Gabriel Lamoral Reichsfreiherr von Weichs zu Glon
Image illustrative de l'article Maximilian von Weichs

Naissance 12 novembre 1881
Dessau, Bade-Wurtemberg, Empire allemand
Décès 27 juin 1954 (à 73 ans)
Burg Rosberg, près de Bonn, Allemagne
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of German Reich (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 19101945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement 1. Panzer-Division
XIII. Armeekorps
2. Armee
Heeresgruppe B
Heeresgruppe F

Maximilian Maria Joseph Karl Gabriel Lamoral Reichsfreiherr von Weichs zu Glon[Notes 1] (12 novembre 1881 à Dessau, 27 juin 1954 à Burg Rosberg) est un Generalfeldmarschall allemand, officier de la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il a été récipiendaire de la Croix de chevalier de la Croix de fer avec feuilles de chêne. La Croix de chevalier de la Croix de fer et son grade supérieur: les feuilles de chêne sont attribués pour récompenser un acte d'une extrême bravoure sur le champ de bataille ou un commandement militaire avec succès.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un colonel d'armée, il est né dans une famille noble à Dessau. Il entre dans la cavalerie bavaroise en 1901 et combat avec elle pendant la Première Guerre mondiale. De 1915 à 1918, il sert dans l'état-major du 3e corps d'armée bavarois. Après la guerre, il reste dans la Reichswehr nouvellement formée, il y occupe diverses positions à l'état-major et devient plus tard instructeur. En octobre 1937, il devient le commandant du nouveau 13e corps d'armée et de la nouvelle XIIIe région militaire qui occupe la nouvelle région des Sudètes. Pour l'invasion de la Pologne, il est à la tête de son corps d'armée.

Après la capitulation de la Pologne, et en préparation de la bataille de France, il est nommé commandant en chef de la 2e armée, qui appartient au groupe d'armées A de Gerd von Rundstedt dans l'ouest. On lui attribue la Croix de fer pour ses succès lors de la campagne de France et il est promu au rang de Generaloberst. Von Weichs participe à la campagne des Balkans avec son corps d'armée et il est placé à la tête de la 2e armée du groupe d'armées Centre de Fedor von Bock, en préparation à l'opération Barbarossa, l'invasion de l'Union soviétique. Il dirige la 2e armée, en 1941, lors de la bataille de Kiev et de la bataille de Smolensk, puis sur Viazma et Briansk.

En 1942, pour l'opération Fall Blau, Weichs se voit assigner le commandement du groupe d'armées B nouvellement formé, constitué de la 2e armée, de la 4e armée Panzer d'Hermann Hoth, de la 2e armée hongroise, de la 8e armée italienne et de la 6e armée de Friedrich Paulus, dont la tâche consiste à s'emparer de la ville de Stalingrad et à couvrir un front d'environ 800 km. Il est nommé Generalfeldmarschall le 1er février 1943.

Maximilian von Weichs (à droite) avec le général Hans von Greifenberg, Russie, 23 septembre 1942

Von Weichs prévient que ses lignes sont trop étirées, mais Hitler l'ignore. Les craintes de von Weichs se matérialisent lorsque les Soviétiques écrasent les armées italienne, hongroise et roumaine sur ses flancs, lors de l'opération Uranus, prenant au piège la 6e armée à Stalingrad. Von Weichs suggère un repli et s'attire la désapprobation d'Hitler. En conséquence, on lui retire le commandement d'une partie du groupe d'armées B pour former le nouveau groupe d'armées Don, dirigé par Erich von Manstein. Plus tard, en février, le reste du groupe d'armées B est fusionné au groupe d'armées Don pour former le groupe d'armées Sud, dirigé également par von Manstein. Von Weichs est placé dans la liste des dirigeants réservistes.

En août 1943, alors que la situation des Allemands est de plus en plus désespérée, von Weichs est nommé commandant du groupe d'armées F dans les Balkans, pour bloquer une éventuelle invasion des Alliés, cette région étant considérée comme le point faible du territoire contrôlé par l'Allemagne, car des groupes de partisans locaux s'y battent et gagnent en force. À la fin de 1944, il supervise le repli allemand de la Grèce et de la majeure partie de la Yougoslavie.

Alors que l'Allemagne nazie s'effondre, von Weichs est mis à la retraite le 25 mars 1945 et il est arrêté par les troupes américaines en mai. Lors des procès de Nuremberg, von Weichs est accusé de crime de guerre perpétré lors de la répression des partisans, mais son affaire est retirée du procès des otages à cause de problèmes de santé et il ne répondra donc pas de cette accusation devant un tribunal.

Il meurt à Burg Rösberg près de Bonn le 27 juin 1954.

Promotions[modifier | modifier le code]

Fahnenjunker 15 juillet 1900
Leutnant 12 mars 1902
Oberleutnant
Hauptmann
Major
Oberstleutnant 1er février 1928
Oberst 1er novembre 1930
Generalmajor 1er avril 1933
Generalleutnant 1er avril 1935
General der Kavallerie 1er octobre 1936
Generaloberst 19 juillet 1940
Generalfeldmarschall 1er février 1943

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes
  1. Freiherr est un titre de noblesse, pouvant se traduire comme Baron, et non une partie d'un nom de famille. La forme féminine est Freifrau et Freiin.
Citations
  1. a et b Rangliste des Deutschen Reichsheeres. Mittler & Sohn, Berlin, S. 113
Source
Bibliographie
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945. Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. ISBN 3-7909-0284-5.
  • (de) Scherzer, Veit (2007). Ritterkreuzträger 1939–1945 Die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchives. Jena, Allemagne: Scherzers Miltaer-Verlag. ISBN 978-3-938845-17-2.
Liens externes